<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><rss xmlns:atom='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' version='2.0'><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624</atom:id><lastBuildDate>Sun, 13 Dec 2009 13:37:44 +0000</lastBuildDate><title>Sylvain's Place</title><description>Critiques d'une sélection très partiale de films dignes d'intérêt</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/</link><managingEditor>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>146</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-8227335783612643951</guid><pubDate>Thu, 22 Oct 2009 21:49:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-22T23:52:52.806+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>1955</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>aventure</category><title>Underwater! (La Vénus des mers chaudes)</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Le faux espoir d'un bain de jouvence&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les antiquités du cinéma prennent souvent moins de rides qu'on pourrait le croire. « Le petit Lord Fauntleroy » ou « Le mouron rouge » vous plongent en quelques minutes dans un bain de nostalgie se muant rapidement en un doux bain de jouvence. « La Vénus des mers chaudes », de son vrai nom « Underwater! », est pour sa part une excellente illustration de cette règle, dans la mesure où elle fait figure d'exception, de ces exceptions qui sont supposées venir confirmer la dite règle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film vit le jour en 1955, sous la direction de John Sturges. Juste histoire de se fixer les idées, c'est au même John Sturges qu'on devra, deux ans plus tard, « Les sept mercenaires ». Du lourd donc, pourrait-on dire. A la production on trouve Howard Hughes, et sur les planches Jane Russell, celle-la même pour qui Hughes, ingénieur de formation, avait quelques années plus tôt, inventé un soutien-gorge spécial destiné à rehausser encore son anatomie déjà avantageuse.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Le cadre historique étant ainsi dressé, on peut simplement ajouter pour mémoire que si le film date de 1955 et se déroule à Cuba, un peu à terre mais pour l'essentiel en mer le long de ses côtes, la révolution castriste n'interviendra sur l'ile que quatre ans plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dominique Quesada (Gilbert Roland) et Johnny Gray (Richard Egan) sont deux plongeurs qui explorent les côtes cubaines. Découvrant une épave de galion espagnol, ils se mettent en tête de la fouiller et d'en extraire un trésor potentiel. Renseignement pris auprès de l'Université de La Havane, l'épave se confirme être celle d'un navire perdu contenant un fastueux trésor, en particulier une statue de la Vierge grandeur nature en or massif. Reste à convaincre Théresa (Jane Russell), l'épouse de Johnny et filleule de Dominique, de gager leurs biens pour investir dans l'aventure. Ses réticences initiales conduisent Dominique à embarquer dans l'affaire une jeune conquête, Gloria (Lori Nelson), qui se trouve avoir été abandonnée dans le port de La Havane à bord d'un voilier dont son protecteur indélicat lui a laissé la propriété en s'enfuyant devant ses créanciers. Une fois Théresa finalement convaincue de faire plaisir à son mari, les deux couples peuvent alors se lancer dans l'aventure, accompagnés par le Père Cannon (Robert Keith), un prêtre archéologue de l'Université.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les plongées se déroulent de manière rapidement fructueuse et sans difficulté notable si ce ne sont les visites intempestives du bateau de Rico Herrera (Joseph Calleia), un pêcheur de requins qui ne croit manifestement pas à la couverture qu'ils lui servent de scientifiques en campagne d'exploration géologique sous-marine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque la découverte du trésor se confirme et que le groupe remonte un lot de lingots d'or, la confrontation avec les malandrins se précise. Parallèlement, la fin de la fouille est perturbée par divers incidents de plongée et finalement par la rupture de la coque du galion, dont la partie contenant la statue précieuse convoitée tombe dans un précipice sous-marin la rendant dès lors inaccessible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Globalement, l'histoire est largement survolée, sans appesantissement notable sur quelque subtilité que ce soit. Bien au contraire, le film est manifestement d'abord l'argument à présentation de multiples séquences de plongée sous-marine libre avec bouteille, encore largement méconnue, dans un décor de fonds tropicaux. Il est ensuite l'argument à filmer la plastique abondamment oestrogénique de Jane Russell dans une large collection de maillots de bain aux pointes effilées. L'ensemble est traité avec une note humoristique gentillette qui finit de reléguer l'histoire au magasin des accessoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parler du jeu des acteurs paraît dans ce contexte relever de la gageure tant la question semble simplement hors de propos. Gilbert Roland en fait des tonnes dans le genre séducteur andaloux, moustache linéaire en avant, manches roulées jusqu'à la racine des deltoïdes, canotier penché sur le front, sourire imperturbable, professionnel du mambo, et guitariste à ses heures. Richard Egan fait pâle figure à côté malgré ses biceps musculeux à faire craindre en permanence pour la survie des manches de ses chemisettes, son ratelier de publicité pour dentifrice, sa voix caverneuse de mâle-comme-on-n-en-fait-plus. Lori Nelson est tellement absente qu'on en oublie simplement vite qu'elle est là. Les pirates cubains sont à l'avenant, avec une petite subtilité de répartition des rôles entre le chef, roublard comme un Rapetou et goguenard, le matelot sourd-muet inexpressif, et le mécanicien bougon. Reste Jane Russell, à qui on n'en demandait pas tant, et qui se pique pourtant pour une raison obscure de chercher un peu de crédibilité qui, par contraste, semble la qualifier d'office pour l'Académie Française, ou pour l'équivalent anglo-saxon qu'on voudra. Non, finalement, le seul à réellement faire l'acteur avec un minimum de sérieux est encore Robert Keith.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté technique, les décors sont soit naturel dans une ambiance essentiellement aquatique tropicale, soit d'un kitch d'opérette assez distrayant. Inutile de chercher le raccord entre l'aspect extérieur du petit voilier du groupe et l'aspect intérieur de la cabine aux dimensions de hall de gare. La lumière est traitée comme quantité négligeable si ce n'est sa luminosité dans les rares scènes d'extérieur à terre. Les scènes à bord, même sur le pont, sont manifestement pour la plupart tournées en studio dans un éclairage artificiel basique. Les rares scènes de navigation, quasiment à chaque changement de plan, proposent des changements de tonalité de couleur difficilement attribuables à un vieillissement hétérogène de la pellicule. Même les plans larges du bateau sur fond majestueux de coucher de soleil sombrent dans un rouge sanguin du plus bel effet émétisant. Les prises sous-marines ont pour elles l'excuse de la nouveauté, … mais c'est probablement la seule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène, de son côté, ne se pose pas de question superflue. Pas de mouvement de caméra excessif, pas d'angle de prise de vue acrobatique, pas de traveling ingénieux. On doit en venir au sujet du tournage sous-marin, alors on se concentre sur le sujet, en remplissant rapidement le reste du film de quelques shootages express pour faire liaison. On a du mal à retrouver la patte du John Sturges des « Sept mercenaires », du « Vieil homme et la mer », de « Règlement de comptes à OK Corral », …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout du compte, parti pour un bain de jouvence, Tonton Sylvain, votre serviteur, bien en peine d'étancher ici sa soif de vieillerie, se rue alors sur sa zapette pour brancher compulsivement TCM et d'avaler tout cru « Témoin à abattre », de la même année et avec Edward G. Robinson. Mais ça, c'est une toute autre histoire !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-8227335783612643951?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/10/underwater-la-venus-des-mers-chaudes.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-3873593239487059080</guid><pubDate>Thu, 22 Oct 2009 21:44:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-22T23:48:06.074+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>1955</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>peplum</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>aventure</category><title>Land of the Pharaohs (La terre des Pharaons)</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Curiosité sur le Nil&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas grand chose à se mettre sous la dent en ce week-end du 15 Août. Et puis soudain, posé comme par hasard au milieu de pas grand chose, on tombe sur une pépite déterrée par une chaine du satellite, « Land of the Pharaohs » (La terre des Pharaons), pondu par Howard Hawks en 1955. Avec en plus William Faulkner à l'écriture et Dimitri Tiomkin à la musique … excusez du peu ! Alors, même s'il fait beau dehors, on se laisse tenter, c'est humain, qu'est-ce que vous voulez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Pharaon Khuru (Jack Hawkins), de retour d'une de ses campagnes guerrières, décide de se faire ériger un tombeau à sa mesure, à l'inviolabilité renforcée après le pillage des tombes de ses prédécesseurs. Khuru, toujours épaulé par son Premier Ministre Hamar (Alex Minotis), embauche pour cela Vashtar (James Robertson Justice), un architecte prisonnier dont il avait pu apprécier les capacités dans une bataille où il avait affronté des fortifications conçues par Vashtar. Afin de convaincre Vashtar et malgré le sort qui lui est promis de mourir après la construction du tombeau pour préserver le secret de son accès, il s'engage à libérer son peuple soumis en esclavage. Vashtar accepte finalement le marché et la supervision des travaux. L'âge avançant, il devra secondairement accepter l'aide de son fils Senta (Dewey Martin) qui sera alors également soumis à la même perspective funeste que lui-même.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;La construction de la pyramide débute donc dès qu'est promulgué le décret royal de mobilisation des bras et des ressources de l'Egypte pour ce projet. La population entame les travaux dans l'enthousiasme et l'allégresse, lesquels retombent néanmoins après quelques années de dur labeur. Pharaon doit alors trouver de nouvelles ressources pour continuer les travaux et lance une campagne d'impôts sur les provinces de l'empire. La province de Chypre affirme ne pas pouvoir supporter le tribut demandé et envoie en remplacement la Princesse Nellifer (Joan Collins). Après une rebuffade initiale, Pharaon tombe sous le charme de la belle Princesse et en fait sa seconde épouse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais lorsque Nellifer réalise que le fabuleux trésor du Pharaon est en fait un viatique pour sa « seconde vie », destiné à l'accompagner dans la tombe, elle ourdit un complot contre Khuru et sa première épouse, visant à se positionner en régente du jeune fils du Pharaon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On avait l'habitude des peplums mettant en scène l'histoire antique, ou fréquemment aussi l'histoire biblique. Les temps modernes nous avaient habitués également à un détournement vers l'horreur, quitte à la traiter sur un mode de comédie, autour de quelque histoire de momie. Mais il faut bien avouer qu'on - c'est-à-dire cette vieille baderne de Tonton Sylvain – n'avait pas coutume de voir le genre servir de toile de fond à un quasi polar, pour ne pas dire un film noir. D'où la surprise devant cette étrangeté datant pourtant de 1955.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car si le fond visuel baigne dans le kitsch de la reconstitution d'une Egypte fantasmée, il faut bien avouer que l'histoire est ailleurs et que le vieil Howard nous ballade durant la plus grande partie du film dans une histoire dont on ne comprend finalement l'intérêt que dans les dernières scènes. On rigole tout du long sur les décors et les costumes de pacotille, sur l'historicité suspecte des personnages et des évènements, sans se douter que l'animal nous mène ailleurs, sur le terrain de la cupidité, de la jalousie, de la duplicité, plus familier à la noirceur des rues sombres de Dashiel Hammet ou de Raymond Chandler qu'au soleil cuisant de Cecil B. DeMille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non pas qu'à l'issue de cette bascule on se retrouve face à un monument de la psychologie ou du cinéma qui nous fasse revoir de fond en comble notre conception du monde, non pas que l'intrigue une fois révélée se trouve être d'une profondeur révolutionnaire, mais simplement la découverte nous abandonne dans le plaisir d'une surprise que le simple fait de la déstabilisation qu'elle produit oblige à une relecture entière du film dès la dernière image close. Et ce n'est certainement pas si banal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce la raison de l'emploi pour certains rôles clés d'acteurs qu'on n'aurait jamais attendu à cet endroit ? Est-ce en préparation à cette déstabilisation qu'il est fait appel à Joan Collins pour une Nellifer difficilement crédible ou à Dewey Martin qui l'est encore moins en Senta, pour des personnages qu'on sent définitivement plus à l'aise aux bords de la Tamise ou de l'Hudson que sur les berges du Nil ? Ce serait bien là une espièglerie du vieil Howard qu'il ne faudrait pas en être autrement surpris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout du compte, coincé dans la carrière du réalisateur entre « Les hommes préfèrent les blondes » et « Rio bravo », « La terre des Pharaons », seule tentative pléplumesque de Hawks, rivalise difficilement avec ses voisins. Il jouit néanmoins d'une originalité qui mérite le détour sans pour autant devoir trop longuement encombrer les pages des anthologies du cinéma.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-3873593239487059080?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/10/land-of-pharaohs-la-terre-des-pharaons.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-7990928279319403069</guid><pubDate>Thu, 22 Oct 2009 21:32:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-22T23:48:56.482+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>psychologique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2007</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>documentaire</category><title>My Winnipeg  (Winnipeg mon amour)</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;La fourche du Manitoba&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment décrire cette étrangeté pondue par Guy Maddin en 2007 qu'est « My Winnipeg » (Winnipeg mon amour) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être en avouant tout de suite que Tonton Sylvain, quoique parfois partant pour des aventures inattendues, ne se serait sans doute pas lancé sur l'affaire si le hasard d'un DVD qui traînait par là et la promesse de Madame faite à un copain d'en lire et d'en commenter le contenu ne lui avaient substantiellement forcé la main. Autrement dit, et plus simplement, littéralement fait comme un rat, Tonton n'avait plus d'autre choix que de s'avaler la chose sous peine de … mais c'est une autre affaire. Bref, le DVD s'engouffrait dans le lecteur, la télé commençait à afficher l'image en noir et blanc d'une vieille femme râleuse, et Tonton se préparait à son premier bâillement, le dos vaguement vautré dans une confortable pile de larges coussins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est que 1h20 plus tard que Tonton réalisa que son premier bâillement n'était finalement jamais arrivé et qu'il était une heure indue.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Entre temps, Guy Maddin avait pris le contrôle de la situation, un peu comme dans « La quatrième dimension », cette vieille série des années 50 dont le début de chaque épisode présentait un écran brouillé et une voix off prévenant de ne pas changer les réglages du téléviseur mais qu'une force extérieure en avait pris les commandes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A vrai dire, cet épisode est à ce jour ma seule expérience maddinienne, aussi je suis bien incapable de dire si le vécu de cette projection tient au film lui-même ou au style propre au réalisateur. Encore que la lecture de commentaires de quelques aficionados de l’auteur tendrait à faire pencher pour la seconde hypothèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, sous des dehors obscurs et hermétiques, la forme est proprement stupéfiante. Si on se demandait s’il était possible de rédiger de la poésie avec un langage d’images, on se trouverait là devant la réponse absolument affirmative. Car il y a dans ce film quelque chose de captivant sans qu’il ait l’air d’y toucher. Le découpage erratique, les images vaguement floues et parasitées comme celles d’une mauvaise caméra de surveillance, la voix off permanente de Guy Maddin déclamant un texte aux allures de monologue intérieur, l’entremêlement d’images d’archives et de scènes filmées, les petits bouts de la petite histoire, les reconstitutions de scènes de l’enfance, le visage permanent de cette vielle mère, les allers-retours entre un passé intime et un présent douloureux, la plainte inassouvie contre une ville que rien ne prédestinait à faire naître un attachement si puissant, la valse hésitation entre un désir de fuite et une impossibilité du détachement, … on n’en finit pas de disséquer chacun des plans, chacune des images, chacun des mots des 80 minutes du film. Mais de les disséquer après coup, tant l’instant du visionnage reste entier, monolithique, opaque à autre chose que la fascination. Et c’est bien là la force de la chose : embarquer le spectateur le plus rétif sans espoir de sortie avant la dernière image qui opère alors comme une sonnerie de réveil. « Hein, quoi, comment … ? Ah, c’est fini ?! Il est quelle heure, au fait ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que le fond n’ait rien de bien palpitant n’est d’ailleurs que bien secondaire dans l’affaire : l’attachement / répulsion de Maddin pour sa ville natale et cité de son enfance qu’il tente désespérément de fuir sans parvenir à la quitter. Sur la vague trame d’un voyageur dans un train de nuit qui fait ses premiers tours de roue au départ de Winnipeg alors que le voyageur se remémore tout ce qui le retient ou le pousse à s’éloigner de cette ville, on passe en revue les principales particularités de la ville, le froid, la neige, les bâtiments publics, les évènements marquants de son histoire, tout autant que les principales étapes de la vie du jeune homme et de sa famille. La grande grève, l’évasion des chevaux de leurs écuries pétrifiés dans les glaces des mois durant après s’être jetés dans le fleuve, la piscine municipale à trois bassins superposés, la fourche des rivières, le chien de la famille, la mère actrice de série télé, la sœur championne d’athlétisme, le frère mort à l’adolescence, … Le tout dans un entremêlement de sujets, d’images d’archives ou de reconstitution. Guy Maddin ne filme pas tant la ville que « sa ville ». Même pas sa ville telle qu’il la voit, d’ailleurs, mais bien plutôt telle qu’il la ressent, qu’il la vit, qu’il s’en nourrit, qu’il s’en pétrit. La voix off exclusive n’est pas un descriptif, elle est un monologue, une longue page de journal intime, une longue introspection du réalisateur au travers du filtre de cette ville dont il s’est progressivement construit, pour le meilleur et pour le pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le meilleur et pour le pire, de cette ville maternelle comme de cette ascendance maternelle, aussi captivantes que repoussantes l’une que l’autre, aussi présentes et comme en écho l’une de l’autre. La voix du narrateur se fait l’expression de la ville et la seule autre voix du film est celle de la mère, comme pour souligner l’effet de pendant, au travers d’un film par ailleurs muet. Non pas seulement muet au sens qu’il ne rend aucune autre voix, mais au sens des films d’avant l’invention du parlant, quand les séquences étaient, comme ici, séparées de cartons présentant une parole écrite ou un commentaire intermédiaire. Les deux voix se répondent, sans le savoir, dans la construction du narrateur, dans ce qui le construit, dans l’étrangeté qui le construit, l’étrangeté de cette double parole tellement présente qu’elle en efface toute autre voix, étrangeté qui fait apparaître les cartons rédigés en français en contreplan d’un texte dit en anglais. Bien sûr la ville comme le réalisateur sont canadiens et pétris de cette double culture, mais l’étrangeté demeure de cette superposition à l’image de celle de cette mère-ville et de cette mère-femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etrangeté qui ne prend fin qu’avec la fin du film et la sortie de Tonton de son coma hypnotique, avant qu’il ne se jette sur son écritoire pour en décrire les charmes troublants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-7990928279319403069?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/10/my-winnipeg-winnipeg-mon-amour.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-1965576045129402063</guid><pubDate>Mon, 12 Oct 2009 23:54:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-13T01:59:23.137+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2009</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>société</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>historique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>comédie</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Deauville 2009</category><title>Taking Woodstock (Woodstock Hotel)</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Le choc des civilisations&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas un scoop, mais le film d’Ang Lee, « Taking Woodstock » (« Woodstock Hotel » pour les amateurs de VF), sorti en 2009 et présenté à Cannes puis à Deauville la même année, n’est pas un film musical. Et quiconque s’attendra à visionner un concert mythique en sera pour son temps perdu. Par contre, si on recherche une vision nostalgique sur une époque à l’occasion de la préparation du fameux concert, on en aura pour son argent, et bien plus. Tonton Sylvain, lui, ne savait pas trop à quoi s’attendre, alors pas vraiment de risque d’être déçu. Mais question plongée dans une époque révolue de quand Tonton n’avait pas ses cheveux blancs, que la « liberté sans entrave » avait un sens, que le sens de la responsabilité n’avait que la limite qu’on voulait bien lui donner, que la notion de plaisir n’était ni l’alpha ni l’oméga de l’égoïsme, que l’insouciance n’était ni une innocence ni une indécence, que la peur du lendemain semblait une préoccupation de dinosaure, que « carpe diem » n’avait de latin que son étymologie oubliée au profit d’une pratique libérée, … alors là, la cueillette est à des années lumière de la déception.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film présente l’histoire, basée sur des faits réels et sur les souvenirs du principal protagoniste, de l’organisation du festival de musique pop de Woodstock durant l’été 1969. Elliot Tiber (Demetri Martin) est un jeune décorateur dont les affaires ne tournent pas fort à New-York, et qui a bien du mal à résister aux appels à l’aide en forme de jérémiades permanentes de ses parents, Jake (Henry Goodman) et Sonia (Imelda Staunton) Teichberg, juifs polonais immigrés, qui tentent d’éviter la faillite du El Monaco, le motel qu’ils possèdent à White Lake, une petite ville des environs de la mégapole. Il rejoint donc ses parents à l’approche de la saison estivale et donne un coup de main à la remise en état du motel pour accueillir les rares visiteurs, espère-t-on appâtés par un coup de peinture, une vague piscine, quelques panneaux dérisoirement prometteurs.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Comme chaque année dans la petite communauté paysanne et commerciale dont il s’est fait désigner président de la Chambre de Commerce locale, il tente d’organiser un petit évènement culturel sensé attirer le chaland, en forme de festival de bouts de ficelles, entre un phono qui fait passer sa collection de disques dans les haut-parleurs plantés au bord de la piscine et une pièce de théâtre d’avant-garde menée par une bande d’allumés payant ainsi le loyer de la grange qui les héberge. Le désastre semble se concrétiser, quand Elliot apprend l’abandon par la ville voisine du festival de musique qui se préparait et qu’il décide de reprendre le projet. Mais la faune qui débarque alors pour négocier et organiser les choses met la ville en émoi. Devant l’enjeu, d’abord financier, puis progressivement libertaire, Elliot tient bon néanmoins, au risque de se brouiller avec la population locale. Lorsque les spectateurs finissent par se présenter, se muant rapidement en une véritable marée, Elliot, dans un premier temps dépassé par les évènements, découvre tout un monde qui lui était étranger avant de s’y fondre entièrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dire, sinon que si Epinal était aux USA, Ang Lee en serait l’édile. Les images devenues légendaires de l’époque défilent les unes après les autres, les unes en même temps que les autres. Tous les clichés mythiques de la fin des années 60 se succèdent, se mêlent, se bousculent, comme un choc de civilisation, un choc entre une civilisation qui s’épuise et une civilisation qui se croit en train de naître. Le tout sous la douce et discrète férule de Michael Lang (Jonathan Groff), un jeune producteur aux allures du George Berger du « Hair » de Milos Forman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car c’est bien lui le personnage central de l’histoire, personnage discret, à peine montré si ce n’est aux instants clés, sorte de passeur d’un monde à l’autre, genre de gourou qui ne dit pas son nom, qui ouvre les pistes sons avoir l’air d’y toucher, qui rassure le voyageur qui tente de s’aventurer sur les pistes ainsi ouvertes. Avec un visage angélique, la tignasse savamment négligée du chanteur des Who, le regard sûr de lui et tout de douceur, la posture indéracinable et le regard fixant l’horizon, le verbe calme et rare, le sourire désarmant, jusqu’au départ au galop sur un cheval indien tel un cavalier solitaire de western morrissien, tout en lui renvoie à un statut d’initiateur, au sens de celui qui fait et entraîne les initiés sur le chemin de la vérité. Image quasi christique comme pouvait l’être George Berger dont il reprend la défroque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, les autres personnages ne sont que comme les apôtres et les élèves de ce nouveau Messie, laïquement baptisés, même hors la présence de l’archange, par la baignade dans l’étang qui jouxte le motel. La religion de la douceur, du flower power, dont l’encens a des accents de marie-jeanne, se libère et prend possession de l’ancien monde, de ses jeunes et de ses vieux, de ses forces de l’ordre, de ses conventions qui s’écroulent. Les mafiosi sont prestement remis à leur place qui est n’importe où sauf en ce nouveau monde. Le service d’ordre est assuré par un improbable travesti (Vilma -Liev Schreiber-) qui tient son calme et sa dextérité de son passage dans le corps des marines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, certains restent en dehors de ce mouvement, mais avec le seul choix qui leur reste : l’accompagner avec bienveillance, tel Max Yasgur (Eugene Levy) qui loue son terrain pour le festival, et en tirer profit même de leur position extérieure, ou le rejeter et se trouver simplement exclus de fait de la marche du monde. Nul anathème, nulle réprobation, juste le constat de l’auto-exclusion des rétifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, dans une telle ambiance, les dérapages ne sont pas bien loin. L’initiation d’Elliot aux charmes du voyage chimique sous les auspices d’un couple illuminé (Paul Dano et Kelli Garner) dans un minibus Wolkswagen décoré de tentures indiennes est sans doute à ranger dans ce chapitre tant sa mise en scène se complait dans les effets de distorsion cannabique et d’ouverture des sens, tant elle exploite une symbolique transparente de pluie lavant les nouveaux initiés des poussières de leur ancienne vie. Si on voulait reprocher quelque chose de « too much » au film, ce serait sûrement dans ce type de scènes qu’on irait piocher avec raison, encore qu’elles ne sont pas majoritaires, loin de là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coté reconstitution, le film ne semble pas commettre de grave fausse note. Les illustrations musicales sont effleurées, jamais mises en avant, en cohérence avec le projet du scénario qui vise à rendre l’ambiance d’une époque plutôt qu’à en faire la chronique documentée et détaillée. Il y a bien sûr là quelque chose de frustrant aux oreilles nostalgiques, mais le projet est là, et Ang Lee s’y tient bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, difficile de trouver à décrier le résultat autrement que sur quelques détails quand on se laisse embarquer aussi allègrement dans les filets du réalisateur. Et après tout, c’est bien agréable de se sentir plonger dans un tel bain de nostalgie aux effluves de liberté et d’espérance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que l’avenir de cet épisode ait finalement montré les limites de l’utopie ne change rien à l’affaire. Tonton est grimpé sur son nuage et on peut s’accrocher pour le faire descendre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-1965576045129402063?