<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624</id><updated>2011-07-08T00:02:19.559+02:00</updated><category term='1960'/><category term='1976'/><category term='guerre'/><category term='2009'/><category term='1938'/><category term='1955'/><category term='société'/><category term='1958'/><category term='1989'/><category term='Deauville 2008'/><category term='1997'/><category term='2003'/><category term='Deauville Asia 2007'/><category term='1951'/><category term='1984'/><category term='historique'/><category term='1947'/><category term='1959'/><category term='western'/><category term='psychologique'/><category term='1961'/><category term='Deauville 2009'/><category term='1935'/><category term='2000'/><category term='espionnage'/><category term='2004'/><category term='Deauville Asia 2008'/><category term='1964'/><category term='horreur'/><category term='1980'/><category term='1939'/><category term='documentaire'/><category term='2008'/><category term='science-fiction'/><category term='1952'/><category term='aventure'/><category term='1934'/><category term='comédie musicale'/><category term='1992'/><category term='1957'/><category term='Deauville 2006'/><category term='peplum'/><category term='1953'/><category term='2007'/><category term='cape et épée'/><category term='polyvalent'/><category term='2005'/><category term='sentimental'/><category term='enfant'/><category term='politique'/><category term='1949'/><category term='fantastique'/><category term='1954'/><category term='Deauville 2007'/><category term='drame'/><category term='2006'/><category term='1970'/><category term='comédie'/><category term='1936'/><category term='1962'/><category term='dessin animé'/><category term='1996'/><category term='1973'/><category term='1950'/><category term='policier'/><title type='text'>Sylvain's Place</title><subtitle type='html'>Critiques d'une sélection très partiale de films dignes d'intérêt</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>146</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-8227335783612643951</id><published>2009-10-22T23:49:00.002+02:00</published><updated>2009-10-22T23:52:52.806+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1955'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='aventure'/><title type='text'>Underwater! (La Vénus des mers chaudes)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Le faux espoir d'un bain de jouvence&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les antiquités du cinéma prennent souvent moins de rides qu'on pourrait le croire. « Le petit Lord Fauntleroy » ou « Le mouron rouge » vous plongent en quelques minutes dans un bain de nostalgie se muant rapidement en un doux bain de jouvence. « La Vénus des mers chaudes », de son vrai nom « Underwater! », est pour sa part une excellente illustration de cette règle, dans la mesure où elle fait figure d'exception, de ces exceptions qui sont supposées venir confirmer la dite règle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film vit le jour en 1955, sous la direction de John Sturges. Juste histoire de se fixer les idées, c'est au même John Sturges qu'on devra, deux ans plus tard, « Les sept mercenaires ». Du lourd donc, pourrait-on dire. A la production on trouve Howard Hughes, et sur les planches Jane Russell, celle-la même pour qui Hughes, ingénieur de formation, avait quelques années plus tôt, inventé un soutien-gorge spécial destiné à rehausser encore son anatomie déjà avantageuse.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Le cadre historique étant ainsi dressé, on peut simplement ajouter pour mémoire que si le film date de 1955 et se déroule à Cuba, un peu à terre mais pour l'essentiel en mer le long de ses côtes, la révolution castriste n'interviendra sur l'ile que quatre ans plus tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dominique Quesada (Gilbert Roland) et Johnny Gray (Richard Egan) sont deux plongeurs qui explorent les côtes cubaines. Découvrant une épave de galion espagnol, ils se mettent en tête de la fouiller et d'en extraire un trésor potentiel. Renseignement pris auprès de l'Université de La Havane, l'épave se confirme être celle d'un navire perdu contenant un fastueux trésor, en particulier une statue de la Vierge grandeur nature en or massif. Reste à convaincre Théresa (Jane Russell), l'épouse de Johnny et filleule de Dominique, de gager leurs biens pour investir dans l'aventure. Ses réticences initiales conduisent Dominique à embarquer dans l'affaire une jeune conquête, Gloria (Lori Nelson), qui se trouve avoir été abandonnée dans le port de La Havane à bord d'un voilier dont son protecteur indélicat lui a laissé la propriété en s'enfuyant devant ses créanciers. Une fois Théresa finalement convaincue de faire plaisir à son mari, les deux couples peuvent alors se lancer dans l'aventure, accompagnés par le Père Cannon (Robert Keith), un prêtre archéologue de l'Université.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les plongées se déroulent de manière rapidement fructueuse et sans difficulté notable si ce ne sont les visites intempestives du bateau de Rico Herrera (Joseph Calleia), un pêcheur de requins qui ne croit manifestement pas à la couverture qu'ils lui servent de scientifiques en campagne d'exploration géologique sous-marine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque la découverte du trésor se confirme et que le groupe remonte un lot de lingots d'or, la confrontation avec les malandrins se précise. Parallèlement, la fin de la fouille est perturbée par divers incidents de plongée et finalement par la rupture de la coque du galion, dont la partie contenant la statue précieuse convoitée tombe dans un précipice sous-marin la rendant dès lors inaccessible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Globalement, l'histoire est largement survolée, sans appesantissement notable sur quelque subtilité que ce soit. Bien au contraire, le film est manifestement d'abord l'argument à présentation de multiples séquences de plongée sous-marine libre avec bouteille, encore largement méconnue, dans un décor de fonds tropicaux. Il est ensuite l'argument à filmer la plastique abondamment oestrogénique de Jane Russell dans une large collection de maillots de bain aux pointes effilées. L'ensemble est traité avec une note humoristique gentillette qui finit de reléguer l'histoire au magasin des accessoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parler du jeu des acteurs paraît dans ce contexte relever de la gageure tant la question semble simplement hors de propos. Gilbert Roland en fait des tonnes dans le genre séducteur andaloux, moustache linéaire en avant, manches roulées jusqu'à la racine des deltoïdes, canotier penché sur le front, sourire imperturbable, professionnel du mambo, et guitariste à ses heures. Richard Egan fait pâle figure à côté malgré ses biceps musculeux à faire craindre en permanence pour la survie des manches de ses chemisettes, son ratelier de publicité pour dentifrice, sa voix caverneuse de mâle-comme-on-n-en-fait-plus. Lori Nelson est tellement absente qu'on en oublie simplement vite qu'elle est là. Les pirates cubains sont à l'avenant, avec une petite subtilité de répartition des rôles entre le chef, roublard comme un Rapetou et goguenard, le matelot sourd-muet inexpressif, et le mécanicien bougon. Reste Jane Russell, à qui on n'en demandait pas tant, et qui se pique pourtant pour une raison obscure de chercher un peu de crédibilité qui, par contraste, semble la qualifier d'office pour l'Académie Française, ou pour l'équivalent anglo-saxon qu'on voudra. Non, finalement, le seul à réellement faire l'acteur avec un minimum de sérieux est encore Robert Keith.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté technique, les décors sont soit naturel dans une ambiance essentiellement aquatique tropicale, soit d'un kitch d'opérette assez distrayant. Inutile de chercher le raccord entre l'aspect extérieur du petit voilier du groupe et l'aspect intérieur de la cabine aux dimensions de hall de gare. La lumière est traitée comme quantité négligeable si ce n'est sa luminosité dans les rares scènes d'extérieur à terre. Les scènes à bord, même sur le pont, sont manifestement pour la plupart tournées en studio dans un éclairage artificiel basique. Les rares scènes de navigation, quasiment à chaque changement de plan, proposent des changements de tonalité de couleur difficilement attribuables à un vieillissement hétérogène de la pellicule. Même les plans larges du bateau sur fond majestueux de coucher de soleil sombrent dans un rouge sanguin du plus bel effet émétisant. Les prises sous-marines ont pour elles l'excuse de la nouveauté, … mais c'est probablement la seule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène, de son côté, ne se pose pas de question superflue. Pas de mouvement de caméra excessif, pas d'angle de prise de vue acrobatique, pas de traveling ingénieux. On doit en venir au sujet du tournage sous-marin, alors on se concentre sur le sujet, en remplissant rapidement le reste du film de quelques shootages express pour faire liaison. On a du mal à retrouver la patte du John Sturges des « Sept mercenaires », du « Vieil homme et la mer », de « Règlement de comptes à OK Corral », …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout du compte, parti pour un bain de jouvence, Tonton Sylvain, votre serviteur, bien en peine d'étancher ici sa soif de vieillerie, se rue alors sur sa zapette pour brancher compulsivement TCM et d'avaler tout cru « Témoin à abattre », de la même année et avec Edward G. Robinson. Mais ça, c'est une toute autre histoire !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-8227335783612643951?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/8227335783612643951/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=8227335783612643951' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/8227335783612643951'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/8227335783612643951'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/10/underwater-la-venus-des-mers-chaudes.html' title='Underwater! (La Vénus des mers chaudes)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-3873593239487059080</id><published>2009-10-22T23:44:00.002+02:00</published><updated>2009-10-22T23:48:06.074+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1955'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='peplum'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='aventure'/><title type='text'>Land of the Pharaohs (La terre des Pharaons)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Curiosité sur le Nil&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas grand chose à se mettre sous la dent en ce week-end du 15 Août. Et puis soudain, posé comme par hasard au milieu de pas grand chose, on tombe sur une pépite déterrée par une chaine du satellite, « Land of the Pharaohs » (La terre des Pharaons), pondu par Howard Hawks en 1955. Avec en plus William Faulkner à l'écriture et Dimitri Tiomkin à la musique … excusez du peu ! Alors, même s'il fait beau dehors, on se laisse tenter, c'est humain, qu'est-ce que vous voulez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Pharaon Khuru (Jack Hawkins), de retour d'une de ses campagnes guerrières, décide de se faire ériger un tombeau à sa mesure, à l'inviolabilité renforcée après le pillage des tombes de ses prédécesseurs. Khuru, toujours épaulé par son Premier Ministre Hamar (Alex Minotis), embauche pour cela Vashtar (James Robertson Justice), un architecte prisonnier dont il avait pu apprécier les capacités dans une bataille où il avait affronté des fortifications conçues par Vashtar. Afin de convaincre Vashtar et malgré le sort qui lui est promis de mourir après la construction du tombeau pour préserver le secret de son accès, il s'engage à libérer son peuple soumis en esclavage. Vashtar accepte finalement le marché et la supervision des travaux. L'âge avançant, il devra secondairement accepter l'aide de son fils Senta (Dewey Martin) qui sera alors également soumis à la même perspective funeste que lui-même.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;La construction de la pyramide débute donc dès qu'est promulgué le décret royal de mobilisation des bras et des ressources de l'Egypte pour ce projet. La population entame les travaux dans l'enthousiasme et l'allégresse, lesquels retombent néanmoins après quelques années de dur labeur. Pharaon doit alors trouver de nouvelles ressources pour continuer les travaux et lance une campagne d'impôts sur les provinces de l'empire. La province de Chypre affirme ne pas pouvoir supporter le tribut demandé et envoie en remplacement la Princesse Nellifer (Joan Collins). Après une rebuffade initiale, Pharaon tombe sous le charme de la belle Princesse et en fait sa seconde épouse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais lorsque Nellifer réalise que le fabuleux trésor du Pharaon est en fait un viatique pour sa « seconde vie », destiné à l'accompagner dans la tombe, elle ourdit un complot contre Khuru et sa première épouse, visant à se positionner en régente du jeune fils du Pharaon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On avait l'habitude des peplums mettant en scène l'histoire antique, ou fréquemment aussi l'histoire biblique. Les temps modernes nous avaient habitués également à un détournement vers l'horreur, quitte à la traiter sur un mode de comédie, autour de quelque histoire de momie. Mais il faut bien avouer qu'on - c'est-à-dire cette vieille baderne de Tonton Sylvain – n'avait pas coutume de voir le genre servir de toile de fond à un quasi polar, pour ne pas dire un film noir. D'où la surprise devant cette étrangeté datant pourtant de 1955.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car si le fond visuel baigne dans le kitsch de la reconstitution d'une Egypte fantasmée, il faut bien avouer que l'histoire est ailleurs et que le vieil Howard nous ballade durant la plus grande partie du film dans une histoire dont on ne comprend finalement l'intérêt que dans les dernières scènes. On rigole tout du long sur les décors et les costumes de pacotille, sur l'historicité suspecte des personnages et des évènements, sans se douter que l'animal nous mène ailleurs, sur le terrain de la cupidité, de la jalousie, de la duplicité, plus familier à la noirceur des rues sombres de Dashiel Hammet ou de Raymond Chandler qu'au soleil cuisant de Cecil B. DeMille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non pas qu'à l'issue de cette bascule on se retrouve face à un monument de la psychologie ou du cinéma qui nous fasse revoir de fond en comble notre conception du monde, non pas que l'intrigue une fois révélée se trouve être d'une profondeur révolutionnaire, mais simplement la découverte nous abandonne dans le plaisir d'une surprise que le simple fait de la déstabilisation qu'elle produit oblige à une relecture entière du film dès la dernière image close. Et ce n'est certainement pas si banal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce la raison de l'emploi pour certains rôles clés d'acteurs qu'on n'aurait jamais attendu à cet endroit ? Est-ce en préparation à cette déstabilisation qu'il est fait appel à Joan Collins pour une Nellifer difficilement crédible ou à Dewey Martin qui l'est encore moins en Senta, pour des personnages qu'on sent définitivement plus à l'aise aux bords de la Tamise ou de l'Hudson que sur les berges du Nil ? Ce serait bien là une espièglerie du vieil Howard qu'il ne faudrait pas en être autrement surpris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout du compte, coincé dans la carrière du réalisateur entre « Les hommes préfèrent les blondes » et « Rio bravo », « La terre des Pharaons », seule tentative pléplumesque de Hawks, rivalise difficilement avec ses voisins. Il jouit néanmoins d'une originalité qui mérite le détour sans pour autant devoir trop longuement encombrer les pages des anthologies du cinéma.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-3873593239487059080?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/3873593239487059080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=3873593239487059080' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3873593239487059080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3873593239487059080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/10/land-of-pharaohs-la-terre-des-pharaons.html' title='Land of the Pharaohs (La terre des Pharaons)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-7990928279319403069</id><published>2009-10-22T23:32:00.003+02:00</published><updated>2009-10-22T23:48:56.482+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2007'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>My Winnipeg  (Winnipeg mon amour)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;La fourche du Manitoba&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment décrire cette étrangeté pondue par Guy Maddin en 2007 qu'est « My Winnipeg » (Winnipeg mon amour) ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être en avouant tout de suite que Tonton Sylvain, quoique parfois partant pour des aventures inattendues, ne se serait sans doute pas lancé sur l'affaire si le hasard d'un DVD qui traînait par là et la promesse de Madame faite à un copain d'en lire et d'en commenter le contenu ne lui avaient substantiellement forcé la main. Autrement dit, et plus simplement, littéralement fait comme un rat, Tonton n'avait plus d'autre choix que de s'avaler la chose sous peine de … mais c'est une autre affaire. Bref, le DVD s'engouffrait dans le lecteur, la télé commençait à afficher l'image en noir et blanc d'une vieille femme râleuse, et Tonton se préparait à son premier bâillement, le dos vaguement vautré dans une confortable pile de larges coussins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est que 1h20 plus tard que Tonton réalisa que son premier bâillement n'était finalement jamais arrivé et qu'il était une heure indue.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Entre temps, Guy Maddin avait pris le contrôle de la situation, un peu comme dans « La quatrième dimension », cette vieille série des années 50 dont le début de chaque épisode présentait un écran brouillé et une voix off prévenant de ne pas changer les réglages du téléviseur mais qu'une force extérieure en avait pris les commandes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A vrai dire, cet épisode est à ce jour ma seule expérience maddinienne, aussi je suis bien incapable de dire si le vécu de cette projection tient au film lui-même ou au style propre au réalisateur. Encore que la lecture de commentaires de quelques aficionados de l’auteur tendrait à faire pencher pour la seconde hypothèse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, sous des dehors obscurs et hermétiques, la forme est proprement stupéfiante. Si on se demandait s’il était possible de rédiger de la poésie avec un langage d’images, on se trouverait là devant la réponse absolument affirmative. Car il y a dans ce film quelque chose de captivant sans qu’il ait l’air d’y toucher. Le découpage erratique, les images vaguement floues et parasitées comme celles d’une mauvaise caméra de surveillance, la voix off permanente de Guy Maddin déclamant un texte aux allures de monologue intérieur, l’entremêlement d’images d’archives et de scènes filmées, les petits bouts de la petite histoire, les reconstitutions de scènes de l’enfance, le visage permanent de cette vielle mère, les allers-retours entre un passé intime et un présent douloureux, la plainte inassouvie contre une ville que rien ne prédestinait à faire naître un attachement si puissant, la valse hésitation entre un désir de fuite et une impossibilité du détachement, … on n’en finit pas de disséquer chacun des plans, chacune des images, chacun des mots des 80 minutes du film. Mais de les disséquer après coup, tant l’instant du visionnage reste entier, monolithique, opaque à autre chose que la fascination. Et c’est bien là la force de la chose : embarquer le spectateur le plus rétif sans espoir de sortie avant la dernière image qui opère alors comme une sonnerie de réveil. « Hein, quoi, comment … ? Ah, c’est fini ?! Il est quelle heure, au fait ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que le fond n’ait rien de bien palpitant n’est d’ailleurs que bien secondaire dans l’affaire : l’attachement / répulsion de Maddin pour sa ville natale et cité de son enfance qu’il tente désespérément de fuir sans parvenir à la quitter. Sur la vague trame d’un voyageur dans un train de nuit qui fait ses premiers tours de roue au départ de Winnipeg alors que le voyageur se remémore tout ce qui le retient ou le pousse à s’éloigner de cette ville, on passe en revue les principales particularités de la ville, le froid, la neige, les bâtiments publics, les évènements marquants de son histoire, tout autant que les principales étapes de la vie du jeune homme et de sa famille. La grande grève, l’évasion des chevaux de leurs écuries pétrifiés dans les glaces des mois durant après s’être jetés dans le fleuve, la piscine municipale à trois bassins superposés, la fourche des rivières, le chien de la famille, la mère actrice de série télé, la sœur championne d’athlétisme, le frère mort à l’adolescence, … Le tout dans un entremêlement de sujets, d’images d’archives ou de reconstitution. Guy Maddin ne filme pas tant la ville que « sa ville ». Même pas sa ville telle qu’il la voit, d’ailleurs, mais bien plutôt telle qu’il la ressent, qu’il la vit, qu’il s’en nourrit, qu’il s’en pétrit. La voix off exclusive n’est pas un descriptif, elle est un monologue, une longue page de journal intime, une longue introspection du réalisateur au travers du filtre de cette ville dont il s’est progressivement construit, pour le meilleur et pour le pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le meilleur et pour le pire, de cette ville maternelle comme de cette ascendance maternelle, aussi captivantes que repoussantes l’une que l’autre, aussi présentes et comme en écho l’une de l’autre. La voix du narrateur se fait l’expression de la ville et la seule autre voix du film est celle de la mère, comme pour souligner l’effet de pendant, au travers d’un film par ailleurs muet. Non pas seulement muet au sens qu’il ne rend aucune autre voix, mais au sens des films d’avant l’invention du parlant, quand les séquences étaient, comme ici, séparées de cartons présentant une parole écrite ou un commentaire intermédiaire. Les deux voix se répondent, sans le savoir, dans la construction du narrateur, dans ce qui le construit, dans l’étrangeté qui le construit, l’étrangeté de cette double parole tellement présente qu’elle en efface toute autre voix, étrangeté qui fait apparaître les cartons rédigés en français en contreplan d’un texte dit en anglais. Bien sûr la ville comme le réalisateur sont canadiens et pétris de cette double culture, mais l’étrangeté demeure de cette superposition à l’image de celle de cette mère-ville et de cette mère-femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etrangeté qui ne prend fin qu’avec la fin du film et la sortie de Tonton de son coma hypnotique, avant qu’il ne se jette sur son écritoire pour en décrire les charmes troublants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-7990928279319403069?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/7990928279319403069/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=7990928279319403069' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/7990928279319403069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/7990928279319403069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/10/my-winnipeg-winnipeg-mon-amour.html' title='My Winnipeg  (Winnipeg mon amour)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-1965576045129402063</id><published>2009-10-13T01:54:00.002+02:00</published><updated>2009-10-13T01:59:23.137+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2009'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='historique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comédie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville 2009'/><title type='text'>Taking Woodstock (Woodstock Hotel)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Le choc des civilisations&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas un scoop, mais le film d’Ang Lee, « Taking Woodstock » (« Woodstock Hotel » pour les amateurs de VF), sorti en 2009 et présenté à Cannes puis à Deauville la même année, n’est pas un film musical. Et quiconque s’attendra à visionner un concert mythique en sera pour son temps perdu. Par contre, si on recherche une vision nostalgique sur une époque à l’occasion de la préparation du fameux concert, on en aura pour son argent, et bien plus. Tonton Sylvain, lui, ne savait pas trop à quoi s’attendre, alors pas vraiment de risque d’être déçu. Mais question plongée dans une époque révolue de quand Tonton n’avait pas ses cheveux blancs, que la « liberté sans entrave » avait un sens, que le sens de la responsabilité n’avait que la limite qu’on voulait bien lui donner, que la notion de plaisir n’était ni l’alpha ni l’oméga de l’égoïsme, que l’insouciance n’était ni une innocence ni une indécence, que la peur du lendemain semblait une préoccupation de dinosaure, que « carpe diem » n’avait de latin que son étymologie oubliée au profit d’une pratique libérée, … alors là, la cueillette est à des années lumière de la déception.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film présente l’histoire, basée sur des faits réels et sur les souvenirs du principal protagoniste, de l’organisation du festival de musique pop de Woodstock durant l’été 1969. Elliot Tiber (Demetri Martin) est un jeune décorateur dont les affaires ne tournent pas fort à New-York, et qui a bien du mal à résister aux appels à l’aide en forme de jérémiades permanentes de ses parents, Jake (Henry Goodman) et Sonia (Imelda Staunton) Teichberg, juifs polonais immigrés, qui tentent d’éviter la faillite du El Monaco, le motel qu’ils possèdent à White Lake, une petite ville des environs de la mégapole. Il rejoint donc ses parents à l’approche de la saison estivale et donne un coup de main à la remise en état du motel pour accueillir les rares visiteurs, espère-t-on appâtés par un coup de peinture, une vague piscine, quelques panneaux dérisoirement prometteurs.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Comme chaque année dans la petite communauté paysanne et commerciale dont il s’est fait désigner président de la Chambre de Commerce locale, il tente d’organiser un petit évènement culturel sensé attirer le chaland, en forme de festival de bouts de ficelles, entre un phono qui fait passer sa collection de disques dans les haut-parleurs plantés au bord de la piscine et une pièce de théâtre d’avant-garde menée par une bande d’allumés payant ainsi le loyer de la grange qui les héberge. Le désastre semble se concrétiser, quand Elliot apprend l’abandon par la ville voisine du festival de musique qui se préparait et qu’il décide de reprendre le projet. Mais la faune qui débarque alors pour négocier et organiser les choses met la ville en émoi. Devant l’enjeu, d’abord financier, puis progressivement libertaire, Elliot tient bon néanmoins, au risque de se brouiller avec la population locale. Lorsque les spectateurs finissent par se présenter, se muant rapidement en une véritable marée, Elliot, dans un premier temps dépassé par les évènements, découvre tout un monde qui lui était étranger avant de s’y fondre entièrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dire, sinon que si Epinal était aux USA, Ang Lee en serait l’édile. Les images devenues légendaires de l’époque défilent les unes après les autres, les unes en même temps que les autres. Tous les clichés mythiques de la fin des années 60 se succèdent, se mêlent, se bousculent, comme un choc de civilisation, un choc entre une civilisation qui s’épuise et une civilisation qui se croit en train de naître. Le tout sous la douce et discrète férule de Michael Lang (Jonathan Groff), un jeune producteur aux allures du George Berger du « Hair » de Milos Forman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car c’est bien lui le personnage central de l’histoire, personnage discret, à peine montré si ce n’est aux instants clés, sorte de passeur d’un monde à l’autre, genre de gourou qui ne dit pas son nom, qui ouvre les pistes sons avoir l’air d’y toucher, qui rassure le voyageur qui tente de s’aventurer sur les pistes ainsi ouvertes. Avec un visage angélique, la tignasse savamment négligée du chanteur des Who, le regard sûr de lui et tout de douceur, la posture indéracinable et le regard fixant l’horizon, le verbe calme et rare, le sourire désarmant, jusqu’au départ au galop sur un cheval indien tel un cavalier solitaire de western morrissien, tout en lui renvoie à un statut d’initiateur, au sens de celui qui fait et entraîne les initiés sur le chemin de la vérité. Image quasi christique comme pouvait l’être George Berger dont il reprend la défroque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, les autres personnages ne sont que comme les apôtres et les élèves de ce nouveau Messie, laïquement baptisés, même hors la présence de l’archange, par la baignade dans l’étang qui jouxte le motel. La religion de la douceur, du flower power, dont l’encens a des accents de marie-jeanne, se libère et prend possession de l’ancien monde, de ses jeunes et de ses vieux, de ses forces de l’ordre, de ses conventions qui s’écroulent. Les mafiosi sont prestement remis à leur place qui est n’importe où sauf en ce nouveau monde. Le service d’ordre est assuré par un improbable travesti (Vilma -Liev Schreiber-) qui tient son calme et sa dextérité de son passage dans le corps des marines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, certains restent en dehors de ce mouvement, mais avec le seul choix qui leur reste : l’accompagner avec bienveillance, tel Max Yasgur (Eugene Levy) qui loue son terrain pour le festival, et en tirer profit même de leur position extérieure, ou le rejeter et se trouver simplement exclus de fait de la marche du monde. Nul anathème, nulle réprobation, juste le constat de l’auto-exclusion des rétifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, dans une telle ambiance, les dérapages ne sont pas bien loin. L’initiation d’Elliot aux charmes du voyage chimique sous les auspices d’un couple illuminé (Paul Dano et Kelli Garner) dans un minibus Wolkswagen décoré de tentures indiennes est sans doute à ranger dans ce chapitre tant sa mise en scène se complait dans les effets de distorsion cannabique et d’ouverture des sens, tant elle exploite une symbolique transparente de pluie lavant les nouveaux initiés des poussières de leur ancienne vie. Si on voulait reprocher quelque chose de « too much » au film, ce serait sûrement dans ce type de scènes qu’on irait piocher avec raison, encore qu’elles ne sont pas majoritaires, loin de là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Coté reconstitution, le film ne semble pas commettre de grave fausse note. Les illustrations musicales sont effleurées, jamais mises en avant, en cohérence avec le projet du scénario qui vise à rendre l’ambiance d’une époque plutôt qu’à en faire la chronique documentée et détaillée. Il y a bien sûr là quelque chose de frustrant aux oreilles nostalgiques, mais le projet est là, et Ang Lee s’y tient bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, difficile de trouver à décrier le résultat autrement que sur quelques détails quand on se laisse embarquer aussi allègrement dans les filets du réalisateur. Et après tout, c’est bien agréable de se sentir plonger dans un tel bain de nostalgie aux effluves de liberté et d’espérance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que l’avenir de cet épisode ait finalement montré les limites de l’utopie ne change rien à l’affaire. Tonton est grimpé sur son nuage et on peut s’accrocher pour le faire descendre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-1965576045129402063?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/1965576045129402063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=1965576045129402063' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/1965576045129402063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/1965576045129402063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/10/taking-woodstock-woodstock-hotel.html' title='Taking Woodstock (Woodstock Hotel)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-4548040456221305602</id><published>2009-10-06T01:41:00.002+02:00</published><updated>2009-10-06T01:51:00.802+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2009'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comédie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville 2009'/><title type='text'>The informant</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Le nec le plus ultra&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;On aimerait avoir des choses à raconter à propos d’un film de Steven Soderbergh. On aimerait se dire « Je l’ai vu en avant-première au Festival du Film Américain de Deauville 2009, et ça valait le déplacement ». On aimerait pouvoir décortiquer le film, son sujet, son traitement, sa mise en scène, la performance des acteurs, la dextérité du scénariste ou celle du réalisateur. Et puis voilà que tout tombe à plat. Bien sûr on a vu sur scène un scénariste hilare, Scott Z. Burns, et un Soderbergh plus vrai que nature, en clown triste déguisé en Gil et Georges de la pellicule, costume impeccable et lunettes d’écailles. Mais ça intéresse qui de savoir qu’on est l’homme qui a vu l’ours ? Les gens sont bien plus intéressés par un avis éclairé sur le film que par les aventures deauvillaises d’un quidam, fut-il Tonton Sylvain en personne. Pas vrai ? Alors puisqu’il faut bien dire quelque chose, allons-y. Mais d’abord un petit résumé de l’affaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mark Whitacre (Matt Damon) est chef de service dans une entreprise de chimie, basé dans l’usine de Decatur, une ville moyenne de l’Illinois. C’est un prototype de la classe moyenne, avec des rêves de maison de campagne, de confort domestique, une épouse à mise en plis et rangs de perles (Melanie Linskey), une famille proprette. Il collectionne les voitures dans son garage sans en faire plus étalage que cela.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Tout commence quand il découvre dans son entreprise une série de pratiques commercialement déloyales tenant à des ententes illicites avec la concurrence de manière à fausser le marché, et c’est même lui qui est chargé de mettre au point ces ententes. Pour des raisons mi-honnêtes mi-carriéristes, il décide finalement de s’ouvrir de ces pratiques à un agent du FBI, l’agent Brian Shepard (Scott Bakula), en s’imaginant être le chevalier blanc par qui un grand ménage dans son entreprise passera, ce qui devrait lui valoir reconnaissance et promotion. Il s’offre même à être la taupe du FBI dans ce juteux business.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les choses ne tournent pas tout à fait comme prévu, et Matt se retrouve pris au piège de son double jeu. Pire, on lui découvre progressivement une personnalité à la fois naïve et manipulatrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré le point de départ basé sur le livre de Kurt Eichenwald racontant des faits réels datant des années 90, Soderbergh prend résolument le parti de traiter les choses sur un mode de légèreté, de comédie, voire de burlesque. Et le résultat ne déshonorerait pas la filmographie des frères Coen tant il est à l’image de ce qu’avait pu être « Burn after reading ». La quasi-intégralité de ce que ce vieux ronchon de Tonton Sylvain avait pu, en son temps, écrire à ce sujet pourrait s’appliquer à « The informant » sans grande difficulté. Les retardataires pourront s’en convaincre &lt;a href="http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/01/burn-after-reading.html"&gt;en y jetant un œil&lt;/a&gt;, toute publicité mise à part, bien entendu. Sur un sujet pas si éloigné que ça, le « Michael Clayton » de Tony Gilroy avait à l’inverse choisi un parti pris dramatisant et obscur opposé qu’on en vient presque à regretter malgré les préventions de l’époque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la lecture de la presse, il semble politiquement correct de souligner néanmoins la prestation de Matt Damon, acteur aux mille visages et aux multiples capacités d’interprétation, allant ici jusqu’à prendre 15 kilos pour entrer dans la peau du personnage. Comme si, depuis la prise de poids de De Niro interprétant Al Capone, le fait de grossir pour un rôle était devenu le nec le plus ultra de la performance artistique. Tonton n’avait pas adhéré aux mèches platine de Brad Pitt dans « Burn after reading », pourquoi le ferait-il davantage pour les bourrelets de Matt Damon dans « The informant » ? A la seule différence près qu’ici, le personnage est discrètement plus complexe, oeuvrant sur un terrain psychopathologique de candeur et de naïveté parfois proche de celui d’un Forrest Gump de la classe moyenne (il faut bien essayer de trouver un petit point positif, même si « Forrest Gump » n’a jamais été un film de chevet de la Sylvain Etiret Company). Et Matt Damon est un bon acteur ; il parvient à faire vivre de manière relativement sobre dans son genre cet hurluberlu de Mark Whitacre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, le film est tellement centré sur le personnage de Matt Damon que les autres acteurs ont du mal à tirer leur épingle du jeu, voire simplement à exister. Paradoxalement, c’est justement une des difficultés du film : vouloir faire jouer à un as de la retenue un rôle de cabotin, soutenu par un scénario et une mise en scène entièrement tournés sur lui et ne lui demandant rien d’autre que d’en faire des tonnes. Comment tenir la distance ? Comment ne pas flairer l’erreur de casting malgré la performance et les kilos ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car c’est bien là le défaut de ce film, la balance mal contrôlée entre le too much et le crédible, entre le nec le plus ultra et le nec plus ultra.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-4548040456221305602?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/4548040456221305602/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=4548040456221305602' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/4548040456221305602'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/4548040456221305602'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/10/informant.html' title='The informant'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-8222548208222976141</id><published>2009-09-25T01:05:00.000+02:00</published><updated>2009-09-25T01:11:03.655+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2009'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fantastique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville 2009'/><title type='text'>Cold souls</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Paul Giamatti tel qu’en lui-même&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Et si l'âme était un organe comme un autre ? Un organe qu'on pourrait prélever, greffer, échanger ? Un organe qui pourrait se stocker, faire l'objet d'un trafic ? C'est par ce genre de questions que le Festival du Film Américain de Deauville 2009 a choisi de cueillir à froid le spectateur avec le premier film présenté en compétition, « Cold souls », un film de 2009 de Sophie Barthes. Ca sent au choix le burlesque ou la prise de tête. Incapable de se décider entre les deux options, Tonton Sylvain se gratte la tête et se présente avec ses doutes dans la file d'attente. Quelques instants plus tard, la séance commence. Tonton cesse de se torturer le cuir chevelu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul Giamatti (lui-même) est un comédien new-yorkais en plein travail de répétition sur « Oncle Vania » de Tchekov. Son travail, et le couple qu'il forme avec son épouse Claire (Emily Watson), sont perturbés par ce qu'il est convenu d'appeler une crise existentielle. On aurait dit autrefois des états d'âme. A la lecture d’un article du New-Yorker signalé par son metteur en scène, il apprend l'existence d'une entreprise, Cold Souls, qui se propose de libérer ses clients de leur âme et d'en assurer le stockage. Intrigué, il se rend dans l'entreprise et rencontre son directeur, le Dr Flintstein (David Strathairn), pour plus d'information. Finalement tenté, il se laisse convaincre et laisse son âme en dépôt dans le coffre fourni par Cold Souls, ne restant qu'avec les 5% résiduels nécessaires à la survie du corps.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Paul est rapidement étonné par les effets de cette ablation, voire impressionné par son changement d'attitudes. Plus d'idées noires, certes, mais un détachement, une certaine froideur qui finissent par le faire revenir sur son choix. Sur la proposition du Dr Flintstein, et pour éviter de retrouver son humeur morose, il accepte que lui soit alors greffée l'âme d'un autre, choisie sur catalogue, celle d'un poète russe, importée plus ou moins légalement via une greffe temporaire sur une passeuse, Nina (Dina Kozun), lien entre Cold Souls et son partenaire russe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A nouveau déçu par cette implantation, Paul revient vers le Dr Flintstein pour retrouver son âme personnelle. Mais l'opération est annulée lorsque Paul découvre que son coffre est vide et que son âme a été dérobée par Nina puis greffée, malgré le refus qu'il avait exprimé lors de son extraction, à Sveta (Katheryn Winnick), une jeune et ambitieuse comédienne de série télé en Russie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'en suit une sorte de course poursuite de Paul cherchant à récupérer son âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me souviens, alors que j'étais étudiant, d'un curieux auto-stoppeur allemand entre deux âges, que j'avais embarqué en pleine nuit Porte d'Orléans alors que je rentrais vers ma banlieue. Il me disait, dans un anglais approximatif, aller vers Bordeaux et que je le rapprocherais toujours un peu. Soudain, voyant sur mon pare-brise le faux caducée qu'affectionnent les étudiants en médecine, il se tourna vers moi en me demandant si j'étais psychiatre. Malgré ma réponse négative, il me confia qu’il allait à Bordeaux pour se chercher. Et voilà que 25 ans plus tard réapparaît mon chevelu teuton sur l’écran noir de « Cold souls » : Paul Giamatti se cherche, et, peut-être faute d’avoir pensé à pousser une pointe du côté de Bordeaux, cette quête le mène jusqu’en Russie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première surprise réside dans le fait que Paul Giamatti interprète un personnage qui porte son nom. Il n’y a, dans cette histoire surréaliste, manifestement aucun recouvrement historique avec la réalité physique de l’acteur. C’est que la réalité doit être cherchée ailleurs, et sans doute dans le fait que courir après son âme perdue est vue par l’auteur, Sophie Barthes, comme une activité universellement humaine et non une fiction romanesque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas assez calé en Tchekovologie pour cerner en quoi le travail sur Oncle Vania se relie à cette histoire d’âme. Je laisse ce point à des commentateurs plus érudits que moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu’il en soit, Paul se trouve engager dans une recherche que les bons traités appellent quête identitaire. Qui suis-je, que fais-je, où vais-je, et certains diraient « dans quel état j’erre ». La réponse est habituellement spéculative. Ici, elle est expérimentale : retirons l’âme et voyons ce qui se passe. Et naturellement, ce qui se passe, c’est qu’on veut la récupérer. Ce n’est pas tant qu’on la trouve particulièrement radieuse ou simplement sereine, mais on y est tout bêtement habituée. Elle n’est peut-être pas terrible, mais au moins on la connaît pour l’avoir longtemps pratiquée. Comme cette dernière dent qui reste, inutile et douloureuse, sur la mâchoire d’un vieillard, et qu’il a une telle résistance à accepter qu’on lui extraie. Elle le fait souffrir, et bouge sur sa base, elle s’infecte sans arrêt, mais c’est la sienne, c’est le dernier vestige de ce qu’il a été et de ce qu’il est encore à ses yeux. Si toute l’âme du vieillard réside dans cette dernière dent, on peut bien comprendre que celle de Paul puisse être dans ce miséreux caillou en forme de poix chiche qu’il défend avec tant d’obstination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et dans cette quête, dans cette reconstruction de son âme, il faut bien avouer que Paul a besoin d’aide. Comme l’intuitent toutes les sectes, nul ne peut se construire sans l’intervention extérieure d’un maître à penser, d’un exemple, d’un guru, d’un passeur. En l’occurrence, c’est la fonction de Nina que d’être cette passeuse qui permet à l’homme de trouver, ici de retrouver, son identité dans le monde. Loin des locaux aseptisés de « Cold Souls » ou l’âme s’égare malgré tout, c’est au contact du cambouis, de la boue, de la rudesse dont témoigne la qualité de l’image de la partie russe du film, que peut se trouver confortée une âme vacillante, malgré tout indéracinable dans ses 5% résiduels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à ces considérations que le film convie le spectateur. Réflexion amusante à défaut d’être originale. Car on ne compte plus les ouvrages dissertant sur le mal de vivre, la nécessité de se construire et de se reconstruire, l’importance de l’autre dans la maturation de soi, … Malgré tout, l’exercice est ludique, surtout quand il est bien mené.