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/10/taking-woodstock-woodstock-hotel.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-4548040456221305602</guid><pubDate>Mon, 05 Oct 2009 23:41:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-06T01:51:00.802+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2009</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>comédie</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Deauville 2009</category><title>The informant</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Le nec le plus ultra&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;On aimerait avoir des choses à raconter à propos d’un film de Steven Soderbergh. On aimerait se dire « Je l’ai vu en avant-première au Festival du Film Américain de Deauville 2009, et ça valait le déplacement ». On aimerait pouvoir décortiquer le film, son sujet, son traitement, sa mise en scène, la performance des acteurs, la dextérité du scénariste ou celle du réalisateur. Et puis voilà que tout tombe à plat. Bien sûr on a vu sur scène un scénariste hilare, Scott Z. Burns, et un Soderbergh plus vrai que nature, en clown triste déguisé en Gil et Georges de la pellicule, costume impeccable et lunettes d’écailles. Mais ça intéresse qui de savoir qu’on est l’homme qui a vu l’ours ? Les gens sont bien plus intéressés par un avis éclairé sur le film que par les aventures deauvillaises d’un quidam, fut-il Tonton Sylvain en personne. Pas vrai ? Alors puisqu’il faut bien dire quelque chose, allons-y. Mais d’abord un petit résumé de l’affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mark Whitacre (Matt Damon) est chef de service dans une entreprise de chimie, basé dans l’usine de Decatur, une ville moyenne de l’Illinois. C’est un prototype de la classe moyenne, avec des rêves de maison de campagne, de confort domestique, une épouse à mise en plis et rangs de perles (Melanie Linskey), une famille proprette. Il collectionne les voitures dans son garage sans en faire plus étalage que cela.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Tout commence quand il découvre dans son entreprise une série de pratiques commercialement déloyales tenant à des ententes illicites avec la concurrence de manière à fausser le marché, et c’est même lui qui est chargé de mettre au point ces ententes. Pour des raisons mi-honnêtes mi-carriéristes, il décide finalement de s’ouvrir de ces pratiques à un agent du FBI, l’agent Brian Shepard (Scott Bakula), en s’imaginant être le chevalier blanc par qui un grand ménage dans son entreprise passera, ce qui devrait lui valoir reconnaissance et promotion. Il s’offre même à être la taupe du FBI dans ce juteux business.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les choses ne tournent pas tout à fait comme prévu, et Matt se retrouve pris au piège de son double jeu. Pire, on lui découvre progressivement une personnalité à la fois naïve et manipulatrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré le point de départ basé sur le livre de Kurt Eichenwald racontant des faits réels datant des années 90, Soderbergh prend résolument le parti de traiter les choses sur un mode de légèreté, de comédie, voire de burlesque. Et le résultat ne déshonorerait pas la filmographie des frères Coen tant il est à l’image de ce qu’avait pu être « Burn after reading ». La quasi-intégralité de ce que ce vieux ronchon de Tonton Sylvain avait pu, en son temps, écrire à ce sujet pourrait s’appliquer à « The informant » sans grande difficulté. Les retardataires pourront s’en convaincre &lt;a href="http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/01/burn-after-reading.html"&gt;en y jetant un œil&lt;/a&gt;, toute publicité mise à part, bien entendu. Sur un sujet pas si éloigné que ça, le « Michael Clayton » de Tony Gilroy avait à l’inverse choisi un parti pris dramatisant et obscur opposé qu’on en vient presque à regretter malgré les préventions de l’époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la lecture de la presse, il semble politiquement correct de souligner néanmoins la prestation de Matt Damon, acteur aux mille visages et aux multiples capacités d’interprétation, allant ici jusqu’à prendre 15 kilos pour entrer dans la peau du personnage. Comme si, depuis la prise de poids de De Niro interprétant Al Capone, le fait de grossir pour un rôle était devenu le nec le plus ultra de la performance artistique. Tonton n’avait pas adhéré aux mèches platine de Brad Pitt dans « Burn after reading », pourquoi le ferait-il davantage pour les bourrelets de Matt Damon dans « The informant » ? A la seule différence près qu’ici, le personnage est discrètement plus complexe, oeuvrant sur un terrain psychopathologique de candeur et de naïveté parfois proche de celui d’un Forrest Gump de la classe moyenne (il faut bien essayer de trouver un petit point positif, même si « Forrest Gump » n’a jamais été un film de chevet de la Sylvain Etiret Company). Et Matt Damon est un bon acteur ; il parvient à faire vivre de manière relativement sobre dans son genre cet hurluberlu de Mark Whitacre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, le film est tellement centré sur le personnage de Matt Damon que les autres acteurs ont du mal à tirer leur épingle du jeu, voire simplement à exister. Paradoxalement, c’est justement une des difficultés du film : vouloir faire jouer à un as de la retenue un rôle de cabotin, soutenu par un scénario et une mise en scène entièrement tournés sur lui et ne lui demandant rien d’autre que d’en faire des tonnes. Comment tenir la distance ? Comment ne pas flairer l’erreur de casting malgré la performance et les kilos ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car c’est bien là le défaut de ce film, la balance mal contrôlée entre le too much et le crédible, entre le nec le plus ultra et le nec plus ultra.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-4548040456221305602?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/10/informant.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-8222548208222976141</guid><pubDate>Thu, 24 Sep 2009 23:05:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-25T01:11:03.655+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2009</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>fantastique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>psychologique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Deauville 2009</category><title>Cold souls</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Paul Giamatti tel qu’en lui-même&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Et si l'âme était un organe comme un autre ? Un organe qu'on pourrait prélever, greffer, échanger ? Un organe qui pourrait se stocker, faire l'objet d'un trafic ? C'est par ce genre de questions que le Festival du Film Américain de Deauville 2009 a choisi de cueillir à froid le spectateur avec le premier film présenté en compétition, « Cold souls », un film de 2009 de Sophie Barthes. Ca sent au choix le burlesque ou la prise de tête. Incapable de se décider entre les deux options, Tonton Sylvain se gratte la tête et se présente avec ses doutes dans la file d'attente. Quelques instants plus tard, la séance commence. Tonton cesse de se torturer le cuir chevelu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul Giamatti (lui-même) est un comédien new-yorkais en plein travail de répétition sur « Oncle Vania » de Tchekov. Son travail, et le couple qu'il forme avec son épouse Claire (Emily Watson), sont perturbés par ce qu'il est convenu d'appeler une crise existentielle. On aurait dit autrefois des états d'âme. A la lecture d’un article du New-Yorker signalé par son metteur en scène, il apprend l'existence d'une entreprise, Cold Souls, qui se propose de libérer ses clients de leur âme et d'en assurer le stockage. Intrigué, il se rend dans l'entreprise et rencontre son directeur, le Dr Flintstein (David Strathairn), pour plus d'information. Finalement tenté, il se laisse convaincre et laisse son âme en dépôt dans le coffre fourni par Cold Souls, ne restant qu'avec les 5% résiduels nécessaires à la survie du corps.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Paul est rapidement étonné par les effets de cette ablation, voire impressionné par son changement d'attitudes. Plus d'idées noires, certes, mais un détachement, une certaine froideur qui finissent par le faire revenir sur son choix. Sur la proposition du Dr Flintstein, et pour éviter de retrouver son humeur morose, il accepte que lui soit alors greffée l'âme d'un autre, choisie sur catalogue, celle d'un poète russe, importée plus ou moins légalement via une greffe temporaire sur une passeuse, Nina (Dina Kozun), lien entre Cold Souls et son partenaire russe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A nouveau déçu par cette implantation, Paul revient vers le Dr Flintstein pour retrouver son âme personnelle. Mais l'opération est annulée lorsque Paul découvre que son coffre est vide et que son âme a été dérobée par Nina puis greffée, malgré le refus qu'il avait exprimé lors de son extraction, à Sveta (Katheryn Winnick), une jeune et ambitieuse comédienne de série télé en Russie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'en suit une sorte de course poursuite de Paul cherchant à récupérer son âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens, alors que j'étais étudiant, d'un curieux auto-stoppeur allemand entre deux âges, que j'avais embarqué en pleine nuit Porte d'Orléans alors que je rentrais vers ma banlieue. Il me disait, dans un anglais approximatif, aller vers Bordeaux et que je le rapprocherais toujours un peu. Soudain, voyant sur mon pare-brise le faux caducée qu'affectionnent les étudiants en médecine, il se tourna vers moi en me demandant si j'étais psychiatre. Malgré ma réponse négative, il me confia qu’il allait à Bordeaux pour se chercher. Et voilà que 25 ans plus tard réapparaît mon chevelu teuton sur l’écran noir de « Cold souls » : Paul Giamatti se cherche, et, peut-être faute d’avoir pensé à pousser une pointe du côté de Bordeaux, cette quête le mène jusqu’en Russie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première surprise réside dans le fait que Paul Giamatti interprète un personnage qui porte son nom. Il n’y a, dans cette histoire surréaliste, manifestement aucun recouvrement historique avec la réalité physique de l’acteur. C’est que la réalité doit être cherchée ailleurs, et sans doute dans le fait que courir après son âme perdue est vue par l’auteur, Sophie Barthes, comme une activité universellement humaine et non une fiction romanesque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas assez calé en Tchekovologie pour cerner en quoi le travail sur Oncle Vania se relie à cette histoire d’âme. Je laisse ce point à des commentateurs plus érudits que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, Paul se trouve engager dans une recherche que les bons traités appellent quête identitaire. Qui suis-je, que fais-je, où vais-je, et certains diraient « dans quel état j’erre ». La réponse est habituellement spéculative. Ici, elle est expérimentale : retirons l’âme et voyons ce qui se passe. Et naturellement, ce qui se passe, c’est qu’on veut la récupérer. Ce n’est pas tant qu’on la trouve particulièrement radieuse ou simplement sereine, mais on y est tout bêtement habituée. Elle n’est peut-être pas terrible, mais au moins on la connaît pour l’avoir longtemps pratiquée. Comme cette dernière dent qui reste, inutile et douloureuse, sur la mâchoire d’un vieillard, et qu’il a une telle résistance à accepter qu’on lui extraie. Elle le fait souffrir, et bouge sur sa base, elle s’infecte sans arrêt, mais c’est la sienne, c’est le dernier vestige de ce qu’il a été et de ce qu’il est encore à ses yeux. Si toute l’âme du vieillard réside dans cette dernière dent, on peut bien comprendre que celle de Paul puisse être dans ce miséreux caillou en forme de poix chiche qu’il défend avec tant d’obstination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et dans cette quête, dans cette reconstruction de son âme, il faut bien avouer que Paul a besoin d’aide. Comme l’intuitent toutes les sectes, nul ne peut se construire sans l’intervention extérieure d’un maître à penser, d’un exemple, d’un guru, d’un passeur. En l’occurrence, c’est la fonction de Nina que d’être cette passeuse qui permet à l’homme de trouver, ici de retrouver, son identité dans le monde. Loin des locaux aseptisés de « Cold Souls » ou l’âme s’égare malgré tout, c’est au contact du cambouis, de la boue, de la rudesse dont témoigne la qualité de l’image de la partie russe du film, que peut se trouver confortée une âme vacillante, malgré tout indéracinable dans ses 5% résiduels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à ces considérations que le film convie le spectateur. Réflexion amusante à défaut d’être originale. Car on ne compte plus les ouvrages dissertant sur le mal de vivre, la nécessité de se construire et de se reconstruire, l’importance de l’autre dans la maturation de soi, … Malgré tout, l’exercice est ludique, surtout quand il est bien mené.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce jeu, Paul Giamatti (le vrai) se montre à son avantage. Surtout dans la première partie du film où les états d’âme ont leur plus grande place. Son interprétation d’un homme sans âme, littéralement, est drôle et inspirée, tout à la fois montrant ce qui change et ce qui reste inchangé dans ce qu’ils ont de subtile intrication. La seconde partie du film le met un peu plus en difficulté, visiblement moins dans son élément avec la quête physique et aventureuse qu’avec l’aventure intérieure. David Strathairn n’est d’ailleurs pas en reste, dans un jeu simple et enjoué mais crédible de psychiatre muté en industriel. Dina Kozun et Katheryn Winnick sont peut-être un cran en dessous, mais quelle importance tant tout tourne autour de Giamatti ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalisation est sobre, loin des artifices techniques qu’on aurait pu craindre du traitement d’un tel sujet aux portes du fantastique. On a déjà signalé la rupture de rythme entre les deux parties du film, et c’est sans doute le principal défaut d’un film par ailleurs indubitablement attachant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se précipitant en fin de projection, Tonton Sylvain, négligeant pour quelques instants son grattage capillaire, se dirige alors d’un pas décidé vers le comptoir de Mamie Crêpes. Parce que c’est pas tout ça, mais y’en a qu’il faut qu’ils mangent. Non mais quand même !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-8222548208222976141?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/09/cold-souls.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-4619830103169727429</guid><pubDate>Tue, 15 Sep 2009 21:52:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-23T01:44:36.682+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>drame</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2009</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>psychologique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>comédie</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Deauville 2009</category><title>World's greatest dad</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Comédis-moi tout&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;A nouveau un film en compétition au Festival du Film Américain de Deauville 2009. La récolte continue dans le cinéma indépendant qui aurait eu peu de chance de s'exprimer au sein des grands studios. Ce coup-ci, c'est au tour d'un dénommé Bobcat Goldthwait de présenter son « World's greatest dad ».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDZK99HTiI/AAAAAAAAAcM/-1G8U6T-QFs/s1600-h/Dad+US.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395551136042667554" style="WIDTH: 136px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDZK99HTiI/AAAAAAAAAcM/-1G8U6T-QFs/s200/Dad+US.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Lance Clayton (Robin Williams) est un petit professeur de poésie dans un collège qui a un peu de mal à assumer l'échec de sa vocation d'écrivain dont les manuscrits lui sont systématiquement renvoyés. Il vit seul avec son fils Kyle (Daryl Sabara), un ado du type odieux casse-pieds véhément et indécrottable. Il a une relation discrète avec Claire (Alexie Gilmore), belle jeune femme professeur d'art du collège. De son côté, Kyle n'a qu'un seul copain, un gamin plutôt sympa dont on se demande ce qui peut bien le lier à cet obsédé quérulent de Kyle qui rejette toutes les tentatives d'approche de son père comme de quiconque.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Mais les choses changent subitement, quand Kyle trouve la mort lors d'un jeu sexuel solitaire. Lorsque son père le découvre, outre la douleur, Lance perçoit l'indignité de la situation et décide de maquiller l'accident en suicide. Il va jusqu'à rédiger une lettre d'adieu dans le genre qu'aurait pu écrire son fils. Pour une obscure raison, l'émotion gagne le collège, les enseignants comme les élèves, qui passent d'un rejet de Kyle à un souvenir ému, variant de la culpabilité à l'identification. Le psychologue appelé en renfort, le Dr Pentola (Tony V.), voit même dans la lettre de Kyle un moyen de sauver d'autres élèves d'un geste comparable. A force d'insistance, il parvient à soutirer à Lance le journal de Kyle pour compléter sa compréhension et sa stratégie d'aide aux élèves. Naturellement, ce crétin de Kyle n'a jamais aligné plus de trois mots, et c'est un faux que rédige son père qui est remis au psychologue. Mais ce faux a tant de succès qu'il est même publié, son aura conduisant Lance dans un talk show télévisé réputé et renforçant sa relation avec Claire qui commençait à battre de l'aile. Le collège va jusqu'à envisager de baptiser la bibliothèque de l'établissement du nom de Kyle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Traité sur un ton de comédie, le sujet fondamental de toute cette histoire tourne autour de la frustration, de la reconnaissance, de l'acceptation de ses limites … Qu'est-ce que je raconte ? ! C'est un vaste n'importe quoi burlesque fait de caricatures juxtaposées. Les personnages sont caricaturaux jusqu'à l'absurde. Kyle est un ado en difficulté en permanence en quête de ses limites ? Non, c'est un petit con, comme on disait dans mon enfance quand on voulait dire qu'il n'y a vraiment rien à en tirer si ce n'est des ennuis, et qu'il ne vaut même plus l'effort qu'on pourrait faire pour l'en sortir, à imaginer qu'on en aie encore envie. Claire est une jolie jeune femme qui croit en la bonté et à toute une série de bons sentiments ? Non, c'est une cruche qui prend toute phrase au pied de la lettre. Le Dr Pentola est un psychologue à l'écoute des enfants ? Non, c'est un héros évangéliste qui veut sauver le monde même si le monde n'est pas en danger. And so on.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, d'ailleurs, pas tout à fait. Juste trois personnages ne sont pas dans la caricature extrême : Lance, le copain de Kyle, et dans une moindre mesure la vieille voisine de Lance. Du coup, par contraste, le minimum de complexité de leur capacité de penser et de se comporter les fait apparaître comme naviguant sur des sommets philosophico-psychologiques où l'ambivalence n'a rien d'un gros mot, où le doute n'est pas une maladie, où la gentillesse n'est pas une niaiserie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Choix évident de mise en scène, ressort d'un comique du premier degré, Qui fonctionne par moments, il faut bien l'avouer. Pourquoi pas, après tout, il y a aussi des clients pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais que diable vient faire alors cette dernière scène d'un Lance qui se défait de tous ses vêtements si ce ne sont ses chaussettes avant de plonger dans la piscine du lycée dans une espèce d'extase libératrice après l'aveu de son forfait ? La brève image de Robin Williams à poil manquait peut-être au tableau complet du cahier des charges de ce qui doit faire un film réussi ? Allons donc ! Une scène un peu moins premier degré que l'ensemble du film, histoire de faire penser qu'on en avait sous le pied et que si on a vu le film à ce niveau c'est qu'on n'a plus qu'à le revoir pour y déceler des arguments plus profonds qu'il n'y paraît ? Admettons, mais je n'ai pas vraiment le courage de m'y recoller, même s'il y a sans conteste quelques bons moments. Alors si une bonne âme, au sortir de la projection, avait la bonté de revenir m'éclairer …&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-4619830103169727429?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/09/worlds-greatest-dad.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDZK99HTiI/AAAAAAAAAcM/-1G8U6T-QFs/s72-c/Dad+US.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-1926749680169343092</guid><pubDate>Tue, 15 Sep 2009 21:49:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-23T01:45:22.237+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>drame</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2009</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>fantastique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>sentimental</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Deauville 2009</category><title>The time traveler's wife (Hors du temps)</title><description>&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Le poids de la charge&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Et hop, c'est parti pour un nouveau Festival du Film Américain de Deauville, le 35ème du nom en 2009. On ne peut pas dire que la météo soit clémente, après un été torride et un virage à 180 degrés la veille de l'ouverture, mais bon, si c'est pour rester enfermé toute la journée dans une salle de cinoche, dîtes moi un peu ce que ça peut faire ! Bien sûr, ça décoiffe un peu pour se rendre aux projections et ça éternue un peu dans les files d'attente. Et alors ? Quelqu'un s'intéresse à ce que je sois bien coiffé ? Et de toute façon, comme la grippe A va nous décimer sous peu, autant en profiter tout de suite et vivre une vie aventureuse au mépris du danger …&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDb3FjeKfI/AAAAAAAAAdE/jXJnwO-m-d4/s1600-h/Time+trav+US1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395554093020097010" style="WIDTH: 136px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDb3FjeKfI/AAAAAAAAAdE/jXJnwO-m-d4/s200/Time+trav+US1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est d'ailleurs bien ce qui arrive à ce pauvre Henry dont la palpitante existence nous est racontée dans le film d'ouverture du festival, « The time traveler's wife » (Hors du temps), de Robert Schwentke. Tout commence quand Henry a 6 ans et qu'il éprouve pour la première fois l'expérience involontaire du voyage dans le temps. Le malheur veut que cela lui arrive alors qu'il est sur la banquette arrière de la voiture conduite par sa mère, dont l'attention est détournée à la vue de son fils qui s'efface progressivement de la banquette en n'y laissant que ses vêtements, juste au moment où arrive en face le camion qu'elle ne peut éviter et qui va causer sa mort. Henry réapparaît quelques secondes plus tard sur le bas-côté, près de la voiture en flammes, aussi affolé qu'il est nu comme un vers. Sa seule réassurance vient de cet homme étrange qui le couvre d'une couverture et lui dit qu'il est lui-même Henry, bien plus âgé, venu du futur lui dire que tout ira bien pour lui malgré la mort de sa mère.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Quelques années plus tard, Henry s'est plus ou moins habitué à ces déplacements temporels intempestifs. Il rencontre alors Claire, une jeune femme qui l'aborde en lui disant le connaître. Elle lui explique alors qu'elle le connaît par les apparitions qu'il fait auprès d'elle régulièrement depuis qu'elle est enfant, ou du moins les apparitions qu'il va faire dans les années à venir. Rapidement séduit, Henry ne tarde pas à nouer une relation avec Claire, jusqu'à l'épouser. Le couple vit une vie entrecoupée des absences d'Henry pour cause de voyages temporels inopinés. Les difficultés viennent lorsque Claire fait plusieurs fausses-couches successives attribuées à une transmission génétique aux enfants qu'elle porte de la « tare » de leur père. Avec l'aide du Dr Kendrick (Stephen Tobolowsky), un généticien appelé en renfort, elle finit tout de même par mettre au monde une fille, Alba, dotée des mêmes pouvoirs que son père mais les maîtrisant néanmoins relativement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, les déplacements temporels d'Henry finissent par le mettre en face de sa propre mort, que l'ensemble de la famille va devoir affronter, chaque membre l'abordant de sa position particulière : Henry parce qu'il est directement en cause, Claire par une procuration active, Alba par son rôle de témoin mobile au travers du temps.