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce jeu, Paul Giamatti (le vrai) se montre à son avantage. Surtout dans la première partie du film où les états d’âme ont leur plus grande place. Son interprétation d’un homme sans âme, littéralement, est drôle et inspirée, tout à la fois montrant ce qui change et ce qui reste inchangé dans ce qu’ils ont de subtile intrication. La seconde partie du film le met un peu plus en difficulté, visiblement moins dans son élément avec la quête physique et aventureuse qu’avec l’aventure intérieure. David Strathairn n’est d’ailleurs pas en reste, dans un jeu simple et enjoué mais crédible de psychiatre muté en industriel. Dina Kozun et Katheryn Winnick sont peut-être un cran en dessous, mais quelle importance tant tout tourne autour de Giamatti ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalisation est sobre, loin des artifices techniques qu’on aurait pu craindre du traitement d’un tel sujet aux portes du fantastique. On a déjà signalé la rupture de rythme entre les deux parties du film, et c’est sans doute le principal défaut d’un film par ailleurs indubitablement attachant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Se précipitant en fin de projection, Tonton Sylvain, négligeant pour quelques instants son grattage capillaire, se dirige alors d’un pas décidé vers le comptoir de Mamie Crêpes. Parce que c’est pas tout ça, mais y’en a qu’il faut qu’ils mangent. Non mais quand même !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-8222548208222976141?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/8222548208222976141/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=8222548208222976141' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/8222548208222976141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/8222548208222976141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/09/cold-souls.html' title='Cold souls'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-4619830103169727429</id><published>2009-09-15T23:52:00.003+02:00</published><updated>2009-10-23T01:44:36.682+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='drame'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2009'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comédie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville 2009'/><title type='text'>World's greatest dad</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Comédis-moi tout&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;A nouveau un film en compétition au Festival du Film Américain de Deauville 2009. La récolte continue dans le cinéma indépendant qui aurait eu peu de chance de s'exprimer au sein des grands studios. Ce coup-ci, c'est au tour d'un dénommé Bobcat Goldthwait de présenter son « World's greatest dad ».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDZK99HTiI/AAAAAAAAAcM/-1G8U6T-QFs/s1600-h/Dad+US.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395551136042667554" style="WIDTH: 136px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDZK99HTiI/AAAAAAAAAcM/-1G8U6T-QFs/s200/Dad+US.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Lance Clayton (Robin Williams) est un petit professeur de poésie dans un collège qui a un peu de mal à assumer l'échec de sa vocation d'écrivain dont les manuscrits lui sont systématiquement renvoyés. Il vit seul avec son fils Kyle (Daryl Sabara), un ado du type odieux casse-pieds véhément et indécrottable. Il a une relation discrète avec Claire (Alexie Gilmore), belle jeune femme professeur d'art du collège. De son côté, Kyle n'a qu'un seul copain, un gamin plutôt sympa dont on se demande ce qui peut bien le lier à cet obsédé quérulent de Kyle qui rejette toutes les tentatives d'approche de son père comme de quiconque.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Mais les choses changent subitement, quand Kyle trouve la mort lors d'un jeu sexuel solitaire. Lorsque son père le découvre, outre la douleur, Lance perçoit l'indignité de la situation et décide de maquiller l'accident en suicide. Il va jusqu'à rédiger une lettre d'adieu dans le genre qu'aurait pu écrire son fils. Pour une obscure raison, l'émotion gagne le collège, les enseignants comme les élèves, qui passent d'un rejet de Kyle à un souvenir ému, variant de la culpabilité à l'identification. Le psychologue appelé en renfort, le Dr Pentola (Tony V.), voit même dans la lettre de Kyle un moyen de sauver d'autres élèves d'un geste comparable. A force d'insistance, il parvient à soutirer à Lance le journal de Kyle pour compléter sa compréhension et sa stratégie d'aide aux élèves. Naturellement, ce crétin de Kyle n'a jamais aligné plus de trois mots, et c'est un faux que rédige son père qui est remis au psychologue. Mais ce faux a tant de succès qu'il est même publié, son aura conduisant Lance dans un talk show télévisé réputé et renforçant sa relation avec Claire qui commençait à battre de l'aile. Le collège va jusqu'à envisager de baptiser la bibliothèque de l'établissement du nom de Kyle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Traité sur un ton de comédie, le sujet fondamental de toute cette histoire tourne autour de la frustration, de la reconnaissance, de l'acceptation de ses limites … Qu'est-ce que je raconte ? ! C'est un vaste n'importe quoi burlesque fait de caricatures juxtaposées. Les personnages sont caricaturaux jusqu'à l'absurde. Kyle est un ado en difficulté en permanence en quête de ses limites ? Non, c'est un petit con, comme on disait dans mon enfance quand on voulait dire qu'il n'y a vraiment rien à en tirer si ce n'est des ennuis, et qu'il ne vaut même plus l'effort qu'on pourrait faire pour l'en sortir, à imaginer qu'on en aie encore envie. Claire est une jolie jeune femme qui croit en la bonté et à toute une série de bons sentiments ? Non, c'est une cruche qui prend toute phrase au pied de la lettre. Le Dr Pentola est un psychologue à l'écoute des enfants ? Non, c'est un héros évangéliste qui veut sauver le monde même si le monde n'est pas en danger. And so on.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, d'ailleurs, pas tout à fait. Juste trois personnages ne sont pas dans la caricature extrême : Lance, le copain de Kyle, et dans une moindre mesure la vieille voisine de Lance. Du coup, par contraste, le minimum de complexité de leur capacité de penser et de se comporter les fait apparaître comme naviguant sur des sommets philosophico-psychologiques où l'ambivalence n'a rien d'un gros mot, où le doute n'est pas une maladie, où la gentillesse n'est pas une niaiserie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Choix évident de mise en scène, ressort d'un comique du premier degré, Qui fonctionne par moments, il faut bien l'avouer. Pourquoi pas, après tout, il y a aussi des clients pour ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais que diable vient faire alors cette dernière scène d'un Lance qui se défait de tous ses vêtements si ce ne sont ses chaussettes avant de plonger dans la piscine du lycée dans une espèce d'extase libératrice après l'aveu de son forfait ? La brève image de Robin Williams à poil manquait peut-être au tableau complet du cahier des charges de ce qui doit faire un film réussi ? Allons donc ! Une scène un peu moins premier degré que l'ensemble du film, histoire de faire penser qu'on en avait sous le pied et que si on a vu le film à ce niveau c'est qu'on n'a plus qu'à le revoir pour y déceler des arguments plus profonds qu'il n'y paraît ? Admettons, mais je n'ai pas vraiment le courage de m'y recoller, même s'il y a sans conteste quelques bons moments. Alors si une bonne âme, au sortir de la projection, avait la bonté de revenir m'éclairer …&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-4619830103169727429?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/4619830103169727429/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=4619830103169727429' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/4619830103169727429'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/4619830103169727429'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/09/worlds-greatest-dad.html' title='World&apos;s greatest dad'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDZK99HTiI/AAAAAAAAAcM/-1G8U6T-QFs/s72-c/Dad+US.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-1926749680169343092</id><published>2009-09-15T23:49:00.004+02:00</published><updated>2009-10-23T01:45:22.237+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='drame'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2009'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fantastique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sentimental'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville 2009'/><title type='text'>The time traveler's wife (Hors du temps)</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Le poids de la charge&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Et hop, c'est parti pour un nouveau Festival du Film Américain de Deauville, le 35ème du nom en 2009. On ne peut pas dire que la météo soit clémente, après un été torride et un virage à 180 degrés la veille de l'ouverture, mais bon, si c'est pour rester enfermé toute la journée dans une salle de cinoche, dîtes moi un peu ce que ça peut faire ! Bien sûr, ça décoiffe un peu pour se rendre aux projections et ça éternue un peu dans les files d'attente. Et alors ? Quelqu'un s'intéresse à ce que je sois bien coiffé ? Et de toute façon, comme la grippe A va nous décimer sous peu, autant en profiter tout de suite et vivre une vie aventureuse au mépris du danger …&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDb3FjeKfI/AAAAAAAAAdE/jXJnwO-m-d4/s1600-h/Time+trav+US1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395554093020097010" style="WIDTH: 136px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDb3FjeKfI/AAAAAAAAAdE/jXJnwO-m-d4/s200/Time+trav+US1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;C'est d'ailleurs bien ce qui arrive à ce pauvre Henry dont la palpitante existence nous est racontée dans le film d'ouverture du festival, « The time traveler's wife » (Hors du temps), de Robert Schwentke. Tout commence quand Henry a 6 ans et qu'il éprouve pour la première fois l'expérience involontaire du voyage dans le temps. Le malheur veut que cela lui arrive alors qu'il est sur la banquette arrière de la voiture conduite par sa mère, dont l'attention est détournée à la vue de son fils qui s'efface progressivement de la banquette en n'y laissant que ses vêtements, juste au moment où arrive en face le camion qu'elle ne peut éviter et qui va causer sa mort. Henry réapparaît quelques secondes plus tard sur le bas-côté, près de la voiture en flammes, aussi affolé qu'il est nu comme un vers. Sa seule réassurance vient de cet homme étrange qui le couvre d'une couverture et lui dit qu'il est lui-même Henry, bien plus âgé, venu du futur lui dire que tout ira bien pour lui malgré la mort de sa mère.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Quelques années plus tard, Henry s'est plus ou moins habitué à ces déplacements temporels intempestifs. Il rencontre alors Claire, une jeune femme qui l'aborde en lui disant le connaître. Elle lui explique alors qu'elle le connaît par les apparitions qu'il fait auprès d'elle régulièrement depuis qu'elle est enfant, ou du moins les apparitions qu'il va faire dans les années à venir. Rapidement séduit, Henry ne tarde pas à nouer une relation avec Claire, jusqu'à l'épouser. Le couple vit une vie entrecoupée des absences d'Henry pour cause de voyages temporels inopinés. Les difficultés viennent lorsque Claire fait plusieurs fausses-couches successives attribuées à une transmission génétique aux enfants qu'elle porte de la « tare » de leur père. Avec l'aide du Dr Kendrick (Stephen Tobolowsky), un généticien appelé en renfort, elle finit tout de même par mettre au monde une fille, Alba, dotée des mêmes pouvoirs que son père mais les maîtrisant néanmoins relativement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, les déplacements temporels d'Henry finissent par le mettre en face de sa propre mort, que l'ensemble de la famille va devoir affronter, chaque membre l'abordant de sa position particulière : Henry parce qu'il est directement en cause, Claire par une procuration active, Alba par son rôle de témoin mobile au travers du temps.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDb279_73I/AAAAAAAAAc0/D4r7yvhzkgk/s1600-h/Time+trav+All1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395554090447007602" style="WIDTH: 141px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDb279_73I/AAAAAAAAAc0/D4r7yvhzkgk/s200/Time+trav+All1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Allemagne (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si le voyage dans le temps a souvent été imaginé à l'écran, il l'a surtout été en en exploitant la veine aventurière. Depuis la simple exploration, jusqu'aux tentatives de modifications du passé pour corriger le présent, il a été un vaste terrain de jeu du fantastique ou de la science-fiction. Mais il n'avait à ma connaissance jamais été abordé sous cet angle intime. Sont ici d'ailleurs rapidement balayées en quelques phrases les tentations d'intervention sur le passé dont il est vite annoncé qu'elles sont vouées à l'échec. C'est que le sujet est manifestement ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et cet ailleurs est bien plutôt dans l'allégorie de ce qui traverse le temps dans la vie de chacun, de son corps à sa capacité de relation, de lien, d'émotion, de partage. De là la charge symbolique qui s'impose en tous les recoins du film, au double sens du mot « charge », celui du poids, de la densité, mais aussi celui de l'assaut, faisant de la charge symbolique comme une charge de cavalerie. La nudité d'Henry à chaque déplacement temporel comme une nouvelle naissance ; la couverture qui recouvre sa nudité aux moments essentiels de sa vie, après l'accident de voiture, lors de sa rencontre avec Claire, lors de sa mort, comme une récurrence de ce qui protège, qui donne sens à la vie malgré les tourbillons extérieurs ; le lit à baldaquin sans dais de la nuit de noce d'Henry et de Claire, comme rappel de l'imprévisibilité même au plus près de la construction du foyer ; la rencontre d'Henry adulte avec sa mère avant son accident, au cours de laquelle il conserve l'anonymat, comme acceptation du destin que rien ne peut changer si ce n'est l'affection qu'on peut y entretenir ; … les exemples sont innombrables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car tout tient dans le seul fait que si le voyage dans le temps existe, si l'on peut naviguer de part et d'autre de sa propre mort, la mort elle-même devient alors un simple épisode sans grande importance. Il suffit alors d'inverser les termes et de considérer que si la mort, pour douloureuse qu'elle soit, est vue comme une péripétie qui n'altère pas l'attachement, elle ne peut plus empêcher le retour éternel du disparu. Vieux rêve repeint de nouvelles couleurs : l'amour annulerait la mort. C'est à ce rêve que nous invite le film, nous renvoyant dans les paisibles prairies éternelles annoncées depuis que l'antiquité avait formalisé les Champs Elysées, reprenant déjà sans doute d'autres versions antérieures de la même image. Pas de mystère si les rencontres temporelles entre Henry et Claire se déroulent justement dans ce type de paysage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDb3PS7ThI/AAAAAAAAAc8/bv0zGcL9lNA/s1600-h/Time+trav+HK1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395554095635058194" style="WIDTH: 142px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDb3PS7ThI/AAAAAAAAAc8/bv0zGcL9lNA/s200/Time+trav+HK1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Honk Kong (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et pour souligner encore le poids et la force de cet amour qui, lui seul, peut vaincre la mort, toute l'histoire s'écrit ici au féminin, supposé être le genre de l'entretien de la vie. C'est ainsi que la mort ne peut venir que de la coalition des pères, que les survivants ne peuvent être que des femmes entre elles (Claire, Alba, le double d'Alba venant du futur se préparer elle-même au décès du père), que la seule violence physique du film montre la correction qu'administre Henry vêtu en femme au sortir d'un de ses voyages à un indistinct loubard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Daren Aronowsky, avec « The fountain », s'était, il y a quelques années, attaqué à un sujet comparable, cherchant la permanence de l'amour par la permanence de la vie. Ici le projet est inversé, comme en miroir, tout en visant un horizon semblable. Mais tout le monde n'est pas Aronowsky, tout le monde n'est pas Hugh Jackman, tout le monde n'est pas Rachel Weisz. Si Schwentke fait de son mieux, il semble se noyer dans tellement de symbolisme que d'une charge héroïque, il finit par faire sentir la charge de pesanteur. Les pistes sont souvent ébauchées, mais à peine traitées tant le sujet est vaste et s'occupe avec un nombre restreint d'entre elles. Mais peut-être peut-on voir cette technique de l'ébauche surabondante comme un choix en soi, comme un moyen de laisser le spectateur libre de découvrir de nouveaux prolongements, de nouvelles exégèses possibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choix techniques, aux yeux d'un simple spectateur, paraissent simples, sans trop d'effets spéciaux si ce n'est cette façon de faire disparaître Henry comme par gommage lors de ses départs temporels. On a vu ce qu'Aronowsky pouvait inventer d'images étonnantes dans un contexte semblable ; on imagine ce que Spielberg ou Lucas auraient pondu de scènes spectaculaires avec le même matériau. En tout cas, le choix est cohérent avec le projet évident de rester loin de l'aventure et de demeurer au plus près de ce que le quotidien presque banal peut être tout en se remplissant d'intensité intime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les acteurs cherchent visiblement à être au diapason de cet objectif, bien qu'avec des réussites variables. Etonnamment, les deux plus efficaces sur ce plan paraissent être les deux enfants interprétant Alba à 5 et 10 ans (Hailey et Tatum McCann). Le reste de la troupe donne un peu dans le surjeu. Pas tellement dans l'absolu, d'ailleurs, que relativement au choix de traitement du sujet. Eric Bana ne perd son expression d'urgence ou d'étonnement qu'à l'approche du décès d'Henry. Son père (Arliss Howard) en fait des tonnes dans le genre désespoir solitaire réfugié dans l'alcool. Rachel McAdams abuse un peu de son joli minois, mais finalement sans verser dans la caricature systématique, ce qui fait au bout du compte bien passer l'ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors quoi ? Un film intéressant à coup sûr. Peut-être un peu trop dense pour faire oublier ses manques ou son désir de trop en dire. Mais après tout, ne vaut-il pas mieux un peu de « trop » que de « pas assez » ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-1926749680169343092?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/1926749680169343092/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=1926749680169343092' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/1926749680169343092'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/1926749680169343092'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/09/time-travelers-wife-hors-du-temps.html' title='The time traveler&apos;s wife (Hors du temps)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDb3FjeKfI/AAAAAAAAAdE/jXJnwO-m-d4/s72-c/Time+trav+US1.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-3610893736461873914</id><published>2009-09-15T23:34:00.003+02:00</published><updated>2009-10-23T01:45:44.327+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comédie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2008'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville 2009'/><title type='text'>The open road</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;On the road again&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nouvelle avant-première au Festival du Film Américain de Deauville 2009, avec « The open road», un film pondu en 2008 par Michael Meredith. Autant la météo d'hier laissait planer un doute sur l'envie de se plonger dans « Shrink », autant celle d'aujourd'hui n'était pas plus tentante que ça et passer quelques heures sous cloche ne posait pas vraiment de problème. Et pardon aux aficionados de Kevin Spacey, mais voir Jeff Brigges dans ses œuvres est certainement plus à mon goût.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDZpnz8V_I/AAAAAAAAAcU/Moa6UBTeixQ/s1600-h/Open+road+US.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395551662674565106" style="WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDZpnz8V_I/AAAAAAAAAcU/Moa6UBTeixQ/s200/Open+road+US.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Carlton Garett (Justin Timberlake) est un jeune et prometteur joueur de base-ball. Son père, Kyle (Jeff Bridges), est lui-même une ancienne gloire de ce sport, même s'il a depuis peu raccroché ses crampons. De toute façon, Kyle, personnage haut en couleur, n'a plus donné signe de vie depuis plusieurs années. Lorsque Katherine (Mary Steenburgen), la mère de Carlton doit subir une intervention cardiaque, elle refuse de signer l'autorisation d'opérer tant qu'elle n'aura pas revu Kyle, qu'elle missionne Carlton de ramener. Malgré ses préventions face à ce père absent, Carlton accepte mais se fait accompagner de Lucy (Kate Mara), une ancienne petite amie, afin de le soutenir.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;S'en suit un road movie qui conduit le trio dans son retour vers Houston, entrecoupé des pitreries de Kyle, des explications entre le père et le fils, de la réconciliation de Carlton et Lucy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On n'est certes pas dans la description apocalyptique d'une quelconque perversité psychologique. Pas d'orgie sanglante ou de macabre manipulation. Aucun code freudien ou dérivé n'est indispensable au décryptage. On a juste une histoire de famille, une histoire d'hésitation, de peur de l'engagement, d'adolescence inaboutie, de passage à l'âge adulte. Les deux hommes de l'affaire sont comme deux enfants qui mûrissent ensemble face à la réalité de la vie, quittant progressivement l'univers du jeu pour entrer dans celui de la responsabilité, responsabilité non pas subie mais sereinement acceptée. Et sur ce trajet, les femmes sont comme des passeuses. Non qu'elles les dirigent, mais elles leur ouvrent la voie avec une sorte de tranquille assurance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'ils le comprennent entièrement ou non est finalement secondaire, ils sentent progressivement l'évidence de cette voie ouverte devant eux et qu'elles ont simplement empruntée les premières. Tout tient finalement dans le dialogue entre Carlton et son grand-père, Amon (Harry Dean Stanton), sur les bancs de la salle d'attente du service de chirurgie : - Tu sais, il m'a fallu 82 ans pour me rendre compte de quelque chose. - Qu'est-ce que c'est ? - Je n'en sais rien … - Qu'est-ce que tu racontes ? - Non, ce n'est pas que je ne veux pas te dire, c'est que je ne trouve pas les mots pour le dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout est dit simplement, en peu de mots, au milieu des mille et unes péripéties d'une vie parfois triste mais le plus souvent porteuse en germes d'un bonheur qui demande juste à être ramassé. La peine n'est pas absente, mais la tendresse non plus, la lâcheté mais aussi le courage de dépasser ses doutes et ses appréhensions. On n'est pas dans de la grande philosophie, on est dans la sensibilité, la tendresse, C'est sans doute naïf, mais c'est frais et joyeux quand il faut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce jeu là, les acteurs se font manifestement plaisir. Il y a bien quelques cabotineries chez Jeff Bridges, mais cela fait tellement partie du personnage de Kyle que c'est à peine si on s'en aperçoit. Justin Timberlake est un peu dans un excès qui, là, a moins sa place, mais pourquoi pas. Les deux femmes sont par ailleurs dans une sobriété plus nuancée qui fait plaisir à voir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalisation est simple, pour ne pas dire dépouillée. Pas de grands effets, de travelling sophistiqué, de plan travaillé. Juste de l'image simple, de la narration claire, un découpage transparent. Bref, une mise en scène au service de l'histoire, pas au service de la performance. Tant pis si au passage Tonton Sylvain y perd ses rares galons de cinéphile, mais ça fait tellement de bien de se rafraîchir l'émotion et les neurones de temps à autre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-3610893736461873914?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/3610893736461873914/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=3610893736461873914' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3610893736461873914'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3610893736461873914'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/09/open-road.html' title='The open road'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDZpnz8V_I/AAAAAAAAAcU/Moa6UBTeixQ/s72-c/Open+road+US.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-1362049469579060735</id><published>2009-09-15T23:26:00.005+02:00</published><updated>2009-10-23T01:46:44.534+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='drame'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2009'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville 2009'/><title type='text'>The good heart</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;A votre bon cœur&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Encore un joli moment au Festival du Film Américain de Deauville 2009 avec la présentation en compétition de « The good Heart », un film de 2009 de Dagur Kari qui signe non seulement la réalisation, mais aussi le scénario et qui cosigne la musique. Un petit film attachant dans une drôle d'ambiance américano-française tellement naturelle qu'elle ne se dit même pas et est encore moins expliquée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDeDizbo1I/AAAAAAAAAdc/q0YaiZyXt9o/s1600-h/Good+heat+US.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395556506053354322" style="WIDTH: 140px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDeDizbo1I/AAAAAAAAAdc/q0YaiZyXt9o/s200/Good+heat+US.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Lucas (Paul Dano) est un jeune SDF, d'une gentillesse proche de la simplicité, qui vit sous un pont à New York et qu'une tentative de suicide amène à un lit d'hôpital. Jacques (Brian Cox) est un patron de bar ronchon et solitaire que son cinquième infarctus conduit dans le lit d'hôpital mitoyen. A leur sortie, Jacques, qui n'est pas homme à laisser le destin et sa santé déclinante décider pour lui, propose à Lucas de l'embaucher, nourri et logé, pour le former en vue de prendre sa succession. Et de fait, c'est une formation à temps plein que conduit Jacques, guidant Lucas dans tous les petits secrets qui font le bon tenancier de bar : le nombre optimal de clients en même temps dans les locaux, la juste distance face aux clients, le bon moment pour débarrasser les verres, la bonne façon de préparer le café ...&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Tout se passe bien jusqu'à ce que débarque April (Isild Le Besco), hôtesse de l'air licenciée pour cause de peur de l'avion, que Lucas décide de secourir et d'héberger, jusqu'à l'épouser sur un coup de tête. Jacques, qui avait d'autres plans pour l'avenir de Lucas et qui a des idées précises sur la place - ou plutôt l'absence de place - d'une femme dans un bar, finit par s'incliner à contre-cœur, à tolérer sa présence, jusqu'à presque l'apprécier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais les infarctus se répètent, au point qu'une greffe cardiaque devient la seule solution pour Jacques. Dès lors, les jours s'écoulent dans l'attente du coup de téléphone qui l'informerait d'un cœur disponible. Jusqu'au renversement final.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est au fond une histoire toute simple de transmission, presque d'initiation, d'entraide et de solidarité, presque de filiation. Une histoire d'acceptation aussi, d'acceptation du destin, d'acceptation de l'autre, de reconnaissance, autant de ce que l'autre fait pour soi que de ce qu'il est réellement. C'est simple, c'est calme, c'est émouvant. C'est parfois un peu caricatural, raccourci, ne faisant qu'évoquer les chemins de traverse qui auraient été possibles. Mais ça touche au but, et c'est l'essentiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeu est juste, sans emphase ni retenue, sans excès ou cabotinage. Peut-être un peu de surjeu dans l'interprétation par Paul Dano d'un Lucas un peu simplet jusque dans sa posture, mais c'est finalement un détail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ambiance intime de ce bar d'habitués, comme on l'attendrait davantage d'un bistrot européen que d'un bar américain, sombre et vaguement crasseux, vieillot et manifestement habité d'un passé, de non-dits, à l'image de son propriétaire, finalement chaleureux sans en avoir l'air, fait immédiatement sentir son âme, son humanité même si elle est rugueuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le petit mystère du film vient de ce qui motive ces références répétées à la France. Peut-être le souvenir du réalisateur islandais né à Paris, mais est-ce suffisant ? Pourquoi le choix du prénom de Jacques pour le patron du bar ? Pourquoi le choix d'Isild Le Besco pour le rôle d'April dont le prénom, malgré son accent, renvoie néanmoins à une origine anglo-saxonne ? Pourquoi du champagne comme première commande d'April entrant dans le bar ? Pourquoi la présence récurrente parmi les clients réguliers, d'un descendant de Jules Verne (Bill Buell) qui ne parvient pas à rédiger le livre qu'il aimerait écrire ? Sans doute y a-t-il là matière à décanter un petit peu. Le jeu des symboles, sur ce point comme sur d'autres, est trop apparent pour ne pas mériter attention, mais pas suffisamment limpide pour s'épuiser à la première lecture, et c'est aussi un des plaisirs d'un film qui fonctionne manifestement à plusieurs niveaux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-1362049469579060735?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/1362049469579060735/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=1362049469579060735' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/1362049469579060735'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/1362049469579060735'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/09/good-heart.html' title='The good heart'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDeDizbo1I/AAAAAAAAAdc/q0YaiZyXt9o/s72-c/Good+heat+US.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-675054098067079407</id><published>2009-09-15T23:23:00.003+02:00</published><updated>2009-10-23T01:48:19.259+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2009'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville 2009'/><title type='text'>Shrink</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;L’homme qui ne rétrécit pas&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En compétition au Festival du Film Américain de Deauville 2009, c'est au tour de « Shrink », un film de Jonas Pate en 2009 d'entrer en lice. La présence Kevin Spacey au générique fait qu'on abandonne pour quelques instants le soleil enfin revenu pour aller s'enfermer encore une fois au lieu d'aller flemmarder sur la plage, mais il faut bien avouer que l'envie poussait plutôt vers la seconde option. Enfin, on est là pour le cinoche, alors cinochons mon brave.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDdX0VbkpI/AAAAAAAAAdM/pQkDQAXFFbU/s1600-h/Shrink+US.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395555754845115026" style="WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDdX0VbkpI/AAAAAAAAAdM/pQkDQAXFFbU/s200/Shrink+US.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Henry Carter (Kevin Spacey) est un célèbre psychiatre d'Hollywood. (On fait progresser en passant sa connaissance de l'anglais en apprenant que « un psy » se dit « a shrink ». N'ayant volontairement pas lu le pitch du film avant de me rendre en séance, je pensais bêtement qu'on allait y rétrécir quelque chose …). Il est lui-même en assez mauvais état depuis le suicide de sa femme, dormant sur son canapé, ou au bord de sa piscine, tout habillé, fumant cigarette sur pétard, et inversement. Outre son livre à succès « Comment ne pas être triste », il a une collection de clients du show business, essentiellement du milieu du cinéma. Jusqu'à ce qu'il se voie confier le cas d'une jeune collégienne mal dans sa peau qui sèche l'école régulièrement depuis le décès de sa mère.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Le suivi de ses différents patients, d'abord bien cloisonné, finit par évoluer en une curieuse intrication des projets de chacun, …Le quotidien d'un psy n'est pas très drôle, surtout quand il doit remonter le moral d'un certain nombre d'olibrius qui finalement ne vont pas beaucoup plus mal que lui. Il a beau essayer de s'investir lors de chacune de ses séances, la douleur de son deuil, la lassitude, la vanité des choses, le rattrapent à toute allure. Au point que c'est son dealer d'herbe qui semble être le dernier confesseur qui le retient devant le gouffre. En fait, pas tout à fait le dernier. Car la jeune Jemma (Keke Palmer), la collégienne turbulente, fait aussi office de ballon d'oxygène. Et le travail de deuil dans lequel il l'accompagne se retourne vite en son propre travail de deuil à lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu'est-ce qu'on apprend de tout ça ? Qu'être psy ne sauve pas. Que la cure du client participe à la cure du médecin. Qu'il ne faut désespérer de rien. Qu'on peut trouver de l'aide de situations et de gens inattendus. Qu'il faut faire aussi attention à la qualité de l'herbe. Que dormir dans son lit est un signe de guérison. On a vu enseignements plus originaux dans le cinéma étatsunien. On passera sous l'anecdote les prestations ponctuelles de Robin Williams et d'Aaron Eckart (il m'a semblé que c'était lui). L'essentiel repose sur Kevin Spacey, omniprésent, sur le mode à la fois torturé et désabusé. Pas facile de faire les deux à la fois, mais il s'en sort finalement pas trop mal. La petite Jemma joue dans le même registre, avec une note supplémentaire de révolte. On frise le complexe. J'exagère, elle est parfois assez touchante.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDdYDkP7jI/AAAAAAAAAdU/rnZqi7n0Ajk/s1600-h/Shrink+Isr.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395555758933798450" style="WIDTH: 139px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDdYDkP7jI/AAAAAAAAAdU/rnZqi7n0Ajk/s200/Shrink+Isr.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Israel (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;La réalisation n'a rien de vraiment transcendant, ni de lassant non plus d'ailleurs. Elle fait son boulot, sans plus, sans fioriture, mais sans grosse catastrophe non plus. Autant dire qu'on l'oublie assez vite pour se concentrer sur l'histoire, qu'on s'empresse d'oublier aussi d'ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout du compte, un petit moment de détente pour qui s'intéresse à la vie privée de son psy, un doux moment de sieste pour les autres.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-675054098067079407?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/675054098067079407/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=675054098067079407' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/675054098067079407'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/675054098067079407'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/09/shrink.html' title='Shrink'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDdX0VbkpI/AAAAAAAAAdM/pQkDQAXFFbU/s72-c/Shrink+US.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-8401052838924349824</id><published>2009-09-15T23:19:00.005+02:00</published><updated>2009-10-23T01:48:37.739+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2009'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville 2009'/><title type='text'>Precious</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;La spirale du ghetto&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Séquence émotion. Le 35ème Festival du Film Américain de Deauville a potentiellement dégotté sa Palme d'Or, ou ce qui en fait office ici. Témoin la réaction du public, débout et applaudissant des deux mains un réalisateur un peu timide, Lee Daniels, accompagné par le jury également debout m'a-t-on dit (je ne l'ai pas vu, masqué qu'il était par la foule) à la fin de la projection de « Precious », produit en 2009. Ce n'est pas commun. Mais je me souviens de la même réception du public pour « The fountain », il y a quelques années, qui ne s'était pourtant pas retrouvé en haut du palmarès, alors méfiance. Témoin également, l'opinion de Tonton Sylvain, qui vaut bien toutes les critiques du monde. On peut contester, mais fichtre, c'est mon avis, et comme disait l'autre, je le partage ! Et qu'au bout du compte, le film se hisse sur une marche annexe du podium confirme simplement que Tonton à le nez creux même s'il n'est pas devin …&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDX-MK1CII/AAAAAAAAAcE/ZyRbMVHdibE/s1600-h/Precious+US.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395549817008359554" style="WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDX-MK1CII/AAAAAAAAAcE/ZyRbMVHdibE/s200/Precious+US.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Precious (Gabourey Sidibe) est une ado noire de Harlem qui glande tranquille près du mur du fond de la classe, à l'abri derrière une obésité assez phénoménale (selon nos critères de la Vieille Europe s'entend). Ce n'est pas tellement que l'école lui pèse, c'est plutôt qu'elle a d'autres préoccupations. Outre les rêveries habituelles de collégiennes sur le prof de math, son quotidien est plutôt occupé par une situation familiale sordide : 16 ans et déjà mère d'une petite mongolienne élevée par la grand-mère de Precious ; un père qui la viole régulièrement sous les yeux de sa mère qu'il ne touche plus ; une mère (Mo' Nique) acariâtre qui passe ses journées devant la télévision en attendant les allocations sociales ; des reproches appuyés de violence physique quant à l'inutilité des études, et son inutilité à elle, en dehors de ce qu'elles justifient le versement des allocations ; les tâches ménagères qu'elle est seule à accomplir dans une ambiance à la Cosette ...&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Les choses commencent à changer quand Precious tombe à nouveau enceinte et que la Principale du collège réalise qu'elle est de plus quasiment analphabète, bien qu'elle ait réussi à le masquer relativement efficacement jusque là. Prenant les choses en main, la Principale la renvoie du collège tout en l'inscrivant d'office dans une école alternative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cours d'alphabétisation y est donné à temps plein. Il est assuré par Ms Rain (Paula Patton), une jeune femme dévouée qui ne s'en laisse pas compter, face à un groupe de jeunes filles du ghetto pas commodes à dompter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les choses dégénèrent encore pour Precious à l'accouchement de son second enfant, lorsque la violence de la réaction de sa mère la pousse à fuir le domicile avec son nouveau-né. Elle est alors prise sous l'aile de Mrs Rain qui l'héberge transitoirement le temps de lui trouver une place en foyer et un petit subside, avec l'aide de Mrs Weiss (Mariah Carey), une assistante sociale de la mairie qui suit la famille. Et comme si tout cela ne suffisait pas, Precious apprend lors du décès de son père qu'il avait le SIDA et qu'elle-même est découverte séropositive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Privée des allocations qu'elle percevait, puis de toute ressource au décès de son mari, la mère de Precious tente de récupérer sa fille lors d'une rencontre qui les réunit avec Mrs Weiss. Cette réunion est l'occasion de poser au grand jour les ressorts de la mécanique infernale de la misère qui broie cette famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa petite intervention inaugurale, Lee Daniels annonçait un film parfois dur, mais demandait aussi à ce que les spectateurs ne se privent pas de rire librement à un film traversé d'humour. Un film dur, on s'en rend compte rapidement lorsque chaque nouvel épisode est l'occasion d'un nouveau tour de spirale dans le tourbillon du sordide. Traversé d'humour, pieux mensonge pour adoucir le choc. Les seuls traits lénifiants sont peut-être les quelques séquences rêvées de Precious s'inventant une autre vie, un autre corps, une autre couleur de peau. Car le film est bien un choc. On peut ne pas apprécier le cinéma social, je n'imagine pas qu'on puisse rester indifférent à cette histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus difficile n'est d'ailleurs pas tant dans l'accumulation de la misère que dans ce je-ne-sais-quoi qui ne fait pas douter un seul instant de son accent de vérité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car il y a paradoxalement quelque chose de frais dans cette histoire et dans la façon de la raconter, respectueuse de la souffrance, de la dignité, mais aussi des ambivalences de toute situation de violence ou de comportements défaillants. Et la forme n'y est pas pour rien, qui ne se laisse pas emporter dans la mode du pseudo-reportage, caméra à l'épaule. Il n'y a pas d'effet particulier (sinon les quelques séquences rêvées déjà mentionnées), on se dit qu'on aurait aussi bien pu filmer tout ça avec une vieille caméra Super8 et un bon magnétophone, tant ça crie de vérité, mais c'est bien un film, un vrai. Le verbiage du ghetto, annoncé dès le banc-titre de générique, n'y est sans doute pas pour rien. Et de façon paradoxale, cette avalanche de misère, par son effet même de « trop, c'est trop », au lieu de décrédibiliser le scénario, produit comme un effet anesthésiant : qu'est-ce qu'une nouvelle catastrophe va bien pouvoir ajouter comme peine ? La coupe est déjà pleine, alors autant prendre les choses les unes après les autres, sans s'en préoccuper davantage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On est surpris, au bout de cette tourmente, qu'il puisse rester des survivants, mais on réalise alors subitement comment de l'enfance on est passé sans s'en apercevoir à un âge adulte déjà bardé de cicatrices, d'une expérience ahurissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le risque de raconter une telle histoire est évidemment celui du misérabilisme, Mais justement, la mise en évidence des ambivalences, des ressorts sous-jacents, permet en grande partie d'éviter le piège, encore qu'incomplètement il est vrai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté acteurs, on n'est pas dans la perfection. Les séquences rêvées de Precious sont d'une lourdeur souvent indigeste, à la hauteur du spectacle de patronage. Mais pour dire les choses simplement, on s'en fiche complètement. Mo' Nique et Paula Patton, dans deux registres différents, sont étonnantes. La première est d'une richesse dans l'interprétation qui plaisir à voir malgré le caractère antipathique du personnage. La seconde est un peu figée dans une courte panoplie d'expressions, mais en sachant l'exploiter à bon escient. Gabourey Sidice n'est sans doute pas la révélation du siècle, mais il faut avouer que son physique ingrat lui fournit une dimension particulière, par l'espèce de carapace protectrice qu'elle crée autour d'elle, par la limitation des expressions faciales qu'elle autorise sur un visage à ce point « enflé » et qui participe à l'impression de neutralité émotionnelle également protectrice. A noter par ailleurs les interventions d'une part de Mariah Carey en Mrs Weiss, dont j'ignorait personnellement ce talent d'actrice, et d'autre part de Lenny Kravitz (l'infirmier John) qui, par contre, ne marquera pas les mémoires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourrait disserter des pages durant sur le détail de la mise en scène de telle ou telle scène, mais serait-ce bien utile ? Après tout, le film est là et parle suffisamment bien par lui-même.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-8401052838924349824?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/8401052838924349824/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=8401052838924349824' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/8401052838924349824'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/8401052838924349824'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/09/precious.html' title='Precious'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDX-MK1CII/AAAAAAAAAcE/ZyRbMVHdibE/s72-c/Precious+US.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-6070993552023501501</id><published>2009-09-15T23:10:00.001+02:00</published><updated>2009-09-15T23:18:38.015+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2009'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='guerre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville 2009'/><title type='text'>The messenger</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;L'arrière de l'avant&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouveau compétiteur au Festival du Film Américain de Deauville 2009, avec « The messenger », un film pondu en 2009 par Oren Moverman. Encore un film sur la guerre d'Irak ? Oui et non. C'est bien le contexte général, mais ça pourrait aussi bien se situer dans celui de n'importe quelle guerre. Car le sujet n'est pas tant celui de la guerre que d'une des articulations entre le monde militaire et le monde civil en temps de guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sergent Will Montgomery (Ben Foster) a été blessé au front et est affecté, pour ses derniers mois de service, à un poste non combattant sur le sol des Etats-Unis. Il est placé sous les ordres du capitaine Tony Stone (Woody Harrelson) dont il est l'unique subordonné. Leur mission : annoncer aux familles le décès des militaires tués au front. Devant le caractère trivial de la tâche pour qui est revenu médaillé du terrain, Will ravale sa rancœur, mais, en bon soldat, s'exécute. Sa tâche se révèle cependant moins évidente qu'il pouvait sembler. Stone lui en enseigne la codification précise, fruit de l'expérience, la ritualisation, mais aussi les pièges, les chausses trappes, les difficultés, les astuces, les échappatoires. Et surtout combien il faut aussi une certaine forme de courage pour l'accomplir correctement. Une des annonces qui leur incombe s'adresse à Olivia Pitterson (Samantha Morton) dont la réaction les intrigue. Tentant d'en savoir davantage, Will se rapproche progressivement d'elle, sous le regard réprobateur du capitaine Stone. Parallèlement, les deux hommes apprennent à se connaître et se lient d'amitié.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;On peut dire ce qu'on veut de ce film, mais sûrement pas qu'il s'agit d'une histoire classique cent fois ressassée. Bien sûr, on a régulièrement vu les affres et la solitude du chef de corps devant la page blanche de la lettre à écrire aux parents d'un soldat mort. Mais la procédure a visiblement évolué depuis que John Wayne ou Clint Eastwood se chargeaient de l'affaire. Maintenant, la réactivité de la presse est telle qu'il faut à l'armée une vitesse d'exécution dans l'annonce qui prenne de vitesse les organes de presse, sous peine de voir les familles averties par le journal avant même l'annonce officielle. La sensibilité des civils semble avoir également évolué, de façon telle que l'annonce écrite ou téléphonique serait probablement prise pour une véritable insulte. On mesure toute la distance depuis les scènes décrites pour la seconde guerre mondiale ou celle du Vietnam. La prise en compte de la sensibilité des familles en arrive même à tourner à l'entreprise de protection de l'armée ou de ses émissaires : toute une stratégie et maintes précautions sont prises pour éviter de délivrer le message à la mauvaise personne, pour être certain qu'elle soit entendue même si les proches ne saisissent pas l'anglais, pour proposer dans une forme standardisée à laquelle ne peut échapper nul oubli un soutien psychologique réglementaire, …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré cela, malgré ce cadrage pointilleux, on continue à sentir la sensibilité, l'humanité, la compréhension même sous la démarche quasi robotisée. Et c'est probablement vrai qu'il faut avoir le cœur accroché pour assumer le rôle de messager de ce genre de nouvelle. Surtout quand on est un soldat que rien n'a préparé à ce type de situation si ce n'est un vieux fond d'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dans ces circonstances on bascule aisément dans les vieux travers de ce que des décennies de réflexion sur la relation soignant-soigné ont largement identifié n'a rien de bien surprenant : transfert, contre-transfert, burn out, ambiguïté du contact physique, … Les choses sont bien décrites, parfois même explicitement dites. Avec le mérite de les extraire d'un contexte médical pour les faire apparaître dans la quotidienneté de la relation humaine. Difficile de savoir si le projet était de parler de cela et que le contexte de guerre fournissait un cadre utile, ou s'il était d'explorer une face méconnue de la tâche militaire et que la réflexion a été poussée jusqu'à ce point de rapprochement avec la pratique soignante. En tout cas le résultat est là, et il est assez expressif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire bonne mesure, on ne s'épargne pas quelques clichés sur la condition militaire, sur la relation « entre mecs qui en voient de dures ». Les beuveries réparatrices, les bagarres solidarisantes, les filles à soldats comme génitalité en contrepoint du contact avec la mort, la solitude du soldat abandonné par sa compagne pendant qu'il est au front, le deuil du couple comparé au deuil tout court, … on balaye large dans la psychologie de la séparation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les rôles de taiseux qui savent encaisser sans perdre leur âme, il faut avouer que Ben Foster et Woody Harrelson sont loin d'être des mauvais choix. Face à eux, Samantha Morton n'a pas la tâche facile pour défendre son personnage, mais s'en sort honnêtement. A noter la prestation de Steve Buscemi dans le rôle d'un père recevant l'annonce du décès de son fils : une apparition, mais quelle apparition.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le montage semble un peu se chercher, avec quelques tentatives de ce découpage saccadé qui devient à la mode - sans qu'on comprenne généralement bien l'utilité de générer de telles migraines chez le spectateur -, comme dans certaines des scènes d'annonces. Ce qu’on saisit bien, c’est la volonté de décrire ces missions d’annonce comme on aurait pu filmer des scènes de combat, mais ce qu’on saisit moins c’est la nécessité de le faire. En dehors de ces quelques accélérations, le montage reste finalement relativement sobre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène ne va pas dans l'originalité. Sans trop de fioriture, encore que peut-être avec une petite tendance à souligner le mélodrame, mais ça passe raisonnablement, au moins dans la première partie du film. Car il y a bien deux parties distinctes : la première concernant les aspects concrets du cadre, la seconde davantage centrée sur la relation entre Will et Olivia et sur l'évolution psychologique des personnages. Autant dire que la première partie est bien plus intéressante que la seconde qui s'étire un peu en longueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, même si on n'est pas dans le registre du chef d'œuvre qui marquera l'histoire du cinéma, et malgré le Grand Prix qui lui est finalement attribué à Deauville, on est malgré tout dans une tentative honnête de penser et d'aider à comprendre la réalité, en des termes simples, sensibles, parfois touchants, et ce n'est déjà pas si mal.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-6070993552023501501?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/6070993552023501501/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=6070993552023501501' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/6070993552023501501'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/6070993552023501501'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/09/messenger.html' title='The messenger'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-3166477874788916097</id><published>2009-09-15T01:31:00.007+02:00</published><updated>2009-10-23T01:49:17.532+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2009'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='science-fiction'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville 2009'/><title type='text'>District 9</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;ET or not ET&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Présenté en avant-première au Festival du Film Américain de Deauville 2009, « District 9 » prend sur lui la section Science-fiction / Fantastique / Anticipation de la sélection. L'année dernière on avait eu « Hellboy », dans un autre genre, par un réalisateur mexicain. Cette année, c'est à un sud-africain, Neill Blomkamp, qu'on a confié la mission. Et pour faire bonne mesure, c'est Peter Jackson qui s'est collé à la production, « Le seigneur des Anneaux » constituant une bonne carte de visite devant l'audience du genre.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDefzvrDyI/AAAAAAAAAdk/bY3BwAsPrHE/s1600-h/District+Fr.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395556991637327650" style="WIDTH: 150px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDefzvrDyI/AAAAAAAAAdk/bY3BwAsPrHE/s200/District+Fr.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Wikus Van der Merwe (Sharlto Copley) est un petit employé de la société MNU qui a pour lui d'être marié à Tania (Ron Livingston), la fille du patron. Il se voit confier la tâche de gérer le transfert de toute la population d'extraterrestres que Johannesburg abrite depuis que leur vaisseau s'est immobilisé, vingt ans plus tôt, au-dessus de la ville et que, affamés et malades, ils y ont été recueillis pour raisons humanitaires. Malheureusement, passé le moment de la surprise du premier contact, les nouveaux arrivants ont vite été ressentis comme une charge par la population. Ils ont été parqués dans un camp de fortune rapidement devenu permanent et transformé avec le temps en bidonville, le District 9, cerné de murs, de grillages et de barbelés, et tenu par une bande de bandits Nigérians.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;La MNU a à l'époque été chargée du transfert à l'humanité de la technologie extra-terrestre découverte sur le vaisseau, entreprise ayant finalement échoué lorsqu'on eut compris qu'elle ne fonctionnait que sous reconnaissance de l'ADN de son utilisateur. Devant cet échec, donc devant l'inutilité des réfugiés, et le rejet de la population, la ségrégation des extraterrestres est devenue une évidence, jusqu'à leur expulsion programmée vers un camp éloigné de la ville. Et c'est justement la tâche confiée à Wikus que d'assurer la vitrine légale de l'opération, épaulée par la force armée de la MNU commandée par Koobus (David James) chargée, elle, du plan plus contraignant et brutal de l'opération.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDegOUHaXI/AAAAAAAAAds/UjjgMmjISSk/s1600-h/District+It1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395556998769502578" style="WIDTH: 140px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDegOUHaXI/AAAAAAAAAds/UjjgMmjISSk/s200/District+It1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Italie (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Lors de sa visite au District 9, Wikus rencontre un extraterrestre qui lui paraît vite différent de ses congénères, Christopher Johnson (Jason Cope), vivant avec son fils dans une cabane bourrée de matériel informatique de récupération. Perquisitionnant la cabane, il s'asperge le bras accidentellement d'un liquide suspect qui lui fait saisir le récipient pour analyse au laboratoire de la MNU.A l'issue de cette journée, Wikus ne tarde pas à ressentir d'étranges symptômes, amorce d'une transformation physique qui va le muer en paria pourchassé par la MNU et en allié objectif de Johnson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film est à l'évidence une allégorie de l'immigration et, dans un contexte sud-africain, de la problématique du « développement séparé » de communautés ethniques différentes, ou apartheid qui a fait les heures sombres de l'Afrique du Sud. Le refus de l'intégration, l'exclusion, dont les deux faces du double visage fait de réglementation ou de répression brutale sont incarnées par le naïf Wikus ou le retors Koobus, forment l'arrière-plan permanent de l'histoire. On aborde les aspects de la propagande, de toutes les petites ou les grandes lâchetés du quotidien, bref de tout ce qui conduit et fait vivre une barbarie subreptice avant d'être au grand jour : déni, déshumanisation, respect du règlement, univers concentrationnaire, expérimentation médicale dévoyée, …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'impression de réalisme, malgré la présence de personnages d'extra-terrestres particulièrement repoussants, est recherchée par le parti pris narratif en forme de reportage, mêlant des scènes scénarisées à de véritables images d'archives, et à des interventions tirées d'interviews dans la rue, façon radiotrottoir, détournées en modifiant simplement le contexte dans lequel elles ont été réellement enregistrées. La forme reportage est maintenue tout au long du film, avec une réalisation plus proche du reportage de journal télévisé que de fiction classique. Les images sont parfois sales, découpées, sautant à la manière des reportages en zone de troubles, caméra à l'épaule, dans une fausse continuité multipliant les plans d'une même scène. Les hors champs, les approximations volontaires de cadrage se succèdent, de même que le montage est saccadé, comme dans l'urgence.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDegckyyxI/AAAAAAAAAd0/K4tT4fXtrxQ/s1600-h/District+US1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395557002597550866" style="WIDTH: 134px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDegckyyxI/AAAAAAAAAd0/K4tT4fXtrxQ/s200/District+US1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;On est bien dans un film d'aventure qui se présente comme un document d'actualité, aux clés le plus souvent transparentes, mais parfois obscures. Que vient faire par exemple cette bande de Nigérians dans l'histoire ? On y voit bien quelques codes, depuis la métaphore de l'assimilation sociale en une véritable assimilation digestive. On imagine l'allusion à une oralité, tant de parole que d'alimentation, comme symétrique de la société sud-africaine attachée à l'écrit, et dans laquelle l'approche de l'assimilation est l'occasion de vomissements, un des premiers symptômes de Wikus après sa contamination. Est-ce pour montrer les difficultés de l'intégration dans les deux types de contexte ? Que le chef du gang de Nigérians le dirige depuis sa chaise roulante, il y a manifestement une tentative de second degré, mais de quoi ? Quel est le sens de cette promesse par Johnson de son retour « dans trois ans » pour revenir aider Wikus, avant son évasion vers le vaisseau mère puis vers sa propre planète ? D'autant que la promesse ne sera manifestement pas tenue, mention étant faîte en fin de film d'un camp extraterrestre contenant une population triple de celle mentionnée durant la période filmée. On doute qu'il s'agisse simplement de souligner le caractère pessimiste de la morale de l'histoire. Peut-être pour exprimer l'absence d'autre solution imaginable que de trouver un terrain d'entente entre les différentes populations. Peut-être par une sorte d'assimilation inversée, à la manière de Wikus devenant progressivement littéralement un membre de la population d'extraterrestres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout du compte, si le film est une belle tentative de révolte contre une plaie qui a minée pendant une longue période le quotidien de l'Afrique du Sud, s'il cherche à le dépasser pour en faire un problème partagé par de nombreux pays, il reste malgré tout alourdi par sa présentation et par une certaine obscurité.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-3166477874788916097?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/3166477874788916097/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=3166477874788916097' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3166477874788916097'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3166477874788916097'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/09/district-9.html' title='District 9'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDefzvrDyI/AAAAAAAAAdk/bY3BwAsPrHE/s72-c/District+Fr.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-3195295100105300667</id><published>2009-07-18T19:38:00.008+02:00</published><updated>2009-10-23T01:50:41.221+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sentimental'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='historique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2008'/><title type='text'>The reader (Le liseur)</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;&lt;strong&gt;Le purin dans les yeux&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors quoi ?! On voulait prouver qu’il était possible de faire verser une larme sur une nazi(e) ? OK, c’est fait. La belle affaire. Comme s’il était possible de s’insinuer sous le scalp d’un être humain, de regarder sa vie par ses yeux, de ressentir ses émotions, sans y trouver une partie de nous-même, tout bon et généreux que nous pensions être, sans se surprendre à ne pas y retrouver cette noirceur et cette antre du mal qu’on aimerait tant débusquer dans le crâne des pires monstres. Et alors ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDglydLYEI/AAAAAAAAAes/Reg432LckI8/s1600-h/Reader+Fr1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395559293393788994" style="WIDTH: 138px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDglydLYEI/AAAAAAAAAes/Reg432LckI8/s200/Reader+Fr1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Alors, c’est là qu’il se tient, ce film de 2008 oscarisé en 2009, sur le bord de la fosse, les deux mains dans la boue, tentant de regarder le purin dans les yeux et de lui faire cracher son secret. Pour réapprendre à vivre après que le bourreau ait frappé et qu’il ait raté son coup. Et pour que le bourreau réapprenne à vivre après qu’il ait raté son coup. Sauf que pour le bourreau, qu’il aille se faire foutre.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Pour les amateurs de pitchs en trois mots, l’histoire raconte, dans l’Allemagne de l’après-guerre, la liaison entre un jeune lycéen et une ancienne gardienne de camp de concentration. Ayant perdu sa trace, il la retrouve et découvre son passé à l’occasion du procès qui la révèle au grand jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les amateurs d’un peu plus de détails et que le fait de connaître l’histoire n’a jamais empêchés de voir un film :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDglprR-uI/AAAAAAAAAek/N8bkAoSO5ck/s1600-h/Reader+Bra1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395559291037022946" style="WIDTH: 137px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDglprR-uI/AAAAAAAAAek/N8bkAoSO5ck/s200/Reader+Bra1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Brésil (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Michael Berg (David Kross / Ralph Fiennes) a 15 ans et est lycéen, dans l’Allemagne de 1958, quand sur le chemin du retour, il est pris d’un malaise et s’effondre sous une porte cochère. Il est secouru par Hanna Schmitz (Kate Winslet), belle jeune femme de 36 ans qui habite à l’étage, puis le remet sur pied et sur le chemin de son domicile. La cause du malaise est finalement diagnostiquée comme une scarlatine qui obligera Michael à rester éloigné du lycée pendant plusieurs mois. Il mettra ce temps à profit pour reprendre contact avec Hanna, d’abord simplement pour la remercier, puis pour construire une liaison. Cette aventure, initialement surtout physique, se colore rapidement d’un attachement amoureux. Lors de leurs rencontres, Hanna se plait en outre à lui faire lire à haute voix les livres les plus divers. On comprend progressivement, bien que Michael, lui, reste dans le plaisir de ces lectures, que la belle jeune femme ne sait ni lire ni écrire sans oser l’avouer à quiconque. La relation prend fin avec le déménagement de Hanna, partie sans laisser d’adresse.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDglyG7AVI/AAAAAAAAAe0/MGvjslka2Gw/s1600-h/Reader+Gr1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395559293300441426" style="WIDTH: 140px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDglyG7AVI/AAAAAAAAAe0/MGvjslka2Gw/s200/Reader+Gr1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Grèce (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Michael poursuit ses études, toujours hanté par le souvenir de cette relation, et entre en faculté de droit, sous l’égide du Professeur Rohl (Bruno Ganz). Son cursus l’amène à suivre, avec son professeur et les autres étudiants de sa classe, un procès depuis les bancs du public. Il s’agit de la comparution d’un groupe de femmes accusées d’avoir été gardiennes de camp de concentration après la publication du livre de la seule rescapée, avec sa fille, de leurs agissements. Michael est effondré lorsqu’il réalise que l’une d’entre elles est Hanna.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgmdE0hfI/AAAAAAAAAe8/p5ywlWZ7PyY/s1600-h/Reader+HK1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395559304834352626" style="WIDTH: 141px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgmdE0hfI/AAAAAAAAAe8/p5ywlWZ7PyY/s200/Reader+HK1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Honk Kong (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Hanna explique dans ses auditions, naïvement, comment elle a intégré les rangs de la SS alors qu’elle cherchait du travail et qu’on y offrait des postes de gardiennes. Elle explique comment son rôle impliquait de maintenir un minimum d’ordre dans le camp, et qu’il fallait bien faire de la place pour accueillir le flot continuel de nouvelles arrivantes. Elle explique que pendant que s’effondrait le toit en flamme de la bâtisse où elles avaient cantonnées les prisonnières, aucune des gardiennes n’en avait ouvert les portes de peur de laisser se disperser des détenues dans l’affolement. Se sentant prises au piège, les co-accusées, qui niaient les faits jusque là, se liguent contre elle et la décrivent comme leur responsable. La conviction des juges est emportée par l’aveu qu’elle fait d’avoir rédigé le rapport de « l’incident » à l’époque, aveu qu’elle présente, alors qu’on lui demande un échantillon de son écriture pour la comparer à celle du rapport, pour ne pas afficher la honte de son incapacité à lire et écrire. Michael n’ose pas intervenir devant l’horreur des faits qu’elle a reconnus et pour respecter son choix de masquer son analphabétisme. Hanna est condamnée à la prison à vie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgmcCczTI/AAAAAAAAAfE/tdab2rMVV8g/s1600-h/Reader+Isr1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395559304555973938" style="WIDTH: 138px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgmcCczTI/AAAAAAAAAfE/tdab2rMVV8g/s200/Reader+Isr1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Israel (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Rongé par cette histoire, Michael, devenu avocat, entreprend une correspondance avec Hanna par l’envoi de bandes magnétiques sur lesquelles il enregistre sa lecture de tous les romans de sa bibliothèque. Afin de lui pouvoir lui répondre, Hanna, dans sa cellule apprend seule à lire et écrire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgxegYZFI/AAAAAAAAAfU/vZd0ZObsCgY/s1600-h/Reader+Rom1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395559494196946002" style="WIDTH: 138px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgxegYZFI/AAAAAAAAAfU/vZd0ZObsCgY/s200/Reader+Rom1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Roumanie (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Par le jeu de remises de peine, arrive après 20 ans la perspective de la libération d’Hanna. La sachant seule, l’assistante sociale de la prison contacte Michael pour lui demander son aide pour la réinsertion. Michael accepte douloureusement et rend sa première visite à Hanna depuis leur séparation. Il reste néanmoins troublé par cette histoire, ce que ressent Hanna qui se suicide dans sa cellule le jour de sa libération, confiant à Michael le soin de remettre, en forme d’excuses, le peu d’argent qu’elle a mis de côté à la fille de la rescapée qui avait témoigné à son procès.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgxL_QZwI/AAAAAAAAAfM/a2ntGeAh_tU/s1600-h/Reader+Mex1.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395559489226172162" style="WIDTH: 136px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgxL_QZwI/AAAAAAAAAfM/a2ntGeAh_tU/s200/Reader+Mex1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Mexique (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Fin des détails pour les amateurs-que-le-fait-de-connaître-l’histoire-n’a-jamais-empêchés-de-voir-un-film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passons rapidement sur les questions de forme. La mise en scène de Stephen Daldry privilégie une narration entrecoupée d’allers et retour avec le Michael présent qui renoue des liens avec sa fille qui se sont distendus depuis son divorce, et qui s’apprête à lui raconter l’histoire de sa jeunesse. Le film se construit alors en trois parties bien séparées : l’aventure, le procès, l’emprisonnement. Il semblerait que ce découpage était moins présent dans le livre de Bernhard Schlink qui a servi de base au scénario, mais il n’y a pas là de quoi perdre le sens de l’histoire. On n’est pas abreuvé d’effets spéciaux spectaculaires. Tout au plus apparaît-il un soin particulier de reconstituer une époque, avec ses petits métiers, son mobilier, ses coutumes vestimentaires. Juste un petit amusement pour un film qui n’en comporte pas tant, avec ce qui semble être un code qui se répand de figurer les années 60 par l’usage immodéré de la cigarette (voir la série « Mad men » pour une caricature de la chose).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgxkR4ZJI/AAAAAAAAAfc/CdRWeak8rzA/s1600-h/Reader+US1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5395559495746741394" style="WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDgxkR4ZJI/AAAAAAAAAfc/CdRWeak8rzA/s200/Reader+US1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;Les acteurs font leur boulot. Le jeune Michael (David Kross), tout timide et naïf, découvrant la sensualité, est tout à fait honorable. Sa prestation dans le débat moral qui l’agite lors du procès est par contre un peu dans le surjeu de la jeunesse. Le Michael adulte (Ralph Fiennes) a un peu tendance à porter toute la misère du monde sur ses épaules, mais on ne le voit pas tant que ça à l’écran, finalement. Le Professeur Rohl met Bruno Ganz à son avantage, à la fois dans la sobriété et dans une large panoplie d’expressions. Mais Kate Winslet est sans conteste au dessus du lot, au moins dans les deux premières parties, même si c’est probablement sa performance grimée mimant l’avancée en âge dans la troisième partie qui lui a valu son oscar pour le rôle. Inutile d’enchaîner les adjectifs. Il suffit de dire qu’elle sait mettre dans son regard quelque chose du regard de Marlène Dietrich, Greta Garbo ou Uma Turman. C’est peut-être partial, mais bon, c’est comme ça que je le ressens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir au fond, il faut bien avouer qu’il y a quelque chose de troublant à sentir une larme couler pendant la projection et à réaliser subitement qu’on est en train de pleurer pour une ancienne SS. Quelque chose qui vous rattrape entre l’empathie pour une situation émouvante et le retour d’une réalité affolante. Comme on se souvient combien étaient touchantes les images d’Hitler jouant avec son chien, et comme on se disait « Mais comment je peux penser à cette douceur et oublier ce qu’il y a derrière ? ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certes tous les engagements dans la SS, corps militaro-industriel, ne valaient pas adhésion à la doctrine du parti, parce qu’il fallait bien vivre. Certes on nous présente une erreur judiciaire, Hanna ne pouvant avoir rédigé le rapport qui lui vaut l’accusation de Responsable puisqu’elle est analphabète. Mais le plus douloureux est-il là que Hanna en écope pour 20 ans, ou que les autres qui se sont défossées sur elles n’en prennent que pour 4 ans et 3 mois, l’une pour 300 crimes reconnus, les autres pour complicité dans ces 300 crimes. On pleure bien sur une injustice, mais notre émotion nous est subrepticement volée pour la détourner en empathie pour la pauvre Hanna.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant des choix difficiles, certains vont vers la difficulté et pas les autres, le regard baissé vers l’immédiat rassurant quand le recul est trop effrayant. « Je gardais la porte, moi, c’est tout, je ne savais pas ce qui se passait derrière la porte », parole digne d’un gardien de camp ou d’un gardien de cave transformée en chambre de torture. Et qu’est-ce que vous voulez que je pense de leur sentiment de culpabilité ? Je m’en contre-fiche, voilà, c’est le mot. Il s’éteindra avec eux et voilà tout. Un cancéreux me parlant de sa tumeur me disait « Ca partira avec la bête ». Et en attendant que ça parte avec la bête, laissez moi m’occuper des cancéreux et envoyer au diable le sentiment de culpabilité des autres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, il faut bien vivre, côtoyer à nouveau des bourreaux anonymes, remettre la main dans la fange même quand elle a failli vous avaler le bras. On n’est pas plus content que ça d’y replonger, mais elle est là et il faut bien faire avec. Au mieux, on peut se dire que si on comprenait comment elle se remplit sans arrêt, cette putain de fange, on pourrait peut-être ralentir le robinet à purin, et prier pour ne pas se voir un jour soi-même sortir de l’immonde tuyau et alimenter la fosse.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-3195295100105300667?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/3195295100105300667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=3195295100105300667' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3195295100105300667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3195295100105300667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/07/reader-le-liseur.html' title='The reader (Le liseur)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SuDglydLYEI/AAAAAAAAAes/Reg432LckI8/s72-c/Reader+Fr1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-6720681833078836780</id><published>2009-01-05T01:51:00.008+01:00</published><updated>2009-01-27T00:58:33.412+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comédie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2008'/><title type='text'>Burn after reading</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;A, B, C, D, ... se fond des noeuds&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tonton Sylvain s'est laissé avoir ! Les Champs-Elysées, un samedi après-midi, un froid de canard malgré un soleil timide, de congés pour les fêtes, une comédie annoncée, des stars américaines au générique, Madame qui tire par la manche ... La totale, quoi. Vous seriez pas tombés, vous ? Prétentieux, va ! Tonton Sylvain, lui, il s'est fait prendre ... mais au moins il avoue, il fait pas le fier à bras, lui. En tout cas, c'est comme ça qu'il s'est retrouvé dans une salle déserte, ou quasiment, devant la livraison du moment des frères Joel et Ethan Coen, « Burn after reading ». En bon français, ça aurait dû donner « A brûler après lecture », ou quelque chose du genre. Pas compliqué comme traduction, pourtant. Mais non, on n'en est plus à l'époque où on traduisait les titres des films. Enfin, on a encore les sous-titres, ... tout n'est pas perdu ... pour le moment. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWFcQnYAqLI/AAAAAAAAAb0/WT-s0ifO3e0/s1600-h/Aff+Fr+Burn.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5287608878027024562" style="WIDTH: 148px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWFcQnYAqLI/AAAAAAAAAb0/WT-s0ifO3e0/s200/Aff+Fr+Burn.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Washington, D.C. A est marié avec B. C est marié avec D. C est l'amant de B. A picole et ça finit par se voir alors il perd son job à la CIA et entreprend de rédiger ses mémoires. B n'est pas contente. Elle pense qu'elle va pouvoir divorcer, en tirer quelque pognon, et se mettre officiellement avec C. Mais C, même chroniquement infidèle, tient à D qui part justement en province pour son job à elle.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;La secrétaire de l'avocat de B fait de la gym dans la salle de sport de E où travaillent F qui a besoin d'argent pour une bêtise, et G qui est un grand benêt. Elle y oublie le dossier contenant des fichiers sur A. F et G découvrent les fichiers, n'y comprennent rien mais pensent qu'il s'agit de documents secrets qu'ils vont pouvoir monnayer. Et comme C est un Don Juan impénitent, il séduit par hasard F qui ne sait pas qu'il est lié à son affaire. A partir de là, les fils commencent à s'entrecroiser et à faire une série de noeuds : C descend G, D entreprend de divorcer de C, A s'énerve, F tente de traiter avec l'ambassade russe, A descend E qui se mêle à l'histoire pour dépanner F, ... Le tout est suivi de plus ou moins loin par la CIA qui compte les coups sans trop comprendre de quoi il en retourne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, j'oubliais : A est Osbourne Cox (John Malkovich), B est Katie (Tilda Swinton), C est Harry (George Clooney), D est Sandy (Elizabeth Marvel), E est Ted (Richard Jenkins), F est Linda Litzke (Frances McDormand), G est (Brad Pitt).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est clair ? Comment ça, non ? Mais si ! Prenez un papier et un crayon, relisez ça tranquillement, vous verrez, c'est limpide. Ah, je vois ce que vous voulez dire : c'est un peu crypté. Certes, mais avec un code à la portée d'un enfant. Juste pour ne pas qu'on vienne me dire que j'ai dévoilé le scénario et trahi le suspense. Et puis après tout, qu'on crypte une histoire d'espions et de CIA, c'est bien le moins, quand même, non ? &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWFcQ6wuCtI/AAAAAAAAAb8/2MuzwLHJYto/s1600-h/Aff+US+Burn.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5287608883230935762" style="WIDTH: 141px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWFcQ6wuCtI/AAAAAAAAAb8/2MuzwLHJYto/s200/Aff+US+Burn.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"   style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Soyons honnêtes, il ne s'agit pas vraiment d'un film d'espionnage. Plutôt d'une histoire de pieds nickelés en marge des milieux du renseignement et de la haute administration de Washington.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tout est à l'avenant dans cette affaire. Le scénario, bien sûr. Mais aussi les acteurs qui ne se font pas prier pour donner dans la facétie. La palme à Brad Pitt avec ses mèches blondes, son brushing à la Tony Manero et ses petits pas de danse d'aérobic permanent, les écouteurs de walkman vissés dans les oreilles. George Clooney n'est pas le dernier non plus à faire des pitreries et des mines à la Laurel et Hardy. Frances McDormand a bien compris l'hystérie de son personnage et n'hésite pas à bien le montrer. On a bien un petit doute au départ sur John Malkovich qui semble prendre les choses bien au sérieux. Mais on n'est alors qu'au début du film et on n'a pas encore été plongé dans le grand bain de Guignol. Et dès que la machine est lancée, Malkovich se rattrape, comme pour dire « Je vous ai bien eus ! ». Seul Richard Jenkins tente encore jusqu'au bout de sa prestation de garder un minimum de simplicité. Un peu en forme de contre-point d'un brin de lucidité résiduelle dans le tourbillon environnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalisation est simple, sans excès de fioriture. On se laisse bien aller à quelques dérapages de graveleux, mais on n'est pas à ça près. Et pour une fois, aucune scène n'est filmée sur la cuvette des toilettes - la mode serait-elle enfin en train de passer ? -. Même une scène de douche de George Clooney n'est prise qu'au micro, porte à peine entrouverte, c'est dire. On n'échappe bien sûr pas à la gerbe d'hémoglobine habituelle de nos jours, mais peut-on encore réellement appeler ça un effet tant on est là dans le vulgus filmus, un genre de passage obligé ? Pour autant, le rythme est tenu, paisible au début, puis s'emballant progressivement à mesure que la situation se corse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà le travail pour un film tourné dans le quasi huis-clos de la ville de Washington. On patauge dans un burlesque oscillant entre la blague potache attardée et le tonus de salle de garde. Il y a sûrement des amateurs du genre (encore que le remplissage de la salle pour un film attaquant sa quatrième semaine d'exploitation n'aille pas complètement dans ce sens). Pour les amateurs d'un peu plus de subtilité, Tonton Sylvain se fera une joie leur proposer un large éventail d'objets sinistres ou amusants pour les consoler à l'heure de la prise de conscience qu'ils ont dépassé l'âge de la pitrerie élémentaire. Un petit saut sur la liste de films décortiqués sur des sites comme &lt;a href="http://cinemaniac.viabloga.com/texts/alphaliste"&gt;Cinemaniac.fr&lt;/a&gt; convaincra les plus rétifs que tout ne se limite pas à la galéjade de base.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-6720681833078836780?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/6720681833078836780/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=6720681833078836780' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/6720681833078836780'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/6720681833078836780'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/01/burn-after-reading.html' title='Burn after reading'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWFcQnYAqLI/AAAAAAAAAb0/WT-s0ifO3e0/s72-c/Aff+Fr+Burn.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-7746149726948926192</id><published>2009-01-04T22:11:00.003+01:00</published><updated>2009-01-04T22:29:19.098+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fantastique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='aventure'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2008'/><title type='text'>The Spirit</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Black Spirit&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans mettre de fausse coquetterie où elle n'a rien à faire, si quelqu'un a compris quelque chose à cette histoire et veut bien lui faire partager sa découverte, Tonton Sylvain est preneur. Et pourtant, il ne se laisse habituellement pas facilement avoir. Il a de la persévérance, le bougre. Au point de se cacher dans le fond de son fauteuil pour laisser venir la séance suivante et pousser une deuxième tentative de décrypter le scénario. Mais malgré cela, rien à faire. Nom d'un chien, ça va pas être commode de dire quelque chose de ce film de Frank Miller, sorti fin 2008. Tentons tout de même l'expérience, on verra bien. Peut-être qu'en écrivant, l'illumination viendra. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWEpgNI-dQI/AAAAAAAAAbk/dyAZoegGTZ0/s1600-h/Aff+US+Spirit.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5287553070769534210" style="WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWEpgNI-dQI/AAAAAAAAAbk/dyAZoegGTZ0/s200/Aff+US+Spirit.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ca se passe dans la ville de Central City. Un policier, Denny Colt (Gabriel Macht), est descendu. Un méchant nommé Octopus (Samuel L. Jackson), et médecin légiste de son état, injecte un produit dans le cadavre avant qu'il soit inhumé. Peu après, le policier revient d'entre les morts et vient proposer ses services à son ancien chef, dans la police, en tant que justicier masqué répondant au surnom de Spirit. Pourquoi ? Parce qu'il se propose d'être « l'Esprit » de la ville. Quelques années plus tard, Octopus reprend du service avec le projet de devenir un dieu, immortel et tout-puissant, et de dominer le monde. Pour cela, il doit non seulement avoir recours à la drogue qu'il a testée sur le policier mort, mais il doit en combiner l'action avec les reste de ce qui se rapproche le plus d'un dieu, en l'occurrence du sang d'Hercule, le demi-dieu grec de l'antiquité, qu'il a pu localiser. Récupérer l'amphore contenant le sang d'Hercule devient son grand objectif sur la route duquel il va se heurter au Spirit.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Dans le camp des méchants, on a aussi Silken Floss (Scarlett Johansson), une assistante froide et machiavélique d'Octopus, une danseuse du ventre de nom de Plaster of Paris, et une petite armée de clones d'un homme de main un peu bas de plafond dont chaque exemplaire est reconnaissable au nom inscrit sur son T-shirt noir : toujours un nom finissant pas « os » (pathos, logos, adios, amigos, ...) (Louis Lombardi). Dans le camp des gentils, avec Spirit bien qu'aisément en conflit avec lui également, on trouve le Lieutenant Dolan (Dan Lauria), son ancien chef, et sa fille (Sarah Paulson) qui se trouve être médecin à l'hôpital du coin, amoureuse de Spirit et toujours prête à le réparer en cas de dégât, une série de policiers plus ou moins identifiables, dont la belle et godiche Morgenstern (Stana Katic). Interviennent également le personnage de la Mort, Lorelei Rox (Jaime King), qui laisser échapper Spirit d'entre ses griffes, et la belle Sand Saref (Eva Mendes), ancienne petite amie de Denny Colt, au rôle changeant dans l'histoire, oscillant entre méchante et gentille. Tout ce petit monde se livre donc une bataille acharnée jusqu'à ce qu'un des deux camps l'emporte ... Remarquez que je ne dis pas lequel, je ne veux surtout pas déflorer le suspense. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWEpfu6M5cI/AAAAAAAAAbc/ZR-4heE4q_8/s1600-h/Aff+Tai+Spirit.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5287553062654502338" style="WIDTH: 140px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWEpfu6M5cI/AAAAAAAAAbc/ZR-4heE4q_8/s200/Aff+Tai+Spirit.