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDb279_73I/AAAAAAAAAc0/D4r7yvhzkgk/s1600-h/Time+trav+All1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395554090447007602" style="WIDTH: 141px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDb279_73I/AAAAAAAAAc0/D4r7yvhzkgk/s200/Time+trav+All1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Allemagne (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si le voyage dans le temps a souvent été imaginé à l'écran, il l'a surtout été en en exploitant la veine aventurière. Depuis la simple exploration, jusqu'aux tentatives de modifications du passé pour corriger le présent, il a été un vaste terrain de jeu du fantastique ou de la science-fiction. Mais il n'avait à ma connaissance jamais été abordé sous cet angle intime. Sont ici d'ailleurs rapidement balayées en quelques phrases les tentations d'intervention sur le passé dont il est vite annoncé qu'elles sont vouées à l'échec. C'est que le sujet est manifestement ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cet ailleurs est bien plutôt dans l'allégorie de ce qui traverse le temps dans la vie de chacun, de son corps à sa capacité de relation, de lien, d'émotion, de partage. De là la charge symbolique qui s'impose en tous les recoins du film, au double sens du mot « charge », celui du poids, de la densité, mais aussi celui de l'assaut, faisant de la charge symbolique comme une charge de cavalerie. La nudité d'Henry à chaque déplacement temporel comme une nouvelle naissance ; la couverture qui recouvre sa nudité aux moments essentiels de sa vie, après l'accident de voiture, lors de sa rencontre avec Claire, lors de sa mort, comme une récurrence de ce qui protège, qui donne sens à la vie malgré les tourbillons extérieurs ; le lit à baldaquin sans dais de la nuit de noce d'Henry et de Claire, comme rappel de l'imprévisibilité même au plus près de la construction du foyer ; la rencontre d'Henry adulte avec sa mère avant son accident, au cours de laquelle il conserve l'anonymat, comme acceptation du destin que rien ne peut changer si ce n'est l'affection qu'on peut y entretenir ; … les exemples sont innombrables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car tout tient dans le seul fait que si le voyage dans le temps existe, si l'on peut naviguer de part et d'autre de sa propre mort, la mort elle-même devient alors un simple épisode sans grande importance. Il suffit alors d'inverser les termes et de considérer que si la mort, pour douloureuse qu'elle soit, est vue comme une péripétie qui n'altère pas l'attachement, elle ne peut plus empêcher le retour éternel du disparu. Vieux rêve repeint de nouvelles couleurs : l'amour annulerait la mort. C'est à ce rêve que nous invite le film, nous renvoyant dans les paisibles prairies éternelles annoncées depuis que l'antiquité avait formalisé les Champs Elysées, reprenant déjà sans doute d'autres versions antérieures de la même image. Pas de mystère si les rencontres temporelles entre Henry et Claire se déroulent justement dans ce type de paysage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDb3PS7ThI/AAAAAAAAAc8/bv0zGcL9lNA/s1600-h/Time+trav+HK1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395554095635058194" style="WIDTH: 142px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDb3PS7ThI/AAAAAAAAAc8/bv0zGcL9lNA/s200/Time+trav+HK1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Honk Kong (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et pour souligner encore le poids et la force de cet amour qui, lui seul, peut vaincre la mort, toute l'histoire s'écrit ici au féminin, supposé être le genre de l'entretien de la vie. C'est ainsi que la mort ne peut venir que de la coalition des pères, que les survivants ne peuvent être que des femmes entre elles (Claire, Alba, le double d'Alba venant du futur se préparer elle-même au décès du père), que la seule violence physique du film montre la correction qu'administre Henry vêtu en femme au sortir d'un de ses voyages à un indistinct loubard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Daren Aronowsky, avec « The fountain », s'était, il y a quelques années, attaqué à un sujet comparable, cherchant la permanence de l'amour par la permanence de la vie. Ici le projet est inversé, comme en miroir, tout en visant un horizon semblable. Mais tout le monde n'est pas Aronowsky, tout le monde n'est pas Hugh Jackman, tout le monde n'est pas Rachel Weisz. Si Schwentke fait de son mieux, il semble se noyer dans tellement de symbolisme que d'une charge héroïque, il finit par faire sentir la charge de pesanteur. Les pistes sont souvent ébauchées, mais à peine traitées tant le sujet est vaste et s'occupe avec un nombre restreint d'entre elles. Mais peut-être peut-on voir cette technique de l'ébauche surabondante comme un choix en soi, comme un moyen de laisser le spectateur libre de découvrir de nouveaux prolongements, de nouvelles exégèses possibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choix techniques, aux yeux d'un simple spectateur, paraissent simples, sans trop d'effets spéciaux si ce n'est cette façon de faire disparaître Henry comme par gommage lors de ses départs temporels. On a vu ce qu'Aronowsky pouvait inventer d'images étonnantes dans un contexte semblable ; on imagine ce que Spielberg ou Lucas auraient pondu de scènes spectaculaires avec le même matériau. En tout cas, le choix est cohérent avec le projet évident de rester loin de l'aventure et de demeurer au plus près de ce que le quotidien presque banal peut être tout en se remplissant d'intensité intime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les acteurs cherchent visiblement à être au diapason de cet objectif, bien qu'avec des réussites variables. Etonnamment, les deux plus efficaces sur ce plan paraissent être les deux enfants interprétant Alba à 5 et 10 ans (Hailey et Tatum McCann). Le reste de la troupe donne un peu dans le surjeu. Pas tellement dans l'absolu, d'ailleurs, que relativement au choix de traitement du sujet. Eric Bana ne perd son expression d'urgence ou d'étonnement qu'à l'approche du décès d'Henry. Son père (Arliss Howard) en fait des tonnes dans le genre désespoir solitaire réfugié dans l'alcool. Rachel McAdams abuse un peu de son joli minois, mais finalement sans verser dans la caricature systématique, ce qui fait au bout du compte bien passer l'ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors quoi ? Un film intéressant à coup sûr. Peut-être un peu trop dense pour faire oublier ses manques ou son désir de trop en dire. Mais après tout, ne vaut-il pas mieux un peu de « trop » que de « pas assez » ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-1926749680169343092?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/09/time-travelers-wife-hors-du-temps.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDb3FjeKfI/AAAAAAAAAdE/jXJnwO-m-d4/s72-c/Time+trav+US1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-3610893736461873914</guid><pubDate>Tue, 15 Sep 2009 21:34:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-23T01:45:44.327+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>psychologique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>comédie</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2008</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Deauville 2009</category><title>The open road</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;On the road again&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nouvelle avant-première au Festival du Film Américain de Deauville 2009, avec « The open road», un film pondu en 2008 par Michael Meredith. Autant la météo d'hier laissait planer un doute sur l'envie de se plonger dans « Shrink », autant celle d'aujourd'hui n'était pas plus tentante que ça et passer quelques heures sous cloche ne posait pas vraiment de problème. Et pardon aux aficionados de Kevin Spacey, mais voir Jeff Brigges dans ses œuvres est certainement plus à mon goût.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDZpnz8V_I/AAAAAAAAAcU/Moa6UBTeixQ/s1600-h/Open+road+US.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395551662674565106" style="WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDZpnz8V_I/AAAAAAAAAcU/Moa6UBTeixQ/s200/Open+road+US.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Carlton Garett (Justin Timberlake) est un jeune et prometteur joueur de base-ball. Son père, Kyle (Jeff Bridges), est lui-même une ancienne gloire de ce sport, même s'il a depuis peu raccroché ses crampons. De toute façon, Kyle, personnage haut en couleur, n'a plus donné signe de vie depuis plusieurs années. Lorsque Katherine (Mary Steenburgen), la mère de Carlton doit subir une intervention cardiaque, elle refuse de signer l'autorisation d'opérer tant qu'elle n'aura pas revu Kyle, qu'elle missionne Carlton de ramener. Malgré ses préventions face à ce père absent, Carlton accepte mais se fait accompagner de Lucy (Kate Mara), une ancienne petite amie, afin de le soutenir.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;S'en suit un road movie qui conduit le trio dans son retour vers Houston, entrecoupé des pitreries de Kyle, des explications entre le père et le fils, de la réconciliation de Carlton et Lucy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n'est certes pas dans la description apocalyptique d'une quelconque perversité psychologique. Pas d'orgie sanglante ou de macabre manipulation. Aucun code freudien ou dérivé n'est indispensable au décryptage. On a juste une histoire de famille, une histoire d'hésitation, de peur de l'engagement, d'adolescence inaboutie, de passage à l'âge adulte. Les deux hommes de l'affaire sont comme deux enfants qui mûrissent ensemble face à la réalité de la vie, quittant progressivement l'univers du jeu pour entrer dans celui de la responsabilité, responsabilité non pas subie mais sereinement acceptée. Et sur ce trajet, les femmes sont comme des passeuses. Non qu'elles les dirigent, mais elles leur ouvrent la voie avec une sorte de tranquille assurance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'ils le comprennent entièrement ou non est finalement secondaire, ils sentent progressivement l'évidence de cette voie ouverte devant eux et qu'elles ont simplement empruntée les premières. Tout tient finalement dans le dialogue entre Carlton et son grand-père, Amon (Harry Dean Stanton), sur les bancs de la salle d'attente du service de chirurgie : - Tu sais, il m'a fallu 82 ans pour me rendre compte de quelque chose. - Qu'est-ce que c'est ? - Je n'en sais rien … - Qu'est-ce que tu racontes ? - Non, ce n'est pas que je ne veux pas te dire, c'est que je ne trouve pas les mots pour le dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est dit simplement, en peu de mots, au milieu des mille et unes péripéties d'une vie parfois triste mais le plus souvent porteuse en germes d'un bonheur qui demande juste à être ramassé. La peine n'est pas absente, mais la tendresse non plus, la lâcheté mais aussi le courage de dépasser ses doutes et ses appréhensions. On n'est pas dans de la grande philosophie, on est dans la sensibilité, la tendresse, C'est sans doute naïf, mais c'est frais et joyeux quand il faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce jeu là, les acteurs se font manifestement plaisir. Il y a bien quelques cabotineries chez Jeff Bridges, mais cela fait tellement partie du personnage de Kyle que c'est à peine si on s'en aperçoit. Justin Timberlake est un peu dans un excès qui, là, a moins sa place, mais pourquoi pas. Les deux femmes sont par ailleurs dans une sobriété plus nuancée qui fait plaisir à voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalisation est simple, pour ne pas dire dépouillée. Pas de grands effets, de travelling sophistiqué, de plan travaillé. Juste de l'image simple, de la narration claire, un découpage transparent. Bref, une mise en scène au service de l'histoire, pas au service de la performance. Tant pis si au passage Tonton Sylvain y perd ses rares galons de cinéphile, mais ça fait tellement de bien de se rafraîchir l'émotion et les neurones de temps à autre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-3610893736461873914?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/09/open-road.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDZpnz8V_I/AAAAAAAAAcU/Moa6UBTeixQ/s72-c/Open+road+US.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-1362049469579060735</guid><pubDate>Tue, 15 Sep 2009 21:26:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-23T01:46:44.534+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>drame</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2009</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>psychologique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Deauville 2009</category><title>The good heart</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;A votre bon cœur&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Encore un joli moment au Festival du Film Américain de Deauville 2009 avec la présentation en compétition de « The good Heart », un film de 2009 de Dagur Kari qui signe non seulement la réalisation, mais aussi le scénario et qui cosigne la musique. Un petit film attachant dans une drôle d'ambiance américano-française tellement naturelle qu'elle ne se dit même pas et est encore moins expliquée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDeDizbo1I/AAAAAAAAAdc/q0YaiZyXt9o/s1600-h/Good+heat+US.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395556506053354322" style="WIDTH: 140px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDeDizbo1I/AAAAAAAAAdc/q0YaiZyXt9o/s200/Good+heat+US.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Lucas (Paul Dano) est un jeune SDF, d'une gentillesse proche de la simplicité, qui vit sous un pont à New York et qu'une tentative de suicide amène à un lit d'hôpital. Jacques (Brian Cox) est un patron de bar ronchon et solitaire que son cinquième infarctus conduit dans le lit d'hôpital mitoyen. A leur sortie, Jacques, qui n'est pas homme à laisser le destin et sa santé déclinante décider pour lui, propose à Lucas de l'embaucher, nourri et logé, pour le former en vue de prendre sa succession. Et de fait, c'est une formation à temps plein que conduit Jacques, guidant Lucas dans tous les petits secrets qui font le bon tenancier de bar : le nombre optimal de clients en même temps dans les locaux, la juste distance face aux clients, le bon moment pour débarrasser les verres, la bonne façon de préparer le café ...&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Tout se passe bien jusqu'à ce que débarque April (Isild Le Besco), hôtesse de l'air licenciée pour cause de peur de l'avion, que Lucas décide de secourir et d'héberger, jusqu'à l'épouser sur un coup de tête. Jacques, qui avait d'autres plans pour l'avenir de Lucas et qui a des idées précises sur la place - ou plutôt l'absence de place - d'une femme dans un bar, finit par s'incliner à contre-cœur, à tolérer sa présence, jusqu'à presque l'apprécier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les infarctus se répètent, au point qu'une greffe cardiaque devient la seule solution pour Jacques. Dès lors, les jours s'écoulent dans l'attente du coup de téléphone qui l'informerait d'un cœur disponible. Jusqu'au renversement final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est au fond une histoire toute simple de transmission, presque d'initiation, d'entraide et de solidarité, presque de filiation. Une histoire d'acceptation aussi, d'acceptation du destin, d'acceptation de l'autre, de reconnaissance, autant de ce que l'autre fait pour soi que de ce qu'il est réellement. C'est simple, c'est calme, c'est émouvant. C'est parfois un peu caricatural, raccourci, ne faisant qu'évoquer les chemins de traverse qui auraient été possibles. Mais ça touche au but, et c'est l'essentiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeu est juste, sans emphase ni retenue, sans excès ou cabotinage. Peut-être un peu de surjeu dans l'interprétation par Paul Dano d'un Lucas un peu simplet jusque dans sa posture, mais c'est finalement un détail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ambiance intime de ce bar d'habitués, comme on l'attendrait davantage d'un bistrot européen que d'un bar américain, sombre et vaguement crasseux, vieillot et manifestement habité d'un passé, de non-dits, à l'image de son propriétaire, finalement chaleureux sans en avoir l'air, fait immédiatement sentir son âme, son humanité même si elle est rugueuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le petit mystère du film vient de ce qui motive ces références répétées à la France. Peut-être le souvenir du réalisateur islandais né à Paris, mais est-ce suffisant ? Pourquoi le choix du prénom de Jacques pour le patron du bar ? Pourquoi le choix d'Isild Le Besco pour le rôle d'April dont le prénom, malgré son accent, renvoie néanmoins à une origine anglo-saxonne ? Pourquoi du champagne comme première commande d'April entrant dans le bar ? Pourquoi la présence récurrente parmi les clients réguliers, d'un descendant de Jules Verne (Bill Buell) qui ne parvient pas à rédiger le livre qu'il aimerait écrire ? Sans doute y a-t-il là matière à décanter un petit peu. Le jeu des symboles, sur ce point comme sur d'autres, est trop apparent pour ne pas mériter attention, mais pas suffisamment limpide pour s'épuiser à la première lecture, et c'est aussi un des plaisirs d'un film qui fonctionne manifestement à plusieurs niveaux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-1362049469579060735?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/09/good-heart.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDeDizbo1I/AAAAAAAAAdc/q0YaiZyXt9o/s72-c/Good+heat+US.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-675054098067079407</guid><pubDate>Tue, 15 Sep 2009 21:23:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-23T01:48:19.259+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2009</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>psychologique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Deauville 2009</category><title>Shrink</title><description>&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;L’homme qui ne rétrécit pas&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En compétition au Festival du Film Américain de Deauville 2009, c'est au tour de « Shrink », un film de Jonas Pate en 2009 d'entrer en lice. La présence Kevin Spacey au générique fait qu'on abandonne pour quelques instants le soleil enfin revenu pour aller s'enfermer encore une fois au lieu d'aller flemmarder sur la plage, mais il faut bien avouer que l'envie poussait plutôt vers la seconde option. Enfin, on est là pour le cinoche, alors cinochons mon brave.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDdX0VbkpI/AAAAAAAAAdM/pQkDQAXFFbU/s1600-h/Shrink+US.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395555754845115026" style="WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDdX0VbkpI/AAAAAAAAAdM/pQkDQAXFFbU/s200/Shrink+US.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Henry Carter (Kevin Spacey) est un célèbre psychiatre d'Hollywood. (On fait progresser en passant sa connaissance de l'anglais en apprenant que « un psy » se dit « a shrink ». N'ayant volontairement pas lu le pitch du film avant de me rendre en séance, je pensais bêtement qu'on allait y rétrécir quelque chose …). Il est lui-même en assez mauvais état depuis le suicide de sa femme, dormant sur son canapé, ou au bord de sa piscine, tout habillé, fumant cigarette sur pétard, et inversement. Outre son livre à succès « Comment ne pas être triste », il a une collection de clients du show business, essentiellement du milieu du cinéma. Jusqu'à ce qu'il se voie confier le cas d'une jeune collégienne mal dans sa peau qui sèche l'école régulièrement depuis le décès de sa mère.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Le suivi de ses différents patients, d'abord bien cloisonné, finit par évoluer en une curieuse intrication des projets de chacun, …Le quotidien d'un psy n'est pas très drôle, surtout quand il doit remonter le moral d'un certain nombre d'olibrius qui finalement ne vont pas beaucoup plus mal que lui. Il a beau essayer de s'investir lors de chacune de ses séances, la douleur de son deuil, la lassitude, la vanité des choses, le rattrapent à toute allure. Au point que c'est son dealer d'herbe qui semble être le dernier confesseur qui le retient devant le gouffre. En fait, pas tout à fait le dernier. Car la jeune Jemma (Keke Palmer), la collégienne turbulente, fait aussi office de ballon d'oxygène. Et le travail de deuil dans lequel il l'accompagne se retourne vite en son propre travail de deuil à lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qu'on apprend de tout ça ? Qu'être psy ne sauve pas. Que la cure du client participe à la cure du médecin. Qu'il ne faut désespérer de rien. Qu'on peut trouver de l'aide de situations et de gens inattendus. Qu'il faut faire aussi attention à la qualité de l'herbe. Que dormir dans son lit est un signe de guérison. On a vu enseignements plus originaux dans le cinéma étatsunien. On passera sous l'anecdote les prestations ponctuelles de Robin Williams et d'Aaron Eckart (il m'a semblé que c'était lui). L'essentiel repose sur Kevin Spacey, omniprésent, sur le mode à la fois torturé et désabusé. Pas facile de faire les deux à la fois, mais il s'en sort finalement pas trop mal. La petite Jemma joue dans le même registre, avec une note supplémentaire de révolte. On frise le complexe. J'exagère, elle est parfois assez touchante.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDdYDkP7jI/AAAAAAAAAdU/rnZqi7n0Ajk/s1600-h/Shrink+Isr.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395555758933798450" style="WIDTH: 139px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDdYDkP7jI/AAAAAAAAAdU/rnZqi7n0Ajk/s200/Shrink+Isr.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Israel (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;La réalisation n'a rien de vraiment transcendant, ni de lassant non plus d'ailleurs. Elle fait son boulot, sans plus, sans fioriture, mais sans grosse catastrophe non plus. Autant dire qu'on l'oublie assez vite pour se concentrer sur l'histoire, qu'on s'empresse d'oublier aussi d'ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout du compte, un petit moment de détente pour qui s'intéresse à la vie privée de son psy, un doux moment de sieste pour les autres.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-675054098067079407?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/09/shrink.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDdX0VbkpI/AAAAAAAAAdM/pQkDQAXFFbU/s72-c/Shrink+US.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-8401052838924349824</guid><pubDate>Tue, 15 Sep 2009 21:19:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-23T01:48:37.739+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2009</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>société</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Deauville 2009</category><title>Precious</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;La spirale du ghetto&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Séquence émotion. Le 35ème Festival du Film Américain de Deauville a potentiellement dégotté sa Palme d'Or, ou ce qui en fait office ici. Témoin la réaction du public, débout et applaudissant des deux mains un réalisateur un peu timide, Lee Daniels, accompagné par le jury également debout m'a-t-on dit (je ne l'ai pas vu, masqué qu'il était par la foule) à la fin de la projection de « Precious », produit en 2009. Ce n'est pas commun. Mais je me souviens de la même réception du public pour « The fountain », il y a quelques années, qui ne s'était pourtant pas retrouvé en haut du palmarès, alors méfiance. Témoin également, l'opinion de Tonton Sylvain, qui vaut bien toutes les critiques du monde. On peut contester, mais fichtre, c'est mon avis, et comme disait l'autre, je le partage ! Et qu'au bout du compte, le film se hisse sur une marche annexe du podium confirme simplement que Tonton à le nez creux même s'il n'est pas devin …&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDX-MK1CII/AAAAAAAAAcE/ZyRbMVHdibE/s1600-h/Precious+US.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395549817008359554" style="WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDX-MK1CII/AAAAAAAAAcE/ZyRbMVHdibE/s200/Precious+US.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Precious (Gabourey Sidibe) est une ado noire de Harlem qui glande tranquille près du mur du fond de la classe, à l'abri derrière une obésité assez phénoménale (selon nos critères de la Vieille Europe s'entend). Ce n'est pas tellement que l'école lui pèse, c'est plutôt qu'elle a d'autres préoccupations. Outre les rêveries habituelles de collégiennes sur le prof de math, son quotidien est plutôt occupé par une situation familiale sordide : 16 ans et déjà mère d'une petite mongolienne élevée par la grand-mère de Precious ; un père qui la viole régulièrement sous les yeux de sa mère qu'il ne touche plus ; une mère (Mo' Nique) acariâtre qui passe ses journées devant la télévision en attendant les allocations sociales ; des reproches appuyés de violence physique quant à l'inutilité des études, et son inutilité à elle, en dehors de ce qu'elles justifient le versement des allocations ; les tâches ménagères qu'elle est seule à accomplir dans une ambiance à la Cosette ...&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Les choses commencent à changer quand Precious tombe à nouveau enceinte et que la Principale du collège réalise qu'elle est de plus quasiment analphabète, bien qu'elle ait réussi à le masquer relativement efficacement jusque là. Prenant les choses en main, la Principale la renvoie du collège tout en l'inscrivant d'office dans une école alternative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cours d'alphabétisation y est donné à temps plein. Il est assuré par Ms Rain (Paula Patton), une jeune femme dévouée qui ne s'en laisse pas compter, face à un groupe de jeunes filles du ghetto pas commodes à dompter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choses dégénèrent encore pour Precious à l'accouchement de son second enfant, lorsque la violence de la réaction de sa mère la pousse à fuir le domicile avec son nouveau-né. Elle est alors prise sous l'aile de Mrs Rain qui l'héberge transitoirement le temps de lui trouver une place en foyer et un petit subside, avec l'aide de Mrs Weiss (Mariah Carey), une assistante sociale de la mairie qui suit la famille. Et comme si tout cela ne suffisait pas, Precious apprend lors du décès de son père qu'il avait le SIDA et qu'elle-même est découverte séropositive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Privée des allocations qu'elle percevait, puis de toute ressource au décès de son mari, la mère de Precious tente de récupérer sa fille lors d'une rencontre qui les réunit avec Mrs Weiss. Cette réunion est l'occasion de poser au grand jour les ressorts de la mécanique infernale de la misère qui broie cette famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa petite intervention inaugurale, Lee Daniels annonçait un film parfois dur, mais demandait aussi à ce que les spectateurs ne se privent pas de rire librement à un film traversé d'humour. Un film dur, on s'en rend compte rapidement lorsque chaque nouvel épisode est l'occasion d'un nouveau tour de spirale dans le tourbillon du sordide. Traversé d'humour, pieux mensonge pour adoucir le choc. Les seuls traits lénifiants sont peut-être les quelques séquences rêvées de Precious s'inventant une autre vie, un autre corps, une autre couleur de peau. Car le film est bien un choc. On peut ne pas apprécier le cinéma social, je n'imagine pas qu'on puisse rester indifférent à cette histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus difficile n'est d'ailleurs pas tant dans l'accumulation de la misère que dans ce je-ne-sais-quoi qui ne fait pas douter un seul instant de son accent de vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car il y a paradoxalement quelque chose de frais dans cette histoire et dans la façon de la raconter, respectueuse de la souffrance, de la dignité, mais aussi des ambivalences de toute situation de violence ou de comportements défaillants. Et la forme n'y est pas pour rien, qui ne se laisse pas emporter dans la mode du pseudo-reportage, caméra à l'épaule. Il n'y a pas d'effet particulier (sinon les quelques séquences rêvées déjà mentionnées), on se dit qu'on aurait aussi bien pu filmer tout ça avec une vieille caméra Super8 et un bon magnétophone, tant ça crie de vérité, mais c'est bien un film, un vrai. Le verbiage du ghetto, annoncé dès le banc-titre de générique, n'y est sans doute pas pour rien. Et de façon paradoxale, cette avalanche de misère, par son effet même de « trop, c'est trop », au lieu de décrédibiliser le scénario, produit comme un effet anesthésiant : qu'est-ce qu'une nouvelle catastrophe va bien pouvoir ajouter comme peine ? La coupe est déjà pleine, alors autant prendre les choses les unes après les autres, sans s'en préoccuper davantage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est surpris, au bout de cette tourmente, qu'il puisse rester des survivants, mais on réalise alors subitement comment de l'enfance on est passé sans s'en apercevoir à un âge adulte déjà bardé de cicatrices, d'une expérience ahurissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le risque de raconter une telle histoire est évidemment celui du misérabilisme, Mais justement, la mise en évidence des ambivalences, des ressorts sous-jacents, permet en grande partie d'éviter le piège, encore qu'incomplètement il est vrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté acteurs, on n'est pas dans la perfection. Les séquences rêvées de Precious sont d'une lourdeur souvent indigeste, à la hauteur du spectacle de patronage. Mais pour dire les choses simplement, on s'en fiche complètement. Mo' Nique et Paula Patton, dans deux registres différents, sont étonnantes. La première est d'une richesse dans l'interprétation qui plaisir à voir malgré le caractère antipathique du personnage. La seconde est un peu figée dans une courte panoplie d'expressions, mais en sachant l'exploiter à bon escient. Gabourey Sidice n'est sans doute pas la révélation du siècle, mais il faut avouer que son physique ingrat lui fournit une dimension particulière, par l'espèce de carapace protectrice qu'elle crée autour d'elle, par la limitation des expressions faciales qu'elle autorise sur un visage à ce point « enflé » et qui participe à l'impression de neutralité émotionnelle également protectrice. A noter par ailleurs les interventions d'une part de Mariah Carey en Mrs Weiss, dont j'ignorait personnellement ce talent d'actrice, et d'autre part de Lenny Kravitz (l'infirmier John) qui, par contre, ne marquera pas les mémoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait disserter des pages durant sur le détail de la mise en scène de telle ou telle scène, mais serait-ce bien utile ? Après tout, le film est là et parle suffisamment bien par lui-même.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-8401052838924349824?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/09/precious.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDX-MK1CII/AAAAAAAAAcE/ZyRbMVHdibE/s72-c/Precious+US.