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"   style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Taiwan (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Voilà pour ce qui est de ce que j'ai compris de l'histoire. C'est un peu vague, je sais, mais c'est le mieux que je puisse faire sans aide extérieure. Après tout, chaque neurone a ses limites. Il ne sert à rien de le nier, et il est bien plus utile de les assumer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, ça donne l'occasion de s'occuper un peu de la forme, puisque le fond, s'il existe, se révèle étanche à l'exploration. Et question forme, on est largement servi. Parce que le film est l'adaptation revendiquée de la bande dessinée d'origine. Je dois avouer modestement que je n'en avais jamais entendu parler, mais bon, ce n'est pas une référence. Et en disant « revendiquée », je veux bien dire revendiquée, exposée, proclamée, affichée, ... Les choses ne s'arrêtent évidemment pas au générique abondamment pourvu en dessins façon origine. L'image est travaillée avec des glissements vers des scènes au crayon, voire en noir et blanc, juste soulignées par la note rouge vif de la cravate du Spirit. Le tout dans une ambiance le plus souvent glauque et nocturne à la Batman. Les personnages naviguent sur une vague de burlesque ouvertement exagéré. Il n'est qu'à voir la démarche et les mimiques de Morgenstern, le maquillage à la sous-Joker d'Octopus, les mines et les lunettes en pointes de Silken Floss, pour en être immédiatement convaincu, si même il y avait besoin d'autant d'indices pour parvenir à cette conclusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette forme là est un choix, pourquoi pas. Mais c'est pourtant bien là la difficulté. Autant on peut adhérer au clin d'oeil renvoyant à la bande dessinée, autant il peut être difficile de rester dans l'ambiance pendant toute la durée du film sans y voir autre chose qu'une plaisanterie. Et ce d'autant plus que la loi du genre semble avoir légèrement été redressée par la dernière version de « Batman, The dark knight » : après avoir vu comment d'un départ comparable il était possible de faire naître au moins des moments d'une autre qualité, on pouvait se dire qu'il serait difficile de revenir en arrière. Eh bien si, et c'est justement l'effet produit : malgré la débauche d'effets spéciaux, malgré la performance technique de coller à la forme dessinée, on ne peut faire disparaître cette sensation pénible, celle d'être revenu en arrière, et pas pour le meilleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perdu dans ce fatras d'une histoire difficile à suivre et d'une forme qui cherche tellement à faire de la bande dessinée qu'elle en oublie de faire du cinéma, il devient bien difficile d'entrer dans le détail des plans et des codes qui sont proposés. Que doit-on faire ainsi de ces allusions religieuses à la judéité de Morgenstern qui arbore une grosse étoile de David en guise de pendentif ? Que doit-on penser de cette scène d'Octopus et Floss en officiers nazi devant Spirit prisonnier ? Mystère et boule de gomme. Cela a-t-il d'ailleurs un sens ou ne sert-il qu'à faire genre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et au bout du compte, quoi ? On a tenté l'expérience de poser des mots en forme de commentaire du film, et ça nous mène où. Pas beaucoup plus loin semble-t-il. Mais Tonton Sylvain, dans son inébranlable foi en l'homme qu'il ne peut accepter de voir gaspiller son temps et son énergie en oeuvres inutiles, ne peut toujours pas se résoudre à ranger le film dans l'immense placard à oubli sans lui donner au moins la chance qu'une intelligence extérieure vienne en décrypter le contenu. Si une telle intelligence existe, qu'elle n'hésite pas ici à venir à notre secours.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-7746149726948926192?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/7746149726948926192/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=7746149726948926192' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/7746149726948926192'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/7746149726948926192'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/01/spirit.html' title='The Spirit'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWEpgNI-dQI/AAAAAAAAAbk/dyAZoegGTZ0/s72-c/Aff+US+Spirit.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-4988592253099201026</id><published>2009-01-04T22:05:00.005+01:00</published><updated>2009-01-06T01:45:45.802+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comédie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2008'/><title type='text'>Agathe Clery</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Noir, c'est noir !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sujet est bien tentant. Le casting pas insupportable. Le réalisateur paré d'un talent certain. Alors pas trop d'hésitation en cette période de fêtes et de froid glacial pour entrer se réfugier dans la douce chaleur d'un cinéma de Montparnasse en occupant le temps avec le dernier film en date d'Etienne Chatiliez, « Agathe Clery ». Le film est sorti depuis un mois pile, et la salle est pleine. Pas la plus grande du multiplex, mais quand même. S'il faut en juger juste à cela, ça ne s'annonce pas trop mal, si ce n'est la horde de pipelettes qui ont du mal à se retenir de chuchoter des bêtises et de gigoter en heurtant le dos des sièges, en tout cas du mien. Tonton Sylvain n'est pas bégueule et il aime bien la jeunesse. Mais bon, faut pas abuser quand même ! &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWEqUiv64BI/AAAAAAAAAbs/BQs0ZwXu9eE/s1600-h/Aff+Fr+Agathe.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5287553969923219474" style="WIDTH: 150px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWEqUiv64BI/AAAAAAAAAbs/BQs0ZwXu9eE/s200/Aff+Fr+Agathe.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L'histoire s'attache à décrire les mésaventures d'Agathe Clery (Valérie Lemercier), directrice marketing d'un laboratoire de cosmétique en pleine ascension, pas ouvertement ou violemment raciste, mais pleine de ces petites préventions ou a priori du quotidien qui finissent par dresser un tableau pénible. Les problèmes commencent quand elle se met à brunir spontanément sous l'effet de la survenue d'une maladie d'Addison, ou insuffisance surrénale. Le brunissement est tellement intense qu'elle se retrouve sous peu avec une pigmentation la faisant passer pour noire.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Rapidement s'accumulent les tracasseries, les regards, les embûches, les gènes qu'elle doit affronter depuis l'autre côté. Après avoir perdu son emploi, son compagnon Hervé (Artus de Penguern), et presque son logement, elle n'a plus d'autre choix que de s'accepter comme noire avec l'aide de quelques proches (son amie Joëlle (Isabelle Nanty) et ses parents (Dominique Lavanant et Jacques Boudet)) et du médecin femme noire (Nadège Beausson-Diagne) qui la rattrape lors d'une tentative de suicide. Elle finit par se faire embaucher dans une boite d'informatique dont le patron, Quentin Lambert (Anthony Kavanagh), noir lui aussi, a choisi, en réaction à l'ostracisme ambiant, de n'employer que des non-blancs. Jusqu'à ce qu'une idylle naisse entre Agathe et Quentin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa veine habituelle, Etienne Chatiliez poursuit son exploration amusée des travers de notre société. Après l'adoption, le cordon ombilical, le chômage, ... le voici qui s'intéresse au racisme ambiant. Naturellement, on ne se refait pas, pas de violence dans ce regard. C'est qu'il n'est pas dans le propos d'aller regarder les drames les plus spectaculaires. Non, la spécialité d'Etienne Chatiliez c'est d'aller faire un tour du côté de chacun d'entre nous, du côté des plus humbles, des plus anonymes, pour y repérer les traces de ce qu'on aimerait ne pas voir. Mais pas comme une accusation honteuse. Plutôt comme une taquinerie face à un enfant pris les doigts dans le pot de confiture : « Tu crois que je ne t'ai pas vu ? » Juste de quoi nous bousculer un peu dans nos certitudes se pensant bien-pensantes, mais sans vraiment nous faire mal. Après tout, on reste des gens bien, des gens honnêtes qui ne réalisent simplement pas le détail de leurs comportements. Un petit coup de miroir, juste pour nous dire : « Vous avez vu le bouton que vous avez sur le nez ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pour faire passer la pilule, pour mettre un peu d'onguent sur l'écorchure, Etienne Chatiliez est là pour nous enrober tout ça avec un petit sourire en coin et quelques chansons. Pas de la franche rigolade, n'exagérons rien, on est bien élevés. Non, juste un sourire. De ce genre de sourire qu'on ne peut s'empêcher en voyant un type marcher sur une peau de banane, sans pour autant refuser de lui porter secours. Et non pas une chanson lyrique et engagée, au contraire, une vraie comédie musicale, à l'américaine, avec scènes de danse et tout le tremblement. Jusqu'à y inclure un détournement de quelques mesures de l'Internationale. De quoi détendre les plus revêches, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est peut-être ce qu'on peut reprocher à cette entreprise : traiter légèrement un sujet sérieux voire douloureux. Même si on comprend l'intention dédramatisante, on peut se demander si la forme « comédie musicale » est bien la plus adaptée au sujet. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;D'autant que dans le genre, Etienne Chatiliez semble ne pas avoir beaucoup évolué depuis ses fameuses publicités pour Eram, auxquelles il ne se prive pas de faire un clin d'oeil. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Côté acteurs, pas beaucoup de fausses notes une fois accepté le parti pris de réalisation. La seule vraiment notable est peut-être la prestation d'Anthony Kavanagh, un rien poussive et surjouée, malgré de bons moments. Je ne sais pas si ça a fait la même impression à tout le monde, mais le passage du statut d'humoriste chevelu et légèrement allumé à celui d'animateur puis d'acteur plus sérieux me fait l'effet d'avoir abattu l'entrain du jeune homme. La prestation de la plupart des autres intervenants est relativement honorable, avec une mention spéciale à Isabelle Nanty et à son air toujours abasourdi. Même Valérie Lemercier oublie le plus souvent d'en faire des tonnes. Le plus souvent mais pas toujours, malgré tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut dire que le rôle grimé est un pousse-au-crime particulièrement tentant et que les maquilleurs s'en sont donné à coeur joie. De ce point de vue d'ailleurs, la couleur de peau est d'un réalisme saisissant. C'est d'autant moins le cas des autres attributs que le manque est souligné dès le scénario qui annonce une maladie modifiant la teinte cutanée uniquement, et dans les dialogues qui plaisantent sur « Il ne te manque que le nez épaté ». Du coup, l'aspect de l'histoire faisant accepter sans sourciller Agathe par les gens de couleurs comme une des leurs peine un peu à être crédible. Mais bon, on a vu bien pire en matière de faille dans un scénario. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et au bout du compte, si on ne ressort pas de la projection sans le souvenir d'un certain plaisir, on reste malgré tout légèrement sur sa faim devant un certain nombre de limites.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-4988592253099201026?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/4988592253099201026/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=4988592253099201026' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/4988592253099201026'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/4988592253099201026'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/01/agathe-clery.html' title='Agathe Clery'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SWEqUiv64BI/AAAAAAAAAbs/BQs0ZwXu9eE/s72-c/Aff+Fr+Agathe.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-3157632041429981878</id><published>2009-01-01T17:57:00.004+01:00</published><updated>2009-01-04T14:59:13.290+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sentimental'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2008'/><title type='text'>La belle personne</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,0,0)"&gt;De l'inutilité des choses&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Tonton Sylvain n’est pas un fin lettré. Pas de quoi en être fier, mais c’est comme ça. Et encore moins en littérature classique, s’il est possible de trouver encore un moins à quelque chose. Alors dire qu’il avait d’emblée repéré que « La belle personne » de Christophe Honoré était une adaptation en 2008 de La Princesse de Clèves de Mme de Lafayette serait un gros et vilain mensonge. Non, il a fallu qu’on lui mette sous le nez et qu’il aille ensuite y voir de plus près. De là à dire qu’il s’est passionné pour la tâche, il y a plus qu’un pas. Une bonne distance à crapahuter sac au dos reflèterait davantage la réalité de son intérêt. Mais bon, on n’est pas obligé de se sentir concerné par les états d’âme de l’adolescence pour reconnaître qu’ils existent. Alors pourquoi pas se poser un instant et regarder le monde de ses contemporains tel qu’il est, avec ses humeurs et ses inutilités.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: center"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SVz6JHC4iqI/AAAAAAAAAbU/jDYtl_NI6VI/s1600-h/belle.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5286375097043028642" style="WIDTH: 147px; CURSOR: pointer; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SVz6JHC4iqI/AAAAAAAAAbU/jDYtl_NI6VI/s200/belle.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,153,0); FONT-STYLE: italic"&gt;Affiche France (movieposterdb.com)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Pour resituer le contexte, et répéter simplement ce qu’on trouve partout comme une reprise de la présentation de son film par Christophe Honoré, l’idée de départ est née d’un agacement contre un propos de campagne du candidat Sarkozy vilipendant « l’imbécile ou le sadique » qui avait eu l’idée de poser des questions sur la Princesse de Clèves dans la cadre d’un concours administratif. Et pour en montrer l’importance et l’actualité, Christophe Honoré s’est mis en devoir d’adapter le roman au présent, dans un cadre adolescent convenant mieux à l’expression des sentiments, et remplaçant la cour royale par une cour de lycée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Pour les incultes, comme ce pauvre Sylvain, qui auraient besoin de se mettre en tête, ou - soyons gentils - de se le remettre à l’esprit, l’intrigue concerne une jeune fille, Junie (Lea Seydoux), qui débarque dans un nouveau lycée peu après le décès de sa mère et son déménagement chez son oncle, sa tante, et son cousin Matthias. Au premier jour de lycée, dans la même classe que son cousin, elle se fait rabrouer par le professeur d’anglais avant d’être réconfortée par toute la bande de copains de Matthias (Esteban Carjaval-Alegria). Otto (Grégoire Leprince-Ringuet), le plus timide de la bande, est immédiatement séduit par Junie qui accepte rapidement ses avances pilotées par les garçons de la bande. C’est cependant sans compter sur l’apparition de Nemours (Louis Garrel), leur jeune et beau professeur d’italien qui s’entiche également de Junie. Matthias, de son côté, vit également de complexes et secrètes amours adolescentes avec un autre élève de la classe. Une lettre enflammée égarée met un peu plus de pagaille dans les cœurs. Nemours accepte de récupérer la lettre en prétendant qu’elle lui appartient pour sauver la mise à Matthias, son véritable auteur. La situation, néanmoins, rapproche Nemours et Junie. Avant que les choses n’aillent plus loin, Junie avoue son trouble à Otto qui finit par découvrir que Nemours en est la source. Ne supportant pas les choses, il met fin à ses jours tandis que Junie refuse les avances de Nemours et préfère retourner en province sans laisser d’adresse.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;On aura naturellement ( !!!) reconnu les correspondances évidentes dans l’intrigue du roman de Mme de Lafayette : Junie / Mlle de Chartres – Mme de Clèves, Nemours / le Duc de Nemours, Otto / Monsieur de Clèves, Matthias / le Vidame de Chartres. Les correspondances de l’histoire ne sont pas non plus une surprise puisque le film en est ouvertement une adaptation. D’autant plus que les dialogues, souvent littéraires dans leur forme, font écho à la célèbre préciosité du roman. Pas besoin d’aller chercher davantage de crédibilité dans cette adaptation que celle de l’emphase des sentiments : qui peut imaginer que des gamins de lycée - même du 16ème arrondissement où est censée se dérouler l’histoire - puissent s’exprimer ainsi ?, qui peut voir l’âge du rôle dans l’anatomie pulpeuse de Léa Seydoux ?, pas plus que l’âge de son rôle chez Louis Garrel qui ressemble davantage à un élève de la classe ?, qui ne tombe pas de son siège en entendant un professeur conclure une conversation téléphonique avec un élève de sa classe par un « Je t’embrasse » ?, qui peut regarder un professeur discuter en souriant avec un collègue de son amour pour une élève sans avoir les bras qui tombent en souvenir du « Mourir d’aimer » d’André Cayatte ? On a beau pimenter l’affaire d’une note homosexuelle banalisée, on reste dans la combustion qui se veut ardente d’une âme romantique avant (celle de Mme de Lafayette) ou après (celle de Christophe Honoré) l’heure. On est bien plus dans la peinture d’une réaction nucléaire rêvée dans le chaos des sentiments enfantins que dans la sociologie de l’adolescente exploration du passage à l’âge adulte. Dans le genre, le « Diabolo menthe » de Diane Kurys avait une autre allure, mais il est vrai qu’il ne se piquait pas - sauf erreur - d’être l’adaptation de quoi que ce soit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Une fois admis le sujet du film, le reste n’a qu’assez peu d’importance. Christophe Honoré sait manier une caméra. Il se délecte bien un peu à filmer les visages, comme pour se concentrer sur ce qu’il y a dans la tête que sur ce qu’il y a autour. Il s’amuse bien un peu à remonter, comme pour des respirations en forme de clin d’œil, des scènes de La Princesse de Clèves pour les relier ensuite par une histoire à sa sauce. Il se plait bien à faire évoluer tout cela dans un temps d’hiver aussi gris que possible comme si le seul embrasement des sentiments devait suffire à illuminer l’écran. Il prend bien plaisir à faire passer à l’écran l’apparition de Chiara Mastroianni en souvenir de sa prestation dans « La lettre », la version de Manoel de Oliveira de La Princesse de Clèves. Après tout, c’est lui le réalisateur, et c’est bien le minimum que de lui reconnaître ces droits là. On n’est pourtant pas obligé d’adhérer. En particulier, reprenant la recette de « Les chansons d’amour », que le suicide d’Otto se déroule en forme de pastiche chanté de Jacques Demy ou d’ « On connait la chanson », peut au choix renforcer la sensation de rêverie romantique ou finir d’irriter ceux qui voient comme imbécile ou sadique d’interroger sur La Princesse de Clèves les candidats à un poste dans la fonction publique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;On peut au bout du compte admirer le talent de Christophe Honoré à traiter ce genre de sujet. On peut aussi s’interroger sur l’inutilité des choses. Libre à quiconque de se complaire dans l’exploration emphatique. Libre à quiconque de s’en taper complètement.&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-3157632041429981878?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/3157632041429981878/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=3157632041429981878' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3157632041429981878'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3157632041429981878'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2009/01/la-belle-personne.html' title='La belle personne'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SVz6JHC4iqI/AAAAAAAAAbU/jDYtl_NI6VI/s72-c/belle.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-6954662817654588868</id><published>2008-12-07T13:45:00.006+01:00</published><updated>2008-12-07T14:12:33.504+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1952'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='aventure'/><title type='text'>Le plus grand chapiteau du monde (The greatest show on earth)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;De la sciure dans les veines&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour dans son occupation favorite de dépoussiérage de sa mémoire, Tonton Sylvain, ce brave homme, ne pouvait pas rater l'occasion du passage de ce film de 1952 sur son satellite personnel. Une projection un peu nocturne, certes, mais on n'est pas à ça près quand on est investi d'une mission de cette envergure. D'autant que la chose est signée de Cecil B. DeMille, un monument d'Hollywood, et se présente comme une de ces interminables et spectaculaires sagas dont le Maître était coutumier. De plus, avec un Oscar à la clé, Tonton aurait eu bien mauvaise grâce à manquer l'évènement et l'opportunité de compléter sa collection d'avis autorisés. En avant donc pour l'aventure et pour « Sous le plus grand chapiteau du monde », ou « The greatest show on earth » pour les initiés à la langue de Bernard Shaw.&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG-NT3kfI/AAAAAAAAAWU/X_XSJ_P2fy0/s1600-h/Aff+US+Chapiteau1.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030160421851634" style="WIDTH: 133px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG-NT3kfI/AAAAAAAAAWU/X_XSJ_P2fy0/s200/Aff+US+Chapiteau1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG-V2jyPI/AAAAAAAAAWc/ZpPXIjpYWvE/s1600-h/Aff+US+Chapiteau2.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030162714839282" style="WIDTH: 130px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG-V2jyPI/AAAAAAAAAWc/ZpPXIjpYWvE/s200/Aff+US+Chapiteau2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG-sweoJI/AAAAAAAAAWk/msOBmxrt_eQ/s1600-h/Aff+US+Chapiteau3.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030168863350930" style="WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG-sweoJI/AAAAAAAAAWk/msOBmxrt_eQ/s200/Aff+US+Chapiteau3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiches USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;L'histoire est assez simple. Un cirque monumental est sur la sellette au départ de sa tournée annuelle à la limite de ses possibilités financières. Mais le directeur, Brad Braden (Charlton Heston), tient bon face aux financiers et la tournée démarre avec l'argument de l'engagement du Grand Sebastian (Cornel Wilde), une vedette du trapèze volant à la réputation sulfureuse. Comme prévu, les dames de la troupe sont en émoi. Néanmoins s'engage une rivalité entre Sebastian et Holly (Betty Hutton), une consœur accessoirement petite amie de Braden, qui se voit retirer par celui-ci la glorieuse piste centrale pour raisons promotionnelles. La compétition tourne au drame quand Sebastian tombe en pleine représentation en tentant une voltige inédite et en sort handicapé d'un bras. Holly en éprouve une telle culpabilité qu'elle s'écarte de Braden pour se rapprocher de Sebastian qu'elle convainc de rester dans le cirque à un poste d'intendance. Parallèlement, Angel (Gloria Grahame) lui dispute alternativement Braden et Sebastian, suscitant la jalousie de son compagnon Klaus (Lyle Bettger), le dresseur d'éléphants pour qui elle officie. C'est justement cette jalousie qui pousse Klaus à participer au braquage de la caisse du cirque, braquage qui causera un spectaculaire accident de train au cours duquel Braden, grièvement blessé, n'est sauvé que par l'intervention de Sebastian et d'un clown (James Stewart) qui se révèle être un chirurgien en fuite, tandis qu'Holly sauve le cirque lui-même en le relevant de ses ruines. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG_g-duCI/AAAAAAAAAWs/jFBrghR3liY/s1600-h/Aff+Aust+Chapiteau1.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030182880655394" style="WIDTH: 90px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG_g-duCI/AAAAAAAAAWs/jFBrghR3liY/s200/Aff+Aust+Chapiteau1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG_uLcV3I/AAAAAAAAAW0/-Yr39IXQeLE/s1600-h/Aff+Aust+Chapiteau2.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030186424751986" style="WIDTH: 91px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG_uLcV3I/AAAAAAAAAW0/-Yr39IXQeLE/s200/Aff+Aust+Chapiteau2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"   style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiches Australie (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Autant dire que le scénario tient sur un timbre poste, s'appuyant sur des ressorts d'un classicisme éprouvé : une histoire de couples en recomposition sous l'effet du doute et de la culpabilité ; l'honnêteté et la conviction en sa fonction allant jusqu'au sacrifice de soi-même ; la puissance du dépassement de soi et de l'abnégation face à l'adversité ; un petit brin de jalousie et ses conséquences néfastes ; la force des valeurs et des bons sentiments. Pour le piment, on ajoute bien une petite touche d'appât du gain et de mauvais garçons, mais on sent bien que le cœur n'y est pas, qu'il s'agit d'un piment très doux, et que l'essentiel est ailleurs. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHQuWgXSI/AAAAAAAAAW8/agVBe1i6hIw/s1600-h/Aff+All+Chapiteau1.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030478528929058" style="WIDTH: 142px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHQuWgXSI/AAAAAAAAAW8/agVBe1i6hIw/s200/Aff+All+Chapiteau1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHQhF4ADI/AAAAAAAAAXE/x4qr11H5wLY/s1600-h/Aff+All+Chapiteau2.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030474969514034" style="WIDTH: 139px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHQhF4ADI/AAAAAAAAAXE/x4qr11H5wLY/s200/Aff+All+Chapiteau2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHRI5BYvI/AAAAAAAAAXM/E7rcWwURcG8/s1600-h/Aff+All+Chapiteau3.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030485653021426" style="WIDTH: 142px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHRI5BYvI/AAAAAAAAAXM/E7rcWwURcG8/s200/Aff+All+Chapiteau3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiches Allemagne (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Même la scène de la catastrophe ferroviaire, toute spectaculaire qu'elle soit, ne parvient pas à dépasser le statut d'intermède autant dramatique que ludique dans une trame d'une autre dimension. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHRTipELI/AAAAAAAAAXU/WrhLLnRnMZI/s1600-h/Aff+Be+Chapiteau.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030488511942834" style="WIDTH: 152px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHRTipELI/AAAAAAAAAXU/WrhLLnRnMZI/s200/Aff+Be+Chapiteau.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Belgique (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il suffit d'ailleurs d'écouter la voix de Cecil B. DeMille en narrateur introduisant la première minute du film pour réaliser où se situe le centre du sujet. Et pour ceux qui n'auraient pas compris, d'observer le casting peuplé d'une myriade d'artistes de cirque dans leurs propres rôles. Tourné sans « les locaux » d'un vrai géant du cirque américain, Ringling Brothers, Barnum and Bailey, et ne manquant jamais de faire apparaître la référence à son identité, alimenté par toute une série d'anecdotes saisies par le réalisateur dont on dit qu'il a préparé son tournage en suivant deux mois de la tournée du vrai Barnum, le film est avant tout une présentation de la magie et du spectacle du cirque. L'histoire n'est qu'un fil conducteur entre des numéros reproduits par leurs auteurs réels. Contrastant avec la réalité de la piste à laquelle se mêlent les comédiens, les vues du public sur les gradins ont quelque chose de figé, l'occasion de fixer quelques attitudes éphémères. On y croise d'ailleurs quelques visages connus qui n'ont d'autre fonction que celle de faire valoir par une apparition de quelques secondes au milieu d'une foule : Bing Crosby, William Boyd, Bob Hope, Diana Lynn, ... &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHRdyFEGI/AAAAAAAAAXc/ws_MVKdbApE/s1600-h/Aff+Fr+Chapiteau.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030491261046882" style="WIDTH: 148px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHRdyFEGI/AAAAAAAAAXc/ws_MVKdbApE/s200/Aff+Fr+Chapiteau.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (moviepsterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Une fois posée cette trame, il ne reste plus dès lors qu'à se laisser emporter ou non par le charme de la présentation, selon sa sensibilité, un œil sur toute une série de performances, un autre sur les coulisses, en suivant distraitement l'histoire qui sert de toile de fond. La qualité des acteurs n'a ainsi finalement que peu d'importance, même si Charlton Heston, dont il s'agit ici du premier rôle principal, et James Stewart, qu'on reconnaît à peine sous son maquillage permanent, sortent du lot. Et il faut bien avouer une certaine dextérité du réalisateur à mêler son histoire conductrice aux numéros de piste. Même si l'histoire est relativement basique, on finit facilement par se prendre au jeu sans réelle frustration ni sentiment de décalage. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHip1ZUpI/AAAAAAAAAXk/dP94h-smiHk/s1600-h/Aff+Esp+Chapiteau1.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030786553959058" style="WIDTH: 124px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHip1ZUpI/AAAAAAAAAXk/dP94h-smiHk/s200/Aff+Esp+Chapiteau1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHi9ruQ6I/AAAAAAAAAXs/e-zgZ2Xo6EY/s1600-h/Aff+Esp+Chapiteau2.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030791882097570" style="WIDTH: 125px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHi9ruQ6I/AAAAAAAAAXs/e-zgZ2Xo6EY/s200/Aff+Esp+Chapiteau2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHjJBtKlI/AAAAAAAAAX0/r62dvj1BEsQ/s1600-h/Aff+Esp+Chapiteau3.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030794927090258" style="WIDTH: 136px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHjJBtKlI/AAAAAAAAAX0/r62dvj1BEsQ/s200/Aff+Esp+Chapiteau3.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHjTjuSHI/AAAAAAAAAX8/ltLvKVqANUM/s1600-h/Aff+Esp+Chapiteau4.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030797754124402" style="WIDTH: 136px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHjTjuSHI/AAAAAAAAAX8/ltLvKVqANUM/s200/Aff+Esp+Chapiteau4.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiches Espagne (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;On dira ce qu'on voudra, mais le Hollywood de ces années là, savait prendre un sujet et en faire un spectacle intéressant même à partir d'un support aussi sommaire. Pas de quoi porter au firmament une étoile incandescente à chaque fois, mais de quoi sortir Tonton Sylvain de son lit pour aller rêvasser avec plaisir devant un écran nocturne en tout cas. On peut demander davantage au cinéma, certes, mais on peut tout autant se satisfaire de cette récréation avant de replonger, le coeur apaisé dans des oeuvres plus austères. Et ça, ça ne manque pas ; mais c'est une autre histoire.&lt;/div&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHjmSMM2I/AAAAAAAAAYE/hgsHCzuILR8/s1600-h/Aff+GB+Chapiteau.jpg"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5277030802780861282" style="WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 155px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvHjmSMM2I/AAAAAAAAAYE/hgsHCzuILR8/s200/Aff+GB+Chapiteau.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;Affiche Grande Bretagne (movieposterdb.com)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-6954662817654588868?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/6954662817654588868/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=6954662817654588868' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/6954662817654588868'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/6954662817654588868'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/12/le-plus-grand-chapiteau-du-monde.html' title='Le plus grand chapiteau du monde (The greatest show on earth)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/STvG-NT3kfI/AAAAAAAAAWU/X_XSJ_P2fy0/s72-c/Aff+US+Chapiteau1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-3858007821272482396</id><published>2008-12-04T23:07:00.004+01:00</published><updated>2008-12-05T00:34:36.037+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='drame'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sentimental'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1935'/><title type='text'>Peter Ibbetson</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Hathaway, fameux Surréaliste&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etonnant objet que ce film d'Henry Hathaway de 1935 ! A creuser dans les vieilleries, on parvient bien souvent à tomber sur des pépites oubliées dont seuls les spécialistes conservent un souvenir. Mais à ce point, la chose est suffisamment rare pour être soulignée. Des oeuvres touchantes ou amusantes sombrant sous une poussière indue, tout cela est relativement fréquent pour peu qu'on ne craigne pas de se tâcher les manches. Mais à ce niveau d'originalité, voilà qui est peu banal. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThfbeCALwI/AAAAAAAAAVU/fS13PaAkpaM/s1600-h/Aff+Fr+Ibbetson.bmp"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276071888987107074" style="WIDTH: 144px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThfbeCALwI/AAAAAAAAAVU/fS13PaAkpaM/s200/Aff+Fr+Ibbetson.bmp" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (wikipedia.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'histoire est l'adaptation du premier roman de George du Maurier, le grand-père de Daphnée. Elle débute par l'enfance parisienne bourgeoise d'un enfant anglais jusqu'à son rapatriement à Londres dans la famille de sa mère à la mort de celle-ci qui le laisse orphelin. George du Maurier avait lui-même vécu cette enfance parisienne du milieu du 19ème siècle avant de suivre un chemin tout différent de son héros.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, le jeune Gogo vit auprès de sa mère malade dans une bucolique banlieue parisienne. La maison mitoyenne est occupée par d'autres anglais, dont la jeune Mimsey, du même âge que lui, avec qui il partage les jeux et les disputes de leur âge. La mort de la mère de Gogo les surprend justement lors d'un de ces différents qui les oppose à propos du partage d'un tas de planches dont chacun veut alimenter son propre projet. Malgré la proposition de la mère de Mimsey d'héberger Gogo, son oncle maternel vient le chercher pour le conduire à Londres sans accepter de voir la déchirure que représente la séparation entre les deux enfants. Gogo doit alors abandonner son surnom, son prénom de Pierre, et jusqu'au patronyme de son père français, pour adopter le nom de jeune fille de sa mère, seule liberté qu'on lui accorde, et devenir Peter Ibbetson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques années plus tard, Peter (Gary Cooper) est un jeune architecte apprenant son métier dans le cabinet de Mr Slade (Donald Meek) qui, malgré sa cécité, reconnaît en son protégé un talent prometteur. Il reconnaît aussi une faille en ce jeune homme solitaire, une insatisfaction profonde qui le pousse à la démission, laquelle est refusée par Mr Slade qui le pousse à prendre un congé à Paris accepté plus par respect que par enthousiasme. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThfbojR_YI/AAAAAAAAAVc/JrFgXRkjDqc/s1600-h/Aff+US+Ibbetson.bmp"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276071891811040642" style="WIDTH: 118px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThfbojR_YI/AAAAAAAAAVc/JrFgXRkjDqc/s200/Aff+US+Ibbetson.bmp" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (notrecinema.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Ce voyage est l'occasion d'une rencontre avec Agnès (Ida Lupino), une gardienne de musée, à qui Peter fait visiter les lieux de son enfance. Ainsi, ce qui devait ouvrir les yeux du jeune homme sur les plaisirs qu'il se refusait devient une sorte de pèlerinage ramenant à la conscience de Peter le souvenir de Mimsey et la raison de son insatisfaction permanente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès son retour à Londres, Mr Slade envoie Peter en province, en mission auprès du Duc (John Halliday) et de la Duchesse (Ann Harding) of Towers qui souhaitent l'intervention d'un architecte pour rénover leurs écuries. Il est bien spécifié que ce-dernier, devant séjourner dans leur demeure pour y diriger les travaux, devra être un gentleman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il apparaît rapidement que c'est la Duchesse Mary qui est responsable de ce projet, tandis que son mari se consacre essentiellement à l'élevage et au dressage des chevaux. Peter et Mary, dont les idées diffèrent sur le projet, se querellent dès le premier jour, manquant de peu la rupture. C'est finalement lui qui a gain de cause, et les travaux débutent sous sa direction et la supervision de Mary. Leurs personnalités s'apprécient progressivement, se rapprochent, jusqu'à réaliser qu'ils ont curieusement vécu simultanément le même rêve dont ils sont tous deux les acteurs. Peu avant la fin des travaux, le Duc, qui a observé ce rapprochement même platonique, met les pieds dans le plat et somme Mary et Peter de s'expliquer. Lors de la discussion, les deux réalisent qu'ils sont les Mimsey et Gogo de leur enfance que le hasard a fait se retrouver. Peter, tout à son caractère entier, confirme de plus son attachement à Mary. La dispute tourne mal et le Duc est tué avec l'arme dont il visait les jeunes gens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peter est arrêté, jugé, et condamné à la prison à vie. Mais du fond de la prison où il survit miraculeusement à une rixe qui le laisse paralysé, et du fond de son château où elle entame une vie de recluse, Peter et Mary réalisent qu'ils peuvent continuer à communiquer et à se retrouver par leurs rêves communs, lesquels peuplent ainsi de plus en plus leur quotidien par un lien dans lequel ils se plongent jusqu'à en faire leur unique raison de vivre, jusqu'à la mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film est nettement tranché en trois parties séparées par des espaces de plusieurs années résumées en quelques panneaux écrits à l'écran. Chacune des parties est émaillée de rappels en allusions plus ou moins discrètes aux périodes antérieures, par la reprise de quelque dialogue, le retour fugace de quelque personnage secondaire, ou celui de lieux symptomatiques. Ainsi tout un jeu se déroule autour d'un mot d'enfant maugréant « pour toujours », et évoluant tout au long du film en des situations diverses. Ainsi également de la répétition d'un anodin tic verbal d'un personnage de la première partie qui sert de rappel récurrent de l'attention et du souvenir dans la suite de l'histoire. Mais le plus spectaculaire est le basculement, après la mort du Duc, d'un univers de réalité à un univers de rêve ; et particulièrement la façon dont sont traitées ces séquences oniriques, filmées d'une manière à peine différentes et séparées par une transition à peine marquée avec les séquences de réalité, tout cela sans que jamais le doute ne s'installe sur leur nature. L'image est à peine différente sans être pourtant la même. Quelques lueurs nimbées de lumière rasante dans un rare brouillard sont là pour orienter l'attention. Mais encore plus l'évolution travaillée de la lumière : la photographie claire, lumineuse, classique des séquences d'enfance, se transforme progressivement à mesure que le film avance en un jeu d'ombres et de contrastes confinant dans les scènes de prison en une photographie de contrastes purs à la Cocteau ou à la Bunuel. Le retour d'une photographie de pleine lumière, quasiment d'une exposition de film d'aventure et de grands espaces, ne se retrouve plus alors que dans les scènes de rêve les plus heureuses, liant ainsi de manière plus que transparente rêve et enfance heureuse, heureuse jusqu'à la chute brutale de la fin de l'enfance. Le procédé est d'ailleurs annoncé dès la visite de Peter à Paris, retour sur les lieux de l'enfance dans une lumière chaude quasi méridionale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le passage au rêve est également marqué par une rupture de cohérence dans les repères d'espace et de temps. Les incohérences, les anachronismes, se multiplient en tout sauf en ce qui concerne les deux rêveurs. Procédé simple et finalement attendu, mais qui s'annonce subrepticement dès la mort du Duc, alors qu'on est en pleine réalité : Mary et Peter, penchés sur le corps sans vie de la victime, sont surpris par les coups, qu'on suppose être l'arrivée des domestiques alertés par la détonation, coups sur une porte qu'on vient de quitter grande ouverte dans le plan précédent ; surpris, ils lèvent le regard dans la direction qu'on imagine être celle du bruit, mais justement à 90 degrés de la direction de la porte. Comment dans un tel souci du détail, une telle erreur, double en l'occurrence, pourrait-elle être autre chose que volontaire et symbolique du tourbillon d'onirisme à venir ? Un exemple de ce luxe de détails qui valide l'impossibilité d'une erreur de ce calibre : le dernier plan filme à distance et presque en ombre chinoise la main tendue vers le ciel de Peter qui s'éteint, dont on distingue à peine qu'il porte au doigt la bague qui sert d'allégorie à la communication onirique qu'il a entretenue avec Mary ; la caméra n'est en rien centrée sur la bague et ce n'est qu'au second visionnage qu'on l'aperçoit, mais une fois qu'elle est repérée, on n'imagine plus que ce plan pouvait avoir un autre but que de la montrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film fourmille d'ailleurs de détails de cet ordre, de rappels ou d'allusions quasiment subliminaux, dignes des fresques symboliques à la Tennessee Williams de « Soudain l'été dernier » quoique sur un mode moins psychanalytique. Il est ici question d'émotion, de poésie, loin de toute tentation analytique. Hathaway est un lettré, un conteur, qui regarde une oeuvre pour ce qu'elle peut transmettre, pas un torturé qui se sert de l'oeuvre qu'il crée pour s'y regarder et se comprendre lui-même. Et ce qu'il a à dire parle d'un amour fou, du même Amour Fou qui fera écrire André Breton qui verra, et les surréalistes avec lui, « Peter Ibbetson » comme une oeuvre exemplaire de leur sensibilité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comprend de plus l'intérêt d'Hathaway, dont on sait la prédilection pour les problématiques bibliques, pour cette histoire. L'ensemble peut en effet être regardé comme une allégorie de la chute, au sens religieux, de l'éviction d'Adam et Eve du Jardin d'Eden, et des affres de leur passage terrestre avant d'en retrouver l'entrée. La chute, sortie brutale de l'enfance insouciante par la disparition de la mère de Gogo, est accompagnée, davantage que par l'intervention d'un médecin, par celle d'une religieuse en prière, par l'appel à un prêtre, par une voisine agenouillée, tandis que Gogo qui était le centre de tous les regards devient subitement presque transparent au regard des autres, sauf à celui de Mimsey dont il est lui-même le seul univers. Et c'est toute leur vie qui consistera dès lors en la reconstruction de ce monde blessé en une entité unique, cristalline, brillante comme le diamant de cette bague dont Peter avoue qu'elle contient tout leur univers. Toute la vie vue comme un voyage chaotique d'un paradis à un autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il serait trop long de poursuivre l'analyse détaillée de tous les recoins de ce film étonnant que les suppléments du DVD de chez Wild Side Video se chargent de largement introduire et commenter. Qu'il s'agisse des choix de distribution, de la mise en perspective dans la carrière du réalisateur ou dans l'histoire des studios, de la qualité du découpage, ... des angles multiples sont empruntés et éclairent abondamment. Juste néanmoins de quoi mettre en appétit. Le décryptage des choix de cadrage, d'une sobriété mais en même temps d'une densité étonnante, reste par exemple dans un silence qui laisse sur sa faim. Un sujet de thèse pour un étudiant en cinéma ? Pourquoi pas ! &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;(Egalement publié sur &lt;a href="http://cinemaniac.viabloga.com/news/peter-ibbetson-l-amour-fou-surrealiste"&gt;Cinemaniac.fr&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;span class="fullpost"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-3858007821272482396?