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-6070993552023501501</guid><pubDate>Tue, 15 Sep 2009 21:10:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-09-15T23:18:38.015+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2009</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>société</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>psychologique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>guerre</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Deauville 2009</category><title>The messenger</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;L'arrière de l'avant&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouveau compétiteur au Festival du Film Américain de Deauville 2009, avec « The messenger », un film pondu en 2009 par Oren Moverman. Encore un film sur la guerre d'Irak ? Oui et non. C'est bien le contexte général, mais ça pourrait aussi bien se situer dans celui de n'importe quelle guerre. Car le sujet n'est pas tant celui de la guerre que d'une des articulations entre le monde militaire et le monde civil en temps de guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sergent Will Montgomery (Ben Foster) a été blessé au front et est affecté, pour ses derniers mois de service, à un poste non combattant sur le sol des Etats-Unis. Il est placé sous les ordres du capitaine Tony Stone (Woody Harrelson) dont il est l'unique subordonné. Leur mission : annoncer aux familles le décès des militaires tués au front. Devant le caractère trivial de la tâche pour qui est revenu médaillé du terrain, Will ravale sa rancœur, mais, en bon soldat, s'exécute. Sa tâche se révèle cependant moins évidente qu'il pouvait sembler. Stone lui en enseigne la codification précise, fruit de l'expérience, la ritualisation, mais aussi les pièges, les chausses trappes, les difficultés, les astuces, les échappatoires. Et surtout combien il faut aussi une certaine forme de courage pour l'accomplir correctement. Une des annonces qui leur incombe s'adresse à Olivia Pitterson (Samantha Morton) dont la réaction les intrigue. Tentant d'en savoir davantage, Will se rapproche progressivement d'elle, sous le regard réprobateur du capitaine Stone. Parallèlement, les deux hommes apprennent à se connaître et se lient d'amitié.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;On peut dire ce qu'on veut de ce film, mais sûrement pas qu'il s'agit d'une histoire classique cent fois ressassée. Bien sûr, on a régulièrement vu les affres et la solitude du chef de corps devant la page blanche de la lettre à écrire aux parents d'un soldat mort. Mais la procédure a visiblement évolué depuis que John Wayne ou Clint Eastwood se chargeaient de l'affaire. Maintenant, la réactivité de la presse est telle qu'il faut à l'armée une vitesse d'exécution dans l'annonce qui prenne de vitesse les organes de presse, sous peine de voir les familles averties par le journal avant même l'annonce officielle. La sensibilité des civils semble avoir également évolué, de façon telle que l'annonce écrite ou téléphonique serait probablement prise pour une véritable insulte. On mesure toute la distance depuis les scènes décrites pour la seconde guerre mondiale ou celle du Vietnam. La prise en compte de la sensibilité des familles en arrive même à tourner à l'entreprise de protection de l'armée ou de ses émissaires : toute une stratégie et maintes précautions sont prises pour éviter de délivrer le message à la mauvaise personne, pour être certain qu'elle soit entendue même si les proches ne saisissent pas l'anglais, pour proposer dans une forme standardisée à laquelle ne peut échapper nul oubli un soutien psychologique réglementaire, …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré cela, malgré ce cadrage pointilleux, on continue à sentir la sensibilité, l'humanité, la compréhension même sous la démarche quasi robotisée. Et c'est probablement vrai qu'il faut avoir le cœur accroché pour assumer le rôle de messager de ce genre de nouvelle. Surtout quand on est un soldat que rien n'a préparé à ce type de situation si ce n'est un vieux fond d'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dans ces circonstances on bascule aisément dans les vieux travers de ce que des décennies de réflexion sur la relation soignant-soigné ont largement identifié n'a rien de bien surprenant : transfert, contre-transfert, burn out, ambiguïté du contact physique, … Les choses sont bien décrites, parfois même explicitement dites. Avec le mérite de les extraire d'un contexte médical pour les faire apparaître dans la quotidienneté de la relation humaine. Difficile de savoir si le projet était de parler de cela et que le contexte de guerre fournissait un cadre utile, ou s'il était d'explorer une face méconnue de la tâche militaire et que la réflexion a été poussée jusqu'à ce point de rapprochement avec la pratique soignante. En tout cas le résultat est là, et il est assez expressif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire bonne mesure, on ne s'épargne pas quelques clichés sur la condition militaire, sur la relation « entre mecs qui en voient de dures ». Les beuveries réparatrices, les bagarres solidarisantes, les filles à soldats comme génitalité en contrepoint du contact avec la mort, la solitude du soldat abandonné par sa compagne pendant qu'il est au front, le deuil du couple comparé au deuil tout court, … on balaye large dans la psychologie de la séparation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les rôles de taiseux qui savent encaisser sans perdre leur âme, il faut avouer que Ben Foster et Woody Harrelson sont loin d'être des mauvais choix. Face à eux, Samantha Morton n'a pas la tâche facile pour défendre son personnage, mais s'en sort honnêtement. A noter la prestation de Steve Buscemi dans le rôle d'un père recevant l'annonce du décès de son fils : une apparition, mais quelle apparition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le montage semble un peu se chercher, avec quelques tentatives de ce découpage saccadé qui devient à la mode - sans qu'on comprenne généralement bien l'utilité de générer de telles migraines chez le spectateur -, comme dans certaines des scènes d'annonces. Ce qu’on saisit bien, c’est la volonté de décrire ces missions d’annonce comme on aurait pu filmer des scènes de combat, mais ce qu’on saisit moins c’est la nécessité de le faire. En dehors de ces quelques accélérations, le montage reste finalement relativement sobre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène ne va pas dans l'originalité. Sans trop de fioriture, encore que peut-être avec une petite tendance à souligner le mélodrame, mais ça passe raisonnablement, au moins dans la première partie du film. Car il y a bien deux parties distinctes : la première concernant les aspects concrets du cadre, la seconde davantage centrée sur la relation entre Will et Olivia et sur l'évolution psychologique des personnages. Autant dire que la première partie est bien plus intéressante que la seconde qui s'étire un peu en longueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, même si on n'est pas dans le registre du chef d'œuvre qui marquera l'histoire du cinéma, et malgré le Grand Prix qui lui est finalement attribué à Deauville, on est malgré tout dans une tentative honnête de penser et d'aider à comprendre la réalité, en des termes simples, sensibles, parfois touchants, et ce n'est déjà pas si mal.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-6070993552023501501?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/09/messenger.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-3166477874788916097</guid><pubDate>Mon, 14 Sep 2009 23:31:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-23T01:49:17.532+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2009</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>société</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>science-fiction</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>politique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>Deauville 2009</category><title>District 9</title><description>&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;ET or not ET&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Présenté en avant-première au Festival du Film Américain de Deauville 2009, « District 9 » prend sur lui la section Science-fiction / Fantastique / Anticipation de la sélection. L'année dernière on avait eu « Hellboy », dans un autre genre, par un réalisateur mexicain. Cette année, c'est à un sud-africain, Neill Blomkamp, qu'on a confié la mission. Et pour faire bonne mesure, c'est Peter Jackson qui s'est collé à la production, « Le seigneur des Anneaux » constituant une bonne carte de visite devant l'audience du genre.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDefzvrDyI/AAAAAAAAAdk/bY3BwAsPrHE/s1600-h/District+Fr.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395556991637327650" style="WIDTH: 150px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDefzvrDyI/AAAAAAAAAdk/bY3BwAsPrHE/s200/District+Fr.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Wikus Van der Merwe (Sharlto Copley) est un petit employé de la société MNU qui a pour lui d'être marié à Tania (Ron Livingston), la fille du patron. Il se voit confier la tâche de gérer le transfert de toute la population d'extraterrestres que Johannesburg abrite depuis que leur vaisseau s'est immobilisé, vingt ans plus tôt, au-dessus de la ville et que, affamés et malades, ils y ont été recueillis pour raisons humanitaires. Malheureusement, passé le moment de la surprise du premier contact, les nouveaux arrivants ont vite été ressentis comme une charge par la population. Ils ont été parqués dans un camp de fortune rapidement devenu permanent et transformé avec le temps en bidonville, le District 9, cerné de murs, de grillages et de barbelés, et tenu par une bande de bandits Nigérians.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;La MNU a à l'époque été chargée du transfert à l'humanité de la technologie extra-terrestre découverte sur le vaisseau, entreprise ayant finalement échoué lorsqu'on eut compris qu'elle ne fonctionnait que sous reconnaissance de l'ADN de son utilisateur. Devant cet échec, donc devant l'inutilité des réfugiés, et le rejet de la population, la ségrégation des extraterrestres est devenue une évidence, jusqu'à leur expulsion programmée vers un camp éloigné de la ville. Et c'est justement la tâche confiée à Wikus que d'assurer la vitrine légale de l'opération, épaulée par la force armée de la MNU commandée par Koobus (David James) chargée, elle, du plan plus contraignant et brutal de l'opération.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDegOUHaXI/AAAAAAAAAds/UjjgMmjISSk/s1600-h/District+It1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395556998769502578" style="WIDTH: 140px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDegOUHaXI/AAAAAAAAAds/UjjgMmjISSk/s200/District+It1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Italie (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Lors de sa visite au District 9, Wikus rencontre un extraterrestre qui lui paraît vite différent de ses congénères, Christopher Johnson (Jason Cope), vivant avec son fils dans une cabane bourrée de matériel informatique de récupération. Perquisitionnant la cabane, il s'asperge le bras accidentellement d'un liquide suspect qui lui fait saisir le récipient pour analyse au laboratoire de la MNU.A l'issue de cette journée, Wikus ne tarde pas à ressentir d'étranges symptômes, amorce d'une transformation physique qui va le muer en paria pourchassé par la MNU et en allié objectif de Johnson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film est à l'évidence une allégorie de l'immigration et, dans un contexte sud-africain, de la problématique du « développement séparé » de communautés ethniques différentes, ou apartheid qui a fait les heures sombres de l'Afrique du Sud. Le refus de l'intégration, l'exclusion, dont les deux faces du double visage fait de réglementation ou de répression brutale sont incarnées par le naïf Wikus ou le retors Koobus, forment l'arrière-plan permanent de l'histoire. On aborde les aspects de la propagande, de toutes les petites ou les grandes lâchetés du quotidien, bref de tout ce qui conduit et fait vivre une barbarie subreptice avant d'être au grand jour : déni, déshumanisation, respect du règlement, univers concentrationnaire, expérimentation médicale dévoyée, …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'impression de réalisme, malgré la présence de personnages d'extra-terrestres particulièrement repoussants, est recherchée par le parti pris narratif en forme de reportage, mêlant des scènes scénarisées à de véritables images d'archives, et à des interventions tirées d'interviews dans la rue, façon radiotrottoir, détournées en modifiant simplement le contexte dans lequel elles ont été réellement enregistrées. La forme reportage est maintenue tout au long du film, avec une réalisation plus proche du reportage de journal télévisé que de fiction classique. Les images sont parfois sales, découpées, sautant à la manière des reportages en zone de troubles, caméra à l'épaule, dans une fausse continuité multipliant les plans d'une même scène. Les hors champs, les approximations volontaires de cadrage se succèdent, de même que le montage est saccadé, comme dans l'urgence.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDegckyyxI/AAAAAAAAAd0/K4tT4fXtrxQ/s1600-h/District+US1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395557002597550866" style="WIDTH: 134px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDegckyyxI/AAAAAAAAAd0/K4tT4fXtrxQ/s200/District+US1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;On est bien dans un film d'aventure qui se présente comme un document d'actualité, aux clés le plus souvent transparentes, mais parfois obscures. Que vient faire par exemple cette bande de Nigérians dans l'histoire ? On y voit bien quelques codes, depuis la métaphore de l'assimilation sociale en une véritable assimilation digestive. On imagine l'allusion à une oralité, tant de parole que d'alimentation, comme symétrique de la société sud-africaine attachée à l'écrit, et dans laquelle l'approche de l'assimilation est l'occasion de vomissements, un des premiers symptômes de Wikus après sa contamination. Est-ce pour montrer les difficultés de l'intégration dans les deux types de contexte ? Que le chef du gang de Nigérians le dirige depuis sa chaise roulante, il y a manifestement une tentative de second degré, mais de quoi ? Quel est le sens de cette promesse par Johnson de son retour « dans trois ans » pour revenir aider Wikus, avant son évasion vers le vaisseau mère puis vers sa propre planète ? D'autant que la promesse ne sera manifestement pas tenue, mention étant faîte en fin de film d'un camp extraterrestre contenant une population triple de celle mentionnée durant la période filmée. On doute qu'il s'agisse simplement de souligner le caractère pessimiste de la morale de l'histoire. Peut-être pour exprimer l'absence d'autre solution imaginable que de trouver un terrain d'entente entre les différentes populations. Peut-être par une sorte d'assimilation inversée, à la manière de Wikus devenant progressivement littéralement un membre de la population d'extraterrestres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout du compte, si le film est une belle tentative de révolte contre une plaie qui a minée pendant une longue période le quotidien de l'Afrique du Sud, s'il cherche à le dépasser pour en faire un problème partagé par de nombreux pays, il reste malgré tout alourdi par sa présentation et par une certaine obscurité.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-3166477874788916097?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/09/district-9.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDefzvrDyI/AAAAAAAAAdk/bY3BwAsPrHE/s72-c/District+Fr.JPG' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-3195295100105300667</guid><pubDate>Sat, 18 Jul 2009 17:38:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-10-23T01:50:41.221+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>sentimental</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>historique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2008</category><title>The reader (Le liseur)</title><description>&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Le purin dans les yeux&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors quoi ?! On voulait prouver qu’il était possible de faire verser une larme sur une nazi(e) ? OK, c’est fait. La belle affaire. Comme s’il était possible de s’insinuer sous le scalp d’un être humain, de regarder sa vie par ses yeux, de ressentir ses émotions, sans y trouver une partie de nous-même, tout bon et généreux que nous pensions être, sans se surprendre à ne pas y retrouver cette noirceur et cette antre du mal qu’on aimerait tant débusquer dans le crâne des pires monstres. Et alors ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDglydLYEI/AAAAAAAAAes/Reg432LckI8/s1600-h/Reader+Fr1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395559293393788994" style="WIDTH: 138px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDglydLYEI/AAAAAAAAAes/Reg432LckI8/s200/Reader+Fr1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors, c’est là qu’il se tient, ce film de 2008 oscarisé en 2009, sur le bord de la fosse, les deux mains dans la boue, tentant de regarder le purin dans les yeux et de lui faire cracher son secret. Pour réapprendre à vivre après que le bourreau ait frappé et qu’il ait raté son coup. Et pour que le bourreau réapprenne à vivre après qu’il ait raté son coup. Sauf que pour le bourreau, qu’il aille se faire foutre.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Pour les amateurs de pitchs en trois mots, l’histoire raconte, dans l’Allemagne de l’après-guerre, la liaison entre un jeune lycéen et une ancienne gardienne de camp de concentration. Ayant perdu sa trace, il la retrouve et découvre son passé à l’occasion du procès qui la révèle au grand jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les amateurs d’un peu plus de détails et que le fait de connaître l’histoire n’a jamais empêchés de voir un film :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDglprR-uI/AAAAAAAAAek/N8bkAoSO5ck/s1600-h/Reader+Bra1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395559291037022946" style="WIDTH: 137px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDglprR-uI/AAAAAAAAAek/N8bkAoSO5ck/s200/Reader+Bra1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Brésil (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Michael Berg (David Kross / Ralph Fiennes) a 15 ans et est lycéen, dans l’Allemagne de 1958, quand sur le chemin du retour, il est pris d’un malaise et s’effondre sous une porte cochère. Il est secouru par Hanna Schmitz (Kate Winslet), belle jeune femme de 36 ans qui habite à l’étage, puis le remet sur pied et sur le chemin de son domicile. La cause du malaise est finalement diagnostiquée comme une scarlatine qui obligera Michael à rester éloigné du lycée pendant plusieurs mois. Il mettra ce temps à profit pour reprendre contact avec Hanna, d’abord simplement pour la remercier, puis pour construire une liaison. Cette aventure, initialement surtout physique, se colore rapidement d’un attachement amoureux. Lors de leurs rencontres, Hanna se plait en outre à lui faire lire à haute voix les livres les plus divers. On comprend progressivement, bien que Michael, lui, reste dans le plaisir de ces lectures, que la belle jeune femme ne sait ni lire ni écrire sans oser l’avouer à quiconque. La relation prend fin avec le déménagement de Hanna, partie sans laisser d’adresse.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDglyG7AVI/AAAAAAAAAe0/MGvjslka2Gw/s1600-h/Reader+Gr1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395559293300441426" style="WIDTH: 140px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDglyG7AVI/AAAAAAAAAe0/MGvjslka2Gw/s200/Reader+Gr1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Grèce (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Michael poursuit ses études, toujours hanté par le souvenir de cette relation, et entre en faculté de droit, sous l’égide du Professeur Rohl (Bruno Ganz). Son cursus l’amène à suivre, avec son professeur et les autres étudiants de sa classe, un procès depuis les bancs du public. Il s’agit de la comparution d’un groupe de femmes accusées d’avoir été gardiennes de camp de concentration après la publication du livre de la seule rescapée, avec sa fille, de leurs agissements. Michael est effondré lorsqu’il réalise que l’une d’entre elles est Hanna.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgmdE0hfI/AAAAAAAAAe8/p5ywlWZ7PyY/s1600-h/Reader+HK1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395559304834352626" style="WIDTH: 141px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgmdE0hfI/AAAAAAAAAe8/p5ywlWZ7PyY/s200/Reader+HK1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Honk Kong (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Hanna explique dans ses auditions, naïvement, comment elle a intégré les rangs de la SS alors qu’elle cherchait du travail et qu’on y offrait des postes de gardiennes. Elle explique comment son rôle impliquait de maintenir un minimum d’ordre dans le camp, et qu’il fallait bien faire de la place pour accueillir le flot continuel de nouvelles arrivantes. Elle explique que pendant que s’effondrait le toit en flamme de la bâtisse où elles avaient cantonnées les prisonnières, aucune des gardiennes n’en avait ouvert les portes de peur de laisser se disperser des détenues dans l’affolement. Se sentant prises au piège, les co-accusées, qui niaient les faits jusque là, se liguent contre elle et la décrivent comme leur responsable. La conviction des juges est emportée par l’aveu qu’elle fait d’avoir rédigé le rapport de « l’incident » à l’époque, aveu qu’elle présente, alors qu’on lui demande un échantillon de son écriture pour la comparer à celle du rapport, pour ne pas afficher la honte de son incapacité à lire et écrire. Michael n’ose pas intervenir devant l’horreur des faits qu’elle a reconnus et pour respecter son choix de masquer son analphabétisme. Hanna est condamnée à la prison à vie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgmcCczTI/AAAAAAAAAfE/tdab2rMVV8g/s1600-h/Reader+Isr1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395559304555973938" style="WIDTH: 138px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgmcCczTI/AAAAAAAAAfE/tdab2rMVV8g/s200/Reader+Isr1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Israel (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Rongé par cette histoire, Michael, devenu avocat, entreprend une correspondance avec Hanna par l’envoi de bandes magnétiques sur lesquelles il enregistre sa lecture de tous les romans de sa bibliothèque. Afin de lui pouvoir lui répondre, Hanna, dans sa cellule apprend seule à lire et écrire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgxegYZFI/AAAAAAAAAfU/vZd0ZObsCgY/s1600-h/Reader+Rom1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395559494196946002" style="WIDTH: 138px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgxegYZFI/AAAAAAAAAfU/vZd0ZObsCgY/s200/Reader+Rom1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Roumanie (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Par le jeu de remises de peine, arrive après 20 ans la perspective de la libération d’Hanna. La sachant seule, l’assistante sociale de la prison contacte Michael pour lui demander son aide pour la réinsertion. Michael accepte douloureusement et rend sa première visite à Hanna depuis leur séparation. Il reste néanmoins troublé par cette histoire, ce que ressent Hanna qui se suicide dans sa cellule le jour de sa libération, confiant à Michael le soin de remettre, en forme d’excuses, le peu d’argent qu’elle a mis de côté à la fille de la rescapée qui avait témoigné à son procès.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgxL_QZwI/AAAAAAAAAfM/a2ntGeAh_tU/s1600-h/Reader+Mex1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395559489226172162" style="WIDTH: 136px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgxL_QZwI/AAAAAAAAAfM/a2ntGeAh_tU/s200/Reader+Mex1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Mexique (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Fin des détails pour les amateurs-que-le-fait-de-connaître-l’histoire-n’a-jamais-empêchés-de-voir-un-film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passons rapidement sur les questions de forme. La mise en scène de Stephen Daldry privilégie une narration entrecoupée d’allers et retour avec le Michael présent qui renoue des liens avec sa fille qui se sont distendus depuis son divorce, et qui s’apprête à lui raconter l’histoire de sa jeunesse. Le film se construit alors en trois parties bien séparées : l’aventure, le procès, l’emprisonnement. Il semblerait que ce découpage était moins présent dans le livre de Bernhard Schlink qui a servi de base au scénario, mais il n’y a pas là de quoi perdre le sens de l’histoire. On n’est pas abreuvé d’effets spéciaux spectaculaires. Tout au plus apparaît-il un soin particulier de reconstituer une époque, avec ses petits métiers, son mobilier, ses coutumes vestimentaires. Juste un petit amusement pour un film qui n’en comporte pas tant, avec ce qui semble être un code qui se répand de figurer les années 60 par l’usage immodéré de la cigarette (voir la série « Mad men » pour une caricature de la chose).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgxkR4ZJI/AAAAAAAAAfc/CdRWeak8rzA/s1600-h/Reader+US1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395559495746741394" style="WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgxkR4ZJI/AAAAAAAAAfc/CdRWeak8rzA/s200/Reader+US1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les acteurs font leur boulot. Le jeune Michael (David Kross), tout timide et naïf, découvrant la sensualité, est tout à fait honorable. Sa prestation dans le débat moral qui l’agite lors du procès est par contre un peu dans le surjeu de la jeunesse. Le Michael adulte (Ralph Fiennes) a un peu tendance à porter toute la misère du monde sur ses épaules, mais on ne le voit pas tant que ça à l’écran, finalement. Le Professeur Rohl met Bruno Ganz à son avantage, à la fois dans la sobriété et dans une large panoplie d’expressions. Mais Kate Winslet est sans conteste au dessus du lot, au moins dans les deux premières parties, même si c’est probablement sa performance grimée mimant l’avancée en âge dans la troisième partie qui lui a valu son oscar pour le rôle. Inutile d’enchaîner les adjectifs. Il suffit de dire qu’elle sait mettre dans son regard quelque chose du regard de Marlène Dietrich, Greta Garbo ou Uma Turman. C’est peut-être partial, mais bon, c’est comme ça que je le ressens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir au fond, il faut bien avouer qu’il y a quelque chose de troublant à sentir une larme couler pendant la projection et à réaliser subitement qu’on est en train de pleurer pour une ancienne SS. Quelque chose qui vous rattrape entre l’empathie pour une situation émouvante et le retour d’une réalité affolante. Comme on se souvient combien étaient touchantes les images d’Hitler jouant avec son chien, et comme on se disait « Mais comment je peux penser à cette douceur et oublier ce qu’il y a derrière ? ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes tous les engagements dans la SS, corps militaro-industriel, ne valaient pas adhésion à la doctrine du parti, parce qu’il fallait bien vivre. Certes on nous présente une erreur judiciaire, Hanna ne pouvant avoir rédigé le rapport qui lui vaut l’accusation de Responsable puisqu’elle est analphabète. Mais le plus douloureux est-il là que Hanna en écope pour 20 ans, ou que les autres qui se sont défossées sur elles n’en prennent que pour 4 ans et 3 mois, l’une pour 300 crimes reconnus, les autres pour complicité dans ces 300 crimes. On pleure bien sur une injustice, mais notre émotion nous est subrepticement volée pour la détourner en empathie pour la pauvre Hanna.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant des choix difficiles, certains vont vers la difficulté et pas les autres, le regard baissé vers l’immédiat rassurant quand le recul est trop effrayant. « Je gardais la porte, moi, c’est tout, je ne savais pas ce qui se passait derrière la porte », parole digne d’un gardien de camp ou d’un gardien de cave transformée en chambre de torture. Et qu’est-ce que vous voulez que je pense de leur sentiment de culpabilité ? Je m’en contre-fiche, voilà, c’est le mot. Il s’éteindra avec eux et voilà tout. Un cancéreux me parlant de sa tumeur me disait « Ca partira avec la bête ». Et en attendant que ça parte avec la bête, laissez moi m’occuper des cancéreux et envoyer au diable le sentiment de culpabilité des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, il faut bien vivre, côtoyer à nouveau des bourreaux anonymes, remettre la main dans la fange même quand elle a failli vous avaler le bras. On n’est pas plus content que ça d’y replonger, mais elle est là et il faut bien faire avec. Au mieux, on peut se dire que si on comprenait comment elle se remplit sans arrêt, cette putain de fange, on pourrait peut-être ralentir le robinet à purin, et prier pour ne pas se voir un jour soi-même sortir de l’immonde tuyau et alimenter la fosse.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-3195295100105300667?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/07/reader-le-liseur.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDglydLYEI/AAAAAAAAAes/Reg432LckI8/s72-c/Reader+Fr1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-6720681833078836780</guid><pubDate>Mon, 05 Jan 2009 00:51:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-01-27T00:58:33.412+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>comédie</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2008</category><title>Burn after reading</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;A, B, C, D, ... se fond des noeuds&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tonton Sylvain s'est laissé avoir ! Les Champs-Elysées, un samedi après-midi, un froid de canard malgré un soleil timide, de congés pour les fêtes, une comédie annoncée, des stars américaines au générique, Madame qui tire par la manche ... La totale, quoi. Vous seriez pas tombés, vous ? Prétentieux, va ! Tonton Sylvain, lui, il s'est fait prendre ... mais au moins il avoue, il fait pas le fier à bras, lui. En tout cas, c'est comme ça qu'il s'est retrouvé dans une salle déserte, ou quasiment, devant la livraison du moment des frères Joel et Ethan Coen, « Burn after reading ». En bon français, ça aurait dû donner « A brûler après lecture », ou quelque chose du genre. Pas compliqué comme traduction, pourtant. Mais non, on n'en est plus à l'époque où on traduisait les titres des films. Enfin, on a encore les sous-titres, ... tout n'est pas perdu ... pour le moment. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWFcQnYAqLI/AAAAAAAAAb0/WT-s0ifO3e0/s1600-h/Aff+Fr+Burn.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5287608878027024562" style="WIDTH: 148px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWFcQnYAqLI/AAAAAAAAAb0/WT-s0ifO3e0/s200/Aff+Fr+Burn.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Washington, D.C. A est marié avec B. C est marié avec D. C est l'amant de B. A picole et ça finit par se voir alors il perd son job à la CIA et entreprend de rédiger ses mémoires. B n'est pas contente. Elle pense qu'elle va pouvoir divorcer, en tirer quelque pognon, et se mettre officiellement avec C. Mais C, même chroniquement infidèle, tient à D qui part justement en province pour son job à elle.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;La secrétaire de l'avocat de B fait de la gym dans la salle de sport de E où travaillent F qui a besoin d'argent pour une bêtise, et G qui est un grand benêt. Elle y oublie le dossier contenant des fichiers sur A. F et G découvrent les fichiers, n'y comprennent rien mais pensent qu'il s'agit de documents secrets qu'ils vont pouvoir monnayer. Et comme C est un Don Juan impénitent, il séduit par hasard F qui ne sait pas qu'il est lié à son affaire. A partir de là, les fils commencent à s'entrecroiser et à faire une série de noeuds : C descend G, D entreprend de divorcer de C, A s'énerve, F tente de traiter avec l'ambassade russe, A descend E qui se mêle à l'histoire pour dépanner F, ... Le tout est suivi de plus ou moins loin par la CIA qui compte les coups sans trop comprendre de quoi il en retourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, j'oubliais : A est Osbourne Cox (John Malkovich), B est Katie (Tilda Swinton), C est Harry (George Clooney), D est Sandy (Elizabeth Marvel), E est Ted (Richard Jenkins), F est Linda Litzke (Frances McDormand), G est (Brad Pitt).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est clair ? Comment ça, non ? Mais si ! Prenez un papier et un crayon, relisez ça tranquillement, vous verrez, c'est limpide. Ah, je vois ce que vous voulez dire : c'est un peu crypté. Certes, mais avec un code à la portée d'un enfant. Juste pour ne pas qu'on vienne me dire que j'ai dévoilé le scénario et trahi le suspense. Et puis après tout, qu'on crypte une histoire d'espions et de CIA, c'est bien le moins, quand même, non ? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWFcQ6wuCtI/AAAAAAAAAb8/2MuzwLHJYto/s1600-h/Aff+US+Burn.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5287608883230935762" style="WIDTH: 141px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWFcQ6wuCtI/AAAAAAAAAb8/2MuzwLHJYto/s200/Aff+US+Burn.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"   style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Soyons honnêtes, il ne s'agit pas vraiment d'un film d'espionnage. Plutôt d'une histoire de pieds nickelés en marge des milieux du renseignement et de la haute administration de Washington.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tout est à l'avenant dans cette affaire. Le scénario, bien sûr. Mais aussi les acteurs qui ne se font pas prier pour donner dans la facétie. La palme à Brad Pitt avec ses mèches blondes, son brushing à la Tony Manero et ses petits pas de danse d'aérobic permanent, les écouteurs de walkman vissés dans les oreilles. George Clooney n'est pas le dernier non plus à faire des pitreries et des mines à la Laurel et Hardy. Frances McDormand a bien compris l'hystérie de son personnage et n'hésite pas à bien le montrer. On a bien un petit doute au départ sur John Malkovich qui semble prendre les choses bien au sérieux. Mais on n'est alors qu'au début du film et on n'a pas encore été plongé dans le grand bain de Guignol. Et dès que la machine est lancée, Malkovich se rattrape, comme pour dire « Je vous ai bien eus ! ». Seul Richard Jenkins tente encore jusqu'au bout de sa prestation de garder un minimum de simplicité. Un peu en forme de contre-point d'un brin de lucidité résiduelle dans le tourbillon environnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalisation est simple, sans excès de fioriture. On se laisse bien aller à quelques dérapages de graveleux, mais on n'est pas à ça près. Et pour une fois, aucune scène n'est filmée sur la cuvette des toilettes - la mode serait-elle enfin en train de passer ? -. Même une scène de douche de George Clooney n'est prise qu'au micro, porte à peine entrouverte, c'est dire. On n'échappe bien sûr pas à la gerbe d'hémoglobine habituelle de nos jours, mais peut-on encore réellement appeler ça un effet tant on est là dans le vulgus filmus, un genre de passage obligé ? Pour autant, le rythme est tenu, paisible au début, puis s'emballant progressivement à mesure que la situation se corse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà le travail pour un film tourné dans le quasi huis-clos de la ville de Washington. On patauge dans un burlesque oscillant entre la blague potache attardée et le tonus de salle de garde. Il y a sûrement des amateurs du genre (encore que le remplissage de la salle pour un film attaquant sa quatrième semaine d'exploitation n'aille pas complètement dans ce sens). Pour les amateurs d'un peu plus de subtilité, Tonton Sylvain se fera une joie leur proposer un large éventail d'objets sinistres ou amusants pour les consoler à l'heure de la prise de conscience qu'ils ont dépassé l'âge de la pitrerie élémentaire. Un petit saut sur la liste de films décortiqués sur des sites comme &lt;a href="http://cinemaniac.viabloga.com/texts/alphaliste"&gt;Cinemaniac.fr&lt;/a&gt; convaincra les plus rétifs que tout ne se limite pas à la galéjade de base.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-6720681833078836780?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/01/burn-after-reading.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWFcQnYAqLI/AAAAAAAAAb0/WT-s0ifO3e0/s72-c/Aff+Fr+Burn.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-7746149726948926192</guid><pubDate>Sun, 04 Jan 2009 21:11:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-01-04T22:29:19.098+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>fantastique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>aventure</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2008</category><title>The Spirit</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Black Spirit&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans mettre de fausse coquetterie où elle n'a rien à faire, si quelqu'un a compris quelque chose à cette histoire et veut bien lui faire partager sa découverte, Tonton Sylvain est preneur. Et pourtant, il ne se laisse habituellement pas facilement avoir. Il a de la persévérance, le bougre. Au point de se cacher dans le fond de son fauteuil pour laisser venir la séance suivante et pousser une deuxième tentative de décrypter le scénario. Mais malgré cela, rien à faire. Nom d'un chien, ça va pas être commode de dire quelque chose de ce film de Frank Miller, sorti fin 2008. Tentons tout de même l'expérience, on verra bien. Peut-être qu'en écrivant, l'illumination viendra. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWEpgNI-dQI/AAAAAAAAAbk/dyAZoegGTZ0/s1600-h/Aff+US+Spirit.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5287553070769534210" style="WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWEpgNI-dQI/AAAAAAAAAbk/dyAZoegGTZ0/s200/Aff+US+Spirit.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ca se passe dans la ville de Central City. Un policier, Denny Colt (Gabriel Macht), est descendu. Un méchant nommé Octopus (Samuel L. Jackson), et médecin légiste de son état, injecte un produit dans le cadavre avant qu'il soit inhumé. Peu après, le policier revient d'entre les morts et vient proposer ses services à son ancien chef, dans la police, en tant que justicier masqué répondant au surnom de Spirit. Pourquoi ? Parce qu'il se propose d'être « l'Esprit » de la ville. Quelques années plus tard, Octopus reprend du service avec le projet de devenir un dieu, immortel et tout-puissant, et de dominer le monde. Pour cela, il doit non seulement avoir recours à la drogue qu'il a testée sur le policier mort, mais il doit en combiner l'action avec les reste de ce qui se rapproche le plus d'un dieu, en l'occurrence du sang d'Hercule, le demi-dieu grec de l'antiquité, qu'il a pu localiser. Récupérer l'amphore contenant le sang d'Hercule devient son grand objectif sur la route duquel il va se heurter au Spirit.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Dans le camp des méchants, on a aussi Silken Floss (Scarlett Johansson), une assistante froide et machiavélique d'Octopus, une danseuse du ventre de nom de Plaster of Paris, et une petite armée de clones d'un homme de main un peu bas de plafond dont chaque exemplaire est reconnaissable au nom inscrit sur son T-shirt noir : toujours un nom finissant pas « os » (pathos, logos, adios, amigos, ...) (Louis Lombardi). Dans le camp des gentils, avec Spirit bien qu'aisément en conflit avec lui également, on trouve le Lieutenant Dolan (Dan Lauria), son ancien chef, et sa fille (Sarah Paulson) qui se trouve être médecin à l'hôpital du coin, amoureuse de Spirit et toujours prête à le réparer en cas de dégât, une série de policiers plus ou moins identifiables, dont la belle et godiche Morgenstern (Stana Katic). Interviennent également le personnage de la Mort, Lorelei Rox (Jaime King), qui laisser échapper Spirit d'entre ses griffes, et la belle Sand Saref (Eva Mendes), ancienne petite amie de Denny Colt, au rôle changeant dans l'histoire, oscillant entre méchante et gentille. Tout ce petit monde se livre donc une bataille acharnée jusqu'à ce qu'un des deux camps l'emporte ... Remarquez que je ne dis pas lequel, je ne veux surtout pas déflorer le suspense. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWEpfu6M5cI/AAAAAAAAAbc/ZR-4heE4q_8/s1600-h/Aff+Tai+Spirit.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5287553062654502338" style="WIDTH: 140px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWEpfu6M5cI/AAAAAAAAAbc/ZR-4heE4q_8/s200/Aff+Tai+Spirit.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"   style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Taiwan (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Voilà pour ce qui est de ce que j'ai compris de l'histoire. C'est un peu vague, je sais, mais c'est le mieux que je puisse faire sans aide extérieure. Après tout, chaque neurone a ses limites. Il ne sert à rien de le nier, et il est bien plus utile de les assumer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, ça donne l'occasion de s'occuper un peu de la forme, puisque le fond, s'il existe, se révèle étanche à l'exploration. Et question forme, on est largement servi. Parce que le film est l'adaptation revendiquée de la bande dessinée d'origine. Je dois avouer modestement que je n'en avais jamais entendu parler, mais bon, ce n'est pas une référence. Et en disant « revendiquée », je veux bien dire revendiquée, exposée, proclamée, affichée, ... Les choses ne s'arrêtent évidemment pas au générique abondamment pourvu en dessins façon origine. L'image est travaillée avec des glissements vers des scènes au crayon, voire en noir et blanc, juste soulignées par la note rouge vif de la cravate du Spirit. Le tout dans une ambiance le plus souvent glauque et nocturne à la Batman. Les personnages naviguent sur une vague de burlesque ouvertement exagéré. Il n'est qu'à voir la démarche et les mimiques de Morgenstern, le maquillage à la sous-Joker d'Octopus, les mines et les lunettes en pointes de Silken Floss, pour en être immédiatement convaincu, si même il y avait besoin d'autant d'indices pour parvenir à cette conclusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette forme là est un choix, pourquoi pas. Mais c'est pourtant bien là la difficulté. Autant on peut adhérer au clin d'oeil renvoyant à la bande dessinée, autant il peut être difficile de rester dans l'ambiance pendant toute la durée du film sans y voir autre chose qu'une plaisanterie. Et ce d'autant plus que la loi du genre semble avoir légèrement été redressée par la dernière version de « Batman, The dark knight » : après avoir vu comment d'un départ comparable il était possible de faire naître au moins des moments d'une autre qualité, on pouvait se dire qu'il serait difficile de revenir en arrière. Eh bien si, et c'est justement l'effet produit : malgré la débauche d'effets spéciaux, malgré la performance technique de coller à la forme dessinée, on ne peut faire disparaître cette sensation pénible, celle d'être revenu en arrière, et pas pour le meilleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perdu dans ce fatras d'une histoire difficile à suivre et d'une forme qui cherche tellement à faire de la bande dessinée qu'elle en oublie de faire du cinéma, il devient bien difficile d'entrer dans le détail des plans et des codes qui sont proposés. Que doit-on faire ainsi de ces allusions religieuses à la judéité de Morgenstern qui arbore une grosse étoile de David en guise de pendentif ? Que doit-on penser de cette scène d'Octopus et Floss en officiers nazi devant Spirit prisonnier ? Mystère et boule de gomme. Cela a-t-il d'ailleurs un sens ou ne sert-il qu'à faire genre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et au bout du compte, quoi ? On a tenté l'expérience de poser des mots en forme de commentaire du film, et ça nous mène où. Pas beaucoup plus loin semble-t-il. Mais Tonton Sylvain, dans son inébranlable foi en l'homme qu'il ne peut accepter de voir gaspiller son temps et son énergie en oeuvres inutiles, ne peut toujours pas se résoudre à ranger le film dans l'immense placard à oubli sans lui donner au moins la chance qu'une intelligence extérieure vienne en décrypter le contenu. Si une telle intelligence existe, qu'elle n'hésite pas ici à venir à notre secours.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-7746149726948926192?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/01/spirit.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWEpgNI-dQI/AAAAAAAAAbk/dyAZoegGTZ0/s72-c/Aff+US+Spirit.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-4988592253099201026</guid><pubDate>Sun, 04 Jan 2009 21:05:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-01-06T01:45:45.802+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>comédie</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2008</category><title>Agathe Clery</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Noir, c'est noir !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sujet est bien tentant. Le casting pas insupportable. Le réalisateur paré d'un talent certain. Alors pas trop d'hésitation en cette période de fêtes et de froid glacial pour entrer se réfugier dans la douce chaleur d'un cinéma de Montparnasse en occupant le temps avec le dernier film en date d'Etienne Chatiliez, « Agathe Clery ». Le film est sorti depuis un mois pile, et la salle est pleine. Pas la plus grande du multiplex, mais quand même. S'il faut en juger juste à cela, ça ne s'annonce pas trop mal, si ce n'est la horde de pipelettes qui ont du mal à se retenir de chuchoter des bêtises et de gigoter en heurtant le dos des sièges, en tout cas du mien. Tonton Sylvain n'est pas bégueule et il aime bien la jeunesse. Mais bon, faut pas abuser quand même ! &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWEqUiv64BI/AAAAAAAAAbs/BQs0ZwXu9eE/s1600-h/Aff+Fr+Agathe.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5287553969923219474" style="WIDTH: 150px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWEqUiv64BI/AAAAAAAAAbs/BQs0ZwXu9eE/s200/Aff+Fr+Agathe.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L'histoire s'attache à décrire les mésaventures d'Agathe Clery (Valérie Lemercier), directrice marketing d'un laboratoire de cosmétique en pleine ascension, pas ouvertement ou violemment raciste, mais pleine de ces petites préventions ou a priori du quotidien qui finissent par dresser un tableau pénible. Les problèmes commencent quand elle se met à brunir spontanément sous l'effet de la survenue d'une maladie d'Addison, ou insuffisance surrénale. Le brunissement est tellement intense qu'elle se retrouve sous peu avec une pigmentation la faisant passer pour noire.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Rapidement s'accumulent les tracasseries, les regards, les embûches, les gènes qu'elle doit affronter depuis l'autre côté. Après avoir perdu son emploi, son compagnon Hervé (Artus de Penguern), et presque son logement, elle n'a plus d'autre choix que de s'accepter comme noire avec l'aide de quelques proches (son amie Joëlle (Isabelle Nanty) et ses parents (Dominique Lavanant et Jacques Boudet)) et du médecin femme noire (Nadège Beausson-Diagne) qui la rattrape lors d'une tentative de suicide. Elle finit par se faire embaucher dans une boite d'informatique dont le patron, Quentin Lambert (Anthony Kavanagh), noir lui aussi, a choisi, en réaction à l'ostracisme ambiant, de n'employer que des non-blancs. Jusqu'à ce qu'une idylle naisse entre Agathe et Quentin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa veine habituelle, Etienne Chatiliez poursuit son exploration amusée des travers de notre société. Après l'adoption, le cordon ombilical, le chômage, ... le voici qui s'intéresse au racisme ambiant. Naturellement, on ne se refait pas, pas de violence dans ce regard. C'est qu'il n'est pas dans le propos d'aller regarder les drames les plus spectaculaires. Non, la spécialité d'Etienne Chatiliez c'est d'aller faire un tour du côté de chacun d'entre nous, du côté des plus humbles, des plus anonymes, pour y repérer les traces de ce qu'on aimerait ne pas voir. Mais pas comme une accusation honteuse. Plutôt comme une taquinerie face à un enfant pris les doigts dans le pot de confiture : « Tu crois que je ne t'ai pas vu ? » Juste de quoi nous bousculer un peu dans nos certitudes se pensant bien-pensantes, mais sans vraiment nous faire mal. Après tout, on reste des gens bien, des gens honnêtes qui ne réalisent simplement pas le détail de leurs comportements. Un petit coup de miroir, juste pour nous dire : « Vous avez vu le bouton que vous avez sur le nez ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour faire passer la pilule, pour mettre un peu d'onguent sur l'écorchure, Etienne Chatiliez est là pour nous enrober tout ça avec un petit sourire en coin et quelques chansons. Pas de la franche rigolade, n'exagérons rien, on est bien élevés. Non, juste un sourire. De ce genre de sourire qu'on ne peut s'empêcher en voyant un type marcher sur une peau de banane, sans pour autant refuser de lui porter secours. Et non pas une chanson lyrique et engagée, au contraire, une vraie comédie musicale, à l'américaine, avec scènes de danse et tout le tremblement. Jusqu'à y inclure un détournement de quelques mesures de l'Internationale. De quoi détendre les plus revêches, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est peut-être ce qu'on peut reprocher à cette entreprise : traiter légèrement un sujet sérieux voire douloureux. Même si on comprend l'intention dédramatisante, on peut se demander si la forme « comédie musicale » est bien la plus adaptée au sujet. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;D'autant que dans le genre, Etienne Chatiliez semble ne pas avoir beaucoup évolué depuis ses fameuses publicités pour Eram, auxquelles il ne se prive pas de faire un clin d'oeil. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Côté acteurs, pas beaucoup de fausses notes une fois accepté le parti pris de réalisation. La seule vraiment notable est peut-être la prestation d'Anthony Kavanagh, un rien poussive et surjouée, malgré de bons moments. Je ne sais pas si ça a fait la même impression à tout le monde, mais le passage du statut d'humoriste chevelu et légèrement allumé à celui d'animateur puis d'acteur plus sérieux me fait l'effet d'avoir abattu l'entrain du jeune homme. La prestation de la plupart des autres intervenants est relativement honorable, avec une mention spéciale à Isabelle Nanty et à son air toujours abasourdi. Même Valérie Lemercier oublie le plus souvent d'en faire des tonnes. Le plus souvent mais pas toujours, malgré tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que le rôle grimé est un pousse-au-crime particulièrement tentant et que les maquilleurs s'en sont donné à coeur joie. De ce point de vue d'ailleurs, la couleur de peau est d'un réalisme saisissant. C'est d'autant moins le cas des autres attributs que le manque est souligné dès le scénario qui annonce une maladie modifiant la teinte cutanée uniquement, et dans les dialogues qui plaisantent sur « Il ne te manque que le nez épaté ». Du coup, l'aspect de l'histoire faisant accepter sans sourciller Agathe par les gens de couleurs comme une des leurs peine un peu à être crédible. Mais bon, on a vu bien pire en matière de faille dans un scénario. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et au bout du compte, si on ne ressort pas de la projection sans le souvenir d'un certain plaisir, on reste malgré tout légèrement sur sa faim devant un certain nombre de limites.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-4988592253099201026?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/01/agathe-clery.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWEqUiv64BI/AAAAAAAAAbs/BQs0ZwXu9eE/s72-c/Aff+Fr+Agathe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-3157632041429981878</guid><pubDate>Thu, 01 Jan 2009 16:57:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-01-04T14:59:13.290+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>sentimental</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2008</category><title>La belle personne</title><description>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,0,0)"&gt;De l'inutilité des choses&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Tonton Sylvain n’est pas un fin lettré. Pas de quoi en être fier, mais c’est comme ça. Et encore moins en littérature classique, s’il est possible de trouver encore un moins à quelque chose. Alors dire qu’il avait d’emblée repéré que « La belle personne » de Christophe Honoré était une adaptation en 2008 de La Princesse de Clèves de Mme de Lafayette serait un gros et vilain mensonge. Non, il a fallu qu’on lui mette sous le nez et qu’il aille ensuite y voir de plus près. De là à dire qu’il s’est passionné pour la tâche, il y a plus qu’un pas. Une bonne distance à crapahuter sac au dos reflèterait davantage la réalité de son intérêt. Mais bon, on n’est pas obligé de se sentir concerné par les états d’âme de l’adolescence pour reconnaître qu’ils existent. Alors pourquoi pas se poser un instant et regarder le monde de ses contemporains tel qu’il est, avec ses humeurs et ses inutilités.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SVz6JHC4iqI/AAAAAAAAAbU/jDYtl_NI6VI/s1600-h/belle.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5286375097043028642" style="WIDTH: 147px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SVz6JHC4iqI/AAAAAAAAAbU/jDYtl_NI6VI/s200/belle.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,153,0); FONT-STYLE: italic"&gt;Affiche France (movieposterdb.com)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Pour resituer le contexte, et répéter simplement ce qu’on trouve partout comme une reprise de la présentation de son film par Christophe Honoré, l’idée de départ est née d’un agacement contre un propos de campagne du candidat Sarkozy vilipendant « l’imbécile ou le sadique » qui avait eu l’idée de poser des questions sur la Princesse de Clèves dans la cadre d’un concours administratif. Et pour en montrer l’importance et l’actualité, Christophe Honoré s’est mis en devoir d’adapter le roman au présent, dans un cadre adolescent convenant mieux à l’expression des sentiments, et remplaçant la cour royale par une cour de lycée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Pour les incultes, comme ce pauvre Sylvain, qui auraient besoin de se mettre en tête, ou - soyons gentils - de se le remettre à l’esprit, l’intrigue concerne une jeune fille, Junie (Lea Seydoux), qui débarque dans un nouveau lycée peu après le décès de sa mère et son déménagement chez son oncle, sa tante, et son cousin Matthias. Au premier jour de lycée, dans la même classe que son cousin, elle se fait rabrouer par le professeur d’anglais avant d’être réconfortée par toute la bande de copains de Matthias (Esteban Carjaval-Alegria). Otto (Grégoire Leprince-Ringuet), le plus timide de la bande, est immédiatement séduit par Junie qui accepte rapidement ses avances pilotées par les garçons de la bande. C’est cependant sans compter sur l’apparition de Nemours (Louis Garrel), leur jeune et beau professeur d’italien qui s’entiche également de Junie. Matthias, de son côté, vit également de complexes et secrètes amours adolescentes avec un autre élève de la classe. Une lettre enflammée égarée met un peu plus de pagaille dans les cœurs. Nemours accepte de récupérer la lettre en prétendant qu’elle lui appartient pour sauver la mise à Matthias, son véritable auteur. La situation, néanmoins, rapproche Nemours et Junie. Avant que les choses n’aillent plus loin, Junie avoue son trouble à Otto qui finit par découvrir que Nemours en est la source. Ne supportant pas les choses, il met fin à ses jours tandis que Junie refuse les avances de Nemours et préfère retourner en province sans laisser d’adresse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;On aura naturellement ( !!!) reconnu les correspondances évidentes dans l’intrigue du roman de Mme de Lafayette : Junie / Mlle de Chartres – Mme de Clèves, Nemours / le Duc de Nemours, Otto / Monsieur de Clèves, Matthias / le Vidame de Chartres. Les correspondances de l’histoire ne sont pas non plus une surprise puisque le film en est ouvertement une adaptation. D’autant plus que les dialogues, souvent littéraires dans leur forme, font écho à la célèbre préciosité du roman. Pas besoin d’aller chercher davantage de crédibilité dans cette adaptation que celle de l’emphase des sentiments : qui peut imaginer que des gamins de lycée - même du 16ème arrondissement où est censée se dérouler l’histoire - puissent s’exprimer ainsi ?, qui peut voir l’âge du rôle dans l’anatomie pulpeuse de Léa Seydoux ?, pas plus que l’âge de son rôle chez Louis Garrel qui ressemble davantage à un élève de la classe ?, qui ne tombe pas de son siège en entendant un professeur conclure une conversation téléphonique avec un élève de sa classe par un « Je t’embrasse » ?, qui peut regarder un professeur discuter en souriant avec un collègue de son amour pour une élève sans avoir les bras qui tombent en souvenir du « Mourir d’aimer » d’André Cayatte ? On a beau pimenter l’affaire d’une note homosexuelle banalisée, on reste dans la combustion qui se veut ardente d’une âme romantique avant (celle de Mme de Lafayette) ou après (celle de Christophe Honoré) l’heure. On est bien plus dans la peinture d’une réaction nucléaire rêvée dans le chaos des sentiments enfantins que dans la sociologie de l’adolescente exploration du passage à l’âge adulte. Dans le genre, le « Diabolo menthe » de Diane Kurys avait une autre allure, mais il est vrai qu’il ne se piquait pas - sauf erreur - d’être l’adaptation de quoi que ce soit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Une fois admis le sujet du film, le reste n’a qu’assez peu d’importance. Christophe Honoré sait manier une caméra. Il se délecte bien un peu à filmer les visages, comme pour se concentrer sur ce qu’il y a dans la tête que sur ce qu’il y a autour. Il s’amuse bien un peu à remonter, comme pour des respirations en forme de clin d’œil, des scènes de La Princesse de Clèves pour les relier ensuite par une histoire à sa sauce. Il se plait bien à faire évoluer tout cela dans un temps d’hiver aussi gris que possible comme si le seul embrasement des sentiments devait suffire à illuminer l’écran. Il prend bien plaisir à faire passer à l’écran l’apparition de Chiara Mastroianni en souvenir de sa prestation dans « La lettre », la version de Manoel de Oliveira de La Princesse de Clèves. Après tout, c’est lui le réalisateur, et c’est bien le minimum que de lui reconnaître ces droits là. On n’est pourtant pas obligé d’adhérer. En particulier, reprenant la recette de « Les chansons d’amour », que le suicide d’Otto se déroule en forme de pastiche chanté de Jacques Demy ou d’ « On connait la chanson », peut au choix renforcer la sensation de rêverie romantique ou finir d’irriter ceux qui voient comme imbécile ou sadique d’interroger sur La Princesse de Clèves les candidats à un poste dans la fonction publique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;On peut au bout du compte admirer le talent de Christophe Honoré à traiter ce genre de sujet. On peut aussi s’interroger sur l’inutilité des choses. Libre à quiconque de se complaire dans l’exploration emphatique. Libre à quiconque de s’en taper complètement.