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/3858007821272482396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=3858007821272482396' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3858007821272482396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3858007821272482396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/12/peter-ibbetson.html' title='Peter Ibbetson'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThfbeCALwI/AAAAAAAAAVU/fS13PaAkpaM/s72-c/Aff+Fr+Ibbetson.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-132832266652260233</id><published>2008-11-20T21:19:00.008+01:00</published><updated>2008-12-05T00:24:49.429+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1939'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sentimental'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comédie'/><title type='text'>Au revoir Mr Chips (Goodbye, Mr Chips)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Du bon usage de l'incrédible&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non pas lassé mais repu pour un temps des espionnageries en tous genres, Tonton Sylvain ne put clore ce soir là sa journée sans une respiration profonde. Les couleurs criardes, les montages hystériques, les caméras épileptiques, n’étaient pas faits pour le genre de calme auquel il aspirait si souvent. Les humeurs plus juvéniles pouvaient bien savoir passer de cette trépidante excitation au sommeil le plus salvateur, Tonton, lui, n’était plus de ce bois là. Il lui fallait des atterrissages plus en douceur, des décompressions plus subtiles. Des choses sucrées aux odeurs de tilleul et de menthe poivrée. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkU50VcRI/AAAAAAAAAVk/ibfxhEgYX1Q/s1600-h/Aff+US+Chips1.bmp"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276077273745027346" style="WIDTH: 134px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkU50VcRI/AAAAAAAAAVk/ibfxhEgYX1Q/s200/Aff+US+Chips1.bmp" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkU0Lm3rI/AAAAAAAAAVs/H-M80sGzxzw/s1600-h/Aff+US+Chips2.bmp"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276077272232025778" style="WIDTH: 104px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkU0Lm3rI/AAAAAAAAAVs/H-M80sGzxzw/s200/Aff+US+Chips2.bmp" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkVRiuiII/AAAAAAAAAV0/mN5t_SZRrQA/s1600-h/Aff+US+Chips3.bmp"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276077280113625218" style="WIDTH: 133px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkVRiuiII/AAAAAAAAAV0/mN5t_SZRrQA/s200/Aff+US+Chips3.bmp" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiches USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Encore sous le coup d’une trouble agitation intérieure, il errait, de son fauteuil à la cuisine, en quête d’un lait chaud, avant de se raviser dans une économie de gestes. Il rodait, du salon à la bibliothèque, la pipe aux lèvres et la moustache en bataille. Mais rien ne semblait vouloir apaiser cette irritante perturbation. Vesper revenait sans cesse hanter ses pensées au milieu de mille détonations rebelles. Son cou dépassait à peine de son pull angora mais le froid persistait à s’insinuer par quelque invisible interstice. Il tentait avec lassitude de détourner encore une fois son attention de ces misères automnales en posant son regard distrait sur l’étagère à sa hauteur de la bibliothèque, quand une cassette poussiéreuse attira sa curiosité. L’étiquette à demi effacée indiquait à l’encre bleue en cursives largement déliées « Au revoir Mr Chips ! ». Une seconde ligne, en plus petits caractères, continuait : « Goodbye, Mr Chips, Sam Wood, 1939) ».&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;" Pourquoi pas ? », se dit-il après quelques secondes d’hésitation. « C’est peut-être bien cela la solution. Peut-être qu’un petit bain de mémoire en noir et blanc aurait un effet lénifiant salvateur ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il tendit la main dans la direction que lui indiquait son regard et se saisit prudemment de l’objet. Un passage rapide de son mouchoir à carreaux sur les deux faces de l’objet le débarrassa de l’essentiel du dépôt que le temps avait accumulé et le mit en état d’être aussitôt ingurgité dans le vieux lecteur Panasonic qui se mit à vrombir en rembobinant la bande depuis longtemps oubliée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkV-gyKfI/AAAAAAAAAWE/217brfKo4ZE/s1600-h/Aff+Bel+Chips.bmp"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276077292185070066" style="WIDTH: 141px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkV-gyKfI/AAAAAAAAAWE/217brfKo4ZE/s200/Aff+Bel+Chips.bmp" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Belgique (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tonton rajusta ses lunettes, son col angora, et sa veste d’intérieur en mohair, avant de se laisser lourdement glisser dans la chaleur douillette de son fauteuil club, face à l’écran qui commençait à émettre un scintillement caractéristique. Une pression nonchalante sur une touche de la télécommande lança la première image en même temps que Tonton posait, l’un par-dessus l’autre, ses deux pieds croisés sur le tabouret molletonné qu’il affectionnait depuis des années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le générique défila tranquillement au son d’une douce musique discrètement joyeuse, sur un fond nostalgique de la MGM figurant dans un style de bas-relief un lion de profil couché en une majestueuse posture de sphinx. Puis l’histoire s’ouvrit, par le discours inaugural du recteur d’une traditionnelle école anglaise, les professeurs en toge faisant face sur une estrade à l’ensemble des élèves attentifs, dans leur uniforme, assis sur les bancs du chœur de la chapelle de l’école. En quelques mots plaisants, le recteur signalait la place vide à sa gauche, laissée vacante pour la première fois en 38 ans par le vieux professeur Chipping (Robert Donat) consigné dans ses quartiers sur ordre du médecin de l’école inquiet des conséquences d’un rhume chez un personnage de 83 ans. Pendant que la cérémonie se poursuivait, le vieux professeur, ayant finalement décidé de négliger l’avis médical, se hâtait dans les rues froides quand il y rencontra un jeune élève égaré également en retard. Arrivant tous deux devant la chapelle, la porte close les contint sur son perron, leur permettant de faire connaissance, le jeune enfant légèrement impressionné, et le vieillard en toge à l’œil malicieux. Lorsque les portes s’ouvrirent enfin pour laisser sortir un vol d’élèves turbulents saluant le vieil homme, celui-ci put enfin entrer saluer ses collègues, pour finalement regagner son nid avant le départ de sa gouvernante. Il s’installait à peine dans un confortable fauteuil entre l’âtre crépitant et la table garnie d’un traditionnel gâteau que le sommeil s’invita sur ses paupières, le replongeant dans le souvenir ému de sa vie consacrée à cette école. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkk70qGGI/AAAAAAAAAWM/sleJYRziNpE/s1600-h/Aff+GB+Chips.bmp"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276077549161158754" style="WIDTH: 200px; CURSOR: hand; HEIGHT: 157px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkk70qGGI/AAAAAAAAAWM/sleJYRziNpE/s200/Aff+GB+Chips.bmp" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Grande Bretagne (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le plan suivant entama un long retour sur cette vie dévouée, depuis l’arrivée dans ces murs de Mr Chipping pour son premier poste d’enseignement. Ses premières hésitations, ses premières bourdes, ses maladresses de débutant entre son cours de lettres et les appétits sportifs de ses élèves et de l’école, sa touchante bonne volonté, son isolement timide parmi un corps enseignant déluré, … Sa déception après des années de loyaux services de voir lui échapper le poste de recteur auquel il aspirait, et l’abnégation par laquelle il s’était consolé en se trouvant conforté et reconnu dans sa vocation d’enseignement plutôt que d’administration. Mais cet épisode avait été l’occasion de nouer une amitié avec Staefel (Paul Henreid), le professeur d’allemand qui était venu à son secours et l’avait invité à partager ses vacances consacrées à une traversée du Tyrol à pied. C’est justement durant ce périple que leur chemin croisa celui de deux anglaises parcourant le même trajet à bicyclette, et qu’il tomba amoureux de l’une d’elles, Katherine Ellis (Greer Garson), jusqu’à l’épouser peu après leur retour. Dès la rentrée des classes, il la présenta à ses collègues à la surprise générale, surprise d’autant plus marquée que sa beauté sage n’était pas attendue de l’unique conquête de ce bonnet de nuit gentillet de Chipping. C’est d’ailleurs à elle qu’il dut son surnom de Chips, sobriquet intime qu’elle lui donnait même en public et qui fut vite adopté par toute l’école, élèves et professeurs. Leurs caractères, leur gentillesse naturelle, s’accordaient tant en se complétant qu’elle trouva immédiatement sa place auprès de tous, poussant un Chips finalement heureux de se laisser faire sur la voie d’une convivialité de bon aloi qu’il ne se connaissait pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi s’écoula la vie de Mr Chips parmi les vicissitudes de la vie, la mort de Katherine en couches, la guerre, mais toujours rattrapé et soutenu par la présence de cette école, de ce rôle le professeur attentionné porté au plus haut de sa valeur humaine. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkVXnVdNI/AAAAAAAAAV8/elvsKw_K25o/s1600-h/Aff+Esp+Chips.bmp"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5276077281743566034" style="WIDTH: 138px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkVXnVdNI/AAAAAAAAAV8/elvsKw_K25o/s200/Aff+Esp+Chips.bmp" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Espagne (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Lorsque la bande toucha à sa fin, Tonton Sylvain réalisa la présence en lui de cette calme sensation à laquelle il avait aspiré, qui s’était subrepticement insinuée sans qu’il y eût prêté attention jusque là. Plus de trâce de cette agitation tenace qui l’avait tenaillé quelques heures plus tôt. Au contraire, une simple sérénité, une douceur entre le miel et la mélisse. Sans ostentation, sans éclat, sans drame, le baume avait opéré et il se sentait simplement reposé, l’âme à la fois émue et souriante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quatre ans avant « Goodbye, Mr Chips », Robert Donat s’était illustré à la fois par une comédie, « The ghost goes west », et en tant que personnage principal d’Hitchcock dans « Les 39 marches ». Joli exemple d’éclectisme. Et il fallait bien reconnaître que, dans ce rôle s’étendant sur toute une vie, il avait bien mérité l’Oscar qui lui avait été décerné pour cette composition. Tout en finesse, en délicatesse, il avait brossé le portrait d’une sorte de Pierrot vaguement lunaire forçant la sympathie. Bien sûr, on était loin d’une crédibilité quelconque, mais qu’il était doux d’imaginer un maître de cette espèce, presque encore un enfant parmi les enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, Greer Garson y avait gagné un statut d’emblée maternel plus que de compagne. Elle était devenue non pas l’épouse attentive mais l’ancrage terrestre d’un nuage aérien. Elle avait dans le regard ce petit rien qui change tout, ce petit éclat qu’ont les filles qui en savent bien plus qu’elles ne le laissent paraître, qui savent qu’un homme n’est ni un simple enfant à qui il faut faire la leçon ni vraiment un adulte à regarder d’égal à égal, en un mot qu’un homme n’est pas une femme. Non, elles savent qu’un homme se complait dans un rêve d’idéal qu’il ne saurait lui-même nommer, et qu’il faut savoir s’accommoder de ce petit travers dès lors que l’on s’attache à lui. Il faut même savoir l’y précéder sans en avoir l’air et le laisser suivre en lui laissant penser qu’il en a fait le choix. En un regard, Greer Garson avait tout dit, et le reste ne venait que le confirmer. Ce regard, cette composition de « femme comme on en rêve », elle allait bientôt avoir à les remettre en pratique dans les deux épisodes de la série des Miniver (« Mrs Miniver » en 1942 et « L’histoire des Miniver » en 1950) comme dans le « Jules César » de Mankiewicz en 1953.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Paul Henreid, le Victor Laszlo de « Casablanca », n’avait pas le charisme de ses deux collègues mais proposait ici une prestation néanmoins honorable sous les traits de Staefel. Un sympathique faire valoir qui savait les limites de son personnage, qui le cantonnait à un soutien discret mais efficace. Choix de réalisateur ou choix d’acteur ? Mais de fait, Henreid était pour Donat et Garson dans la même attitude que Staefel pour Chips et Katherine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Justement, la réalisation était sans surprise, coulée dans un classicisme qu’elle avait peut-être même contribué à construire. Un flash back lentement amené, clairement annoncé par le grimage en vieil homme de Donat dont on n’imaginait pas un instant qu’il dusse être conservé tout au long du film, survenant lors de l’endormissement du personnage après une patiente mise en place de tous les codes qui allaient émailler le reste de l’histoire. Des plans encore parfois empreints du souvenir du muet, comme cette scène de permanence surveillée par Chipping durant laquelle on s’attachait fortement aux expressions de son visage devant la déception de ses élèves privés de la compétition sportive dont ils entendaient les échos par la fenêtre ouverte. Les expressions de révolte plus ou moins contenue sur les visages de certains élèves étaient filmées dans la même tonalité. Parallèlement, les expressions ultérieures de Katherine tendaient vers un naturel manifestement recherché. Les évocations de l’histoire de l’école étaient amenées par des focalisations de plan sur une plaque ou une statue dans la continuité d’une scène dans laquelle les personnages introduisaient la référence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On aurait pu ainsi découper le film plan par plan et en reconstruire une encyclopédie de ce sur quoi un classicisme hollywoodien pouvait être bâti. Sam Wood représentait d’ailleurs bien cela, avec, la même année, sa contribution à la réalisation de « Autant en emporte le vent », monument parmi les monuments. Avec son ouvrage, certes ultérieur, de « Pour qui sonne le glas ». Avec ses mises en scène codifiées de « Un jour aux courses » et de « Une nuit à l’opéra » pour le compte des Marx Brothers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Tonton Sylvain n’était déjà plus à cet examen. Le sommeil tant attendu avait enfin trouvé le chemin de son repos. La nuit était déjà bien avancée et enfin le calme était revenu et s’était emparé de sa victime consentante qui ne serait reconnaissante qu’au petit matin lorsque le retour de la conscience lui permettrait de saisir le pouvoir captivant et apaisant de ce cinéma de tradition.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-132832266652260233?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/132832266652260233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=132832266652260233' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/132832266652260233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/132832266652260233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/11/au-revoir-mr-chips-goodbye-mr-chips.html' title='Au revoir Mr Chips (Goodbye, Mr Chips)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SThkU50VcRI/AAAAAAAAAVk/ibfxhEgYX1Q/s72-c/Aff+US+Chips1.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-803240898568726884</id><published>2008-11-12T23:09:00.012+01:00</published><updated>2009-01-27T00:51:53.648+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='espionnage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='aventure'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2008'/><title type='text'>Secret défense</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,0,0)"&gt;L'arroseur arrosé&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Heureusement que Philippe Haïm, le réalisateur de « Secret défense », ne ménage pas sa peine pour expliquer et défendre son film prévu pour sortir le 10 Décembre 2008. C’est vrai qu’une petite séance d’explication publique ne fait jamais de mal, mais là, c’était vraiment un plus de pouvoir relire le film juste après sa projection avec Philippe Haïm en guise de guide, dans une salle privée de chez UGC. Et naturellement, Tonton Sylvain, souvent sur les bons coups, ne s’était pas fait prier pour poser une fesse sur les fauteuils moelleux. Ou plutôt si, il s’était un peu fait prier en voyant qu’il s’agissait d’un film français, cinéma depuis longtemps abonné au grattage de plaie mélancolique sous couvert de hauteur de style ou de pensée profonde ou à la gaudriole. Un vague souvenir que Gérard Lanvin pouvait faire autre chose l’avait finalement emporté, et voilà Tonton embarqué pour l’aventure.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5267911595533861842" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 150px; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SRthr3_1A9I/AAAAAAAAAMU/8ajtWa2dtr0/s200/Aff+Fr+Secret+defense.jpg" border="0" /&gt;&lt;span style="COLOR: rgb(255,153,0);font-size:78%;" &gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;Affiche France (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Le film s’ouvre sur une prostituée pensive sur un lit pendant que son client se rhabille et fixe un rendez-vous pour la prochaine fois. Mais elle lui annonce qu’elle raccroche les gants en même temps qu’elle ôte sa perruque. Le client n’en croit manifestement pas un mot. Fin de la scène. Episode suivant : Diane (Vahina Giocante) étudiante aux Langues Orientales se fait coller à son examen d’arabe malgré sa tentative de se concilier le prof imperturbable qui lui fait rater une occasion de stage rêvée. Elle sort énervée de l’amphi avant de se faire rattraper par un des autres étudiants (Aurélien Wiik) qui lui fait une drague d’enfer jusqu’à se réveiller au petit matin auprès d’elle. Episode suivant : Alex (Gérard Lanvin), le père du jeune homme, débarque dans la soirée qu’ils organisent avec des amis et embauche la fille quasiment de force en lui révélant qu’il connaît son passé de prostituée. Mais le job de représentant en vins du père n’est qu’une couverture et Diane se retrouve enrôlée comme agent des services secrets français, avec entraînement dans une caserne isolée, sous les ordres du père, chef d’opérations, et d’un groupe d’officiers traitants plus ou moins rigides, dont Leïla (Rachida Brakni) et Amed (Mehdi Nebbou). Après la période d’entraînement, Diane se voit propulsée sur le terrain, sur une opération visant à déjouer une tentative d’attentat islamiste ourdie depuis le moyen orient par un dénommé Al Barad (Simon Abkarian).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement, Pierre (Nicolas Duvauchelle) est un gamin paumé de banlieue, vivant seul chez sa mère (Catherine Hiegel), vivotant de petits trafics, qui finit par se faire jeter en prison où il se fait mettre le grappin dessus par un groupe de co-détenus musulmans dont la tutelle protectrice le conduit vers la conversion à l’islam. En sortant de prison, Pierre tente de rentrer chez sa mère qui ne supporte plus son attitude et finit par le mettre à la porte. Il est alors prêt pour être pris en main par un groupe islamiste qui finit par l’expédier en Afghanistan dans un camp d’entraînement à l’attentat suicide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux histoires se raccrochent quand c’est justement Pierre qui est sur le vol vers Paris qui croise celui par lequel l’organisateur de l’attentat accompagné de Diane arrive de Beyrouth à Paris. Un jeu de passe-passe fait arriver la bombe chimique à la ceinture de Pierre qui s’engouffre dans le métro poursuivi par Diane, tandis que le reste des services secrets se charge d’Al Barad. On frôle la catastrophe juste avant le dénouement à tiroirs dans lequel on apprend que même Diane s’était faite manipuler de longue date, depuis même la première scène du film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour une fois, un film français qui pourrait se comparer à un film d’action américain. C’est assez rare pour qu’on veuille bien le saluer. On n’est pas dans l’intimiste, ni dans la parodie. On a une histoire qui se tient, une action qui de déploie, et qu’on arrive à suivre pour l’essentiel. Ca bouge, ça pétarade, ça complote, avec un début, un milieu, et une fin. Ca a l’air basique dit comme ça, mais ce n’est pourtant pas si fréquent de nos jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si en plus le sujet est documenté, validé par toute une flopée d’experts tant du monde des services secrets que de celui de l’islamisme, dont certains apparaissent même au générique, on se dit qu’il n’y a pas grand chose à redire et que la séance valait le déplacement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est alors qu’arrive le doute et la mauvaise conscience : « Je vais quand même pas me contenter de la brosse à reluire » se dit Tonton Sylvain ; « Y’a bien des trucs qui clochent, non ? Juste histoire d’user aussi un peu mon gant de crin ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et quand on cherche, on finit par trouver …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’abord côté interprétation. Gérard Lanvin est certes assez irréprochable en baroudeur buriné manipulateur et taiseux. On pense à Ventura ou à Gabin dans le même rôle et on se dit que la relève est bien assurée. Simon Abkarian est du même tonneau, même si je ne parviens pas à m’habituer à sa coiffure gominée, mais c’est une autre histoire. Mehdi Nebbou, en officier traitant érodé par le doute, est également largement convaincant. Catherine Hiegel, malgré un rôle peu développé, est assez hallucinante de désarroi et de colère tout à la fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste du casting, de son côté, ne fait pas dans la dentelle, limité par un surjeu en forme de fausse note. Dans le genre, Rachida Brakni, toute mignonne qu’elle puisse être, en fait des tonnes sur le mode « sans doute et sans peur ». Mais la palme revient sans conteste à Nicolas Duvauchelle, et tant pis si Tonton Sylvain se fait une réputation de vieux croûton imperméable. L’animal sent l’Actor’s Studio à des kilomètres. Quand on aime, c’est Byzance, mais sinon c’est à se taper le front sur le tableau de bord. Qu’est-ce qu’il peut y avoir de crédible dans un personnage illuminé à ce point ? On comprend qu’il arrive rapidement derrière les barreaux. On ne comprend pas comment il en sort vivant ou comment il n’y retourne pas dans la seconde qui suit. Ni comment il parviendrait à survivre simplement quelques minutes dans le monde réel. On revient à des choses plus supportables avec les surprenantes prestations des experts invités au casting, peut-être grâce à leur longue habitude des plateaux télé et à leur connaissance du sujet lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalisation, de son côté, a largement assimilé les codes du genre. Parfois peut-être un peu trop d’ailleurs, et « La mémoire dans la peau » a laissé des séquelles qu’il faudra sans doute longtemps pour effacer : un découpage syncopé, une caméra hystérique, un mixage de plans à la mitrailleuse lourde. L’action est bien là, mais par moments à un point tel qu’elle finit par gommer le but de l’action. On est submergé par un tourbillon frénétique dans lequel on se noie et au milieu duquel on n’a même plus le loisir de se demander où tout cela peut bien aller. Mais à la différence de « La mémoire dans la peau » et de ses congénères, ce genre de péripétie a heureusement une fin qui permet de raccrocher à l’histoire. Il suffit d’attendre que ça passe, pas trop longtemps d’ailleurs, et on retouche la terre ferme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques effets un peu artificiels et qu’on aurait bien vu dans « OSS 117. Le Caire, nid d’espions » viennent se greffer sur tout ça : une mappe-monde qui tourne à toute allure avant de s’arrêter subitement sur fond d’entretien top secret sous les dorures d’un ministère, un glissement de reflet sur une voiture en gros plan dont c’est le seul indice d’un long trajet, … Mais après tout, cela ne s’intègre pas si mal dans le tableau et peut aussi bien être vu comme une respiration ludique dans une trame générale lourde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le sujet est ailleurs. Philippe Haïm avoue quatre ans de travail pour réaliser son film. Quatre ans de rencontres, de réflexion, d’apprentissage d’un milieu plus que fermé. Quatre ans de mise en place de contacts, de création de liens avec des professionnels experts pour aboutir à cette histoire symétrique d'un couple manipulateur / manipulé d'une part chez les espions et d'autre part chez les terroristes. Cela se sent, et c’est tant mieux pour la crédibilité. Mais cela manque aussi de réponse à une question élémentaire : comment accorder foi à des experts dont la raison sociale est dans la manipulation ? Comment regarder ce qu’ils veulent bien montrer quand ils nous disent eux-mêmes à quel point ils ne peuvent naviguer que dans les eaux sombres, le mensonge, le faux-semblant. On en revient au paradoxe rencontré en classe de sixième : un Crétois m’a assuré que tous les Crétois sont des menteurs. Comment décider si j’y crois ou pas ? Quelles pouvaient bien être les motivations de ces experts de la manipulation dans l’ombre en annonçant dévoiler leur arrière-boutique ? N’est-on pas dans la manipulation ? Entouré de tous ces experts, Philippe Haïm n’est-il pas, justement, le support d’une histoire qu’on tente de nous faire croire ? Et de quelle histoire pourrait-il bien s’agir ? Allez savoir … Les tiroirs à fonds multiples devenant la règle dans un monde de conspiration, il est permis de douter, de se résoudre à ne rien prendre au pied de la lettre, y compris la parole des « experts ». Même si on ne sait pas bien à quoi cela servirait, et où serait la chausse trappe, la seule leçon évidente est que rien n’est comme il semble être. Et débrouillez vous avec ça !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;En attendant, amusons nous, laissons le vertige d’une histoire d’escrocs de haut vol nous distraire un instant. Et ce n’est déjà pas si mal.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Voir aussi l'article de &lt;a href="http://cinemaniac.viabloga.com/news/secret-defense-doubles-agents"&gt;Cinemaniac.fr&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt; &lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-803240898568726884?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/803240898568726884/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=803240898568726884' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/803240898568726884'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/803240898568726884'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/11/secret-dfense.html' title='Secret défense'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SRthr3_1A9I/AAAAAAAAAMU/8ajtWa2dtr0/s72-c/Aff+Fr+Secret+defense.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-1536623434095789271</id><published>2008-11-12T01:35:00.012+01:00</published><updated>2008-11-16T12:23:21.892+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='espionnage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='aventure'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2008'/><title type='text'>Quantum of solace</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Espérons encore dans le Beaujolais&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;James Bond est de retour. C’est l’automne et revient le temps des feuilles mortes, des marrons chauds, des cache-nez, des bottines en cuir, du cassoulet, des prix littéraires, et du nouveau James Bond. Crise financière ou pas, le monde ne s’arrêtera pas de tourner. D’autant qu’il ne sait rien faire d’autre, le monde, que de tourner. Et James Bond n’arrêtera pas de faire exploser les méchants. D’autant qu’il ne sait rien faire d’autre, James Bond, que de faire exploser les méchants. Autrefois les méchants s’appelaient Curt Jurgens, Christopher Walken, Yaphet Kotto, Michael Lonsdale, Christopher Lee, Max Von Sydow … Maintenant ils s’appellent Mathieu Amalric, mais ça ne change rien. Autrefois ils oeuvraient à la tête d’une organisation du nom de Spectre. Maintenant ils dirigent une organisation du nom de Quantum, mais ça ne change rien. Ils étaient là pour se faire exploser par James Bond. Maintenant ils sont là pour se faire exploser par James Bond. Rien de nouveau sous le soleil, ni sous le vent d’automne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5267566468307686722" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 150px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SRony049FUI/AAAAAAAAAL0/5AlSa9b-AFw/s200/Aff+Fr+Bond.jpg" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Une petite nouveauté avait bien tenté une tête avec l’arrivée du premier James Bond à l’allure d’agent russe, plus slave que nature, sous la couverture d’un dénommé Daniel Craig. Mais bon, la surprise est passée, si ce n’est l’aura animale de l’individu qui n’en manque certes pas aux dires de mes voisines ahanantes d’exaltation. Un an après « Casino Royale » qui avait vu le petit nouveau se faire occire la fiancée, le MI6 se retrouve à devoir maîtriser les appétit vengeurs du Commandeur, pour une suite annoncée comme prenant immédiatement le relais de l’épisode précédent. Ce dernier étant revenu sur la première des aventures du mythique espion, c’est donc pour la suite du début que l’automne de cette année bat le rappel des spectateurs avides d’habitude et de respect de la tradition. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5267566477929299570" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 136px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SRonzYu7PnI/AAAAAAAAAL8/6_TK9UjzrH0/s200/Aff+Rus+Bond.jpg" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Russie (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;p align="justify"&gt;Tout commence par une poursuite en voiture dans un tunnel routier, sur la corniche italienne. Aston Martin contre Alfa Romeo. On ne pouvait plus clair ! Les plans se succèdent à un rythme épileptique jusqu’à, naturellement, ce que le beau Bond (Daniel Craig) se débarrasse de ses poursuivants et atteigne la vieille ville de Sienne où il engouffre son auto délabrée par une porte cochère anonyme et automatique dans un souterrain inattendu au bout duquel il peut livrer le colis qu’il a dans le coffre à quelques coéquipiers menés par l’illustre M (Judi Dench), la cheftaine en chef des baroudeurs de Sa Très Gracieuse. Le colis est sommairement réanimé, ligoté sur quelque tabouret, puis interrogé de dos par M et Bond.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_tuTb3fLI/AAAAAAAAAR0/cRS-8HOG1GM/s1600-h/Aff+US+Solace2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269191468793691314" style="WIDTH: 134px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_tuTb3fLI/AAAAAAAAAR0/cRS-8HOG1GM/s200/Aff+US+Solace2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_tuWaI79I/AAAAAAAAARs/Di0RrAKTE-k/s1600-h/Aff+US+Solace.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269191469591752658" style="WIDTH: 139px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_tuWaI79I/AAAAAAAAARs/Di0RrAKTE-k/s200/Aff+US+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiches USA (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;On a d’ailleurs droit à l’occasion à la seconde surprise de l’épisode. Il était ainsi de tradition que la scène cascadeuse introductive n’ait que peu de rapport avec le reste de l’action. Foin de tradition ici, et tant pis pour les nostalgiques : il y aura un rapport, et puis c’est tout. C’est le début de l’histoire, qu’on le veuille ou pas. C’est comme ça. Et puisqu’on y est, on réalise à ce propos qu’on avait à peine remarqué la première surprise qu’avait été le générique, toujours aussi psychédéliquement 70 qu’à l’accoutumée, mais sans plus de référence à la grande tradition des génériques de James Bond que la fugace apparition d’un discret disque blanc modèle réduit qui traverse une partie de l’écran. Pour une version plus classique de la chose, il faudra attendre le début du générique de fin, qui retrouvera tous les codes usuels du générique de début du James Bond classique avant de s’effacer sur l’ordinaire litanie des participants à la fabrication du film. Renversant bouleversement que de retrouver le début à la fin ! Y aurait-il un message là dessous ?&lt;/span&gt; &lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_tuN9m9UI/AAAAAAAAARk/HYE6KhXvlbk/s1600-h/Aff+Arm+Solace.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269191467324601666" style="WIDTH: 137px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_tuN9m9UI/AAAAAAAAARk/HYE6KhXvlbk/s200/Aff+Arm+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Arménie (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Quoi qu’il en soit, l’interrogatoire de Mr White (Jesper Christensen), puisque c’était lui qui occupait le coffre de l’Aston Martin, tourne à la confusion avec la révélation de l’existence d’un traitre au sein du MI6, vite occis par le beau James après une nouvelle série de cascades poursuiteuses dans le vieux Sienne. A la suite de quoi, M, toute marie de l’attentat auquel elle a échappé de justesse, envoie Bond sur la seule piste que ses services lui indiquent, quelque part en Haïti.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_vak-CXAI/AAAAAAAAASM/QmeFwomc2ew/s1600-h/Aff+Chi+Solace.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269193328926284802" style="WIDTH: 143px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_vak-CXAI/AAAAAAAAASM/QmeFwomc2ew/s200/Aff+Chi+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"   style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Chine (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_va9pDEhI/AAAAAAAAASU/4pHC_7iIA7A/s1600-h/Aff+HK+Solace.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269193335549137426" style="WIDTH: 132px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_va9pDEhI/AAAAAAAAASU/4pHC_7iIA7A/s200/Aff+HK+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_vbPEuu2I/AAAAAAAAASc/_7mkuZojrXo/s1600-h/Aff+Tai+Solace.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269193340228647778" style="WIDTH: 140px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_vbPEuu2I/AAAAAAAAASc/_7mkuZojrXo/s200/Aff+Tai+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Honk Kong &lt;span style="color:#000000;"&gt;_________&lt;/span&gt;Affiche Taïwan&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;(movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Ci-tôt dit, ci-tôt fait, Bond est sur place, débusque la cible, Mr Slate (Neil Jackson), l’occit dans un excès de précipitation avant de tomber sur la cible que la cible devait elle-même occire, Camille (Olga Kurylenko), une belle brune à la carrière de James Bond Girl toute tracée. M, qui suit les aventures de son poulain depuis les brumes londoniennes, commence un peu à en avoir ras le casque de voir Bond refroidir les pistes à mesure qu’il les approche, et elle commence à le faire savoir. Mais James s’en fiche. C’est lui le héros après tout. Et puis si son attitude lui est reprochée, elle lui est en même temps pardonnée du fait de la colère qui l’habite depuis que Vesper, sa Dulcinée de « Casino Royale », avait été trucidée et qu’il en est resté d’une infinie tristesse bondienne, autant dire dans une froide recherche de vengeance.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8j4m0OOI/AAAAAAAAASk/6jE6QRE-r0E/s1600-h/Aff+Cor+Solace.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269207782467582178" style="WIDTH: 140px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8j4m0OOI/AAAAAAAAASk/6jE6QRE-r0E/s200/Aff+Cor+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Corée (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Mais revenons en Haïti. Quelques cascades plus tard, juste histoire de ne pas perdre la main, James espionne Camille, qui lui a échappé, alors qu’elle rencontre sur les docks Monsieur Greene (Mathieu Amalric), son amant qui avait décidé de la faire occire par la cible occise par Bond, et alors qu’il la livre à un odieux putschiste bolivien, le Général Medrano (Joaquin Cosio), avec qui il est en affaire. L’odieux avait déjà quelques années plus tôt occis toute la famille de la belle qui rêve manifestement de se venger. Se méprenant et croyant la belle en danger, James se lance dans une série de cascades poursuiteuses nautiques et libère Camille très pas contente qu’il lui ait fait rater son approche de sa cible à elle. Greene en profite pour prendre un avion privé en compagnie de deux agents de la CIA, Felix Leiter (Jeffrey Wright) et son chef, Gregg Beam (David Harbour) qui roule pour lui-même, en direction de l’Autriche. James les suit dans un autre avion et tout le monde se retrouve à une représentation de La Tosca où Greene anime une réunion secrète de Quantum, les participants, oreillette à l’oreille, murmurant leur débat dispersés au milieu de la foule des spectateurs. James met son grain de sel, repère quelques participants, et se lance dans quelques acrobaties. Il laisse sur le carreau un agent des services spéciaux infiltré, ce qui fâche M tout rouge, au point de lui faire couper les vivres à Bond.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8kDheyeI/AAAAAAAAASs/85SLjofCMNA/s1600-h/Aff+Jap+Solace.jpg"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269207785397996002" style="WIDTH: 142px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8kDheyeI/AAAAAAAAASs/85SLjofCMNA/s200/Aff+Jap+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;Affiche Japon (movieposterdb.com)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;James se rabat sur un petit voyage en Italie pour recruter l’aide de Mathis (Giancarlo Giannini) qui le suit alors en Bolivie où il ne tarde pas lui-même à se faire trucider, de même que Mademoiselle Fields (Strawberry Fields d’après le générique de fin) (Gemma Arterton), la représentante de l’ambassade britannique venue à l’aéroport sommer Bond de rentrer au bercail avant de succomber à son charme. Quoi qu’il en soit, nouvelle rencontre de Bond et de Greene, et retrouvailles avec Camille déjà sur place qu’il sauve une nouvelle fois des griffes du chef de Quantum.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8kfLV3dI/AAAAAAAAAS0/IagqNMdUzwQ/s1600-h/Aff+Viet+Solace.jpg"&gt;&lt;span style="color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269207792821329362" style="WIDTH: 134px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8kfLV3dI/AAAAAAAAAS0/IagqNMdUzwQ/s200/Aff+Viet+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Vietnam (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Quelques cascades aéroportées plus loin, et on comprend enfin au passage le but de Quantum de s’approprier les ressources en eau pour assoiffer les populations et en tirer profit, tout le monde se retrouve au milieu du désert pour la signature de l’accord définitif entre l’odieux général Medrano et Greene, avec grain de sable importé par Bond et Camille, bagarre générale, et explosions à tous les étages.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8k-am8aI/AAAAAAAAAS8/-Y9fkgQL4xI/s1600-h/Aff+Isr+Solace.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269207801206862242" style="WIDTH: 138px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8k-am8aI/AAAAAAAAAS8/-Y9fkgQL4xI/s200/Aff+Isr+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Israël (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Une petite scène finale pour raccrocher les wagons avec l’histoire du deuil de Vesper qu’il faut bien clore par une vengeance en bonne et due forme pour qu’on arrive enfin à la fin de ce début de l’épopée du beau Bond, qu’on avait d’ailleurs rarement vu autant couvert d’ecchymoses et de cicatrices dans ses aventures ultérieures antérieurement mises à l’écran (… Ca va ? Ca suit, dans le fond ?), et voilà l’travail !&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8lFZnXtI/AAAAAAAAATE/B_zHQ9tbUUk/s1600-h/Aff+All+Solace.jpg"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5269207803081744082" style="WIDTH: 140px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SR_8lFZnXtI/AAAAAAAAATE/B_zHQ9tbUUk/s200/Aff+All+Solace.jpg" border="0" /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Allemagne (movieposterdb.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Si l'on en croit le dossier de presse, et Vox Populi, les scènes d'action ont pris une telle place dans cette nouvelle mouture de James Bond que cela tournerait à l'exercice d'école. Autant dire que l'histoire aurait peu d'importance et se limiterait à l'argument d'un lien entre les cascades. Un peu comme la télévision avait pu être décrite il y a quelques années par Patrice Lelay, ex-PDG de Béton TV, comme un moyen de maintenir le téléspectateur captif d'une page de publicité à la suivante. Ce serait néanmoins ne pas faire honneur à la qualité du scénario concocté par Paul Haggis, Robert Wade, et Neal Purvis pour le compte du réalisateur Mark Foster, épaulé du réalisateur en second, Dan Bradley.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Mark Foster n'avait jamais tourné une scène d'action plus échevelée que dans « Les cerf-volants de Kaboul », Dan Bradley est un spécialiste du genre, avec une longue carrière de cascadeur et de réalisateur en second sur des productions du genre de la série de Jason Bourne. Drôle d'association, sauf si on se dit que Haggis, compromis dans la réalisation de « Dans la vallée d'Elah », n'est pas Lelay, et qu'il semblait bien y avoir déjà, dès le choix de l'équipe, une volonté de faire de ce Bond là une mixture jouant sur tous les tableaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, et comme l'annonçait immédiatement le générique, on se lance ici dans une casse en règle des codes du James Bond, et ce dans la droite ligne de ce qu'avait entamé « Casino Royale ». James Bond était un aristocrate de l'espionnage, pas avare de ses poings, mais jamais décoiffé et toujours tiré à quatre épingles. Un genre de version originale de l'OSS 117 de Jean Dujardin. Il devient ici un bagarreur émérite qui encaisse les coups même s'il finit par l'emporter avec son lot de balafres. Il était macho et collectionneur sans état d'âme. Il devient mû par la passion du deuil et par la vengeance. Il était cynique, drôle, pince sans rire et flegmatique. Il devient touchant, touché, à l'humour rare, impliqué, parfois emporté. Il était dévoué au service de Sa Très Gracieuse, rappliquant au moindre appel de M et dragueur de Moneypenny devant l'Eternel. Il devient franc-tireur, rebelle, sans la moindre idée de qui peut bien être Moneypenny au point qu'elle ne figure même plus au scénario. Il était bardé de gadgets et de technologie loufoque. Il n'a plus d'outil plus sophistiqué qu'un téléphone portable dernier cri. Il affrontait des fous géniaux qui n'avait comme plus simple motivation que le désir d'être Maître du Monde. Il se collète maintenant avec des affairistes retors et sans scrupules. Bref, il était une caricature de bande dessinée, il devient un héros de polar humain évoluant dans un monde complexe, à la recherche, plus que de vengeance, d'un minimum de consolation, littéralement d'un « Quantum of solace ». Les plus taquins ont pu dire d'un « lot de consolation, » mais l'ironie était facile !