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-3157632041429981878?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/01/la-belle-personne.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SVz6JHC4iqI/AAAAAAAAAbU/jDYtl_NI6VI/s72-c/belle.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-6954662817654588868</guid><pubDate>Sun, 07 Dec 2008 12:45:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-12-07T14:12:33.504+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>1952</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>aventure</category><title>Le plus grand chapiteau du monde (The greatest show on earth)</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;De la sciure dans les veines&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour dans son occupation favorite de dépoussiérage de sa mémoire, Tonton Sylvain, ce brave homme, ne pouvait pas rater l'occasion du passage de ce film de 1952 sur son satellite personnel. Une projection un peu nocturne, certes, mais on n'est pas à ça près quand on est investi d'une mission de cette envergure. D'autant que la chose est signée de Cecil B. DeMille, un monument d'Hollywood, et se présente comme une de ces interminables et spectaculaires sagas dont le Maître était coutumier. De plus, avec un Oscar à la clé, Tonton aurait eu bien mauvaise grâce à manquer l'évènement et l'opportunité de compléter sa collection d'avis autorisés. En avant donc pour l'aventure et pour « Sous le plus grand chapiteau du monde », ou « The greatest show on earth » pour les initiés à la langue de Bernard Shaw.&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG-NT3kfI/AAAAAAAAAWU/X_XSJ_P2fy0/s1600-h/Aff+US+Chapiteau1.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030160421851634" style="WIDTH: 133px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG-NT3kfI/AAAAAAAAAWU/X_XSJ_P2fy0/s200/Aff+US+Chapiteau1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG-V2jyPI/AAAAAAAAAWc/ZpPXIjpYWvE/s1600-h/Aff+US+Chapiteau2.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030162714839282" style="WIDTH: 130px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG-V2jyPI/AAAAAAAAAWc/ZpPXIjpYWvE/s200/Aff+US+Chapiteau2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG-sweoJI/AAAAAAAAAWk/msOBmxrt_eQ/s1600-h/Aff+US+Chapiteau3.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030168863350930" style="WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG-sweoJI/AAAAAAAAAWk/msOBmxrt_eQ/s200/Aff+US+Chapiteau3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiches USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;L'histoire est assez simple. Un cirque monumental est sur la sellette au départ de sa tournée annuelle à la limite de ses possibilités financières. Mais le directeur, Brad Braden (Charlton Heston), tient bon face aux financiers et la tournée démarre avec l'argument de l'engagement du Grand Sebastian (Cornel Wilde), une vedette du trapèze volant à la réputation sulfureuse. Comme prévu, les dames de la troupe sont en émoi. Néanmoins s'engage une rivalité entre Sebastian et Holly (Betty Hutton), une consœur accessoirement petite amie de Braden, qui se voit retirer par celui-ci la glorieuse piste centrale pour raisons promotionnelles. La compétition tourne au drame quand Sebastian tombe en pleine représentation en tentant une voltige inédite et en sort handicapé d'un bras. Holly en éprouve une telle culpabilité qu'elle s'écarte de Braden pour se rapprocher de Sebastian qu'elle convainc de rester dans le cirque à un poste d'intendance. Parallèlement, Angel (Gloria Grahame) lui dispute alternativement Braden et Sebastian, suscitant la jalousie de son compagnon Klaus (Lyle Bettger), le dresseur d'éléphants pour qui elle officie. C'est justement cette jalousie qui pousse Klaus à participer au braquage de la caisse du cirque, braquage qui causera un spectaculaire accident de train au cours duquel Braden, grièvement blessé, n'est sauvé que par l'intervention de Sebastian et d'un clown (James Stewart) qui se révèle être un chirurgien en fuite, tandis qu'Holly sauve le cirque lui-même en le relevant de ses ruines. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG_g-duCI/AAAAAAAAAWs/jFBrghR3liY/s1600-h/Aff+Aust+Chapiteau1.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030182880655394" style="WIDTH: 90px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG_g-duCI/AAAAAAAAAWs/jFBrghR3liY/s200/Aff+Aust+Chapiteau1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG_uLcV3I/AAAAAAAAAW0/-Yr39IXQeLE/s1600-h/Aff+Aust+Chapiteau2.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030186424751986" style="WIDTH: 91px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG_uLcV3I/AAAAAAAAAW0/-Yr39IXQeLE/s200/Aff+Aust+Chapiteau2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"   style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiches Australie (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Autant dire que le scénario tient sur un timbre poste, s'appuyant sur des ressorts d'un classicisme éprouvé : une histoire de couples en recomposition sous l'effet du doute et de la culpabilité ; l'honnêteté et la conviction en sa fonction allant jusqu'au sacrifice de soi-même ; la puissance du dépassement de soi et de l'abnégation face à l'adversité ; un petit brin de jalousie et ses conséquences néfastes ; la force des valeurs et des bons sentiments. Pour le piment, on ajoute bien une petite touche d'appât du gain et de mauvais garçons, mais on sent bien que le cœur n'y est pas, qu'il s'agit d'un piment très doux, et que l'essentiel est ailleurs. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHQuWgXSI/AAAAAAAAAW8/agVBe1i6hIw/s1600-h/Aff+All+Chapiteau1.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030478528929058" style="WIDTH: 142px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHQuWgXSI/AAAAAAAAAW8/agVBe1i6hIw/s200/Aff+All+Chapiteau1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHQhF4ADI/AAAAAAAAAXE/x4qr11H5wLY/s1600-h/Aff+All+Chapiteau2.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030474969514034" style="WIDTH: 139px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHQhF4ADI/AAAAAAAAAXE/x4qr11H5wLY/s200/Aff+All+Chapiteau2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHRI5BYvI/AAAAAAAAAXM/E7rcWwURcG8/s1600-h/Aff+All+Chapiteau3.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030485653021426" style="WIDTH: 142px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHRI5BYvI/AAAAAAAAAXM/E7rcWwURcG8/s200/Aff+All+Chapiteau3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiches Allemagne (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Même la scène de la catastrophe ferroviaire, toute spectaculaire qu'elle soit, ne parvient pas à dépasser le statut d'intermède autant dramatique que ludique dans une trame d'une autre dimension. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHRTipELI/AAAAAAAAAXU/WrhLLnRnMZI/s1600-h/Aff+Be+Chapiteau.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030488511942834" style="WIDTH: 152px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHRTipELI/AAAAAAAAAXU/WrhLLnRnMZI/s200/Aff+Be+Chapiteau.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Belgique (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il suffit d'ailleurs d'écouter la voix de Cecil B. DeMille en narrateur introduisant la première minute du film pour réaliser où se situe le centre du sujet. Et pour ceux qui n'auraient pas compris, d'observer le casting peuplé d'une myriade d'artistes de cirque dans leurs propres rôles. Tourné sans « les locaux » d'un vrai géant du cirque américain, Ringling Brothers, Barnum and Bailey, et ne manquant jamais de faire apparaître la référence à son identité, alimenté par toute une série d'anecdotes saisies par le réalisateur dont on dit qu'il a préparé son tournage en suivant deux mois de la tournée du vrai Barnum, le film est avant tout une présentation de la magie et du spectacle du cirque. L'histoire n'est qu'un fil conducteur entre des numéros reproduits par leurs auteurs réels. Contrastant avec la réalité de la piste à laquelle se mêlent les comédiens, les vues du public sur les gradins ont quelque chose de figé, l'occasion de fixer quelques attitudes éphémères. On y croise d'ailleurs quelques visages connus qui n'ont d'autre fonction que celle de faire valoir par une apparition de quelques secondes au milieu d'une foule : Bing Crosby, William Boyd, Bob Hope, Diana Lynn, ... &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHRdyFEGI/AAAAAAAAAXc/ws_MVKdbApE/s1600-h/Aff+Fr+Chapiteau.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030491261046882" style="WIDTH: 148px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHRdyFEGI/AAAAAAAAAXc/ws_MVKdbApE/s200/Aff+Fr+Chapiteau.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (moviepsterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Une fois posée cette trame, il ne reste plus dès lors qu'à se laisser emporter ou non par le charme de la présentation, selon sa sensibilité, un œil sur toute une série de performances, un autre sur les coulisses, en suivant distraitement l'histoire qui sert de toile de fond. La qualité des acteurs n'a ainsi finalement que peu d'importance, même si Charlton Heston, dont il s'agit ici du premier rôle principal, et James Stewart, qu'on reconnaît à peine sous son maquillage permanent, sortent du lot. Et il faut bien avouer une certaine dextérité du réalisateur à mêler son histoire conductrice aux numéros de piste. Même si l'histoire est relativement basique, on finit facilement par se prendre au jeu sans réelle frustration ni sentiment de décalage. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHip1ZUpI/AAAAAAAAAXk/dP94h-smiHk/s1600-h/Aff+Esp+Chapiteau1.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030786553959058" style="WIDTH: 124px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHip1ZUpI/AAAAAAAAAXk/dP94h-smiHk/s200/Aff+Esp+Chapiteau1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHi9ruQ6I/AAAAAAAAAXs/e-zgZ2Xo6EY/s1600-h/Aff+Esp+Chapiteau2.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030791882097570" style="WIDTH: 125px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHi9ruQ6I/AAAAAAAAAXs/e-zgZ2Xo6EY/s200/Aff+Esp+Chapiteau2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHjJBtKlI/AAAAAAAAAX0/r62dvj1BEsQ/s1600-h/Aff+Esp+Chapiteau3.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030794927090258" style="WIDTH: 136px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHjJBtKlI/AAAAAAAAAX0/r62dvj1BEsQ/s200/Aff+Esp+Chapiteau3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHjTjuSHI/AAAAAAAAAX8/ltLvKVqANUM/s1600-h/Aff+Esp+Chapiteau4.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030797754124402" style="WIDTH: 136px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHjTjuSHI/AAAAAAAAAX8/ltLvKVqANUM/s200/Aff+Esp+Chapiteau4.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiches Espagne (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On dira ce qu'on voudra, mais le Hollywood de ces années là, savait prendre un sujet et en faire un spectacle intéressant même à partir d'un support aussi sommaire. Pas de quoi porter au firmament une étoile incandescente à chaque fois, mais de quoi sortir Tonton Sylvain de son lit pour aller rêvasser avec plaisir devant un écran nocturne en tout cas. On peut demander davantage au cinéma, certes, mais on peut tout autant se satisfaire de cette récréation avant de replonger, le coeur apaisé dans des oeuvres plus austères. Et ça, ça ne manque pas ; mais c'est une autre histoire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHjmSMM2I/AAAAAAAAAYE/hgsHCzuILR8/s1600-h/Aff+GB+Chapiteau.jpg"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030802780861282" style="WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 155px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHjmSMM2I/AAAAAAAAAYE/hgsHCzuILR8/s200/Aff+GB+Chapiteau.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;Affiche Grande Bretagne (movieposterdb.com)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-6954662817654588868?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/12/le-plus-grand-chapiteau-du-monde.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG-NT3kfI/AAAAAAAAAWU/X_XSJ_P2fy0/s72-c/Aff+US+Chapiteau1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-3858007821272482396</guid><pubDate>Thu, 04 Dec 2008 22:07:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-12-05T00:34:36.037+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>drame</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>sentimental</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>1935</category><title>Peter Ibbetson</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Hathaway, fameux Surréaliste&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etonnant objet que ce film d'Henry Hathaway de 1935 ! A creuser dans les vieilleries, on parvient bien souvent à tomber sur des pépites oubliées dont seuls les spécialistes conservent un souvenir. Mais à ce point, la chose est suffisamment rare pour être soulignée. Des oeuvres touchantes ou amusantes sombrant sous une poussière indue, tout cela est relativement fréquent pour peu qu'on ne craigne pas de se tâcher les manches. Mais à ce niveau d'originalité, voilà qui est peu banal. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThfbeCALwI/AAAAAAAAAVU/fS13PaAkpaM/s1600-h/Aff+Fr+Ibbetson.bmp"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276071888987107074" style="WIDTH: 144px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThfbeCALwI/AAAAAAAAAVU/fS13PaAkpaM/s200/Aff+Fr+Ibbetson.bmp" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (wikipedia.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'histoire est l'adaptation du premier roman de George du Maurier, le grand-père de Daphnée. Elle débute par l'enfance parisienne bourgeoise d'un enfant anglais jusqu'à son rapatriement à Londres dans la famille de sa mère à la mort de celle-ci qui le laisse orphelin. George du Maurier avait lui-même vécu cette enfance parisienne du milieu du 19ème siècle avant de suivre un chemin tout différent de son héros.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, le jeune Gogo vit auprès de sa mère malade dans une bucolique banlieue parisienne. La maison mitoyenne est occupée par d'autres anglais, dont la jeune Mimsey, du même âge que lui, avec qui il partage les jeux et les disputes de leur âge. La mort de la mère de Gogo les surprend justement lors d'un de ces différents qui les oppose à propos du partage d'un tas de planches dont chacun veut alimenter son propre projet. Malgré la proposition de la mère de Mimsey d'héberger Gogo, son oncle maternel vient le chercher pour le conduire à Londres sans accepter de voir la déchirure que représente la séparation entre les deux enfants. Gogo doit alors abandonner son surnom, son prénom de Pierre, et jusqu'au patronyme de son père français, pour adopter le nom de jeune fille de sa mère, seule liberté qu'on lui accorde, et devenir Peter Ibbetson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques années plus tard, Peter (Gary Cooper) est un jeune architecte apprenant son métier dans le cabinet de Mr Slade (Donald Meek) qui, malgré sa cécité, reconnaît en son protégé un talent prometteur. Il reconnaît aussi une faille en ce jeune homme solitaire, une insatisfaction profonde qui le pousse à la démission, laquelle est refusée par Mr Slade qui le pousse à prendre un congé à Paris accepté plus par respect que par enthousiasme. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThfbojR_YI/AAAAAAAAAVc/JrFgXRkjDqc/s1600-h/Aff+US+Ibbetson.bmp"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276071891811040642" style="WIDTH: 118px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThfbojR_YI/AAAAAAAAAVc/JrFgXRkjDqc/s200/Aff+US+Ibbetson.bmp" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (notrecinema.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Ce voyage est l'occasion d'une rencontre avec Agnès (Ida Lupino), une gardienne de musée, à qui Peter fait visiter les lieux de son enfance. Ainsi, ce qui devait ouvrir les yeux du jeune homme sur les plaisirs qu'il se refusait devient une sorte de pèlerinage ramenant à la conscience de Peter le souvenir de Mimsey et la raison de son insatisfaction permanente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès son retour à Londres, Mr Slade envoie Peter en province, en mission auprès du Duc (John Halliday) et de la Duchesse (Ann Harding) of Towers qui souhaitent l'intervention d'un architecte pour rénover leurs écuries. Il est bien spécifié que ce-dernier, devant séjourner dans leur demeure pour y diriger les travaux, devra être un gentleman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il apparaît rapidement que c'est la Duchesse Mary qui est responsable de ce projet, tandis que son mari se consacre essentiellement à l'élevage et au dressage des chevaux. Peter et Mary, dont les idées diffèrent sur le projet, se querellent dès le premier jour, manquant de peu la rupture. C'est finalement lui qui a gain de cause, et les travaux débutent sous sa direction et la supervision de Mary. Leurs personnalités s'apprécient progressivement, se rapprochent, jusqu'à réaliser qu'ils ont curieusement vécu simultanément le même rêve dont ils sont tous deux les acteurs. Peu avant la fin des travaux, le Duc, qui a observé ce rapprochement même platonique, met les pieds dans le plat et somme Mary et Peter de s'expliquer. Lors de la discussion, les deux réalisent qu'ils sont les Mimsey et Gogo de leur enfance que le hasard a fait se retrouver. Peter, tout à son caractère entier, confirme de plus son attachement à Mary. La dispute tourne mal et le Duc est tué avec l'arme dont il visait les jeunes gens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter est arrêté, jugé, et condamné à la prison à vie. Mais du fond de la prison où il survit miraculeusement à une rixe qui le laisse paralysé, et du fond de son château où elle entame une vie de recluse, Peter et Mary réalisent qu'ils peuvent continuer à communiquer et à se retrouver par leurs rêves communs, lesquels peuplent ainsi de plus en plus leur quotidien par un lien dans lequel ils se plongent jusqu'à en faire leur unique raison de vivre, jusqu'à la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film est nettement tranché en trois parties séparées par des espaces de plusieurs années résumées en quelques panneaux écrits à l'écran. Chacune des parties est émaillée de rappels en allusions plus ou moins discrètes aux périodes antérieures, par la reprise de quelque dialogue, le retour fugace de quelque personnage secondaire, ou celui de lieux symptomatiques. Ainsi tout un jeu se déroule autour d'un mot d'enfant maugréant « pour toujours », et évoluant tout au long du film en des situations diverses. Ainsi également de la répétition d'un anodin tic verbal d'un personnage de la première partie qui sert de rappel récurrent de l'attention et du souvenir dans la suite de l'histoire. Mais le plus spectaculaire est le basculement, après la mort du Duc, d'un univers de réalité à un univers de rêve ; et particulièrement la façon dont sont traitées ces séquences oniriques, filmées d'une manière à peine différentes et séparées par une transition à peine marquée avec les séquences de réalité, tout cela sans que jamais le doute ne s'installe sur leur nature. L'image est à peine différente sans être pourtant la même. Quelques lueurs nimbées de lumière rasante dans un rare brouillard sont là pour orienter l'attention. Mais encore plus l'évolution travaillée de la lumière : la photographie claire, lumineuse, classique des séquences d'enfance, se transforme progressivement à mesure que le film avance en un jeu d'ombres et de contrastes confinant dans les scènes de prison en une photographie de contrastes purs à la Cocteau ou à la Bunuel. Le retour d'une photographie de pleine lumière, quasiment d'une exposition de film d'aventure et de grands espaces, ne se retrouve plus alors que dans les scènes de rêve les plus heureuses, liant ainsi de manière plus que transparente rêve et enfance heureuse, heureuse jusqu'à la chute brutale de la fin de l'enfance. Le procédé est d'ailleurs annoncé dès la visite de Peter à Paris, retour sur les lieux de l'enfance dans une lumière chaude quasi méridionale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le passage au rêve est également marqué par une rupture de cohérence dans les repères d'espace et de temps. Les incohérences, les anachronismes, se multiplient en tout sauf en ce qui concerne les deux rêveurs. Procédé simple et finalement attendu, mais qui s'annonce subrepticement dès la mort du Duc, alors qu'on est en pleine réalité : Mary et Peter, penchés sur le corps sans vie de la victime, sont surpris par les coups, qu'on suppose être l'arrivée des domestiques alertés par la détonation, coups sur une porte qu'on vient de quitter grande ouverte dans le plan précédent ; surpris, ils lèvent le regard dans la direction qu'on imagine être celle du bruit, mais justement à 90 degrés de la direction de la porte. Comment dans un tel souci du détail, une telle erreur, double en l'occurrence, pourrait-elle être autre chose que volontaire et symbolique du tourbillon d'onirisme à venir ? Un exemple de ce luxe de détails qui valide l'impossibilité d'une erreur de ce calibre : le dernier plan filme à distance et presque en ombre chinoise la main tendue vers le ciel de Peter qui s'éteint, dont on distingue à peine qu'il porte au doigt la bague qui sert d'allégorie à la communication onirique qu'il a entretenue avec Mary ; la caméra n'est en rien centrée sur la bague et ce n'est qu'au second visionnage qu'on l'aperçoit, mais une fois qu'elle est repérée, on n'imagine plus que ce plan pouvait avoir un autre but que de la montrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film fourmille d'ailleurs de détails de cet ordre, de rappels ou d'allusions quasiment subliminaux, dignes des fresques symboliques à la Tennessee Williams de « Soudain l'été dernier » quoique sur un mode moins psychanalytique. Il est ici question d'émotion, de poésie, loin de toute tentation analytique. Hathaway est un lettré, un conteur, qui regarde une oeuvre pour ce qu'elle peut transmettre, pas un torturé qui se sert de l'oeuvre qu'il crée pour s'y regarder et se comprendre lui-même. Et ce qu'il a à dire parle d'un amour fou, du même Amour Fou qui fera écrire André Breton qui verra, et les surréalistes avec lui, « Peter Ibbetson » comme une oeuvre exemplaire de leur sensibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comprend de plus l'intérêt d'Hathaway, dont on sait la prédilection pour les problématiques bibliques, pour cette histoire. L'ensemble peut en effet être regardé comme une allégorie de la chute, au sens religieux, de l'éviction d'Adam et Eve du Jardin d'Eden, et des affres de leur passage terrestre avant d'en retrouver l'entrée. La chute, sortie brutale de l'enfance insouciante par la disparition de la mère de Gogo, est accompagnée, davantage que par l'intervention d'un médecin, par celle d'une religieuse en prière, par l'appel à un prêtre, par une voisine agenouillée, tandis que Gogo qui était le centre de tous les regards devient subitement presque transparent au regard des autres, sauf à celui de Mimsey dont il est lui-même le seul univers. Et c'est toute leur vie qui consistera dès lors en la reconstruction de ce monde blessé en une entité unique, cristalline, brillante comme le diamant de cette bague dont Peter avoue qu'elle contient tout leur univers. Toute la vie vue comme un voyage chaotique d'un paradis à un autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il serait trop long de poursuivre l'analyse détaillée de tous les recoins de ce film étonnant que les suppléments du DVD de chez Wild Side Video se chargent de largement introduire et commenter. Qu'il s'agisse des choix de distribution, de la mise en perspective dans la carrière du réalisateur ou dans l'histoire des studios, de la qualité du découpage, ... des angles multiples sont empruntés et éclairent abondamment. Juste néanmoins de quoi mettre en appétit. Le décryptage des choix de cadrage, d'une sobriété mais en même temps d'une densité étonnante, reste par exemple dans un silence qui laisse sur sa faim. Un sujet de thèse pour un étudiant en cinéma ? Pourquoi pas ! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;(Egalement publié sur &lt;a href="http://cinemaniac.viabloga.com/news/peter-ibbetson-l-amour-fou-surrealiste"&gt;Cinemaniac.fr&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span class="fullpost"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-3858007821272482396?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/12/peter-ibbetson.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThfbeCALwI/AAAAAAAAAVU/fS13PaAkpaM/s72-c/Aff+Fr+Ibbetson.bmp' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-132832266652260233</guid><pubDate>Thu, 20 Nov 2008 20:19:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-12-05T00:24:49.429+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>1939</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>sentimental</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>comédie</category><title>Au revoir Mr Chips (Goodbye, Mr Chips)</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Du bon usage de l'incrédible&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non pas lassé mais repu pour un temps des espionnageries en tous genres, Tonton Sylvain ne put clore ce soir là sa journée sans une respiration profonde. Les couleurs criardes, les montages hystériques, les caméras épileptiques, n’étaient pas faits pour le genre de calme auquel il aspirait si souvent. Les humeurs plus juvéniles pouvaient bien savoir passer de cette trépidante excitation au sommeil le plus salvateur, Tonton, lui, n’était plus de ce bois là. Il lui fallait des atterrissages plus en douceur, des décompressions plus subtiles. Des choses sucrées aux odeurs de tilleul et de menthe poivrée. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkU50VcRI/AAAAAAAAAVk/ibfxhEgYX1Q/s1600-h/Aff+US+Chips1.bmp"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276077273745027346" style="WIDTH: 134px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkU50VcRI/AAAAAAAAAVk/ibfxhEgYX1Q/s200/Aff+US+Chips1.bmp" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkU0Lm3rI/AAAAAAAAAVs/H-M80sGzxzw/s1600-h/Aff+US+Chips2.bmp"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276077272232025778" style="WIDTH: 104px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkU0Lm3rI/AAAAAAAAAVs/H-M80sGzxzw/s200/Aff+US+Chips2.bmp" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkVRiuiII/AAAAAAAAAV0/mN5t_SZRrQA/s1600-h/Aff+US+Chips3.bmp"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276077280113625218" style="WIDTH: 133px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkVRiuiII/AAAAAAAAAV0/mN5t_SZRrQA/s200/Aff+US+Chips3.bmp" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiches USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Encore sous le coup d’une trouble agitation intérieure, il errait, de son fauteuil à la cuisine, en quête d’un lait chaud, avant de se raviser dans une économie de gestes. Il rodait, du salon à la bibliothèque, la pipe aux lèvres et la moustache en bataille. Mais rien ne semblait vouloir apaiser cette irritante perturbation. Vesper revenait sans cesse hanter ses pensées au milieu de mille détonations rebelles. Son cou dépassait à peine de son pull angora mais le froid persistait à s’insinuer par quelque invisible interstice. Il tentait avec lassitude de détourner encore une fois son attention de ces misères automnales en posant son regard distrait sur l’étagère à sa hauteur de la bibliothèque, quand une cassette poussiéreuse attira sa curiosité. L’étiquette à demi effacée indiquait à l’encre bleue en cursives largement déliées « Au revoir Mr Chips ! ». Une seconde ligne, en plus petits caractères, continuait : « Goodbye, Mr Chips, Sam Wood, 1939) ».&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;" Pourquoi pas ? », se dit-il après quelques secondes d’hésitation. « C’est peut-être bien cela la solution. Peut-être qu’un petit bain de mémoire en noir et blanc aurait un effet lénifiant salvateur ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il tendit la main dans la direction que lui indiquait son regard et se saisit prudemment de l’objet. Un passage rapide de son mouchoir à carreaux sur les deux faces de l’objet le débarrassa de l’essentiel du dépôt que le temps avait accumulé et le mit en état d’être aussitôt ingurgité dans le vieux lecteur Panasonic qui se mit à vrombir en rembobinant la bande depuis longtemps oubliée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkV-gyKfI/AAAAAAAAAWE/217brfKo4ZE/s1600-h/Aff+Bel+Chips.bmp"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276077292185070066" style="WIDTH: 141px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkV-gyKfI/AAAAAAAAAWE/217brfKo4ZE/s200/Aff+Bel+Chips.bmp" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Belgique (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tonton rajusta ses lunettes, son col angora, et sa veste d’intérieur en mohair, avant de se laisser lourdement glisser dans la chaleur douillette de son fauteuil club, face à l’écran qui commençait à émettre un scintillement caractéristique. Une pression nonchalante sur une touche de la télécommande lança la première image en même temps que Tonton posait, l’un par-dessus l’autre, ses deux pieds croisés sur le tabouret molletonné qu’il affectionnait depuis des années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le générique défila tranquillement au son d’une douce musique discrètement joyeuse, sur un fond nostalgique de la MGM figurant dans un style de bas-relief un lion de profil couché en une majestueuse posture de sphinx. Puis l’histoire s’ouvrit, par le discours inaugural du recteur d’une traditionnelle école anglaise, les professeurs en toge faisant face sur une estrade à l’ensemble des élèves attentifs, dans leur uniforme, assis sur les bancs du chœur de la chapelle de l’école. En quelques mots plaisants, le recteur signalait la place vide à sa gauche, laissée vacante pour la première fois en 38 ans par le vieux professeur Chipping (Robert Donat) consigné dans ses quartiers sur ordre du médecin de l’école inquiet des conséquences d’un rhume chez un personnage de 83 ans. Pendant que la cérémonie se poursuivait, le vieux professeur, ayant finalement décidé de négliger l’avis médical, se hâtait dans les rues froides quand il y rencontra un jeune élève égaré également en retard. Arrivant tous deux devant la chapelle, la porte close les contint sur son perron, leur permettant de faire connaissance, le jeune enfant légèrement impressionné, et le vieillard en toge à l’œil malicieux. Lorsque les portes s’ouvrirent enfin pour laisser sortir un vol d’élèves turbulents saluant le vieil homme, celui-ci put enfin entrer saluer ses collègues, pour finalement regagner son nid avant le départ de sa gouvernante. Il s’installait à peine dans un confortable fauteuil entre l’âtre crépitant et la table garnie d’un traditionnel gâteau que le sommeil s’invita sur ses paupières, le replongeant dans le souvenir ému de sa vie consacrée à cette école. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkk70qGGI/AAAAAAAAAWM/sleJYRziNpE/s1600-h/Aff+GB+Chips.bmp"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276077549161158754" style="WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 157px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkk70qGGI/AAAAAAAAAWM/sleJYRziNpE/s200/Aff+GB+Chips.bmp" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Grande Bretagne (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le plan suivant entama un long retour sur cette vie dévouée, depuis l’arrivée dans ces murs de Mr Chipping pour son premier poste d’enseignement. Ses premières hésitations, ses premières bourdes, ses maladresses de débutant entre son cours de lettres et les appétits sportifs de ses élèves et de l’école, sa touchante bonne volonté, son isolement timide parmi un corps enseignant déluré, … Sa déception après des années de loyaux services de voir lui échapper le poste de recteur auquel il aspirait, et l’abnégation par laquelle il s’était consolé en se trouvant conforté et reconnu dans sa vocation d’enseignement plutôt que d’administration. Mais cet épisode avait été l’occasion de nouer une amitié avec Staefel (Paul Henreid), le professeur d’allemand qui était venu à son secours et l’avait invité à partager ses vacances consacrées à une traversée du Tyrol à pied. C’est justement durant ce périple que leur chemin croisa celui de deux anglaises parcourant le même trajet à bicyclette, et qu’il tomba amoureux de l’une d’elles, Katherine Ellis (Greer Garson), jusqu’à l’épouser peu après leur retour. Dès la rentrée des classes, il la présenta à ses collègues à la surprise générale, surprise d’autant plus marquée que sa beauté sage n’était pas attendue de l’unique conquête de ce bonnet de nuit gentillet de Chipping. C’est d’ailleurs à elle qu’il dut son surnom de Chips, sobriquet intime qu’elle lui donnait même en public et qui fut vite adopté par toute l’école, élèves et professeurs. Leurs caractères, leur gentillesse naturelle, s’accordaient tant en se complétant qu’elle trouva immédiatement sa place auprès de tous, poussant un Chips finalement heureux de se laisser faire sur la voie d’une convivialité de bon aloi qu’il ne se connaissait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi s’écoula la vie de Mr Chips parmi les vicissitudes de la vie, la mort de Katherine en couches, la guerre, mais toujours rattrapé et soutenu par la présence de cette école, de ce rôle le professeur attentionné porté au plus haut de sa valeur humaine. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkVXnVdNI/AAAAAAAAAV8/elvsKw_K25o/s1600-h/Aff+Esp+Chips.bmp"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276077281743566034" style="WIDTH: 138px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkVXnVdNI/AAAAAAAAAV8/elvsKw_K25o/s200/Aff+Esp+Chips.bmp" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Espagne (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Lorsque la bande toucha à sa fin, Tonton Sylvain réalisa la présence en lui de cette calme sensation à laquelle il avait aspiré, qui s’était subrepticement insinuée sans qu’il y eût prêté attention jusque là. Plus de trâce de cette agitation tenace qui l’avait tenaillé quelques heures plus tôt. Au contraire, une simple sérénité, une douceur entre le miel et la mélisse. Sans ostentation, sans éclat, sans drame, le baume avait opéré et il se sentait simplement reposé, l’âme à la fois émue et souriante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre ans avant « Goodbye, Mr Chips », Robert Donat s’était illustré à la fois par une comédie, « The ghost goes west », et en tant que personnage principal d’Hitchcock dans « Les 39 marches ». Joli exemple d’éclectisme. Et il fallait bien reconnaître que, dans ce rôle s’étendant sur toute une vie, il avait bien mérité l’Oscar qui lui avait été décerné pour cette composition. Tout en finesse, en délicatesse, il avait brossé le portrait d’une sorte de Pierrot vaguement lunaire forçant la sympathie. Bien sûr, on était loin d’une crédibilité quelconque, mais qu’il était doux d’imaginer un maître de cette espèce, presque encore un enfant parmi les enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, Greer Garson y avait gagné un statut d’emblée maternel plus que de compagne. Elle était devenue non pas l’épouse attentive mais l’ancrage terrestre d’un nuage aérien. Elle avait dans le regard ce petit rien qui change tout, ce petit éclat qu’ont les filles qui en savent bien plus qu’elles ne le laissent paraître, qui savent qu’un homme n’est ni un simple enfant à qui il faut faire la leçon ni vraiment un adulte à regarder d’égal à égal, en un mot qu’un homme n’est pas une femme. Non, elles savent qu’un homme se complait dans un rêve d’idéal qu’il ne saurait lui-même nommer, et qu’il faut savoir s’accommoder de ce petit travers dès lors que l’on s’attache à lui. Il faut même savoir l’y précéder sans en avoir l’air et le laisser suivre en lui laissant penser qu’il en a fait le choix. En un regard, Greer Garson avait tout dit, et le reste ne venait que le confirmer. Ce regard, cette composition de « femme comme on en rêve », elle allait bientôt avoir à les remettre en pratique dans les deux épisodes de la série des Miniver (« Mrs Miniver » en 1942 et « L’histoire des Miniver » en 1950) comme dans le « Jules César » de Mankiewicz en 1953.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul Henreid, le Victor Laszlo de « Casablanca », n’avait pas le charisme de ses deux collègues mais proposait ici une prestation néanmoins honorable sous les traits de Staefel. Un sympathique faire valoir qui savait les limites de son personnage, qui le cantonnait à un soutien discret mais efficace. Choix de réalisateur ou choix d’acteur ? Mais de fait, Henreid était pour Donat et Garson dans la même attitude que Staefel pour Chips et Katherine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Justement, la réalisation était sans surprise, coulée dans un classicisme qu’elle avait peut-être même contribué à construire. Un flash back lentement amené, clairement annoncé par le grimage en vieil homme de Donat dont on n’imaginait pas un instant qu’il dusse être conservé tout au long du film, survenant lors de l’endormissement du personnage après une patiente mise en place de tous les codes qui allaient émailler le reste de l’histoire. Des plans encore parfois empreints du souvenir du muet, comme cette scène de permanence surveillée par Chipping durant laquelle on s’attachait fortement aux expressions de son visage devant la déception de ses élèves privés de la compétition sportive dont ils entendaient les échos par la fenêtre ouverte. Les expressions de révolte plus ou moins contenue sur les visages de certains élèves étaient filmées dans la même tonalité. Parallèlement, les expressions ultérieures de Katherine tendaient vers un naturel manifestement recherché. Les évocations de l’histoire de l’école étaient amenées par des focalisations de plan sur une plaque ou une statue dans la continuité d’une scène dans laquelle les personnages introduisaient la référence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On aurait pu ainsi découper le film plan par plan et en reconstruire une encyclopédie de ce sur quoi un classicisme hollywoodien pouvait être bâti. Sam Wood représentait d’ailleurs bien cela, avec, la même année, sa contribution à la réalisation de « Autant en emporte le vent », monument parmi les monuments. Avec son ouvrage, certes ultérieur, de « Pour qui sonne le glas ». Avec ses mises en scène codifiées de « Un jour aux courses » et de « Une nuit à l’opéra » pour le compte des Marx Brothers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Tonton Sylvain n’était déjà plus à cet examen. Le sommeil tant attendu avait enfin trouvé le chemin de son repos. La nuit était déjà bien avancée et enfin le calme était revenu et s’était emparé de sa victime consentante qui ne serait reconnaissante qu’au petit matin lorsque le retour de la conscience lui permettrait de saisir le pouvoir captivant et apaisant de ce cinéma de tradition.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-132832266652260233?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/11/au-revoir-mr-chips-goodbye-mr-chips.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkU50VcRI/AAAAAAAAAVk/ibfxhEgYX1Q/s72-c/Aff+US+Chips1.bmp' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-803240898568726884</guid><pubDate>Wed, 12 Nov 2008 22:09:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-01-27T00:51:53.648+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>espionnage</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>aventure</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2008</category><title>Secret défense</title><description>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,0,0)"&gt;L'arroseur arrosé&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Heureusement que Philippe Haïm, le réalisateur de « Secret défense », ne ménage pas sa peine pour expliquer et défendre son film prévu pour sortir le 10 Décembre 2008. C’est vrai qu’une petite séance d’explication publique ne fait jamais de mal, mais là, c’était vraiment un plus de pouvoir relire le film juste après sa projection avec Philippe Haïm en guise de guide, dans une salle privée de chez UGC. Et naturellement, Tonton Sylvain, souvent sur les bons coups, ne s’était pas fait prier pour poser une fesse sur les fauteuils moelleux. Ou plutôt si, il s’était un peu fait prier en voyant qu’il s’agissait d’un film français, cinéma depuis longtemps abonné au grattage de plaie mélancolique sous couvert de hauteur de style ou de pensée profonde ou à la gaudriole. Un vague souvenir que Gérard Lanvin pouvait faire autre chose l’avait finalement emporté, et voilà Tonton embarqué pour l’aventure.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5267911595533861842" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 150px; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SRthr3_1A9I/AAAAAAAAAMU/8ajtWa2dtr0/s200/Aff+Fr+Secret+defense.jpg" border="0" /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,153,0);font-size:78%;" &gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;Affiche France (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Le film s’ouvre sur une prostituée pensive sur un lit pendant que son client se rhabille et fixe un rendez-vous pour la prochaine fois. Mais elle lui annonce qu’elle raccroche les gants en même temps qu’elle ôte sa perruque. Le client n’en croit manifestement pas un mot. Fin de la scène. Episode suivant : Diane (Vahina Giocante) étudiante aux Langues Orientales se fait coller à son examen d’arabe malgré sa tentative de se concilier le prof imperturbable qui lui fait rater une occasion de stage rêvée. Elle sort énervée de l’amphi avant de se faire rattraper par un des autres étudiants (Aurélien Wiik) qui lui fait une drague d’enfer jusqu’à se réveiller au petit matin auprès d’elle. Episode suivant : Alex (Gérard Lanvin), le père du jeune homme, débarque dans la soirée qu’ils organisent avec des amis et embauche la fille quasiment de force en lui révélant qu’il connaît son passé de prostituée. Mais le job de représentant en vins du père n’est qu’une couverture et Diane se retrouve enrôlée comme agent des services secrets français, avec entraînement dans une caserne isolée, sous les ordres du père, chef d’opérations, et d’un groupe d’officiers traitants plus ou moins rigides, dont Leïla (Rachida Brakni) et Amed (Mehdi Nebbou). Après la période d’entraînement, Diane se voit propulsée sur le terrain, sur une opération visant à déjouer une tentative d’attentat islamiste ourdie depuis le moyen orient par un dénommé Al Barad (Simon Abkarian).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement, Pierre (Nicolas Duvauchelle) est un gamin paumé de banlieue, vivant seul chez sa mère (Catherine Hiegel), vivotant de petits trafics, qui finit par se faire jeter en prison où il se fait mettre le grappin dessus par un groupe de co-détenus musulmans dont la tutelle protectrice le conduit vers la conversion à l’islam. En sortant de prison, Pierre tente de rentrer chez sa mère qui ne supporte plus son attitude et finit par le mettre à la porte. Il est alors prêt pour être pris en main par un groupe islamiste qui finit par l’expédier en Afghanistan dans un camp d’entraînement à l’attentat suicide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux histoires se raccrochent quand c’est justement Pierre qui est sur le vol vers Paris qui croise celui par lequel l’organisateur de l’attentat accompagné de Diane arrive de Beyrouth à Paris. Un jeu de passe-passe fait arriver la bombe chimique à la ceinture de Pierre qui s’engouffre dans le métro poursuivi par Diane, tandis que le reste des services secrets se charge d’Al Barad. On frôle la catastrophe juste avant le dénouement à tiroirs dans lequel on apprend que même Diane s’était faite manipuler de longue date, depuis même la première scène du film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour une fois, un film français qui pourrait se comparer à un film d’action américain. C’est assez rare pour qu’on veuille bien le saluer. On n’est pas dans l’intimiste, ni dans la parodie. On a une histoire qui se tient, une action qui de déploie, et qu’on arrive à suivre pour l’essentiel. Ca bouge, ça pétarade, ça complote, avec un début, un milieu, et une fin. Ca a l’air basique dit comme ça, mais ce n’est pourtant pas si fréquent de nos jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si en plus le sujet est documenté, validé par toute une flopée d’experts tant du monde des services secrets que de celui de l’islamisme, dont certains apparaissent même au générique, on se dit qu’il n’y a pas grand chose à redire et que la séance valait le déplacement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est alors qu’arrive le doute et la mauvaise conscience : « Je vais quand même pas me contenter de la brosse à reluire » se dit Tonton Sylvain ; « Y’a bien des trucs qui clochent, non ? Juste histoire d’user aussi un peu mon gant de crin ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et quand on cherche, on finit par trouver …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord côté interprétation. Gérard Lanvin est certes assez irréprochable en baroudeur buriné manipulateur et taiseux. On pense à Ventura ou à Gabin dans le même rôle et on se dit que la relève est bien assurée. Simon Abkarian est du même tonneau, même si je ne parviens pas à m’habituer à sa coiffure gominée, mais c’est une autre histoire. Mehdi Nebbou, en officier traitant érodé par le doute, est également largement convaincant. Catherine Hiegel, malgré un rôle peu développé, est assez hallucinante de désarroi et de colère tout à la fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste du casting, de son côté, ne fait pas dans la dentelle, limité par un surjeu en forme de fausse note. Dans le genre, Rachida Brakni, toute mignonne qu’elle puisse être, en fait des tonnes sur le mode « sans doute et sans peur ». Mais la palme revient sans conteste à Nicolas Duvauchelle, et tant pis si Tonton Sylvain se fait une réputation de vieux croûton imperméable. L’animal sent l’Actor’s Studio à des kilomètres. Quand on aime, c’est Byzance, mais sinon c’est à se taper le front sur le tableau de bord. Qu’est-ce qu’il peut y avoir de crédible dans un personnage illuminé à ce point ? On comprend qu’il arrive rapidement derrière les barreaux. On ne comprend pas comment il en sort vivant ou comment il n’y retourne pas dans la seconde qui suit. Ni comment il parviendrait à survivre simplement quelques minutes dans le monde réel. On revient à des choses plus supportables avec les surprenantes prestations des experts invités au casting, peut-être grâce à leur longue habitude des plateaux télé et à leur connaissance du sujet lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalisation, de son côté, a largement assimilé les codes du genre. Parfois peut-être un peu trop d’ailleurs, et « La mémoire dans la peau » a laissé des séquelles qu’il faudra sans doute longtemps pour effacer : un découpage syncopé, une caméra hystérique, un mixage de plans à la mitrailleuse lourde. L’action est bien là, mais par moments à un point tel qu’elle finit par gommer le but de l’action. On est submergé par un tourbillon frénétique dans lequel on se noie et au milieu duquel on n’a même plus le loisir de se demander où tout cela peut bien aller. Mais à la différence de « La mémoire dans la peau » et de ses congénères, ce genre de péripétie a heureusement une fin qui permet de raccrocher à l’histoire. Il suffit d’attendre que ça passe, pas trop longtemps d’ailleurs, et on retouche la terre ferme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques effets un peu artificiels et qu’on aurait bien vu dans « OSS 117. Le Caire, nid d’espions » viennent se greffer sur tout ça : une mappe-monde qui tourne à toute allure avant de s’arrêter subitement sur fond d’entretien top secret sous les dorures d’un ministère, un glissement de reflet sur une voiture en gros plan dont c’est le seul indice d’un long trajet, … Mais après tout, cela ne s’intègre pas si mal dans le tableau et peut aussi bien être vu comme une respiration ludique dans une trame générale lourde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le sujet est ailleurs. Philippe Haïm avoue quatre ans de travail pour réaliser son film. Quatre ans de rencontres, de réflexion, d’apprentissage d’un milieu plus que fermé. Quatre ans de mise en place de contacts, de création de liens avec des professionnels experts pour aboutir à cette histoire symétrique d'un couple manipulateur / manipulé d'une part chez les espions et d'autre part chez les terroristes. Cela se sent, et c’est tant mieux pour la crédibilité. Mais cela manque aussi de réponse à une question élémentaire : comment accorder foi à des experts dont la raison sociale est dans la manipulation ? Comment regarder ce qu’ils veulent bien montrer quand ils nous disent eux-mêmes à quel point ils ne peuvent naviguer que dans les eaux sombres, le mensonge, le faux-semblant. On en revient au paradoxe rencontré en classe de sixième : un Crétois m’a assuré que tous les Crétois sont des menteurs. Comment décider si j’y crois ou pas ? Quelles pouvaient bien être les motivations de ces experts de la manipulation dans l’ombre en annonçant dévoiler leur arrière-boutique ? N’est-on pas dans la manipulation ? Entouré de tous ces experts, Philippe Haïm n’est-il pas, justement, le support d’une histoire qu’on tente de nous faire croire ? Et de quelle histoire pourrait-il bien s’agir ? Allez savoir … Les tiroirs à fonds multiples devenant la règle dans un monde de conspiration, il est permis de douter, de se résoudre à ne rien prendre au pied de la lettre, y compris la parole des « experts ». Même si on ne sait pas bien à quoi cela servirait, et où serait la chausse trappe, la seule leçon évidente est que rien n’est comme il semble être. Et débrouillez vous avec ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;En attendant, amusons nous, laissons le vertige d’une histoire d’escrocs de haut vol nous distraire un instant. Et ce n’est déjà pas si mal.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Voir aussi l'article de &lt;a href="http://cinemaniac.viabloga.com/news/secret-defense-doubles-agents"&gt;Cinemaniac.fr&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt; &lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-803240898568726884?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/11/secret-dfense.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SRthr3_1A9I/AAAAAAAAAMU/8ajtWa2dtr0/s72-c/Aff+Fr+Secret+defense.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-1536623434095789271</guid><pubDate>Wed, 12 Nov 2008 00:35:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-11-16T12:23:21.892+01:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>espionnage</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>aventure</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>2008</category><title>Quantum of solace</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Espérons encore dans le Beaujolais&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;James Bond est de retour. C’est l’automne et revient le temps des feuilles mortes, des marrons chauds, des cache-nez, des bottines en cuir, du cassoulet, des prix littéraires, et du nouveau James Bond. Crise financière ou pas, le monde ne s’arrêtera pas de tourner. D’autant qu’il ne sait rien faire d’autre, le monde, que de tourner. Et James Bond n’arrêtera pas de faire exploser les méchants. D’autant qu’il ne sait rien faire d’autre, James Bond, que de faire exploser les méchants. Autrefois les méchants s’appelaient Curt Jurgens, Christopher Walken, Yaphet Kotto, Michael Lonsdale, Christopher Lee, Max Von Sydow … Maintenant ils s’appellent Mathieu Amalric, mais ça ne change rien. Autrefois ils oeuvraient à la tête d’une organisation du nom de Spectre. Maintenant ils dirigent une organisation du nom de Quantum, mais ça ne change rien. Ils étaient là pour se faire exploser par James Bond. Maintenant ils sont là pour se faire exploser par James Bond. Rien de nouveau sous le soleil, ni sous le vent d’automne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5267566468307686722" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 150px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SRony049FUI/AAAAAAAAAL0/5AlSa9b-AFw/s200/Aff+Fr+Bond.jpg" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Une petite nouveauté avait bien tenté une tête avec l’arrivée du premier James Bond à l’allure d’agent russe, plus slave que nature, sous la couverture d’un dénommé Daniel Craig. Mais bon, la surprise est passée, si ce n’est l’aura animale de l’individu qui n’en manque certes pas aux dires de mes voisines ahanantes d’exaltation. Un an après « Casino Royale » qui avait vu le petit nouveau se faire occire la fiancée, le MI6 se retrouve à devoir maîtriser les appétit vengeurs du Commandeur, pour une suite annoncée comme prenant immédiatement le relais de l’épisode précédent. Ce dernier étant revenu sur la première des aventures du mythique espion, c’est donc pour la suite du début que l’automne de cette année bat le rappel des spectateurs avides d’habitude et de respect de la tradition. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5267566477929299570" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 136px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SRonzYu7PnI/AAAAAAAAAL8/6_TK9UjzrH0/s200/Aff+Rus+Bond.jpg" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Russie (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;p align="justify"&gt;Tout commence par une poursuite en voiture dans un tunnel routier, sur la corniche italienne. Aston Martin contre Alfa Romeo. On ne pouvait plus clair ! Les plans se succèdent à un rythme épileptique jusqu’à, naturellement, ce que le beau Bond (Daniel Craig) se débarrasse de ses poursuivants et atteigne la vieille ville de Sienne où il engouffre son auto délabrée par une porte cochère anonyme et automatique dans un souterrain inattendu au bout duquel il peut livrer le colis qu’il a dans le coffre à quelques coéquipiers menés par l’illustre M (Judi Dench), la cheftaine en chef des baroudeurs de Sa Très Gracieuse. Le colis est sommairement réanimé, ligoté sur quelque tabouret, puis interrogé de dos par M et Bond.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_tuTb3fLI/AAAAAAAAAR0/cRS-8HOG1GM/s1600-h/Aff+US+Solace2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269191468793691314" style="WIDTH: 134px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_tuTb3fLI/AAAAAAAAAR0/cRS-8HOG1GM/s200/Aff+US+Solace2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_tuWaI79I/AAAAAAAAARs/Di0RrAKTE-k/s1600-h/Aff+US+Solace.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269191469591752658" style="WIDTH: 139px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_tuWaI79I/AAAAAAAAARs/Di0RrAKTE-k/s200/Aff+US+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiches USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;On a d’ailleurs droit à l’occasion à la seconde surprise de l’épisode. Il était ainsi de tradition que la scène cascadeuse introductive n’ait que peu de rapport avec le reste de l’action. Foin de tradition ici, et tant pis pour les nostalgiques : il y aura un rapport, et puis c’est tout. C’est le début de l’histoire, qu’on le veuille ou pas. C’est comme ça. Et puisqu’on y est, on réalise à ce propos qu’on avait à peine remarqué la première surprise qu’avait été le générique, toujours aussi psychédéliquement 70 qu’à l’accoutumée, mais sans plus de référence à la grande tradition des génériques de James Bond que la fugace apparition d’un discret disque blanc modèle réduit qui traverse une partie de l’écran. Pour une version plus classique de la chose, il faudra attendre le début du générique de fin, qui retrouvera tous les codes usuels du générique de début du James Bond classique avant de s’effacer sur l’ordinaire litanie des participants à la fabrication du film. Renversant bouleversement que de retrouver le début à la fin ! Y aurait-il un message là dessous ?