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est-y pas un projet ambitieux, ça, de tirer James de la bande dessinée pour le tirer vers le monde des humains ? On peut se demander si ça valait le coup, si ce n'était justement pas une bonne chose d'avoir conservé un personnage aussi bien formaté depuis tant d'années, si ce n'était justement pas le lot de consolation du spectateur après s'être avalé toute une année de productions bourniennes de pouvoir respirer avec ce gugusse du MI6, son cheptel de potiches miss-monde-like et sa panoplie d'Inspecteur Gadget. Mais après tout, si on accepte l'objectif, on peut reconnaître la difficulté de la tâche, et pourquoi pas la maîtrise de l'ouvrage. Un peu comme on pouvait remarquer la hauteur du défi d'intégrer des scènes porno réelles dans un film classique au motif que cela fait autant partie de la vie que les états d'âme les plus nobles. Le tout était de s'y prendre correctement. Que cela soit une réussite ou pas est un autre débat. Et rien ne dit que toute tentative doive être toujours couronnée de succès. Bref, reconnaissons la tentative, ajoutons qu'on n'y voit pas d'intérêt, et on aura dit l'essentiel sans qu'il soit davantage utile de commenter la réalisation totalement au service de l'objectif.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au service de cet objectif également, Mathieu Amalric fait de son mieux en méchant d'occasion. Il a le regard torve et la morgue vindicative. Peut-être un peu trop, du reste, pour être parfaitement cohérent avec le peu qui reste du James Bond de pacotilles et de paillettes. Olga Kurylenko est pour l'essentiel assez convaincante si ce n'est quelques regards qui dépassent un peu le crédible (l'expression de surprise impatiente et soulagée à l'approche de Medrano est un grand moment involontaire de rigolade). Daniel Craig et Judi Dench assurent leurs jobs en bons pros qui savent suivre un cahier des charges. Joaquin Cosio fait un Général Medrano sans ambigüité sur ses mauvaises intentions, et complètement inconscient de ce que le nom de son personnage peut évoquer de théâtral pour le public français. Comment le saurait-il, d'ailleurs ? Peut-être seul Amalric était-il conscient de la chose et on peut admirer sa performance de n'avoir pas éclaté de rire à chaque prise, d'autant qu'il devait avoir été mis d'humeur potache par le nom de son personnage à lui, Dominic Greene, un des premiers terroristes Vert (green en grand-breton) du grand écran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste pour le fun, signalons la participation de Oona Chaplin, petite fille de Charlie et homonyme de l'épouse du grand homme, en serveuse d'hôtel malmenée par Medrano, et celle de Guillermo del Toro pour une voix additionnelle qu'on peut s'amuser à découvrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si en sortant de la projection, on se retrouve vite plongé dans un vent automnal qui pousse irrémédiablement vers une platée de cassoulet, on y va en se disant que le James Bond de cette année est d'une bien curieuse cuvée. Pourvu que le Beaujolais ne se mette pas à avoir un goût de Chardonay, qu'il nous reste au moins ce dernier carré de tradition !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-1536623434095789271?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/1536623434095789271/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=1536623434095789271' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/1536623434095789271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/1536623434095789271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/11/quantum-of-solace.html' title='Quantum of solace'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SRony049FUI/AAAAAAAAAL0/5AlSa9b-AFw/s72-c/Aff+Fr+Bond.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-4121553844570566329</id><published>2008-10-24T03:16:00.003+02:00</published><updated>2008-10-24T03:36:34.641+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1939'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='historique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='western'/><title type='text'>Vers sa destinée (Young Mr Lincoln)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Peut-être jusqu’au sommet de cette colline …&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La même année où David O. Selznick produisait le « Gone with the wind » (Autant en emporte le vent) de Victor Fleming dans un déluge de couleurs et de grand spectacle, Darryl F. Zanuck se lançait dans le « Young Mr Lincoln » (Vers sa destinée) de John Ford dans une sobriété de noir et blanc quasi monacale. 1939. Cette année-là, John Ford réalisait également « Stagecoach » (La Chevauchée fantastique). En quelques années, sortant à peine du muet, découvrant sa place dans le monde, questionnant son passé, son présent, et pensant déjà son avenir, en pleine tourmente des troubles agitant la planète entière, le cinéma américain aura mis sur le devant de la scène une spectaculaire cohorte d’individualités et traité une diversité de thèmes insensée. A-t-on encore idée du saut parcouru après l’avènement de parlant, seulement 12 ans auparavant ? A titre de comparaison, 1994 n’est pas si loin d’aujourd’hui, mais même dans notre époque de révolution permanente, peut-on imaginer une telle différence entre le cinéma de 1994 et celui d’aujourd’hui ? Comment une telle concentration a pu survenir justement à cette époque est un autre débat. Mais que John Ford soit une des figures de cette improbable cavalcade est un fait incontournable.&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260527245135318994" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 149px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQElqHGOD9I/AAAAAAAAAI8/eW-x1RrW1xE/s200/Aff+Fr+Destinee.bmp" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt; &lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (de.cinemotions.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Presque perdues au milieu de cette cataracte de monuments, de cette tornade de questionnement, d’appropriation et de mise en forme des mythes fondateurs de l’âme américaine, de fabrication d’une imagerie et d’un imaginaire renouvelés, de tentatives et d’invention de diverses formes d’écriture, qui pour longtemps allaient devenir par la force des évènements un patrimoine partagé largement au-delà des frontières états-uniennes, se nichent une multitude de productions oubliées, qu’on est surpris, en les visionnant aujourd’hui, de se dire qu’elles ont quelque chose de connu, quelque chose de fondamental qui fonde l’essentiel de notre mémoire. Quelque chose comme “How green was my valley”, “Gentleman’s agreement”, “Pygmalion”, “3 Godfathers”, … Et « Youg Mr Lincoln » est une de ces surprises de la mémoire. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260527244429089986" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 138px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQElqEd13MI/AAAAAAAAAJE/UQAKdlREy6c/s200/Aff+US+Destinee.bmp" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (de.cinemotions.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;John Ford nous présente ici une étape de la vie d’Abraham Lincoln, futur président des Etats-Unis. Une étape de sa jeunesse, entre son éveil à une conscience collective et une de ses premières implications dans l’action publique. Que le récit soit plus une évocation, largement romancée, voire concentrant dans cette période décisive des évènements qui lui sont en réalité ultérieurs, ne fait que confirmer l’objectif du réalisateur de mettre en scène le mythe étatsunien plus que son histoire réelle, de participer à la constitution ou au renforcement d’une conscience nationale plus qu’à entreprendre une leçon historique. Il est de ces images qui fondent l’identité dont seule la valeur symbolique importe. Qui se soucie des détails historiques du bris d’un vase à Soissons ? Pourtant, qui ne connaît l’acte d’Hugues Capet comme un geste fondateur de la réalité de la France ? Peu importe que le procès mené par Lincoln dans le film se déroule en réalité non en 1837 mais en 1857, si peu avant son élection à la présidence en 1860. Les valeurs portées par cet épisode sont éternelles dans l’imaginaire national, et cela suffit à en justifier la présence dans notre film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film s’ouvre sur le discours électoral d’un politicien haranguant quelques badauds sur les marches d’une épicerie de campagne à New Salem, Illinois, tenue par un tout jeune Lincoln (Henry Fonda) de 23 ans. En fin de discours, l’homme donne la parole au timide Lincoln dont le ton tranche d’emblée : pas de grande phrase, pas de promesse grandiloquente, juste un homme simple, dans ses paroles, sa tenue, son attitude, qui propose sa bonne volonté sans prétention au vote de ses concitoyens. Acceptant parfois le troc pour faciliter l’accès des colons désargentés à son magasin, Lincoln reçoit un jour en paiement un exemplaire du deuxième tome des Commentaires sur les lois d’Angleterre de William Blackstone. De ce jour, et encouragé par son amie Ann Rutledge (Pauline Moore), il l’étudie jusqu’à la trame et en fait le départ d’un apprentissage autodidacte du droit dont il fera son métier en s’installant comme avocat quelques années plus tard à Springfield, Illinois. C’est dans cette ville que, lors de la fête du 4 Juillet qui donne lieu à de multiples parades et festivités, la famille Clay venue pour l’occasion se fait harceler par l’adjoint du sheriff, Scrub White (Fred Kohler Jr), sous l’œil goguenard de son acolyte, J. Palmer Cass (Ward Bond). Malheureusement, la journée se termine mal, avec une bagarre entre White et les deux fils Clay , Matt et Adam, et avec la mort du policier. Cass, témoin de la scène comme la mère, Abigail Clay (Alice Brady), permet l’arrestation des deux jeunes. Aucun des deux frères ne voulant dénoncer l’autre et leur mère refusant d’accuser l’un de ses fils, Matt (Richard Cromwell) et Adam (Eddie Quillan) sont conjointement accusés du meurtre. Après être héroïquement intervenu face à la foule déchaînée et avoir ainsi évité le lynchage, Lincoln se porte volontaire pour assurer la défense des accusés face au tribunal. La plus grande partie du film décrit le déroulement du procès, avec son lot de rebondissements, de stratégie, de joutes oratoires entre Lincoln et le procureur, John Felder (Donald Meek). En particulier s’y tient l’épisode fameux de la présentation à la cours d’un banal almanach permettant de mettre à mal un témoignage défavorable. C’est également l’occasion de présenter plusieurs des personnages qui côtoieront la vie réelle d’Abraham Lincoln, Mary Todd (Marjorie Weaver), sa future épouse, Stephen A. Douglas (Milburn Stone), un de ses futurs opposants politiques, Ninian Edwards (Charles Tannen), beau-frère de Lincoln, ou encore John T. Stuart (Edwin Maxwell), associé de Lincoln à Springfield.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dépassant les approximations historiques, dont la plus évidente est le déplacement dans le temps du procès de William Duff Armstrong (ici celui des frères Clay) de 1857 à 1837, le film ne se veut manifestement pas une biographie d’Abraham Lincoln. C’est bien plus une évocation de son image laissée dans la conscience nationale américaine. Il n’est pas plus question d’une étude politique des thèses défendues par Lincoln. Davantage d’une présentation des racines et des principes qui l’ont vu atteindre à son statut mythico-historique. Nulle part il n’est question de son action durant la Guerre de Sécession, ni de son intervention concernant l’abolition de l’esclavage. C’est son origine humble, son caractère autodidacte, sa simplicité, sa proximité avec les petites gens, son amour du droit et de la justice, ses talents d’orateur, sa perspicacité, son ancrage dans un pays physique fait de prairies et de rivières, mais aussi son dévouement à une inspiration et à un projet dépassant le commun des mortels, qui sont mis en avant et soulignés. Et cet effet est rendu par tous les moyens disponibles : par l’effet de contraste qu’offre une gaucherie certaine dans les tentatives d’imitation des gestes de la bonne société, par une maladresse en situation de parole publique lorsqu’elle n’est pas motivée par l’urgence, par le vêtement qui, lorsqu’il cherche la distinction, verse dans la caricature du chapeau haut de forme, par le regard qui se perd dans l’infini d’un projet immense même en présence des avances d’une séduisante jeune fille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’habileté rhétorique face à la foule hostile est un grand classique du charisme de l’homme publique. Ainsi la scène du discours renversant la colère de la populace n’est pas sans évoquer ce que sera celui du Marc Antoine incarné par Marlon Brando dans le Jules César de Mankiewicz en 1953. De même, la rigueur du raisonnement face à l’hostilité ambiante inaugure la multitude de films que le cinéma américain consacrera à des procès filmés, du « Sergent noir » ou du « Cas Paradine » à « Des hommes d’honneur », de « Ouragan sur le Caine » ou de « 12 hommes en colère » à « Philadelphia » ou jusqu’à « Find me guilty ». Dans tous les cas, il s’agit d’une démarche comparable : s’appuyant sur une conviction et une volonté tenace, même un homme seul peut parvenir retourner la situation la plus désespérée ; et lorsque cette conviction confinant à la certitude le fait œuvrer dans le sens du bien,&lt;br /&gt;il est à même à faire triompher la vérité et la justice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peut-être la scène la plus emblématique, celle qui est peut-être la plus symboliquement chargée de ce que la mythologie nationale doit retenir du grand homme, est-elle la scène de clôture du film. Lincoln, après avoir dit adieu à la famille Clay, se retrouve seul sur une route de campagne avec son fidèle compagnon, Efe Turner, qui lui demande, alors qu’une pluie fine commence à tomber : « On ne va pas rentrer, Abe ? ». Le regard déjà perdu dans le lointain, Lincoln commence à s’engager d’un pas calme mais ferme sur la route que vient d’emprunter le chariot des Clay, et répond, comme déjà ailleurs : « Non, je crois que je vais avancer un peu … peut-être jusqu’au sommet de cette colline ». Cette certitude confiante dans l’avenir, dans sa capacité à changer l’avenir, non le sien mais celui des gens simples et honnêtes qu’il s’est donné comme mission de défendre, sur un chemin que la pluie vient rincer de toutes les scories de la petitesse et d’un passé d’injustice, dans l’ascension d’une colline que John Ford filme comme il filmerait l’ascension par Jésus de son Golgotha, cette rectitude de l’homme tranquille face aux éléments rehaussée par le chapeau haut de forme malgré une posture légèrement voûtée qui en souligne l’humanité, après un combat qui a fait triompher le bien mais surtout la vérité, pilier du vivre ensemble étatsunien, c’est cette icône que l’ensemble du film s’est évertué à lentement construire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car c’est bien de cela qu’il semble être question. D’un homme parmi les hommes que sa conviction porte à un statut quasi divin. Homme parmi les hommes, rusé, roublard, éventuellement bagarreur. Sans cesse en contrepied, il traite la plupart de ses entretiens importants dans une position à la fois horizontale, mais également brisée : sa lecture de son livre initiatique de Blackstone se fait allongé dans l’herbe et les jambes dressées en appui sur le tronc d’un arbre ; ses premiers clients d’avocats, il les écoute quasiment avachi dans son fauteuil de bureau ; c’est dans la même position qu’il écoute les témoignages lors du procès ; au juge qui vient s’entretenir avec lui à son office à la veille de la clôture du procès, il offre un accueil les pieds appuyés au rebord de la fenêtre. Mais c’est aussi un homme qui se dresse lorsque le souffle de son projet se met à souffler : droit face à la foule en colère ; droit dans la contre-attaque face au faux-témoin ; droit dans son ascension de la colline finale. Homme parmi les hommes, mais à la manière du prêcheur de Galilée, à la manière d’un dieu fait homme pour s’y mêler et les reconnaître à son image.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lincoln, dans l’iconographie de John Ford, n’est ainsi pas seulement une image mythico-historique, c’est aussi un figure mystique, à l’image de la faible distance séparant le mystique du patriotique dans l’imaginaire étatsunien. Et le fondu-enchainé final du Lincoln de chair et de sang à sa statue trônant dans le monument de Washington, DC, qui lui est consacré renforce encore le propos : un Lincoln de pierre en Majesté, imposant par sa taille comme par son attitude de calme résolu, siégeant face à la nation, à l’humanité, à l’éternité, comme Dieu siègerait au jour du Jugement Dernier, comme Zeus se tiendrait sur son trône au faîte de l’Olympe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’on soit sensible ou pas à ce genre de discours, il faut bien avouer que le cinéma de John Ford nous entraîne là dans un projet bien éloigné de ce que sera un cinéma d’aventure ou un cinéma des états d’âme. L’aventure intérieure n’a que peu de place dans ce propos qui ne s’appuie sur des individus que pour exalter la construction d’une vision du monde, une conception des valeurs d’une nation.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-4121553844570566329?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/4121553844570566329/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=4121553844570566329' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/4121553844570566329'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/4121553844570566329'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/vers-sa-destine-young-mr-lincoln.html' title='Vers sa destinée (Young Mr Lincoln)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQElqHGOD9I/AAAAAAAAAI8/eW-x1RrW1xE/s72-c/Aff+Fr+Destinee.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-6010078688768376783</id><published>2008-10-24T02:26:00.004+02:00</published><updated>2008-10-24T03:38:26.984+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comédie musicale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1938'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sentimental'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comédie'/><title type='text'>Vedettes du pavé (Sidewalks of London – Saint Martin’s Lane)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Vieilleries et curiosités&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au magasin des vieilleries et des curiosités, allez savoir ce qui vous pousse à choisir un film plutôt qu’un autre. Vous êtes là, à vous dire qu’à force d’avaler des histoires plus ou moins navrantes et des effets spéciaux au kilomètre, vous voudriez bien savoir ce qu’il y a dans le fait de projeter une image sur un écran qui capte autant votre attention. Et que ce ne serait pas du luxe de remonter aux sources de l’affaire plutôt que de continuer à gober stérilement le défilement des images. Alors, banco ! Retroussons nos manches, munissons-nous d’un bon plumeau, et hardi petit ! Y’a quoi sous cette pile ? Tiens, un Buster Keaton. Mouais, j’ai quand même pas trop envie aujourd’hui. Va savoir pourquoi … c’est comme ça. Et là, c’est quoi, ça ? « Vedettes du pavé » ? « Saint Martin’s Lane » pour la VO. Tiens, une curiosité, ça s’appelle aussi « Sidewalks of London ». Pourquoi pas. Et ça date de quand, cette antiquité ? 1938, eh ben c’est pas tout neuf, en effet. Par un certain Tim Whelan. Tu m’en diras tant ! Par contre, y’a du beau monde, dis donc : Charles Laughton, Vivien Leign, Rex Harrison … mazette ! Finalement, ça n’a pas l’air d’être le plus mauvais choix. Adjugé !&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260521632297234626" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 199px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQEgjZpVsMI/AAAAAAAAAI0/w5OL8L9BW5Q/s200/Aff+It+Vedettes+pav%C3%A9.bmp" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Italie (ebay.es)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;L’histoire se passe à Londres, où des artistes de rue tentent de survivre en se produisant devant les terrasses des cafés et les files d’attente aux guichets des spectacles couverts. L’ambiance est bon enfant, chacun prenant son tour devant les attroupements, avec juste quelques accrocs de chapardage épisodique, mêlant artistes patentés et mendigots. Charles Staggers (Charles Laughton) est spécialisé dans la déclamation de poèmes. Libby (Vivien Leigh), danseuse sans affectation, est plus orientée vers des expédients cleptomanes dont elle profite dans une riche demeure inoccupée. Surprenant son manège, Charles la force à restituer un étui à cigarettes qu’elle avait subtilisé au client d’une gargote de rue, Harley Prentiss (Rex Harrison), compositeur de son état. Cette rencontre noue une relation amicale et platonique entre Charles et Libby qui, à la rue après la découverte de son squat, vient emménager sous son toit. De taquinerie en dispute, les deux en arrivent à l’idée d’un numéro commun auquel ils convient deux compagnons de galère. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260521627350161906" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 115px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQEgjHN3WfI/AAAAAAAAAIs/mFtUsWC1MkM/s200/DVD+US+Vedettes+pav%C3%A9.bmp" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;DVD US (amazon.com)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;La première présentation est un succès, devant Prentiss présent dans la file d’attente. Mais Libby réalise aussitôt le peu d’avenir de ce genre de prestation, et quitte le groupe pour voler de ses propres ailes sous la férule de Prentiss. Effondré par ce lâchage doublé des moqueries de Libby lorsqu’il lui déclare sa flamme, Charles quitte lui-même le spectacle et s’enfonce dans l’alcool et la clochardisation à mesure que Libby grimpe les marches du succès. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260521627862088626" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 190px; CURSOR: hand; HEIGHT: 176px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQEgjJH6u7I/AAAAAAAAAIk/_oWzEjJuc2w/s200/DVD+Fr+Vedettes+pav%C3%A9.bmp" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;DVD France (cdiscount.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Jusqu’au jour où le hasard les met à nouveau en présence, elle la Belle, lui le Clochard, pour aboutir à un large pardon qui permettra à Charles de reprendre sa place et ses déclamations sur les trottoirs de Londres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien de vraiment grandiose dans cette histoire à l’eau de rose peuplée de sourires et de bons sentiments, mais juste une fraîcheur, un souffle gentiment désaltérant. Le plus étonnant est peut-être de voir Charles Laughton s’investir ainsi pour un petit film juste au sortir de sa prestation dans le très culte « Les Révoltés du Bounty » aux côtés de Clark Gable, et juste avant de s’engager dans « L’Auberge de la Jamaïque ». Vivien Leigh, quant à elle, entrera l’année suivante dans la légende avec le rôle de Scarlett dans « Autant en emporte le Vent ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plan technique, le film date de 1938, et autant dire tout de suite que ça se voit. La lumière a quelque chose d’un autre âge, comme une approximation datant d’une époque de tâtonnement. Si les rares scènes de jour sont quasi systématiquement surexposées, les scènes de nuit font roder un gris lugubre s’il était voulu. La qualité de l’image semble avoir notablement souffert des outrages du temps. Il est difficile de savoir comment les choses se présentaient lors des projections de l’époque et si le piqué actuel tient à la prise de vue ou à la dégradation du support. En tout cas, on est bien plus proche de l’image et du son désastreux de « L’Auberge de la Jamaïque » que de ceux d’ « Autant en emporte le Vent ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jeu des uns et des autres est très hétérogène comme on pouvait s’y attendre. Vivien Leigh est dans l’exagération qui la caractérise (m’expliquera-t-on un jour ce qu’on peut bien lui trouver ?). Rex Harrison est un dandy très british au regard enamouré si propre aux jeunes premiers de l’époque. Charles Laughton vole à des kilomètres au dessus du lot, même s’il n’a pas encore cette rondeur qui ne s’acquière qu’avec l’âge et qu’il étalera du « Procès Paradine » d’Alfred Hitchcock à « Panique à la Maison Blanche » d’Otto Preminger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et malgré tout, il reste au fond des yeux à l’issue de la projection comme un air de contentement, une lueur du plaisir qui ne s’en laisse pas compter par les imperfections techniques, une satisfaction d’avoir regardé défiler tout ce que la bonne volonté peut apporter aux raconteurs d’histoire, même les plus maladroits. Car de quoi s’agit-il ? De la confrontation entre l’ambition et le plaisir de vivre, entre les rêves de gloire et les rêves d’artistes. Pas d’une confrontation agressive, emportée, juste la juxtaposition de deux visions du monde : vivre pour faire ou faire pour vivre. Pas de hargne ou de colère là-dedans, tant les deux sont généralement mêlés, intriqués. Juste une séparation artificielle pour en montrer les limites respectives et les dilemmes de leurs enjeux. En d’autres temps, on aurait vu l’opposition entre un désir de « travailler plus pour gagner plus », et un objectif de « travailler plus pour apporter plus ». Bien sûr, comment apporter plus si c’est sans gagner par son labeur les conditions de sa dignité et de son confort ? Mais comment aussi apporter quoi que ce soit si le seul objectif est d’amasser aveuglément ? Séparation arbitraire tant l’ensemble est indissociable et solidaire. Et que cela soit dit le sourire au bord des lèvres, à près de 70 ans de distance, n’en est que plus touchant.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-6010078688768376783?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/6010078688768376783/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=6010078688768376783' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/6010078688768376783'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/6010078688768376783'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/vedettes-du-pav-sidewalks-of-london.html' title='Vedettes du pavé (Sidewalks of London – Saint Martin’s Lane)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQEgjZpVsMI/AAAAAAAAAI0/w5OL8L9BW5Q/s72-c/Aff+It+Vedettes+pav%C3%A9.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-8034669535301730358</id><published>2008-10-24T01:53:00.003+02:00</published><updated>2008-10-24T02:26:31.637+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2004'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fantastique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cape et épée'/><title type='text'>Le secret des poignards volants (Shi mian mai fu)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Vole, pigeon, vole !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Est-on certain de repérer tous les codes quand le message vient d’aussi loin ? Est-ce que le jeu des couleurs en extrême orient fait appel au même référentiel que celui qui a cours sous nos latitudes ? Est-ce que le rythme des saisons met en jeu les mêmes émotions et les mêmes pré requis que ceux qui peuplent nos mémoires ? Allez savoir ! Le fait est que le résultat produit un drôle d’écho et ce n’est déjà pas si mal. Peut-être pas celui que le réalisateur avait prévu, mais après tout tant pis. Ou peut-être qu’il l’avait prévu quand même : la Chine a une certaine histoire de contact avec l’occident, ne serait-ce que par Honk Kong et Macao interposés. Dire que le contact fonctionne dans les deux sens et que le détail de la sensibilité chinoise nous est comme un livre ouvert serait par contre bien exagéré. Et finalement, que Zhang Yimou s’y retrouve, c’est peut-être bien possible. Que ses compatriotes soient dans le même cas est sûrement plus improbable. Mais au fond, est-ce que ça a une importance ? On est là, on regarde, on vibre ou pas, et c’est déjà ça. On se lasse, alors tant pis, et on passe à autre chose ; on reste collé au fauteuil et le pari est gagné, orient extrême ou pas.&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260508123394702882" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 150px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQEURFD_fiI/AAAAAAAAAIE/xGdwPZQqCXg/s200/Aff+Fr+Poignards.bmp" border="0" /&gt; &lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;L’histoire est en elle-même relativement classique, se déroulant dans la Chine du XIXième siècle. Pour atteindre le Clan des Poignards Volants, rebelle à son autorité, un potentat local qu détient prisonnière une jeune femme aveugle, Mei (Zhang Ziyi), membre du clan, fait organiser son évasion sous surveillance. Jin (Takeshi Kaneshiro), un de ses capitaines prendra le rôle du complice qui escortera la jeune femme durant son voyage de retour et la défendra contre les fausses attaques des troupes lancées à leur poursuite sous la direction d’un second complice, Leo (Andy Lau) , capitaine des gardes. Durant le voyage, les embûches sont nombreuses, avec les interventions parasites de troupes annexes qui ne sont pas dans la combine et qu’il faudra défaire. C’est également l’occasion pour les deux fuyards de développer un sentiment mutuel qu’ils tentent alternativement de maîtriser. Arrivant sur les terres du clan, une succession de révélations rend la situation de plus en plus complexe pour les deux jeunes gens, pris dans un tourbillon tragique entre leurs fidélités à leurs clans respectifs et le chamboulement de leurs émotions. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260508130988261202" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQEURhWb_1I/AAAAAAAAAIM/xinj25Lk-EE/s200/Aff+US+Poignards.bmp" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (cinemovies.fr)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Sous nos cieux, le film serait classé dans le genre cape et épée, mêlé d’un zeste de fantastique, comme c’est souvent le cas dans ce type de production orientale. La taille du zeste variant naturellement d’une production à l’autre. Ici, le zeste se limite quasiment aux séquences de combats dont la réalité est plus proche d’une chorégraphie bondissante et aérienne quasi mystique que d’un réalisme sourcilleux. On est loin des westerns ou des aventures de la Tulipe Noire. On est en revanche bien plus en écho à une sorte de Matrix médiéval. Les gestes sont lents, posés, réfléchis, comme issus d’une longue et profonde méditation, jusqu’à ce que le passage à l’action les libères soudainement, comme livrés à eux-mêmes et fruits d’un entraînement qu’on devine minutieux et acharné, où le geste n’est plus que le flot non retenable déclenché par la décision d’agir. Comme la libération des eaux à la rupture d’un barrage, rien ne pouvant plus l’interrompre jusqu’à leur tarissement. Et pourtant, magie de l’orient millénaire et cérébral, alors que l’on croyait le flot justement immaîtrisable, l’action s’arrête subitement, se fige, comme dans une respiration, avant de reprendre en une explosion de combat chorégraphié. Mélange de puissance invincible, d’autant plus évocatrice qu’elle est toute en fluidité au lieu de la force brute du rustre, et de capacité contenir et canaliser ce qui semblait sans limite. La caméra n’est alors là que pour souligner le virevoltant mouvement, ou pour contourner, comme circonscrire, la scène figée où chacun reprend son souffle et ses repères. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260508138570221922" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQEUR9mHiWI/AAAAAAAAAIU/Th8kG4b7zRc/s200/Aff+US+Poignards2.bmp" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (monkeypeaches.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Dans ce ballet, le temps n’a plus cours, en tout cas plus de la même façon que dans notre monde de glaise et de sang. Il accélère, ralentit, se déplace, s’immobilise, déferle. Les combats peuvent durer une fraction de seconde ou s’étaler sur plusieurs saisons, cela n’a que peu d’importance. Les blessures s’ouvrent s’oublient, se referment, sans qu’une basse raison matérielle ait besoin d’y être convoquée. Les épées volent, les flèches décollent, les lances se plantent, les poignards virevoltent, à un rythme qui doit plus à la métaphysique qu’à la rationalité, mais nul ne l’attendait. On aurait naïvement pu croire ce tourbillonnement réservé à quelque tradition nippone du manga, mais il n’en est rien. Même sur l’autre rive de la Mer de Chine voltigent des héros épiques et chevaleresques. On aurait naïvement pu croire les péripéties matriciennes copiées de quelque jeu vidéo issu des cauchemars d’un graphiste de l’Empire du Soleil Levant. Il n’en est rien, l’Empire du Milieu contre-attaque, ou plutôt sort de sa torpeur. D’autres l’avaient déjà annoncé : Quand la Chine s’éveillera … On voit le résultat. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260508140416041858" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 142px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQEUSEeMg4I/AAAAAAAAAIc/bTJcT-NfOJM/s200/Aff+Chi+Poignards.bmp" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Chine (monkeypeaches.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Et lorsque ces aventures sont capturées par une pellicule maîtrisant couleur et lumière avec talent, le résultat est presque sans surprise. Encore une fois, il est probable que notre œil de sauvage occidental ne saisit de cette palette de couleurs que l’aspect immédiatement esthétique, là où le regard asiatique saisit tout une gamme de symboles mystérieux. Mais il faut bien un début à toute chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste à remplir de nos propres contenus cet édifice symbolique livré clés en main mais aussi vierge que la plus magnifique coquille vide. Marcel Mauss nous avait préparé à côtoyer le « mana » polynésien, cette enveloppe symbolique pure, disponible à chacun pour y inclure les significations qui lui importent. On est devant cette cinématographie comme devant ce mystère polynésien, à la fois fasciné et relégué en marge d’un monde qu’on sait être là sans le connaître vraiment, aux risques de n’accéder définitivement qu’à sa forme ou de n’y projeter que nos propres références sans finalement rien y apprendre sur nous-même ou sur le monde.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-8034669535301730358?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/8034669535301730358/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=8034669535301730358' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/8034669535301730358'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/8034669535301730358'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/le-secret-des-poignards-volants-shi.html' title='Le secret des poignards volants (Shi mian mai fu)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQEURFD_fiI/AAAAAAAAAIE/xGdwPZQqCXg/s72-c/Aff+Fr+Poignards.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-4394237649485150616</id><published>2008-10-24T01:11:00.003+02:00</published><updated>2008-10-24T01:53:21.685+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1958'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='guerre'/><title type='text'>Dunkerque (Dunkirk)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Une place à part&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les films de guerre, surtout dans les années 50, étaient rarement autre chose que l’occasion d’un éloge du courage des vainqueurs face à la force brutale ou retorse de l’ennemi. Ca pouvait aussi occasionnellement être un simple terrain de galéjade, une toile de fond de comédie. Rarement autre chose. En voyant au programme du satellite un film inconnu de 1958 rangé dans la catégorie « Film de Guerre », je ne me suis donc pas le moins du monde méfié, en me préparant à un spectacle classique, pénard dans mon sofa, bien à l’abri derrière la ligne Maginot des habitudes. Et badaboum. Qu’est-ce qui se passe ? C’est quoi cet ovni ? … Mais n’allons pas trop vite. D’abord un petit mot de l’histoire.&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260499977143829026" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 142px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQEM256bwiI/AAAAAAAAAH0/VmPlU8ZT3BQ/s200/Aff+Dunkirk.bmp" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt; &lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche (posters.motechnet.com)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Au début de la seconde guerre mondiale, l’Angleterre vient d’entrer en scène et d’expédier un corps expéditionnaire pour aider les français à contenir l’offensive allemande à travers la Belgique et le nord de la France. Malheureusement, la poussée allemande est plus puissante que prévue, et les troupes britanniques se retrouvent encerclées dans une poche de résistance autour de Dunkerque, dos à la mer. Juste avant que la nasse ne se referme, un petit groupe de soldats qui tient le front se retrouve pris derrière les lignes allemandes. Coupés de leur unité, ils errent dans la campagne en tentant de la rejoindre. Rapidement, leur officier tombe lors d’une escarmouche et c’est le caporal Bins (John Mills) qui se voit contraint de ramener ses hommes. Avec quelques difficultés, ils rejoignent Dunkerque et comprennent alors la situation.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260499978561619186" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 154px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQEM2_MdhPI/AAAAAAAAAH8/d1HX1Ne2iC4/s200/Aff+US+Dunkirk.bmp" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (rarefilmposters.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Parallèlement, en Angleterre, le désastre de l’armée prise au piège dans la ville assiégée mobilise l’attention. Une opération de sauvetage pour récupérer les troupes par la mer est organisée, mais tourne vite à la déroute sous le feu des avions allemands qui coulent plusieurs navires de la Navy à l’approche de la ville. Les quelques journalistes présents, en particulier un anglais, Charles Foreman (Bernard Lee), et un français, Jouvet (Michael Shillo), sont atterrés par la catastrophe). Une vaste campagne de réquisition de tout ce qui peut flotter, civil et militaire, est alors lancée pour porter secours aux soldats, à base de petits bateaux, moins accessibles aux bombes ennemies. Certains propriétaires de bateaux de plaisance se portent volontaires pour conduire leurs embarcations eux-mêmes plutôt que de les confier à l’armée, peu habituée à manoeuvrer ce genre de véhicules. Foreman, justement un des propriétaires d’embarcation, prend la tête de cet engagement comme supplétif. Un de ses voisins, John Holden (Richard Attenborough), lui-même propriétaire du Héron et sous la pression d’une épouse, Grace (Patricia Plunkett), paniquée et se refusant à imaginer son mari sous les drapeaux, renâcle davantage à la réquisition de son bateau. Il obtempère néanmoins et, une fois éloigné de Grace, finit par se joindre aux volontaire à la manœuvre de l’hétéroclite flottille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Foreman et Holden, arrivant sur les lieux, sont bloqués quelques heures sur la plage de Dunkerque par une avarie de moteur et y partagent le sort des soldats, sous le feu ennemi. Ils observent les longues files d’hommes s’enfonçant dans la mer dans l’attente d’un navire à aborder. Ils écoutent, ils tentent de rassurer, ils se protègent des mêmes obus que leurs compagnons, ils contemplent le même horizon rougi des faubourgs en flamme de la ville, ils regardent les bâtiments de la Navy coulant avec leur cargaison de soldats à peine récupérés sur le sable. Ils se lient en particulier avec les hommes survivants du caporal Bins qui les aident à réparer le moteur du Héron. Jusqu’à l’heure où Holden pourra, seul, lever l’ancre et rapatrier son petit lot de rescapés sur les côtes anglaises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1958, le réalisateur Leslie Norman en était encore à ses premières tentatives dans le cinéma. Tentatives qu’il allait bientôt abandonner pour une carrière à la télévision, avec la direction de multiples épisodes de séries mémorables comme « Le Saint », « Chapeau melon et bottes de cuir », « Amicalement votre », … Le pourquoi de ce revirement serait sans doute à creuser, et à regretter tant « Dunkerque » (« Dunkirk » pour la VO) est un film étonnant. Le pourquoi de l’oubli de cette réalisation serait sans doute également à questionner tellement le film semble avoir une place à part dans le paysage des films de guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier étonnement vient de l’histoire elle-même, ou du moins du choix du sujet, relatant la catastrophe nationale que fut la défaite de la bataille de Dunkerque. A-t-on tant d’autre exemple à l’époque de récits d’une défaite par les battus eux-mêmes, surtout si peu de temps après qu’elle soit survenue ? D’autant que le parti pris n’est pas ici de transformer la réalité, de la camoufler, de la travestir en une forme de victoire quelconque. Non, le choix est bien de montrer l’âpreté du sort de ces combattants quasiment livrés à eux-mêmes, les hésitations du commandement, les lenteurs des secours. Bien sûr, il y a une forme d’héroïsme dans l’intervention de ces civils venant au secours de leur armée, une forme de grandeur dans la révolte spontanée d’une partie de la population contre les lenteurs de la guerre officielle, une forme de bravoure sobre et émouvante dans ce choix de fourmi se portant au secours de l’éléphant paralysé. Mais il n’est pas pour autant question d’en faire une vertu unanimement partagée. Les petites lâchetés du quotidien restent présentes, les petits bouts de courage comme ceux de veulerie ou de couardise, tant chez les civils que chez les militaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second étonnement tient dans le choix de raconter cette histoire en deux parties parallèles, l’une sur place et l’autre au pays, ne fusionnant que dans la seconde partie du film. Comme deux volets fonctionnant en contrepoint, avec une économie de moyens inhabituelle pour un genre ordinairement plus spectaculaire. Toute l’épopée du groupe mené par le caporal Bins se déroule presque comme une partie de campagne. Il y a bien quelques épisodes de combats, mais décrits comme de l’extérieur, comme le ferait un journaliste présent sur les lieux mais qui ne prendrait pas part à l’action. Le petit groupe erre de place en place, croisant presque sans y croire une colonne de réfugiés ou une batterie d’artillerie. Tels des enfants perdus, ils tentent bien de s’intégrer à une unité de rencontre pour en être presqu’aussitôt expédiés comme on renvoie des enfants pour les éloigner d’un danger. Les combats, dans une zone pourtant censée grouiller d’ennemis, sont épisodiques, brefs, comme irréels dans un jeu de cache-cache enfantin. Seuls apparaissent les destructions, les ruines, les épaves à mesure qu’on se rapproche de la ville. Sur la plage, la mort rôde sans qu’elle effraie vraiment les hommes qui attendent, comme un simple fait. La mort est là ? Oui, et alors ? Elle reste neutre, impersonnelle, tombant du ciel dans un bruit de Stuka ou de Messerschmit, sans visage ennemi à haïr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le troisième étonnement réside dans la qualité de l’interprétation des trois acteurs principaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que ce soit Bernard Lee, qui tiendra son heure de gloire dans le personnage récurrent du M de la série des James Bond. Avec sa grande carcasse posée, paternelle, il figure ce courage de la révolte modeste, presque silencieuse. Il est cette force tranquille dont les anglais se sont fait une spécialité. Quiconque croyait qu’il s’agissait d’une image d’Epinal n’a pourtant pu qu’en vérifier l’existence dans la sobriété des réactions de la population après les récents attentats de Londres. On peut bien penser ce que l’on veut des tenants et des aboutissants du terrorisme, de la capacité de propagande des images télévisées, il y a dans l’interprétation de Bernard Lee quelque chose qui résonne jusqu’à aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que ce soit Richard Attenborough incarnant un Holden paralysé entre plusieurs fidélités, entre la peur et le courage, entre l’égoïsme et la main tendue. Petit homme gris, derrière ses lunettes rondes et sa moustache proprette, il est cet homme ordinaire écrasé par le doute. Il est ce héros quasiment malgré lui, navigant à sa mesure dans un monde en folie. Et de sa mesure, entre dignité et indignité, naît un geste qui, bien qu’hésitant, prend sa part de l’avancée de l’Histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que ce soit John Mills au contact d’un front qu’il recherche tout en l’évitant. Caporal d’occasion qui ne s’était jamais imaginé à la tête d’un groupe d’hommes qui attendent de lui ce qu’il attendrait lui-même d’un plus gradé que lui. Basculant soudainement d’un statut d’enfant que l’on guide à un statut d’adulte qui guide les autre, à un statut quasiment de père qui se retrouve en charge d’une marmaille plus ou moins docile. Deuxième père dans cette histoire, accouché dans son nouveau statut dans la brutalité d’un camion qui explose et tue son officier, comme on se découvre père brutalement à l’expulsion d’un enfant du ventre de sa mère malgré les mois d’attente d’un évènement qu’on ne vivait qu’en pensée. Bins est cette métamorphose, cette déstabilisation, ce cataclysme du changement de rôle, de l’autorité nouvelle qui vous assomme, de la responsabilité qu’il faut apprendre en un quart de seconde de bon ou de mauvais gré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Métaphoriquement, Leslie Norman nous raconte ainsi l’histoire d’une naissance, dans la douleur et dans le sang, comme toute naissance d’avant l’invention de la péridurale. Et comme d’habitude dans le cinéma anglo-saxon, les simples noms des personnages sont profondément signifiants. Avec un père fantasmé, Foreman, littéralement l’homme du devant, celui qui montre la route, qui guide sa famille, sa tribu, même au prix de sa vie. Et on reconnaît alors l’étymologie de « obstétrique », du latin « ob stare », se tenir devant. Père fantasmé ou plus précisément accoucheur. Avec une mère fantasmée, Holden, littéralement celui qui tient, comme une mère tient et protège sa famille, pleine de doutes et de craintes, mais finalement porteuse de ce courage de tous les jours face à l’adversité quotidienne. Avec un chef de famille réel, incarné, Bins, littéralement à la fois « boîtes » mais ici phonétiquement « têtes » (« beans »), à la tête de ce minuscule groupe qui s’organise face au monde pour se défendre, se protéger, survivre, prospérer, se reproduire. Ainsi doté d’un père, d’une mère, et d’un accoucheur, un monde nouveau peut enfin naître du chaos, une société nouvelle, une nation prête à traverser la douleur et la guerre pour en sortir grandie et réunifiée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parti du triste constat d’une cuisante défaite, passant par les affres de la tristesse, de l’errance, de l’incompréhension, sans jamais tomber dans un naïf acte de foi patriotique, Norman en arrive à nous faire sentir, sous la cendre et les décombres, cet espoir insensé que rien n’est jamais perdu, à ce paradoxe de la survie qu’elle est rebelle à toute destruction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus grand étonnement, au bout du compte, est au bout du compte celui qui s’interroge sur les raisons de l’oubli d’un film de ce gabarit. Et sur ce qu’on retiendrait du cinéma du passé si quelques énergumènes obscurs ne se tenaient anonymement derrière leurs tables de programmation du petit écran à nous distiller quelques unes de ces perles rares.