&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_tuN9m9UI/AAAAAAAAARk/HYE6KhXvlbk/s1600-h/Aff+Arm+Solace.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269191467324601666" style="WIDTH: 137px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_tuN9m9UI/AAAAAAAAARk/HYE6KhXvlbk/s200/Aff+Arm+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Arménie (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Quoi qu’il en soit, l’interrogatoire de Mr White (Jesper Christensen), puisque c’était lui qui occupait le coffre de l’Aston Martin, tourne à la confusion avec la révélation de l’existence d’un traitre au sein du MI6, vite occis par le beau James après une nouvelle série de cascades poursuiteuses dans le vieux Sienne. A la suite de quoi, M, toute marie de l’attentat auquel elle a échappé de justesse, envoie Bond sur la seule piste que ses services lui indiquent, quelque part en Haïti.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_vak-CXAI/AAAAAAAAASM/QmeFwomc2ew/s1600-h/Aff+Chi+Solace.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269193328926284802" style="WIDTH: 143px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_vak-CXAI/AAAAAAAAASM/QmeFwomc2ew/s200/Aff+Chi+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"   style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Chine (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_va9pDEhI/AAAAAAAAASU/4pHC_7iIA7A/s1600-h/Aff+HK+Solace.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269193335549137426" style="WIDTH: 132px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_va9pDEhI/AAAAAAAAASU/4pHC_7iIA7A/s200/Aff+HK+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_vbPEuu2I/AAAAAAAAASc/_7mkuZojrXo/s1600-h/Aff+Tai+Solace.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269193340228647778" style="WIDTH: 140px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_vbPEuu2I/AAAAAAAAASc/_7mkuZojrXo/s200/Aff+Tai+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Honk Kong &lt;span style="color:#000000;"&gt;_________&lt;/span&gt;Affiche Taïwan&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;(movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Ci-tôt dit, ci-tôt fait, Bond est sur place, débusque la cible, Mr Slate (Neil Jackson), l’occit dans un excès de précipitation avant de tomber sur la cible que la cible devait elle-même occire, Camille (Olga Kurylenko), une belle brune à la carrière de James Bond Girl toute tracée. M, qui suit les aventures de son poulain depuis les brumes londoniennes, commence un peu à en avoir ras le casque de voir Bond refroidir les pistes à mesure qu’il les approche, et elle commence à le faire savoir. Mais James s’en fiche. C’est lui le héros après tout. Et puis si son attitude lui est reprochée, elle lui est en même temps pardonnée du fait de la colère qui l’habite depuis que Vesper, sa Dulcinée de « Casino Royale », avait été trucidée et qu’il en est resté d’une infinie tristesse bondienne, autant dire dans une froide recherche de vengeance.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8j4m0OOI/AAAAAAAAASk/6jE6QRE-r0E/s1600-h/Aff+Cor+Solace.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269207782467582178" style="WIDTH: 140px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8j4m0OOI/AAAAAAAAASk/6jE6QRE-r0E/s200/Aff+Cor+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Corée (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Mais revenons en Haïti. Quelques cascades plus tard, juste histoire de ne pas perdre la main, James espionne Camille, qui lui a échappé, alors qu’elle rencontre sur les docks Monsieur Greene (Mathieu Amalric), son amant qui avait décidé de la faire occire par la cible occise par Bond, et alors qu’il la livre à un odieux putschiste bolivien, le Général Medrano (Joaquin Cosio), avec qui il est en affaire. L’odieux avait déjà quelques années plus tôt occis toute la famille de la belle qui rêve manifestement de se venger. Se méprenant et croyant la belle en danger, James se lance dans une série de cascades poursuiteuses nautiques et libère Camille très pas contente qu’il lui ait fait rater son approche de sa cible à elle. Greene en profite pour prendre un avion privé en compagnie de deux agents de la CIA, Felix Leiter (Jeffrey Wright) et son chef, Gregg Beam (David Harbour) qui roule pour lui-même, en direction de l’Autriche. James les suit dans un autre avion et tout le monde se retrouve à une représentation de La Tosca où Greene anime une réunion secrète de Quantum, les participants, oreillette à l’oreille, murmurant leur débat dispersés au milieu de la foule des spectateurs. James met son grain de sel, repère quelques participants, et se lance dans quelques acrobaties. Il laisse sur le carreau un agent des services spéciaux infiltré, ce qui fâche M tout rouge, au point de lui faire couper les vivres à Bond.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8kDheyeI/AAAAAAAAASs/85SLjofCMNA/s1600-h/Aff+Jap+Solace.jpg"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269207785397996002" style="WIDTH: 142px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8kDheyeI/AAAAAAAAASs/85SLjofCMNA/s200/Aff+Jap+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;Affiche Japon (movieposterdb.com)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;James se rabat sur un petit voyage en Italie pour recruter l’aide de Mathis (Giancarlo Giannini) qui le suit alors en Bolivie où il ne tarde pas lui-même à se faire trucider, de même que Mademoiselle Fields (Strawberry Fields d’après le générique de fin) (Gemma Arterton), la représentante de l’ambassade britannique venue à l’aéroport sommer Bond de rentrer au bercail avant de succomber à son charme. Quoi qu’il en soit, nouvelle rencontre de Bond et de Greene, et retrouvailles avec Camille déjà sur place qu’il sauve une nouvelle fois des griffes du chef de Quantum.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8kfLV3dI/AAAAAAAAAS0/IagqNMdUzwQ/s1600-h/Aff+Viet+Solace.jpg"&gt;&lt;span style="color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269207792821329362" style="WIDTH: 134px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8kfLV3dI/AAAAAAAAAS0/IagqNMdUzwQ/s200/Aff+Viet+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Vietnam (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quelques cascades aéroportées plus loin, et on comprend enfin au passage le but de Quantum de s’approprier les ressources en eau pour assoiffer les populations et en tirer profit, tout le monde se retrouve au milieu du désert pour la signature de l’accord définitif entre l’odieux général Medrano et Greene, avec grain de sable importé par Bond et Camille, bagarre générale, et explosions à tous les étages.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8k-am8aI/AAAAAAAAAS8/-Y9fkgQL4xI/s1600-h/Aff+Isr+Solace.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269207801206862242" style="WIDTH: 138px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8k-am8aI/AAAAAAAAAS8/-Y9fkgQL4xI/s200/Aff+Isr+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Israël (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une petite scène finale pour raccrocher les wagons avec l’histoire du deuil de Vesper qu’il faut bien clore par une vengeance en bonne et due forme pour qu’on arrive enfin à la fin de ce début de l’épopée du beau Bond, qu’on avait d’ailleurs rarement vu autant couvert d’ecchymoses et de cicatrices dans ses aventures ultérieures antérieurement mises à l’écran (… Ca va ? Ca suit, dans le fond ?), et voilà l’travail !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8lFZnXtI/AAAAAAAAATE/B_zHQ9tbUUk/s1600-h/Aff+All+Solace.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269207803081744082" style="WIDTH: 140px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8lFZnXtI/AAAAAAAAATE/B_zHQ9tbUUk/s200/Aff+All+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Allemagne (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si l'on en croit le dossier de presse, et Vox Populi, les scènes d'action ont pris une telle place dans cette nouvelle mouture de James Bond que cela tournerait à l'exercice d'école. Autant dire que l'histoire aurait peu d'importance et se limiterait à l'argument d'un lien entre les cascades. Un peu comme la télévision avait pu être décrite il y a quelques années par Patrice Lelay, ex-PDG de Béton TV, comme un moyen de maintenir le téléspectateur captif d'une page de publicité à la suivante. Ce serait néanmoins ne pas faire honneur à la qualité du scénario concocté par Paul Haggis, Robert Wade, et Neal Purvis pour le compte du réalisateur Mark Foster, épaulé du réalisateur en second, Dan Bradley.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Mark Foster n'avait jamais tourné une scène d'action plus échevelée que dans « Les cerf-volants de Kaboul », Dan Bradley est un spécialiste du genre, avec une longue carrière de cascadeur et de réalisateur en second sur des productions du genre de la série de Jason Bourne. Drôle d'association, sauf si on se dit que Haggis, compromis dans la réalisation de « Dans la vallée d'Elah », n'est pas Lelay, et qu'il semblait bien y avoir déjà, dès le choix de l'équipe, une volonté de faire de ce Bond là une mixture jouant sur tous les tableaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, et comme l'annonçait immédiatement le générique, on se lance ici dans une casse en règle des codes du James Bond, et ce dans la droite ligne de ce qu'avait entamé « Casino Royale ». James Bond était un aristocrate de l'espionnage, pas avare de ses poings, mais jamais décoiffé et toujours tiré à quatre épingles. Un genre de version originale de l'OSS 117 de Jean Dujardin. Il devient ici un bagarreur émérite qui encaisse les coups même s'il finit par l'emporter avec son lot de balafres. Il était macho et collectionneur sans état d'âme. Il devient mû par la passion du deuil et par la vengeance. Il était cynique, drôle, pince sans rire et flegmatique. Il devient touchant, touché, à l'humour rare, impliqué, parfois emporté. Il était dévoué au service de Sa Très Gracieuse, rappliquant au moindre appel de M et dragueur de Moneypenny devant l'Eternel. Il devient franc-tireur, rebelle, sans la moindre idée de qui peut bien être Moneypenny au point qu'elle ne figure même plus au scénario. Il était bardé de gadgets et de technologie loufoque. Il n'a plus d'outil plus sophistiqué qu'un téléphone portable dernier cri. Il affrontait des fous géniaux qui n'avait comme plus simple motivation que le désir d'être Maître du Monde. Il se collète maintenant avec des affairistes retors et sans scrupules. Bref, il était une caricature de bande dessinée, il devient un héros de polar humain évoluant dans un monde complexe, à la recherche, plus que de vengeance, d'un minimum de consolation, littéralement d'un « Quantum of solace ». Les plus taquins ont pu dire d'un « lot de consolation, » mais l'ironie était facile !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est-y pas un projet ambitieux, ça, de tirer James de la bande dessinée pour le tirer vers le monde des humains ? On peut se demander si ça valait le coup, si ce n'était justement pas une bonne chose d'avoir conservé un personnage aussi bien formaté depuis tant d'années, si ce n'était justement pas le lot de consolation du spectateur après s'être avalé toute une année de productions bourniennes de pouvoir respirer avec ce gugusse du MI6, son cheptel de potiches miss-monde-like et sa panoplie d'Inspecteur Gadget. Mais après tout, si on accepte l'objectif, on peut reconnaître la difficulté de la tâche, et pourquoi pas la maîtrise de l'ouvrage. Un peu comme on pouvait remarquer la hauteur du défi d'intégrer des scènes porno réelles dans un film classique au motif que cela fait autant partie de la vie que les états d'âme les plus nobles. Le tout était de s'y prendre correctement. Que cela soit une réussite ou pas est un autre débat. Et rien ne dit que toute tentative doive être toujours couronnée de succès. Bref, reconnaissons la tentative, ajoutons qu'on n'y voit pas d'intérêt, et on aura dit l'essentiel sans qu'il soit davantage utile de commenter la réalisation totalement au service de l'objectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au service de cet objectif également, Mathieu Amalric fait de son mieux en méchant d'occasion. Il a le regard torve et la morgue vindicative. Peut-être un peu trop, du reste, pour être parfaitement cohérent avec le peu qui reste du James Bond de pacotilles et de paillettes. Olga Kurylenko est pour l'essentiel assez convaincante si ce n'est quelques regards qui dépassent un peu le crédible (l'expression de surprise impatiente et soulagée à l'approche de Medrano est un grand moment involontaire de rigolade). Daniel Craig et Judi Dench assurent leurs jobs en bons pros qui savent suivre un cahier des charges. Joaquin Cosio fait un Général Medrano sans ambigüité sur ses mauvaises intentions, et complètement inconscient de ce que le nom de son personnage peut évoquer de théâtral pour le public français. Comment le saurait-il, d'ailleurs ? Peut-être seul Amalric était-il conscient de la chose et on peut admirer sa performance de n'avoir pas éclaté de rire à chaque prise, d'autant qu'il devait avoir été mis d'humeur potache par le nom de son personnage à lui, Dominic Greene, un des premiers terroristes Vert (green en grand-breton) du grand écran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste pour le fun, signalons la participation de Oona Chaplin, petite fille de Charlie et homonyme de l'épouse du grand homme, en serveuse d'hôtel malmenée par Medrano, et celle de Guillermo del Toro pour une voix additionnelle qu'on peut s'amuser à découvrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si en sortant de la projection, on se retrouve vite plongé dans un vent automnal qui pousse irrémédiablement vers une platée de cassoulet, on y va en se disant que le James Bond de cette année est d'une bien curieuse cuvée. Pourvu que le Beaujolais ne se mette pas à avoir un goût de Chardonay, qu'il nous reste au moins ce dernier carré de tradition !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-1536623434095789271?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/11/quantum-of-solace.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SRony049FUI/AAAAAAAAAL0/5AlSa9b-AFw/s72-c/Aff+Fr+Bond.jpg' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-4121553844570566329</guid><pubDate>Fri, 24 Oct 2008 01:16:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-10-24T03:36:34.641+02:00</atom:updated><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>1939</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>historique</category><category domain='http://www.blogger.com/atom/ns#'>western</category><title>Vers sa destinée (Young Mr Lincoln)</title><description>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Peut-être jusqu’au sommet de cette colline …&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La même année où David O. Selznick produisait le « Gone with the wind » (Autant en emporte le vent) de Victor Fleming dans un déluge de couleurs et de grand spectacle, Darryl F. Zanuck se lançait dans le « Young Mr Lincoln » (Vers sa destinée) de John Ford dans une sobriété de noir et blanc quasi monacale. 1939. Cette année-là, John Ford réalisait également « Stagecoach » (La Chevauchée fantastique). En quelques années, sortant à peine du muet, découvrant sa place dans le monde, questionnant son passé, son présent, et pensant déjà son avenir, en pleine tourmente des troubles agitant la planète entière, le cinéma américain aura mis sur le devant de la scène une spectaculaire cohorte d’individualités et traité une diversité de thèmes insensée. A-t-on encore idée du saut parcouru après l’avènement de parlant, seulement 12 ans auparavant ? A titre de comparaison, 1994 n’est pas si loin d’aujourd’hui, mais même dans notre époque de révolution permanente, peut-on imaginer une telle différence entre le cinéma de 1994 et celui d’aujourd’hui ? Comment une telle concentration a pu survenir justement à cette époque est un autre débat. Mais que John Ford soit une des figures de cette improbable cavalcade est un fait incontournable.&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260527245135318994" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 149px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQElqHGOD9I/AAAAAAAAAI8/eW-x1RrW1xE/s200/Aff+Fr+Destinee.bmp" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt; &lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (de.cinemotions.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Presque perdues au milieu de cette cataracte de monuments, de cette tornade de questionnement, d’appropriation et de mise en forme des mythes fondateurs de l’âme américaine, de fabrication d’une imagerie et d’un imaginaire renouvelés, de tentatives et d’invention de diverses formes d’écriture, qui pour longtemps allaient devenir par la force des évènements un patrimoine partagé largement au-delà des frontières états-uniennes, se nichent une multitude de productions oubliées, qu’on est surpris, en les visionnant aujourd’hui, de se dire qu’elles ont quelque chose de connu, quelque chose de fondamental qui fonde l’essentiel de notre mémoire. Quelque chose comme “How green was my valley”, “Gentleman’s agreement”, “Pygmalion”, “3 Godfathers”, … Et « Youg Mr Lincoln » est une de ces surprises de la mémoire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260527244429089986" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 138px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQElqEd13MI/AAAAAAAAAJE/UQAKdlREy6c/s200/Aff+US+Destinee.bmp" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (de.cinemotions.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;John Ford nous présente ici une étape de la vie d’Abraham Lincoln, futur président des Etats-Unis. Une étape de sa jeunesse, entre son éveil à une conscience collective et une de ses premières implications dans l’action publique. Que le récit soit plus une évocation, largement romancée, voire concentrant dans cette période décisive des évènements qui lui sont en réalité ultérieurs, ne fait que confirmer l’objectif du réalisateur de mettre en scène le mythe étatsunien plus que son histoire réelle, de participer à la constitution ou au renforcement d’une conscience nationale plus qu’à entreprendre une leçon historique. Il est de ces images qui fondent l’identité dont seule la valeur symbolique importe. Qui se soucie des détails historiques du bris d’un vase à Soissons ? Pourtant, qui ne connaît l’acte d’Hugues Capet comme un geste fondateur de la réalité de la France ? Peu importe que le procès mené par Lincoln dans le film se déroule en réalité non en 1837 mais en 1857, si peu avant son élection à la présidence en 1860. Les valeurs portées par cet épisode sont éternelles dans l’imaginaire national, et cela suffit à en justifier la présence dans notre film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film s’ouvre sur le discours électoral d’un politicien haranguant quelques badauds sur les marches d’une épicerie de campagne à New Salem, Illinois, tenue par un tout jeune Lincoln (Henry Fonda) de 23 ans. En fin de discours, l’homme donne la parole au timide Lincoln dont le ton tranche d’emblée : pas de grande phrase, pas de promesse grandiloquente, juste un homme simple, dans ses paroles, sa tenue, son attitude, qui propose sa bonne volonté sans prétention au vote de ses concitoyens. Acceptant parfois le troc pour faciliter l’accès des colons désargentés à son magasin, Lincoln reçoit un jour en paiement un exemplaire du deuxième tome des Commentaires sur les lois d’Angleterre de William Blackstone. De ce jour, et encouragé par son amie Ann Rutledge (Pauline Moore), il l’étudie jusqu’à la trame et en fait le départ d’un apprentissage autodidacte du droit dont il fera son métier en s’installant comme avocat quelques années plus tard à Springfield, Illinois. C’est dans cette ville que, lors de la fête du 4 Juillet qui donne lieu à de multiples parades et festivités, la famille Clay venue pour l’occasion se fait harceler par l’adjoint du sheriff, Scrub White (Fred Kohler Jr), sous l’œil goguenard de son acolyte, J. Palmer Cass (Ward Bond). Malheureusement, la journée se termine mal, avec une bagarre entre White et les deux fils Clay , Matt et Adam, et avec la mort du policier. Cass, témoin de la scène comme la mère, Abigail Clay (Alice Brady), permet l’arrestation des deux jeunes. Aucun des deux frères ne voulant dénoncer l’autre et leur mère refusant d’accuser l’un de ses fils, Matt (Richard Cromwell) et Adam (Eddie Quillan) sont conjointement accusés du meurtre. Après être héroïquement intervenu face à la foule déchaînée et avoir ainsi évité le lynchage, Lincoln se porte volontaire pour assurer la défense des accusés face au tribunal. La plus grande partie du film décrit le déroulement du procès, avec son lot de rebondissements, de stratégie, de joutes oratoires entre Lincoln et le procureur, John Felder (Donald Meek). En particulier s’y tient l’épisode fameux de la présentation à la cours d’un banal almanach permettant de mettre à mal un témoignage défavorable. C’est également l’occasion de présenter plusieurs des personnages qui côtoieront la vie réelle d’Abraham Lincoln, Mary Todd (Marjorie Weaver), sa future épouse, Stephen A. Douglas (Milburn Stone), un de ses futurs opposants politiques, Ninian Edwards (Charles Tannen), beau-frère de Lincoln, ou encore John T. Stuart (Edwin Maxwell), associé de Lincoln à Springfield.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dépassant les approximations historiques, dont la plus évidente est le déplacement dans le temps du procès de William Duff Armstrong (ici celui des frères Clay) de 1857 à 1837, le film ne se veut manifestement pas une biographie d’Abraham Lincoln. C’est bien plus une évocation de son image laissée dans la conscience nationale américaine. Il n’est pas plus question d’une étude politique des thèses défendues par Lincoln. Davantage d’une présentation des racines et des principes qui l’ont vu atteindre à son statut mythico-historique. Nulle part il n’est question de son action durant la Guerre de Sécession, ni de son intervention concernant l’abolition de l’esclavage. C’est son origine humble, son caractère autodidacte, sa simplicité, sa proximité avec les petites gens, son amour du droit et de la justice, ses talents d’orateur, sa perspicacité, son ancrage dans un pays physique fait de prairies et de rivières, mais aussi son dévouement à une inspiration et à un projet dépassant le commun des mortels, qui sont mis en avant et soulignés. Et cet effet est rendu par tous les moyens disponibles : par l’effet de contraste qu’offre une gaucherie certaine dans les tentatives d’imitation des gestes de la bonne société, par une maladresse en situation de parole publique lorsqu’elle n’est pas motivée par l’urgence, par le vêtement qui, lorsqu’il cherche la distinction, verse dans la caricature du chapeau haut de forme, par le regard qui se perd dans l’infini d’un projet immense même en présence des avances d’une séduisante jeune fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’habileté rhétorique face à la foule hostile est un grand classique du charisme de l’homme publique. Ainsi la scène du discours renversant la colère de la populace n’est pas sans évoquer ce que sera celui du Marc Antoine incarné par Marlon Brando dans le Jules César de Mankiewicz en 1953. De même, la rigueur du raisonnement face à l’hostilité ambiante inaugure la multitude de films que le cinéma américain consacrera à des procès filmés, du « Sergent noir » ou du « Cas Paradine » à « Des hommes d’honneur », de « Ouragan sur le Caine » ou de « 12 hommes en colère » à « Philadelphia » ou jusqu’à « Find me guilty ». Dans tous les cas, il s’agit d’une démarche comparable : s’appuyant sur une conviction et une volonté tenace, même un homme seul peut parvenir retourner la situation la plus désespérée ; et lorsque cette conviction confinant à la certitude le fait œuvrer dans le sens du bien,&lt;br /&gt;il est à même à faire triompher la vérité et la justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être la scène la plus emblématique, celle qui est peut-être la plus symboliquement chargée de ce que la mythologie nationale doit retenir du grand homme, est-elle la scène de clôture du film. Lincoln, après avoir dit adieu à la famille Clay, se retrouve seul sur une route de campagne avec son fidèle compagnon, Efe Turner, qui lui demande, alors qu’une pluie fine commence à tomber : « On ne va pas rentrer, Abe ? ». Le regard déjà perdu dans le lointain, Lincoln commence à s’engager d’un pas calme mais ferme sur la route que vient d’emprunter le chariot des Clay, et répond, comme déjà ailleurs : « Non, je crois que je vais avancer un peu … peut-être jusqu’au sommet de cette colline ». Cette certitude confiante dans l’avenir, dans sa capacité à changer l’avenir, non le sien mais celui des gens simples et honnêtes qu’il s’est donné comme mission de défendre, sur un chemin que la pluie vient rincer de toutes les scories de la petitesse et d’un passé d’injustice, dans l’ascension d’une colline que John Ford filme comme il filmerait l’ascension par Jésus de son Golgotha, cette rectitude de l’homme tranquille face aux éléments rehaussée par le chapeau haut de forme malgré une posture légèrement voûtée qui en souligne l’humanité, après un combat qui a fait triompher le bien mais surtout la vérité, pilier du vivre ensemble étatsunien, c’est cette icône que l’ensemble du film s’est évertué à lentement construire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car c’est bien de cela qu’il semble être question. D’un homme parmi les hommes que sa conviction porte à un statut quasi divin. Homme parmi les hommes, rusé, roublard, éventuellement bagarreur. Sans cesse en contrepied, il traite la plupart de ses entretiens importants dans une position à la fois horizontale, mais également brisée : sa lecture de son livre initiatique de Blackstone se fait allongé dans l’herbe et les jambes dressées en appui sur le tronc d’un arbre ; ses premiers clients d’avocats, il les écoute quasiment avachi dans son fauteuil de bureau ; c’est dans la même position qu’il écoute les témoignages lors du procès ; au juge qui vient s’entretenir avec lui à son office à la veille de la clôture du procès, il offre un accueil les pieds appuyés au rebord de la fenêtre. Mais c’est aussi un homme qui se dresse lorsque le souffle de son projet se met à souffler : droit face à la foule en colère ; droit dans la contre-attaque face au faux-témoin ; droit dans son ascension de la colline finale. Homme parmi les hommes, mais à la manière du prêcheur de Galilée, à la manière d’un dieu fait homme pour s’y mêler et les reconnaître à son image.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lincoln, dans l’iconographie de John Ford, n’est ainsi pas seulement une image mythico-historique, c’est aussi un figure mystique, à l’image de la faible distance séparant le mystique du patriotique dans l’imaginaire étatsunien. Et le fondu-enchainé final du Lincoln de chair et de sang à sa statue trônant dans le monument de Washington, DC, qui lui est consacré renforce encore le propos : un Lincoln de pierre en Majesté, imposant par sa taille comme par son attitude de calme résolu, siégeant face à la nation, à l’humanité, à l’éternité, comme Dieu siègerait au jour du Jugement Dernier, comme Zeus se tiendrait sur son trône au faîte de l’Olympe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’on soit sensible ou pas à ce genre de discours, il faut bien avouer que le cinéma de John Ford nous entraîne là dans un projet bien éloigné de ce que sera un cinéma d’aventure ou un cinéma des états d’âme. L’aventure intérieure n’a que peu de place dans ce propos qui ne s’appuie sur des individus que pour exalter la construction d’une vision du monde, une conception des valeurs d’une nation.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-4121553844570566329?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/vers-sa-destine-young-mr-lincoln.html</link><author>noreply@blogger.com (Tonton Sylvain)</author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQElqHGOD9I/AAAAAAAAAI8/eW-x1RrW1xE/s72-c/Aff+Fr+Destinee.bmp' height='72' width='72'/><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item></channel></rss>