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-4394237649485150616?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/4394237649485150616/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=4394237649485150616' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/4394237649485150616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/4394237649485150616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/dunkerque-dunkirk.html' title='Dunkerque (Dunkirk)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQEM256bwiI/AAAAAAAAAH0/VmPlU8ZT3BQ/s72-c/Aff+Dunkirk.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-4480721037944492355</id><published>2008-10-24T00:48:00.003+02:00</published><updated>2008-10-24T01:11:15.374+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville 2007'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fantastique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2007'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='horreur'/><title type='text'>Chambre 1408 (1408)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Une heure dans la vie d’Enslin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les festivals sont l’occasion de se présenter devant une salle de cinéma avec à peine une petite idée, et même parfois moins, du sujet du film. On est là, au pif, juste en faisant confiance au sélectionneur qui a programmé tel ou tel film pour nous le faire découvrir. Avec le plaisir de la découverte, que ce soit pour les films en compétition ou pour ceux qui sont présentés en avant-première hors compétition. C’est le cas de ce « Chambre 1408 », d’un certain Mikael Hafström, illustre inconnu suédois passé en Amérique. On sait juste que sa place se situe quelque part entre le genre horreur et le genre fantastique. Ca fait bien court, quand même.&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260488892479805138" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 148px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQECxsUlltI/AAAAAAAAAHc/SgdIGkM8Wg8/s200/Aff+Fr+1408.bmp" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt; &lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (cinemovies.fr)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;L’histoire raconte les mésaventures de Mike Enslin (John Cusack), l’auteur de premier roman qui avait eu un certain succès, et qui a tourné casaque en se spécialisant dans la rédaction de guides touristiques divers en rapport avec les maisons hantées. Sans être dupe du fond d’arnaque publicitaire qui s’y cache, Mike surfe sur le goût de ses lecteurs en leur proposant une étude de terrain des 10 meilleures chambres d’hôtel hantées du pays, en les classant comme les restaurants chez Michelin et en les notant sur une échelle de 1 à 10 Cranes après les avoir testées lui-même. Blasé mais professionnel, il reçoit un jour par la poste le signalement d’une chambre 1408 du Dolphin Hotel à New York. Le signalement est suffisamment intrigant pour qu’il décide de la réserver pour une nuit. Mais première surprise, On lui répond que la chambre n’est jamais disponible. Mike doit faire jouer les relations de son éditeur pour avoir une vague réservation. Arrivé à New York, deuxième surprise, on dérange jusqu’au Directeur de l’hôtel, Gerald Olin (Samuel L. Jackson), qui tente encore de le dissuader de passer la nuit dans cette chambre, qu’il a interdite à la location depuis des années du fait de son caractère « maléfique». La chambre reste entretenue car la multinationale qui possède l’hôtel n’a jamais accepté de la condamner physiquement, mais uniquement avec d’infinies précautions. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260488890868775666" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQECxmUfOvI/AAAAAAAAAHk/RcqGlqKumVQ/s200/Aff+All+1408.bmp" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Allemagne (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Malgré toute la persuasion d’Olin, Mike insiste et finit par obtenir la chambre dont on lui apprend que nul n’y a résisté plus d’une heure. D’abord dépité par la grande banalité de la chambre, Mike réalise rapidement qu’il s’y passe des choses étranges. En particulier avec le dérèglement subit du radio-réveil qui se met en position « compte à rebours » et commence à égrener le temps à partir de 60 minutes. Commence alors une montée en charge des calamités, à commencer par le blocage de la porte d’entrée interdisant toute échappatoire, puis avec une succession de cauchemars de plus en plus éprouvants, replongeant Mike dans son passé récent, avec la mort de sa fille Katie (Jasmine Jessica Anthony) et la séparation d’avec sa femme Lily (Mary McCormack). &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260488896072263346" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 135px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQECx5tGJrI/AAAAAAAAAHs/QMJMlP_XFSA/s200/Aff+US+1408.bmp" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Afiche USA (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Disons le carrément et sans fausse honte, si j’ai gardé une certaine attirance pour le cinéma fantastique, j’ai lâché l’affaire des films d’horreur depuis Boris Karloff. Je n’ai entendu parler de Carlos Romero et de Mario Bava que depuis peu. Je ne me suis avalé un film de chacun jusqu’au bout que très récemment et par pur souci documentaire. Et avec le sentiment, pendant le film et à son issue, d’une navrante perte de temps. Enfin, ce n’est que mon avis, je sais, mais je le partage complètement … En tout cas, tout ça pour dire d’où on part dans cet avis hautement éclairé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant la version précédente du festival de Deauville, je m’étais d’ailleurs fait prendre au même piège avec un film du même acabit qui répondait au doux nom de « Pulse ». De mémoire, il me semble que la plus grande partie de mes commentaires de l’époque pourrait sans grand changement s’adapter au film d’aujourd’hui, si ce n’est une qualité nettement supérieure des effets spéciaux ici. Epargnons-nous donc le fastidieux travail de répétition, et renvoyons simplement les plus courageux à l’original.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il serait par contre bien plus amusant de se demander ce qui se cache derrière cette accumulation de catastrophes effrayantes. Qu’est-ce qui guide la progression d’une frayeur à la suivante ? Y a-t-il une logique dans cette affaire, ou les choses s’enchaîne-t-elles sans autre ordre que dans un cauchemar, sans autre fil conducteur que la montée du taux d’adrénaline plasmatique ? A cette question, en dehors d’un rappel aux liens familiaux, avec le père, l’ex-femme, la fille morte, je ne vois pas bien de réponse évidente. S’agirait-il donc d’une façon d’aborder les difficultés des liens affectifs ? La phrase du père cauchemardé dans sa chambre d’hôpital et depuis son fauteuil roulant, disant à Mike « Tu es comme j’étais ; je suis comme tu seras » est-elle une clé qui doit nous ouvrir le coffre où est cachée la solution ? Une clé qui risque de se briser dans la serrure à l’image de la clé de la porte de la chambre ? Le tourbillon qui déverse des paquets de mer dans la chambre de Mike et manque de le noyer a-t-il quelque chose à voir avec un liquide amniotique inversé, porteur de mort plus que de vie ? Le réveil de Mike sur un lit d’hôpital après cette noyade serait-il un substitut de naissance au sortir de la salle de travail ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La persévérance des catastrophes malgré le passage par l’eau, soit brûlante soit source de noyade, par la terre, avec l’envahissement de l’écran par les cendres de Katie, par l’air, avec la tentative déjouée de Mike de s’échapper par les gaines de climatisation de la chambre, ne prend apparemment fin qu’avec le passage par le feu qui dévore la chambre, comme le fer rouge d’une cautérisation Des quatre éléments classiques, seul le dernier semblerait offrir une porte de sortie. Serait-ce pour signifier la proximité d’un retour vers le réel avec une entrée en enfer, le siège des flammes éternelles ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autant de questions sans doute plus intéressantes que de simplement se laisser immerger sous des vagues d’épinéphrine, mais … Mais il se fait tard, et après tout, plutôt que de disserter à l’infini, si on disait simplement que ce film m’a copieusement gonflé, est-ce que ça n’irait pas plus vite ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-4480721037944492355?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/4480721037944492355/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=4480721037944492355' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/4480721037944492355'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/4480721037944492355'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/chambre-1408-1408.html' title='Chambre 1408 (1408)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQECxsUlltI/AAAAAAAAAHc/SgdIGkM8Wg8/s72-c/Aff+Fr+1408.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-3064800552820488936</id><published>2008-10-24T00:11:00.004+02:00</published><updated>2008-12-05T01:33:42.352+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='historique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1970'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Un mur à Jérusalem</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Vers une subjectivité maîtrisée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est sans doute difficile de rester neutre sur un sujet encore aujourd’hui aussi sensible que la création de l’état d’Israël. Quand, en 1970, Albert Knobler et Frédéric Rossif tentent une présentation historique et documentaire des évènements en en faisant débuter le récit à la fin du XIXème siècle et en en déroulant le fil jusqu’à la fin de la Guerre des Six Jours, le projet n’en est pas moins polémique, même s’il s’inscrit dans un contexte politique et émotionnel bien différent d’aujourd’hui. De plus, le film ne doit pas être confondu avec un documentaire portant le même titre, publié en 2007 mais concernant le mur de séparation érigé par Israël en bordure de la frontière avec la Cisjordanie.&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260484184821553858" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 141px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQD-fq7ZWsI/AAAAAAAAAHU/1KADcV7F4MU/s200/Aff+Fr+Mur+Jerusalem.bmp" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;Affiche France (bobtheque.com)&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;S’appuyant sur le talent de documentariste certain de Frédéric Rossif, sur un texte de Joseph Kessel, sur une narration par Georges Descrières, Bérangère Dautun, et par Michel Bouquet pour les citations bibliques, le film se compose exclusivement d’images d’archives en noir et blanc. Manifestement, il présente la situation avec des sympathies israéliennes, sensible au souffle épique d’une lutte contre l’adversité menant le peuple juif de son statut d’exilé dispersé à celui lui permettant de disposer d’un pays qui lui soit propre, au travers d’un siècle riche en rebondissements, retournements, horreurs et misères. Les éléments de polémiques ne sont pas omis, de l’acquisition progressive des terres aux évènements de Deir Yassin, même s’ils ne prennent pas la part que leur donnerait une présentation partisane opposée. Il est vrai qu’il était probablement difficile de faire entrer l’ensemble de la complexité d’une histoire aussi chargée dans les 90 minutes du film et d’en conserver simultanément le propos épique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une première partie du film, des pogroms d’Europe de l’Est, de l’affaire Dreyfus avec la prise de conscience de Théodore Herzl de la nécessité de porter le sujet sur un plan politique avec la création de la pensée et du mouvement sionistes, à la lente mise en place des différentes étapes traduisant ce projet en pratique au travers des vicissitudes du XXème siècle, les choses se construisent au fil des années. Les premiers immigrants, l’installation, la cohabitation avec les autochtones musulmans dans le contexte de l’Empire Ottoman finissant, l’arrivée de la Première Guerre Mondiale, de l’autorité britannique issue de la guerre, du mandat de la Société des Nations, et de ses propres objectifs dans le cadre d’une politique coloniale à l’échelle mondiale, la déclaration Balfour puis le Livre Blanc sur l’avenir de la Palestine désormais hébergeant juifs, arabes, et anglais, tous les jalons historiques sont rapidement passés en revue avant que ne s’abatte le séisme de la Seconde Guerre Mondiale. Et ces jalons sont placés dans leur cadre de l’histoire mondiale, avec la constitution des puissances américaine et soviétique et le lent déclin des puissances coloniales européennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La seconde partie débute avec l’implication des différents groupes dans la Seconde Guerre Mondiale, le Grand Mufti de Jérusalem faisant pencher les musulmans vers l’alliance avec le Reich et les juifs contribuant à la lutte alliée dans la Brigade Juive au sein d’une armée britannique qui cherche également appui auprès d’une partie des arabes, promettant à chacun une terre après la victoire. Au sortir de la guerre, cette double promesse est cependant difficile à tenir, et les anglais finissent par prendre parti pour le camp arabe. Ainsi débute la révolte juive avec passage à la voie armée, dans un contexte international plombé entre autres choses par l’épopée des bateaux de la liberté dont le célèbre Exodus et par les camps anglais d’internement des immigrants tout juste sortis des camps de concentration. Finalement, l’ONU vote en 1948 la création de deux états, l’un arabe et l’autre juif dans des frontières alambiquées partageant la Palestine, et c’est le début des luttes directes israélo-arabes avec les guerres de 48, 56 et 67 simultanément à l’arrivée de nouveaux contingents d’immigrants dès l’indépendance et au développement économique du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film se clôt sur la fin de la Guerre des Six Jours avec l’image célèbre du Général Moshe Dayan déposant un mot d’espoir de paix dans une fente du Mur des Lamentations enfin accessible aux juifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien qu’il n’ait absolument rien d’un document de propagande, par son angle choisi de description du développement d’un mouvement national, depuis sa naissance jusqu’à la création d’un état, « Un mur à Jérusalem » a à l’évidence une coloration partisane bien, on l’a déjà dit, qu’il ne fasse pas l’impasse totale sur certaines des zones troubles de cette histoire. Comme toute tranche d’Histoire, il serait effectivement probablement naïf de la lire comme une lutte du blanc contre le noir, du bien contre le mal. Les enjeux sont nécessairement plus troublés qu’une simple réduction serait tentée de les voir. Les situations complexes ne peuvent se résumer à cela, parasitées qu’elles sont par des développements annexes, des branches parallèles de l’histoire qui bourgeonnent, évoluent, se brisent, repoussent jusqu’à pouvoir parfois masquer ou dénaturer le sens global et les motifs initiaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Conserver un regard objectif devient alors une gageure voire une impossibilité dont la résolution ne peut passer que par le rappel des motivations et des faits historiques tels que vus et vécus par chacune des parties. Le film fait alors figure non pas de vérité absolue mais de cette part de vérité qui habite le cœur et la mémoire de toute une partie des protagonistes. Une vérité teintée d’un souffle, que nous avons dit « épique » , qui transforme une tranche d’Histoire en quelque chose de l’ordre de l’identité sans la reconnaissance de laquelle il n’y a pas de reconnaissance de l’autre, de respect mutuel, et d’apaisement possibles. J’ignore si une approche comparable, ouverte et non volontairement propagandiste, a été réalisée sur la vision arabe de cette histoire. Dans l’affirmative, il serait fondamental de mettre les deux regards en parallèle, non pas pour les juger mais pour en comprendre les perspectives respectives et en cerner les contradictions mutuelles éventuelles. Dans le cas contraire, on ne pourrait qu’espérer qu’une telle démarche puisse bientôt se faire jour.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;(Egalement publié sur &lt;a href="http://cinemaniac.viabloga.com/news/un-mur-a-jerusalem-vers-une-subjectivite-maitrisee"&gt;Cinemaniac.fr&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-3064800552820488936?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/3064800552820488936/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=3064800552820488936' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3064800552820488936'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3064800552820488936'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/un-mur-jrusalem.html' title='Un mur à Jérusalem'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQD-fq7ZWsI/AAAAAAAAAHU/1KADcV7F4MU/s72-c/Aff+Fr+Mur+Jerusalem.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-2628925538376034475</id><published>2008-10-23T23:54:00.006+02:00</published><updated>2009-01-24T22:37:19.735+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2007'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville Asia 2007'/><title type='text'>Still life (Sanxia haoren)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Trois-Gorges profondes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous en voulez, du cinéma d’ailleurs ? Vous en voulez du cinéma qui ne ressemble à rien d’autre ? Vous en voulez, du film dépaysant qui vous plonge dans une culture sans référence commune avec votre quotidien sans pitié ? Et bien passez votre chemin ! Ce cinéma d’Asie n’est pas fait pour vous. Vous trouverez peut-être votre bonheur dans d’autres salles, avec des musiques planantes, des poignards qui volent, des sabres qui sifflent. Ici, rien de tout ça, ce n’est pas le genre de la maison. Mais si vous cherchez à voir une société qui se transforme, un quotidien épuisant, des petits riens qui fabriquent un grand tout au bout du bout du total, une humanité de sueur sans honte et sans ostentation, un quotidien de larmes contenues, d’effort, de volonté, d’abnégation, de lenteur pesante, de misère honorable, de simplicité, de rapports tout simplement humains, alors arrêtez-vous. Posez une fesse sur ce fauteuil, avalez un grand café serré, et regardez-moi ça. « Still life » est fait pour vous. Vous voulez voir la vie, la vraie, celle qui est au bout du monde mais qui vous montre ce que pourrait être la votre, ce qu’elle est probablement aussi au moins en partie, sous votre coin de ciel à vous, au milieu des vôtres ou au milieu de votre solitude. C’est à cette porte là qu’il vous faut frapper.&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5260474885097000818" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 150px; CURSOR: hand; HEIGHT: 200px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQD2CWwSD3I/AAAAAAAAAHM/tQLUj9-p78Q/s200/Aff+Fr+Still+life.bmp" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (cinemovies.fr)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Deux histoires évoluent en parallèle dans une ville de la Chine du sud profonde, une ville promise à la noyade quand aura été achevé le barrage des Trois Gorges et que ses eaux auront atteint leur niveau définitif. En attendant, les bas quartiers se préparent au submergement dans une ambiance de démolition active, sous les coups de masses et de pioches d’une multitude d’ouvriers drainés de toute la région pour gagner quelques sous sur l’immense chantier. Les hauts quartiers, eux, abritent toute une vie destinée à demeurer. Mais l’ambiance industrieuse est partout, des manœuvres vivant de leur sueur aux marchands de sommeil dans des taudis migrant au rythme des expropriations et des destructions, aux cadres du chantier pas si loin de partager la même vie d’éloignement, de solitude, d’abnégation, de lasse acceptation que les ouvriers miséreux, aux embarcations brinquebalantes sur le plan d’eau en cours de digestion des immeubles qu’il a déjà engloutis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivant à la ville à la recherche de sa fille, partie avec sa mère quelques 16 ans plus tôt, sur la seule piste qu’il possède, celle de son beau-frère patron d’un de ces bateaux du fleuve, un mineur se retrouve contraint d’attendre le retour de sa femme en vadrouille dans une ville voisine. Et comme il faut bien vivre en attendant, le voilà engagé à la démolition générale. Jusqu’au retour de sa femme qui lui apprend que sa fille est encore ailleurs, plus au sud : « Mais ce n’est pas ici le sud ? », « Si, mais encore plus au sud ». Comme s’il y avait toujours plus loin à aller, toujours plus profond à creuser, toujours un horizon à atteindre, même à pas minuscules mais dont l’accumulation rend toute chose possible. Même de racheter cette femme, depuis si longtemps partie, à son employeur. La racheter aussi simplement qu’on achète un terrain, en convenant du prix et en repartant au labeur pour en accumuler le montant. Le temps n’a rien à y faire. Petit à petit, tout est possible, même pour acquérir cette femme qui sait que tout se paye et que rien ne justifie l’emportement d’une manifestation d’émotion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De son côté, une infirmière arrive à la recherche de son mari qui n’a pas regagné leur domicile depuis deux ans tant il est occupé à son labeur d’ingénieur sur le chantier du barrage. Au début, quelques coups de fils maintenaient encore un semblant de lien, jusqu’à ce qu’ils ne soient plus que la coquille vide d’un lien distendu avant de cesser complètement. Hébergée chez un ami, elle poursuit sa quête d’un mari qui semble s’éloigner à chaque fois qu’elle retrouve sa trace, elle finit par obtenir une rencontre dont la vacuité la confirme dans son désir d’annoncer une liaison et son souhait de divorce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Navigant au gré de ces deux quêtes, qui ne se croisent jamais, le film dévide à l’infini l’écheveau des attentes, des espoirs, des déceptions, des retours, des éloignements, des ruptures. Mais il le fait dans un monde de lenteur et de lassitude, où rien ne semble émouvoir tant les sentiments sont contenus dans un mélange de pudeur et d’abnégation. Aucune révolte ne vient s’interposer, aucun cri, aucune course. La douleur comme la joie sont muettes, sobres, à peine émaillées par un regard ou épisodiquement une larme silencieuse. Le temps s’écoule lentement, inexorable, impitoyable, comme sur cette rangée de montres et de réveils, en collection dérisoire, pendant sur une corde à linge dans la modeste cuisine du logement qui abrite l’infirmière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et au milieu de ces histoires intriquées, au milieu de ces décombres interminables de bâtiments et de sentiments en ruines, un immeuble délirant se fait à peine remarquer tant le paysage est sinistre et désolé. Tout au plus se demande-t-on, l’espace d’une fugace seconde, à quoi pouvait bien servir cette étrange bâtisse avant de tomber dans la désolation de la décrépitude. On le croise par instant, pour finir par s’y habituer comme à une étrangeté sans conséquence. Jusqu’au moment où, sans annonce et sans autre suite, en quelques secondes, il se détache du sol dans un nuage de poussière avant de s’élancer vers le ciel et d’y disparaître comme une fusée regagnant son orbite. Pas d’annonce, pas de suite. Juste cet instant qui emporte avec lui tout ce que le film scrute au ras du sol, à la manière d’un entomologiste de l’âme, de la société chinoise, du fardeau de la vie, des destins qui se croisent plus qu’ils ne se nouent, et qui verrait sans trop comprendre disparaître à l’horizon un étrange papillon coloré là où il avait laissé la chenille grise et velue qu’il observait, avant de retourner à la patiente étude des chenilles suivantes, au plus près des herbes et des cailloux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une société chinoise en cours de construction, dans un monde en déconstruction. Où chacun, jusqu’au plus humble, a son téléphone portable, même s’il loge sous les arcades d’un pont. Où on danse la valse comme par obligation, comme en pensant à autre chose. Où les petits trafics s’accommodent des grands projets. Une Chine des petites gens, et des grandes gens qui ne savent pas encore quoi faire de cette ascension sociale. Une société du silence et de l’acceptation, où le plaisir pourrait aussi bien être une forme du devoir. Une société qui sait que le monde est dur, qui sait ce que veut dire la misère, qui a appris à se peindre des couleurs de la muraille pour échapper aux rigueurs du sort, qui sait aussi que l’intime n’a rien à faire au dehors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Still life » est un cinéma de cette Chine là, de ces hommes là qui savent le prix de la douleur, de cette prudence et de cet acharnement discret.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;(Egalement publié sur &lt;a href="http://www.cinemaniac.fr/texts/alphaliste"&gt;Cinemaniac.fr&lt;/a&gt;)&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-2628925538376034475?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/2628925538376034475/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=2628925538376034475' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/2628925538376034475'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/2628925538376034475'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/still-life-sanxia-haoren.html' title='Still life (Sanxia haoren)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SQD2CWwSD3I/AAAAAAAAAHM/tQLUj9-p78Q/s72-c/Aff+Fr+Still+life.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-7216083248009573704</id><published>2008-10-20T01:01:00.006+02:00</published><updated>2008-10-20T01:27:25.211+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1949'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='historique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='guerre'/><title type='text'>Le silence de la mer</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Voyage dans le Vercors&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous croyez avoir tout vu. Enfin pas tout, mais suffisamment pour vous faire une idée rapide des choses quand on vous annonce un film en vous le rangeant dans une catégorie générale, et en vous citant à la volée le réalisateur et un ou deux acteurs. Vous vous dîtes « Un film sur la guerre, un film de Jean-Pierre Melville ? Pas d'histoire, c'est encore un truc comme « L'Armée des Ombres ». C'est du solide, du truc de qualité, mais bon, c'est vu et revu. On va encore se taper ça ? ». Et puis Paulette insiste. « Allez quoi, c'est un des rares Melville que je n'ai pas vu ». Alors vous vous laissez faire, presque conscient de la ronflette qui vous attend. Et puis le film commence, et tout change. Comment décrire ça ? Dire que ce qui se passe alors sur l'écran ne ressemble à rien d'autre ? Dire que le sommeil s'enfuit subitement malgré l'heure tardive et malgré un rythme de corbillard neurasthénique ? Peut-être, mais c'est encore bien loin de la vérité.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259009876459156786" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPvBnoSedTI/AAAAAAAAAHE/OVjhNem1_9I/s200/Aff+Fr+Silence+meri.BMP" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (oeil-ecran.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;L'histoire est pourtant simple. En pleine seconde guerre mondiale, un officier allemand, Werner Von Ebrennac (Howard Vernon), prend ses quartiers dans la maison réquisitionnée d'un vieil homme (Jean-Marie Robain) et de sa nièce (Nicole Stéphane). Avant son arrivée, il fait livrer quelques malles qui sont installées dans une chambre à l'étage, puis il apparaît quelques jours plus tard. Il rentre chaque soir de la Kommandantur et y repart chaque matin. Chaque soir, il suit le même rituel. Les premiers jours vêtu de son uniforme, puis en civil afin de ne pas heurter ses hôtes obligés, il descend au salon où, devant la cheminée, le vieil homme tire sur sa pipe tandis que sa nièce tricote. Décidant de lutter à leur mesure, les deux français offrent une résistance passive à l'occupant, ne lui accordant pas un mot. On n'entendra d'ailleurs de tout le film quasiment jamais le son de leur voix si ce n'est celle du vieil homme, en voix off, qui fait office de narrateur.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, l'allemand met de la bonne volonté dans ses tentatives de fraternisation. Inlassablement, soir après soir, il répète le même rituel : arrivée au salon, un bonjour sans réponse, quelques secondes de pause, une visite de la pièce, de sa décoration, de son ameublement, de son âme, de l'âtre qui crépite et réchauffe les mains et le corps, et un monologue de quelques minutes dans un français impeccable, comme s'il participait à une conversation polie de bonne compagnie, puis un bonsoir avant une sortie discrète vers l'étage et sa chambre. Jour après jour, l'officier se livre ainsi de plus en plus intimement, livrant sa vision de la guerre, de l'occupation, de son amour pour la France, ses paysages, sa culture, de l'opportunité qu'il ressent d'unir le destin de deux peuples trop longtemps rivaux mais destinés à s'entendre, plus, à se compléter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le rituel ne s'interrompt qu'une seule fois, lorsque l'officier annonce à ses hôtes la joie qu'il éprouve d'avoir obtenu une permission de plusieurs jours qu'il mettra à profit pour se rendre à Paris, capitale des lumières dans son panthéon personnel, s'imprégner de la glorieuse cité et retrouver quelques-uns de ses amis qui y sont affectés. Délaissant pour quelques instants la maison, la caméra suit alors l'officier dans son périple parisien, d'abord tout à son émerveillement de la visite des rues et des monuments, puis dans son immense déception lors de ses entretiens avec ses amis retrouvés à l'état-major, lorsqu'il saisit enfin le décalage qui les sépare de lui, eux qui ne voient en la France qu'un ennemi à abattre, une femme à abuser, un butin à piller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour chez ses hôtes, désabusé, meurtri, presque trahi, il leur annonce son futur départ suite à sa demande d'affectation sur un front combattant où, dans le feu de la bataille, il espère noyer sa déception au contact de la mort. A cette aveu, il obtiendra l'unique regard et l'unique mot que lui répondra la nièce de toute leur proximité, un regard chargé de peine et un adieu d'autant plus poignant qu'il fait suite à un insondable silence. Le film s'achève alors sur le départ de Von Ebrennac, comme il était venu, laissant la maison retourner à l'anonymat et au tête-à-tête silencieux du vieil homme tirant sur sa pipe et de sa nièce plongée dans ses travaux de couture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film est l'adaptation non autorisée du livre de Jean Bruller, dit Vercors, publié en 1942, en pleine période d'occupation, et distribué sous le manteau. Tenant tant à son projet, Melville y engagera ses dernières économies, le tournera dans une extrême économie de moyens (le tournage a lieu dans la maison-même de Vercors ; les moyens techniques sont loués ou prêtés et plus ou moins défaillants), avec des acteurs d'occasion (Jean-Marie Robain étant un ami de guerre de Melville et Nicole Stéphane étant une amie de sa famille), et n'obtenant l'accord définitif de l'auteur du livre qu'après en avoir achevé le tournage, et après avoir mis dans la balance son acceptation par avance de brûler les négatifs si un jury d'anciens résistants désigné par Vercors en désapprouvait la diffusion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Livre étonnant par son choix, la France étant encore sous la botte allemande, de ne pas diaboliser l'ennemi, de le montrer humain, dans une tragique erreur, certes, mais encore capable de reconnaître cette erreur et d'en abandonner la voie. Film étonnant qui se présente comme la quasi lecture de l'ouvrage, illustrée d'images sobres, à peine introduite par une courte séquence préparatoire, et émaillée des seuls monologues de l'officier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En peu de mots, en peu d'images, en peu d'action, il se crée une tension entre des personnages qui respirent l'humanité même s'ils sont de deux camps opposés. A la violence qu'on sait, sans qu'elle soit simplement dite ou montrée, fait écho une violence des sentiments, face à un ennemi qui se veut libérateur. Il y a dans cette confrontation plus que du combat, il y a de l'incompréhension, qui se mue elle-même progressivement en compréhension, sans jamais devenir acceptation. Il y a des hommes en face les uns des autres, cherchant à se comprendre, certes maladroitement, certes dans la contrainte, mais finalement pas si éloignés les uns des autres. Les vrais ennemis sont ailleurs, dans ces anciens condisciples de l'officier, incapables d'autre chose que d'un désir de destruction et d'hégémonie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a dans cette politesse de l'ordonnance transportant les malles de Von Ebrennac dans puis hors de la maison, quelque chose de naturel qui reste de ce monde, loin des uniformes et des attitudes figées et attendues des officiers de l'état-major allemand de Paris. Il y a dans l'occupation progressive de cette maison, d'abord par la dépose de quelques paquets, puis par la présence plus que discrète de quelques hommes de troupe engoncés dans leurs vareuses d'hiver sur des chevaux lourds et partageant avec eux la paille de l'écurie, à la fois une humanité mais aussi une irréalité faisant de la guerre une étrangeté qui ne peut être que passagère. Et l'image d'un noir et blanc vaguement délavé, d'un léger flou des contours, rehausse sans y toucher cette impression d'étrangeté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La guerre, vue d'ici, n'est pas un combat de l'acier contre le sang. Elle est la lutte entre deux volontés, chacune se croyant honnête et légitime, mais tirant de ce calme apparent peut-être une violence encore plus sourde, une violence contre l'âme, contre l'esprit. L'officier peut bien mettre toute la douceur et la politesse qu'il veut dans ses approches, il ne retrouve une capacité à être accepté que lorsqu'il annonce son départ. D'occupant, il devient subitement invité, et c'est toute la différence. Alors seulement peut-on voir sur les épaules de la nièce offrant son premier regard et son premier mot à l'officier le motif de deux mains tendues l'une vers l'autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Etrange épilogue que cet espoir en un rapprochement sur une base de respect mutuel dans un ouvrage écrit, publié, et diffusé en pleine occupation, alors qu'on se serait attendu à un tout autre encouragement de la fibre patriotique. Etonnante lucidité au beau milieu de la tourmente. Admirable vision de ce que la paix à venir, puisque toute chose même la guerre, doit avoir une fin, allait devoir intégrer pour ne plus que pareille folie se reproduise un jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien avant l'inspiration policière de ses films ultérieurs, et malgré la forme très littéraire choisie, probablement pour ne pas risquer de trahir la limpidité du texte, Melville fait ses premières armes dans un cinéma de l'intérieur, fait de lenteur, de pauses, de réflexion. Il est déjà dans ce modèle de simplicité à base de quotidienneté banale qu'il affectionnera par la suite, bien avant les auteurs de la Nouvelle Vague. A peine quelques plans symboliques sont-ils glissés au fil de l'histoire : une paisible église du terroir en arrière-plan d'un blindé prêt à tirer, un petit groupe de français ne s'écartant pas d'un pouce au passage de l'officier et de son ordonnance traversant un pont, motif ouvertement allégorique du foulard sur les épaules de la nièce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l'impression est encore renforcée par le choix d'acteurs inexpérimentés, de simples amis du réalisateur, pour incarner le vieil homme et sa nièce, comme pour signifier à quel point le sujet est ici universel et indépendant de la présence de quelque tête d'affiche. Pour signifier à quel point l'anonymat et le calme de la mer recèlent une puissance de dilution de toutes les hérésies de l'esprit humain même le plus retors. Une puissance de dilution dont la capacité à effacer toute trace sur le sable, dans le calme, la lenteur, la patience, le silence, vient à bout des plus fortes empreintes qui se croyaient au comble de la maîtrise et de l'imposition d'une volonté étrangère et simplement humaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Les chiens aboient et la caravane passe », aurait dit la culture populaire. « Tout tyran est mortel », auraient pensé tous les résistants du monde. Vercors et Melville ajoutent que la caravane peut, quant à elle, choisir d'adopter et de pacifier ces chiens qui aboyaient, et que tout espoir de transformer un tyran doit non seulement être conservé mais fait aussi grandir en humanité tant le tyran déchu que ses victimes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-7216083248009573704?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/7216083248009573704/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=7216083248009573704' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/7216083248009573704'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/7216083248009573704'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/le-silence-de-la-mer.html' title='Le silence de la mer'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPvBnoSedTI/AAAAAAAAAHE/OVjhNem1_9I/s72-c/Aff+Fr+Silence+meri.BMP' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-6439340528209798395</id><published>2008-10-20T00:44:00.005+02:00</published><updated>2008-10-20T01:56:00.454+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2007'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='documentaire'/><title type='text'>Le premier cri</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Tu enfantais dans la douleur ...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A quoi je m'attendais ? A vrai dire, je n'en sais rien. J'avais juste vu une affiche d'allure sympathique : un coucher de soleil et un corps de femme de profil en ombre chinoise. Quelque chose qui évoquait un peu l'affiche de « La couleur pourpre ». Ca ne pouvait pas être mal, avec une affiche pareille. On voit bien que le ventre de la dame ne laisse aucun doute sur son état de parturiante. Ca doit causer de quelque chose en rapport avec une naissance, alors. De toute façon, les autres films, je les avais vus. Alors pourquoi pas ? Allons-y pépère …&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5259002857404035794" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPu7PERU8tI/AAAAAAAAAG8/_fkzNeSYdDc/s200/Aff+Fr+Premier+cri.BMP" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Et là, première surprise. Ce n'est pas un film classique, mais un documentaire. Après tout, après « Bowling for Columbine », « Sicko », et « Cabale à Kaboul », on en a vu d'autres, et des bons, voire des très bons. Donc pas d'a priori. Ca va être peut-être plus austère que prévu, mais bon, on n'est pas à ça près.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Deuxième surprise, tout commence par l'accouchement d'une mexicaine dans l'eau - classique, quoi - mais au milieu des dauphins. Ca doit avoir quelque chose à voir avec un rapprochement de la nature. Mais pourquoi au milieu des dauphins ? On apprend bien quelque part qu'il est question du « sonar » des dauphins qui ferait du bien à je ne sais quoi, mais l'affaire n'est pas limpide, et pour tout dire à peine évoquée. Bon, on verra plus tard. Mais plus tard, on a beau attendre, on n'en apprend pas plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Troisième surprise, puisqu'on est parti à suivre la préparation puis l'accouchement de cette jeune femme, on se dit qu'on va éplucher de bout en bout une histoire avec ses tenants et ses aboutissants. Mais que nenni. On se disperse sur la même histoire à propos de plusieurs femmes de part le monde, en Inde, au Japon, aux Etats-Unis, en France, en Sibérie, au Vietnam, en plein pays Masaï. Pas question de dauphin à tous les étages, bien sûr, mais des derniers jours de chacune à l'approche de ses couches. Avec en point d'orgue, l'accouchement de chacune. Non pas que l'histoire ne soit pas touchante, mais qu'est-elle d'autre que touchante ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le point commun de toutes ces situations, c'est la recherche d'un minimum de médicalisation, présentée comme un parasitage technique venant priver la mère du plaisir fondamental de vivre naturellement la plus naturelle des expériences. En Inde et au Kenya, il n'y a de toute façon pas tellement le choix. Au Japon, le bon Docteur Kageshima (je crois …) se fait un devoir de rester à coté sans intervenir. Aux Etats-Unis, on frôle l'hémorragie mais finalement les choses s'arrangent après que la technologie décriée ait tout de même permis d'inquiéter la belle-mère sur son portable postée à l'autre bout du pays. Mais il y avait eu une séance de yoga au bord d'un lac en préparation d'un accouchement naturiste tant pour maman que pour papa, alors tout va bien. En Sibérie, la jeune nomade est conduite par hélico à l'hôpital local par moins 50 avant que l'accoucheuse ne décide d'une césarienne présentée comme une précaution extrême presque superflue de la part d'une blouse blanche semblant plus préoccupée de technique que de sentiment. Au Mexique, la médicalisation est bien là, mais tellement mise au second plan par la présence de dauphins qu'on y pense à peine. En France, on a droit à la maternité hospitalière avec blouses blanches, oxygène nasal et salle aseptisée. Mais la jeune femme avait vécu sa grossesse « naturellement » jusqu'au bout. Danseuse dévêtue de son état, elle s'était encore peu avant le terme produite sur un bateau-mouche l'abdomen en bandoulière sous l'œil perplexe des dîneurs étonnés. Au Vietnam, l'hôpital a quelque chose de grouillant d'une joyeuse pagaille qui fait que malgré la blouse du jeune médecin attendri supervisant ses ouailles, on a bien plus l'impression d'une scène familiale que de tout autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles de Maistre nous raconte en autant d'exemplaires l'histoire d'un accouchement finalement sans problème majeur. C'est évidemment le plus souvent le cas. Qu'en aurait-il été en cas de difficulté imprévue ? Qu'en est-il de l'abaissement du taux de mortalité périnatale des mères ou des enfants par le renforcement des conditions d'hygiène ? Les survivants vont bien, merci. Les autres n'ont de toute façon pas eu la parole. Il y a deux mois, une collègue de 27 ans est morte d'une hémorragie massive durant l'accouchement de son second enfant. Deux jours plus tard, même chose pour la jeune cousine d'une seconde collègue. Toutes deux dans deux hôpitaux différents de la région parisienne, à l'été 2007. Bien sûr, on peut répondre qu'elles étaient à l'hôpital et que ça n'a rien empêché. Vrai. Mais si la chose est encore possible dans ces conditions protégées, combien l'est-elle dans les conditions plus frustres dites « naturelles » ? J'avais beau tenter de me plonger dans le regard fier ou humide des pères à l'écran, je ne pouvais tout au long du film me sortir ces deux évènements de la mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'est évidemment pas question de verser dans une quelconque idolâtrie de la technique, d'une médecine à bien des égards déshumanisante. Mais de là à se complaire dans une autre idolâtrie d'une naturalité dont on a oublié ce qu'elle peut avoir de violent et de douloureux, il y a un pas qu'il serait pour le moins inconséquent de franchir à l'aveuglette.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-6439340528209798395?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/6439340528209798395/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=6439340528209798395' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/6439340528209798395'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/6439340528209798395'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/le-premier-cri.html' title='Le premier cri'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPu7PERU8tI/AAAAAAAAAG8/_fkzNeSYdDc/s72-c/Aff+Fr+Premier+cri.BMP' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-3886306277561350348</id><published>2008-10-20T00:19:00.007+02:00</published><updated>2008-12-05T01:29:25.189+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='drame'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville 2007'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='société'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2008'/><title type='text'>Live !</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Totem et tabou&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une petite expérience amusante : voir un film en Septembre et n'en faire le commentaire qu'en Décembre. Qu'est-ce qui en reste après ce temps ? Qu'est-ce qui est passé à la trappe ? Bien sûr, il ne faut pas se lancer sur un classique vu, revu, et multi-commenté. Pour que l'expérience ait un sens, il vaut mieux prendre un film inconnu, de préférence en avant-première, présenté suffisamment longtemps avant sa sortie pour ne pas être influencé par les avis des autres spectateurs. Et voilà que l'occasion s'est présentée lors du Festival 2007 du Film Américain de Deauville. Au milieu de toute la cargaison, une production discrète qui ne prévoit pas sa sortie avant Janvier suivant. OK, tentons le coup. Ca s'appelle « Live ! », et c'est à peu près tout ce qu'on en savait en entrant en salle. J'exagère à peine … on savait aussi qu'elle était due à un certain Bill Guttentag et qu'elle affichait Eva Mendes au générique. Ca vous en aurait dit plus, à vous ? Ben à moi pas vraiment.&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258998391476338690" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPu3LHZMQAI/AAAAAAAAAGs/4cjK9QfUNDw/s200/Aff+Fr+Live.BMP" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;Affiche France (cinemovies.fr)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Ca raconte le montage d'une nouvelle émission de téléréalité par une productrice, Katy (Eva Mendes), embauchée par une chaîne pour faire remonter l'audience en berne. Le début du film la montre explorer les grilles de la chaîne, critiquer les faiblesses des émissions en cours, puis réunir autour d'elle une équipe chargée de l'aider à inventer un nouveau concept et à le le mettre sur pied. Progressivement émerge l'idée d'une émission choc, entièrement nouvelle, au cours de laquelle une série de candidats accepteraient de jouer à la roulette russe pour le prix d'un conséquent magot. L'idée est d'abord vue comme délirante avant de prendre lentement de la consistance au sein de l'équipe. L'étape suivante est de convaincre la chaîne de l'intérêt du concept, en passant par-dessus son insanité apparente pour ne l'examiner que de façon très pragmatique : existe-t-il un marché ? peut-on trouver des candidats ? y aurait-il des spectateurs ? y aurait-t-il des annonceurs ? L'avocat de la chaîne est mis sur le coup pour étudier les implications juridiques, qu'il soulève effectivement, pour se voir contrer par les arguments tantôt froids et commerciaux et tantôt jouant sur le défi à relever, l'attrait de la nouveauté, d'une Katy survoltée. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258998391764899074" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPu3LId_VQI/AAAAAAAAAG0/MB5BEEkFrN8/s200/Aff+US+Live.BMP" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Katy est si convaincante qu'elle parvient à ses fins et lance son émission dont on suit toutes les étapes de la mise en place, depuis la sélection des candidats, le tournage de la séquence de présentation de chacun d'entre eux, la campagne de promotion de l'émission, les débats parmi les responsables politiques et le public autour de ce projet, et enfin la diffusion en direct. Chaque candidat est un archétype d'un type de motivation : le gamin voulant prendre son autonomie de la tutelles parentale, le fermier voulant sauver son exploitation de la banqueroute, le surfeur accro à l'adrénaline, l'artiste rêvant d'un happening grandiose, le handicapé qui n'a rien à perdre, … L'émission est animée par un animateur vedette, le Jean-Pierre Foucaud local, qui ne sait pas trop par quel bout prendre la tension et les aléas du direct dans cette ambiance inédite. La tension monte ainsi jusqu'au paroxysme de l'émission et sur les suites qu'elle entraîne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le tout est filmé avec le parti pris de le présenter comme un reportage réalisé depuis le début par un cinéaste / journaliste qui accompagne chaque instant de l'histoire. Certains passages sont des interviews de l'un ou de l'autre des intervenants. D'autres sont filmés comme en caméra cachée, et d'autres encore en caméra à l'épaule. L'ensemble donne une impression de journal télévisé bien plus proche de « Cabale à Kaboul » que des réalisations de Mickael Moore, une ambiance d'immédiateté, de proximité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La première remarque qui vient à l'esprit est la quasi-absence de souvenir concernant les personnages autres que celui de Katy. Même un petit tour sur le site de imdb.com et un petit rafraîchissement de mémoire en revoyant le visage de chacun des acteurs n'éveille aucune identification du rôle joué par chacun. Seule l'histoire reste, l'impression oppressante, la même nausée que lors de la projection. Pourquoi seule Eva Mendes ? Va savoir. Une histoire de plastique peut-être. Et surtout le très clair souvenir d'une abominable tête à claques déguisée en executive woman, à qui tout est bon pour parvenir à ses fins, dont le sourire qui aurait pu être ravageur dans un autre conteste devient ce que l'image de carnassier peine même à pleinement décrire. L'impression d'une machine sans état d'âme dont on ne peut s'empêcher d'admirer les rouages parfaits tout en ayant en permanence à l'esprit l'angoisse d'un jour croiser son chemin. Il y a du Sarkoteam dans cette équipe, du Rachida Dati dans cette Katy. Un sourire de rêve et une ambition sans mesure, une certitude quasi-religieuse dans ses objectifs, une totale absence de doute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et que cet « enthousiasme » soit au final communicatif n'en crée qu'encore plus de malaise. Et ce qu'il y a de plus troublant encore, si cela était possible, c'est le sentiment que cette machinerie aurait abouti au résultat rigoureusement inverse si elle avait été mise en branle sur un objectif opposé. Une machine implacable dès lors qu'elle est lancée, mais qui pourrait être lancée sur n'importe quelle piste, sans aucun recul quant à ce qu'elle vise. Il en ressort ainsi un double malaise : celui concernant la fragilité d'une société qui ne sait plus contrer un certains nombre d'arguments remettant froidement en cause des principes qui la sous-tendent, et celui de la transformation d'individus en une sorte de machine de guerre livrée à elle-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, on peut même se demander si le premier point n'est pas le plus déstabilisant. Habitués que nous sommes à exercer notre raison, ou plutôt à accepter de soumettre à son exercice tout aspect du fonctionnement du monde ou de la société, tout ce qui ne peut être justifié par un acte de raison devient sans valeur. Ce qui ne peut se déduire raisonnablement d'un pré-requis peut être remis en cause. Et en remontant les pré-requis d'étape en étape, on en arrive ainsi à identifier des racines nécessairement arbitraires dont toute la construction sociale découle. On en arrive à poser la question de la légitimité de ne pas tuer ou de ne pas pousser à se tuer. Au nom de quelle logique ces bases sont-elles posées ? Les mathématiciens ont résolu le problème en inventant une distinction entre axiome (ce qui est posé a priori, sans preuve) et théorème (ce qui peut se déduire d'arguments préliminaires, eux-mêmes étant soit des axiomes soit des théorèmes). C'est cette évidence qui est questionnée ici : ce que les mathématiques ont accepté comme base à leur démarche peut-il être refusé à une démarche sociale ? Le fonctionnement social peut-il se passer d'axiomes ? L'interdit d'atteinte à la vie peut-il ne pas être absolu sans remettre en question la société elle-même ? Pas toute société, d'ailleurs, mais cette société-ci. Et on pourrait poser la même question concernant tous les interdits fondamentaux : le vol, le viol, l'adultère, … Imaginez des concepts d'émission de téléréalité qui toucheraient à ces limites et vous auriez les épisodes suivants de « Live ! ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A côté de ces points, les aspects techniques de la réalisation, en dehors de l'évidence de la forme « reportage », s'effacent dans le flou des souvenirs. Aucun autre acteur qu'Eva Mendes ne parvient à passer cette barrière. Est-ce par la présence du personnage central ou par l'écrasement de la troupe par un acteur prédominent ? Je ne saurais dire, avec le recul, bien que je pencherais subjectivement vers la première solution. La bande son, comme le découpage, sont totalement au service de la forme choisie, sans que d'autres éléments saillants ne reviennent en mémoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais après tout, quand la forme s'efface devant le fond, non pas qu'elle soit négligée mais qu'elle est telle que ni elle ne s'impose ni elle ne heurte, faut-il en être réellement attristé ou au contraire ne faut-il pas en être heureux ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;(Egalement publié sur &lt;a href="http://cinemaniac.viabloga.com/news/live-totem-et-tabou"&gt;Cinemaniac.fr&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-3886306277561350348?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/3886306277561350348/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=3886306277561350348' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3886306277561350348'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3886306277561350348'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/live.html' title='Live !'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPu3LHZMQAI/AAAAAAAAAGs/4cjK9QfUNDw/s72-c/Aff+Fr+Live.BMP' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-3400861285138296852</id><published>2008-10-17T00:50:00.004+02:00</published><updated>2008-10-17T01:17:44.336+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='science-fiction'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2007'/><title type='text'>Je suis une légende (I am a legend)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Tonton, tes gouttes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Je sais que ça peut paraître prétentieux, mais je vous le dis juste parce que je viens de l’apprendre : « Je suis une légende ». Figurez-vous que je n’étais même pas au courant avant que ça me tombe dessus comme ça. J’avoue que je ne sais pas encore bien quoi en penser. Je suis encore sous le choc. Un peu flatté, bien sûr. Mais aussi passablement inquiet. Tu parles ! Je m’étais levé comme d’habitude, avec le projet d’aller passer mon samedi après-midi à Montparnasse pour me faire une toile.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257891982507738786" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPfI5oy_hqI/AAAAAAAAAGE/axFM_pS28qY/s200/Aff+Fr+Legend.bmp" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;Rien de plus banal, non ? En tout cas quand on habite dans le quartier (j’imagine que ça peut être moins banal si on habite du côté de Shangaï, d’aller faire un tour à Montpar’). Quoi qu’il en soit, deux heures plus tard, un vague café dans le ventre, je sors du métro devant la tour. Et là, je tombe nez à nez avec une immense affiche qui me balance « Je suis une légende ». Mais pourquoi moi ? Qu’est-ce que j’ai fait pour qu’elle soit là à m’attendre et me balancer ça immédiatement à la tête ? Et puis d’abord, comment elle savait que j’allais justement passer par là ? Y’a même Will Smith pour appuyer l’affirmation. Me dites quand même pas qu’ils l’ont dérangé juste pour moi ?! J’en étais un peu sonné au point que j’ai titubé sur quelques pas qui m’ont mené par une porte vitrée grande ouverte jusqu’à une espèce de comptoir. Là, un type en veste jaune m’a collé un ticket dans la poche et je n’ai repris mes esprits que dans une salle obscure, calé dans un fauteuil rouge, devant un écran qui me racontait les aventures d’un bonhomme en tapis volant du nom de Médiavision. Soudain, même l’écran a recommencé à me redire la même chose : « Je suis une légende », pour le cas où je n’y aurais pas cru la première fois, sans doute.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;- Tu te sens bien, Tonton Sylvain ? Tu t’es encore couché tard, non ? Tu sais, tes gouttes, ça ne fait pas bon ménage avec le champagne ! Le docteur te l’avait dit, pourtant : « Noël, d’accord, mais pas d’abus ! » &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257893425039471362" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPfKNmpW8wI/AAAAAAAAAGc/Cm1P1Ulnxi4/s200/Aff+US+Legend.bmp" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- Foutez-moi la paix, les gnards ! J’ai point picolé ! Et puis d’abord, c’est pas vos oignons !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allons Tonton, c’est rien. C’est juste qu’il faudrait pas que tu t’emballes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Comment ça, que je m’emballe ? Je viens d’apprendre que « Je suis une légende », et je devrais garder ça pour moi ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Cest que … justement, c’est un peu ça. Tu comprends, ça pourrait susciter des jalousies si ça se savait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et alors ? Qu’y z’y viennent, les cuistres ! Tu crois que ça me fait quoi, à moi, de savoir ça ? C’est un poids sur mes épaules, une responsabilité. Comme si j’avais besoin de ça en ce moment ? Vous croyez que ça m’amuse ? C’est bien pour ça qu’il faut que je vous en parle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Oh, c’est ça ? On comprend mieux. Alors là, merci de nous faire confiance à ce point. Mais tu devrais quand même le dire un peu moins fort. Tu sais, les voisins ne comprendraient peut-être pas comme nous. Tu ne veux pas les prendre, finalement, tes gouttes d’aujourd’hui ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257891991896678098" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPfI6LxfXtI/AAAAAAAAAGU/NpQNeAgyPsE/s200/Aff+Jap+Legend.bmp" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Japon (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- Foutez-moi la paix avec ces cochonneries. Et puis avec ces crétins de voisins. JANVIER … JANVIER …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allons bon, voilà que ça le reprend ! Plus bas Tonton, s’il te plait … Si tu nous racontais un peu plus cette histoire de légende ? Ouais, c’est çà, raconte un peu. Qu’est-ce qui s’est passé sur l’écran, ensuite ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- J’sais point trop, tu sais. J’étais tout sonné, alors j’sais pas si j’ai tout compris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu veux nous faire croire ça ? Tu dois bien te rappeler de quelque chose, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Euh … un peu, quoi. Vous voulez vraiment savoir, les gnards ? Gare à vous si vous vous foutez de ma pomme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Sûrement pas, voyons, tu nous connais. Tiens, bois un coup et raconte. Quoi, il est pas bon, le reste de champagne d’hier ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Beuh … il a un goût de chiotte de médicament.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est rien. Vas-y, finis le et raconte !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ben voilà. Y’avait un type sur l’écran, qui prétendait s’appeler Robert Neville (Will Smith), et qui essayait d’expliquer à tout le monde pourquoi que « Je suis une légende ». En fait, j’ai tout de suite vu que c’était Will Smith - on ne me la fait pas, à moi -, mais j’ai rien dit pour ne pas luis casser son effet : les autres gens dans la salle avaient l’air d’y croire. Y’a vraiment des gogos, j’te jure !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et alors, ce Robert Neville … ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ouais, ça vient ! J’peux quand même faire des commentaires, non ? On est encore en république, non ? Et puis, c’est mon histoire, j’raconte comme je veux, c’est …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- D’accord, d’accord. Ne t’énerve pas. Raconte comme tu le sens, Tonton Sylvain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Bon. Au début, il a l’air tout seul, avec son chien, un berger allemand, que même que c’est une chienne, et qu’elle s’appelle Samantha, mais qu’il lui dit tout le temps « Sam » …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Donc avec son chien. Et alors ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Alors il se balade dans les rues de New York, à pied ou en voiture, mais il est tout seul. La ville est déserte à part lui. Et ça a l’air de dater de deux ou trois ans, vu les herbes qui on poussé sur le macadam. Y’a encore des voitures au milieu de la route, comme si c’était des embouteillages, mais y’a personne dedans. De temps en temps, on voit passer quelques cerfs - ou quelque chose du genre -, alors il sort sa carabine et se met à chasser. Pas un as, d’ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qui s’est passé ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ca, mon gars, on l’apprend au fur et à mesure, à coups de flash-backs de temps à autre. En fait, Neville est un médecin militaire qui a survécu à une épidémie d’un virus plus ou moins artificiel qui devait soigner je ne sais quel cancer mais qui a tourné de travers. Neville y a perdu sa femme Zoe (Salli Richardson) et sa fille Marley (Willow Smith). La plupart des gens sont morts, une fraction est restée infectée mais en devenant des espèces de bêtes féroces super-agressives, à la physiologie en partie modifiée leur conférant quasiment un statut de mutants, qui transmettent le virus en mordant, et une petite partie de l’humanité était naturellement résistante au virus. Mais ceux qui étaient résistants se sont fait bouffer ou contaminer par les infectés, et il n’y a plus que Neville – et son chien – qui ont réussi à s’en sortir. Ils sortent le jour uniquement, parce que les infectés ne supportent pas la lumière qui leur brûle la peau. Ils se ravitaillent en conserves diverses dans les magasins déserts, vont récupérer des DVD au vidéoclub du coin. Neville a même installé dans le vidéoclub des mannequins à qui il fait semblant de faire un brin de conversation. Ils ont aussi un petit rituel, chaque jour à midi, en s’installant sur un ponton du port, en émettant le même message sur ondes courtes pour signaler leur existence à d’éventuels autres survivants, et en attendant un moment si quelqu’un finirait par arriver. Le soir, ils se rapatrient en effaçant leurs traces dans la maison de Neville, barricadée comme Fort Knox, où ils essaient de vivre une vie à peu près normale en regardant de vieux enregistrements des journaux télévisés de juste avant l’apocalypse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ben c’est pas bien gai, ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En fait, il n’y a pas que ça. Neville profite de la nuit pour travailler, dans sa cave transformée en laboratoire, à la mise au point d’un traitement du virus, sur des animaux qu’il a en cages. Les choses avancent, mais se heurtent à l’absence de possibilité de tester le traitement sur l’homme. Qu’à cela ne tienne, Neville met au point un stratagème pour capturer épisodiquement un infecté et lui administrer son produit sous sédation. On comprend, à la galerie de photos sur le mur du labo, que c’est déjà arrivé plusieurs fois mais qu’aucun n’a ni guéri ni supporté le traitement. Cette fois-ci, c’est une « femelle » (Joanna Numata) qui est capturée et soumise aux tests. Malheureusement, cette femelle semble être la petite copine de celui qui fait office de chef des infectés, et la capture le fiche en rogne, décidé à la vengeance. Malgré les commentaires de Neville dans son journal de labo sur le fait que les infectés auraient perdu tout caractère d’humanité, on voit bien qu’existe parmi eux une forme de hiérarchie, une forme d’attachement, la possibilité de construction mentale comme la vengeance, l’autorité, l’organisation dans le combat, la manipulation d’outils. Et justement, peu après, Neville se retrouve pris dans le même piège que celui qu’il avait utilisé pour capturer son cobaye, visiblement mis en place par le chef (Dash Mihok) des infectés, et au cours duquel il est lui-même blessé. Sam y est mordue et contaminée, et doit être finalement abattue par Neville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Brrr, j’ai peur ! Ben ça commence à barder, on dirait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et encore, t’as rien vu, mon gars. C’est au cours de cette violente bagarre que Neville est sauvé par l’arrivée inopinée d’Anna (Alice Braga) et de son jeune fils Ethan (Charlie Tahan), deux rescapés venus retrouver le responsable des émissions radio. Les trois se réfugient dans la maison de Neville. Anna, persuadée qu’il existe quelque part une colonie de survivants, tente de convaincre Neville de s’échapper, mais lui ne voit dans cette conviction qu’un acte de foi irraisonné dans une providence divine qu’il a depuis longtemps abandonnée. La maison est bientôt encerclée puis attaquée par les infectés. La bataille confine finalement les assiégés dans le réduit du laboratoire où Neville constate enfin l’efficacité de son traitement sur son cobaye. Il n’a que le temps de mettre Anna et Ethan à l’abri en leur confiant un échantillon du sang soumis au traitement, avant de devoir se sacrifier pour les protéger en affrontant une dernière fois les assaillants, seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mais c’est triste, ça, dis-moi, Tonton. Au moins, ils la trouvent, la colonie, les deux protégés ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ca, gamin, c’est la surprise du chef. T’as qu’à deviner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et c’est comme ça que Neville devient une légende ? Ca doit être lui, sûrement. Je doute que ça soit Sam, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mon enfant, comme il est doux de constater que toutes tes années d’étude n’ont pas épuisé les finances familiales en pure perte !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est malin, ça, Tonton … ! Et j’ai l’impression que tes gouttes commencent à agir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu me prends pour qui, morveux ? Tu crois que je ne le connais pas, le coup du champagne ? Et tu pensais vraiment que je me croyais dans l’histoire ? Je retire ce que je viens de dire. T’as vraiment un piaf dans le placard, toi. Mais ça fait rien. J’vous ai quand même bien eu, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mouais … Bon, mais finalement, ton film, c’est de qui ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un certain Francis Lawrence. Un illustre inconnu. Par contre, l’histoire est tirée d’un bouquin de science-fiction de Richard Matheson, excuse du peu ! Le bouquin date de 1954. En fait, il faudrait plutôt dire que le film est inspiré du bouquin : l’histoire en gros est la même, sauf qu’ils ont rajouté les personnages d’Anna et d’Ethan pour le film, et surtout qu’ils ont complètement changé la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah ouais ? Pourquoi ? Ca finissait comment, le bouquin ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- La fin n’était que le reflet du sens de l’histoire, qui tournait autour de la notion de normalité. Dans la société des humains, les infectés étaient les anormaux. Mais avec le temps, ils se sont construit une société à eux, avec leurs règles, leurs fonctionnements, leur hiérarchie, … Vu avec le regard de l’homme, ils restent des anomalies. Mais lorsque l’homme n’existe plus qu’à un seul exemplaire, la perspective change, et c’est soudain lui qui devient l’anormal. Continuant seul son entreprise de lutte contre les infectés, il devient aux yeux des mutants une espèce de mythe presque fondateur, une légende.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est vrai que ce n’est plus vraiment la même fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu penses ! Là, il devient une légende dans le souvenir des humains survivants, comme un père fondateur, libérateur par sa découverte du traitement du virus. Il était la clôture d’un monde ancien basculant dans un changement radical ; il devient la renaissance de l’ancien monde face à l’adversité. Ca n’a plus grand-chose à voir sinon que c’est le strict opposé. Etonnant, non ? Est-ce que la conclusion originale n’a pas passé la barrière des projections tests ? J’en doute car ils n’ont probablement pas retourné tout le dernier tiers du film, dans lequel apparaissent Anna et Ethan et dont c’est la seule fonction d’introduire un espoir de renaissance. Non, j’ai plutôt l’impression que c’est directement au stade du scénario qu’ils ont fait le choix d’édulcorer le sujet. Et d’y mêler un petit digest de pathos religieux par la controverse entre Anna et Neville sur la foi en cette petite voix qui vous donne la certitude confiante qu’il y a un espoir quelque part, une colonie providentielle, face au désenchantement pragmatique de Neville. L’athée, bien que se sacrifiant pour la bonne cause, meurt au bout du compte, tandis qu’Anna et Ethan atteignent la colonie dont la vue aérienne montre le caractère central de l’église dans la zone fermée par l’hermétique barrière qui la sépare du monde. Mais c’est vrai que, à part ça, la thématique religieuse reste finalement bien discrète.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ca me dit quelque chose, cette histoire de colonie protégée de l’apocalypse. On n’a pas déjà vu ça quelque part ? … Oui, c’est ça ! Remarque, il y en a peut-être d’autres encore, mais ça me fait penser à un truc avec Kevin Costner. Ca s’appelle « Postman », je crois. Une catastrophe nucléaire décime la planète et les survivants restent soit en petites communautés soit enrôlés de force dans des armées de fortune. Costner est un genre de vagabond qui s’invente une fonction de facteur officiel nommé par un mythique gouvernement restauré, ce qui lui permet de rendre un espoir de retour à l’ordre aux petites communautés isolées qui l’hébergent. Et parmi ces gens naît l’idée que quelque part existe une zone épargnée par le désastre, ça s’appelait Sainte-Rose, je crois, qu’ils se mettent à rechercher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Tu connais « Postman », toi ? Ben gamin, tu m’épates ! C’est effectivement la même démarche, dans un contexte un peu différent, bien sûr, mais avec l’espoir mythique en un ailleurs préservé d’où tout pourra renaître. L’idée n’est pas neuve. Celle de Matheson était bien plus originale, mais peut-être un peu trop noire pour un film de studio. Le cinéma indépendant s’y serait peut-être collé, mais les moyens n’auraient pas été les mêmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Pourquoi ça ? Y’a tellement de moyens sur cette histoire ? Un type seul dans une ville déserte, y’a pas de quoi dépenser des milliards de dollars, quand même !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah tu crois ça !? Tu sais, quand tu veux mettre le paquet, tu trouves toujours à dépenser. Et là, le paquet, ils l’ont mis sur les effets spéciaux. Tous ces infectés plus ou moins vampires, c’est de l’image de synthèse. Et c’est vrai que c’est le plus souvent réussi. Pas tout le temps, en fait. De temps en temps, il y a des trucs qui sautent aux yeux. Je ne sais pas s’il faut encore s’extasier de ces effets spéciaux quand le résultat reste aussi souvent hétérogène. Comment ils se débrouillent, tous ces ingénieurs-graphistes-truqueurs, pour planter le résultat avec juste un os de temps en temps ? Est-ce qu’il faut se dire que le résultat est bon pour l’essentiel, alors quelques détails foirés, tant pis ? Ou au contraire que s’ils ont pu le faire pour l’essentiel, pourquoi pas pour le reste ? A croire que c’est fait exprès tant je ne me souviens pas d’un film dans lequel tous les effets spéciaux auraient été complètement réussis. Ca ne vous frappe pas, ça ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- T’exagères pas un peu quand même, Tonton ? Tu ne te rappelles pas les trucages de « Invisible Invaders » ? Y’a pas une petite différence ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ben évidemment si. C’est pas la question. Mais à l’époque, on ne se la jouait pas super-réaliste. Une assiette à deux balles, foutue à l’envers, que lu lançais en l’air comme un frisbee, et t’avais une super soucoupe volante. Un placard de fond de teint pour te faire une mine blafarde avec des cernes du diable sous les yeux et quelques mouvements saccadés et t’avais une merveille de mort-vivant. C’était pas de la technologie à te faire choper le prix Nobel, mais ça te racontait une histoire comme jamais. Après tout, un gamin avec ses soldats en plastique, ça te construit pas une bataille galactique à grande échelle ? La voilà, votre différence, les gnards ! Maintenant, il vous faut du « qui fait vrai », mais c’est quasiment toujours foiré à un moment ou à un autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ben moi, ce qui m’étonne, c’est qu’à aucun moment tu ne nous parles d’une idylle qui pourrait se former entre Neville et Anna. Après trois ans seuls, chacun de son côté, on peut quand même imaginer que quelques pulsions aient pris du retard et cherchent à exploser, tu ne crois pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et voilà, tiens. On parle philosophie et vous nous ramenez ça à des tripotages charnels. C’est bien les jeunes, tiens. Mais vous ne pensez qu’à ça, ma parole ? … Et ben oui, j’en parle pas parce que le film, pas plus que le livre d’ailleurs, n’en parlent pas réellement. Je suis quand même persuadé que les scénaristes se sont posés la question avant de chercher une façon de l’évacuer. La présence d’Ethan n’a peut-être pas d’autre rôle que celui de désamorcer toute pulsion de cet ordre entre Neville et Anna. Pourquoi d’autre serait-il là, d’ailleurs, lui qui n’a en fait absolument aucun mot de dialogue à fournir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allez quoi, Tonton, y’a pas eu un truc à sauver là dedans ? T’es quand même un bougre de rabat-joie, quand tu t’y mets, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Crois pas ça, fiston. En fait, je me suis bien marré quand même. Enfin, façon de dire, parce que ce n’est guère marrant en réalité. C’est vrai que c’est bien fichu et que ça se tient. C’est juste que ça aurait pu être encore mieux et que ça m’agace, les occasions manquées. Mais c’est vrai que Will Smith n’est pas mal dans le registre « c’est quoi ce bordel ?! Je vais te remettre de l’ordre dans tout ça, même si je sais bien que je vais y laisser ma peau ». Et puis c’est presque touchant de voir sa fille au civil faire sa fille dans le film. Alice Braga est également assez sympa. Elle en fait à peine un peu trop, juste ce qu’il faut pour coller au rôle. Les scènes sont bien montées, sans cet habituelle débauche de vitesse et de plans hachés censés donner une impression de vitesse mais qui finissent par tellement saouler qu’on en perd le fil de l’histoire. Non, y’a pas à dire, c’est pas mal fichu et on passe un bon moment. Mais ça aurait été tellement mieux si … Ca va, j’crois que j’l’ai déjà dit, ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- En tout cas, tu diras ce que tu voudras, mais je préfère te voir comme ça plutôt qu’à faire semblant que tu croyais que le titre du film parlait de toi. Tu nous as fichu la trouille, tu sais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ca, c’est ce que tu crois, gamin. Et tant mieux si ça te rassure. Mais entre nous, si c’était pas à moi, tu crois qu’il causait à qui, le titre du film, alors ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-3400861285138296852?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/3400861285138296852/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=3400861285138296852' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3400861285138296852'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3400861285138296852'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/je-suis-une-lgende-i-am-legend.html' title='Je suis une légende (I am a legend)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPfI5oy_hqI/AAAAAAAAAGE/axFM_pS28qY/s72-c/Aff+Fr+Legend.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-3088431817485662397</id><published>2008-10-17T00:34:00.004+02:00</published><updated>2008-10-17T00:50:12.313+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2008'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique'/><title type='text'>La guerre selon Charlie Wilson (Charlie Wilson’s war)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Tonton rouspète&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et qu’est-ce que t’y connais, toi, question Guerre d’Afghanistan, Tonton Sylvain ? Tu sais, toi, ce qu’il y a eu derrière l’intervention des Ricains sur place ? Comment on en est arrivé là ? Si les talibans ont eu des facilités pour s’armer du temps de l’occupation soviétique, et avec quelles armes ? S’il n’y avait pas un vaste coup de poker menteur et que les Etasuniens se sont pris les pieds dans le tapis ? Il est quand même pas tombé de la lune, le barbu d’Arabie. T’y crois, toi, à la guerre personnelle d’un fils de cheik contre l’oncle Sam ? Et si c’est le cas, qu’est-ce qui interdit de penser qu’une autre guerre personnelle d’un sénateur américain dans la pénombre ait pu lancer la machine à se disputer ? Va savoir, c’est peut-être vrai, après tout !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257886673298689010" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPfEEmc6i_I/AAAAAAAAAF0/pYywjuCrEn4/s200/Aff+Fr+Charlie+Wilson.bmp" border="0" /&gt; &lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- J’sais pas, les mômes. J’sais plus. Tout ça est tellement emberlificoté que j’ai l’impression que chacun essaie d’embrouiller l’autre, c’est tout. J’saurais pas dire pourquoi exactement. Juste que les explications simples semblent souvent trop prêt des explications simplistes pour qu’on ne tente pas d’y voir un peu plus clair avant de gober tout cru le premier discours venu. C’est pas terrible, comme argument, je sais, mais bon, un peu de bon sens n’a jamais fait de tort à personne. Enfin, je crois.&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Et ton bon sens, qu’est-ce qu’il te dit, aujourd’hui ? Qu’y a du pétrole dans la vallée de Chevreuse et que c’est pour éviter que ça se sache que Brejnev a envahi l’Afghanistan avant de projeter d’envoyer ses chars sur Bures-sur-Yvette ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257886677203443170" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPfEE0_4XeI/AAAAAAAAAF8/NPxSZ_wnlSU/s200/Aff+US+Charlie+Wilson.bmp" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- Arrêtez un peu de dire des bêtises ! Je dis seulement qu’il y a quelque chose de curieux à nous avoir vendu l’histoire d’un barbu milliardaire entré tout seul en guerre contre l’Amérique puis de nous envoyer que le bon sénateur Charlie Wilson a monté dans son coin une opération de financement et d’armement des rebelles afghans pour mettre Moscou en échec et précipiter la fin de la guerre froide. Tout ça à coups de millions de dollars. Pour de la petite entreprise, ça, c’est de la petite entreprise. De la ténacité, un solide sens des affaires, et un peu d’organisation, et le monde est à vos pieds. Y’a qu’à bosser ferme, et t’y arriveras, mon gars. Une bonne dose de travail, et tu gagneras le gros lot, même si ça ne semblait pas gagné d’avance. Travailler plus pour gagner plus, c’est dans l’air du temps, ça, non !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allons bon, voilà que ça te reprend ! Tu vas nous dire que tout ça c’est la faute à Sarko, maintenant. Tu ne crois pas que tu pousses le bouchon un peu loin, là ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Evidemment, bougres d’ânes. Si je disais les choses directement comme ça, je me couvrirais de ridicule. Je suis d’accord avec vous. Mais ce n’est pas de ça qu’il s’agit. Je dis juste que si on a pu gober l’histoire du barbu, puis qu’on avale celle du sénateur, je comprends mieux maintenant qu’on ait pu chercher à nous vendre celle du copain de Bolloré. Mais vous avez raison, c’est une autre histoire. Restons en à nos moutons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Sage décision, mon Tonton. Raconte nous un peu comment tu vois les choses. C’est que « La guerre selon Charlie Wilson », c’est quand même un film étonnant, non ? Peut-être pas vraiment un reportage ou une reconstitution historique, mais quand même. Ils annoncent que c’est tiré d’une histoire vraie. Alors, ça t’en bouche pas un coin, à toi !?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ben comme je vous disais, trop, c’est trop. Je suis peut-être mauvais public, mais j’ai du mal à prendre cette affaire pour argent comptant. Je ne dis pas que le film est mauvais. A plein de niveaux, il est même plutôt intéressant. Bien filmé, rythmé, marrant, sans faute technique marquante. Les acteurs, au moins les principaux, font plus que de leur mieux. Tom Hanks dans on interprétation du bon sénateur Charlie Wilson donne dans un naturel qui vous fait douter qu’un sénateur américain puisse être différent de ce qu’il nous en montre. Son staff, on pourrait aussi dire sa cours ou son harem, toute poitrine proéminente, mené par une Bonnie Bach sous les traits d’une Amy Adams en discrète et efficace cheftaine des donzelles, met une note ludique dans un sujet sévère. Julia Roberts en Joanne Herring, milliardaire texane lobbyiste pro-afghan, n’est sans doute pas à son meilleur niveau, mais elle se tient honnêtement. Et puis, si on est sensible à l’esthétique de la dame, ça fait quand même plaisir de la revoir un petit peu ; ça faisait longtemps, non ? Philip Seymour Hoffman en Gust Avrakotos ne badine pas avec son rôle d’agent secret franc-tireur. Le parti pris de lui donner un ton décalé faussement blasé est maintenu avec dextérité et ironie efficace. C’est une espèce de zozo au pays des James Bond qui ne s’en laisse pas compter et qui blouse tout le monde par sa rondeur et sa bonhomie apparente. A tout prendre, peut-être que c’est même le personnage le plus réussi du film. Le tout avec aux manette Mike Nichols, un faiseur expérimenté qui nous avait déjà servi « Qui a peur de Virginia Woolf », « Le Lauréat », « Working girl » et « Closer », dans les pas du bouquin de George Crile. On peut lire un peu partout que le film a quelque chose de réducteur par rapport au livre, mais quel film adaptant un bouquin ne s’est pas vu affublé de cette critique ? Non, un film pas mal fait après tout. D’autant qu’il a un petit ton de comédie qui ne nuit en rien au scénario et qui allège bien des situations de tension. La seule critique sur la forme, c’est peut-être cette tendance, de plus en plus répandue il est vrai, de prendre le spectateur moyen pour un major de Polytechnique et de faire cavaler l’histoire en laissant bien peu de temps pour assimiler toutes les péripéties. Ca tient peut-être à la VO qui a décidément décidé, de nos jours, de ne traduire qu’une phrase sur deux Peut-être, mais sincèrement, je doute que ça en soit la seule raison. Mais bon, c’est encore de la forme et …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Et ce n’est pas le plus important. Toi, c’est sur le fond que tu as des trucs à redire. C’est ça, Tonton Sylvain ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Moquez-vous tant que vous voudrez, les gniards, Quand je ne serai plus là pour soulever les tapis, vous vous souviendrez que c’est là que j’allais chercher la poussière ! En attendant, vous pouvez rigoler, mais c’est ça le topo. Et ce n’est pas la réalisation du film qui aide à se faire une opinion. Pas moyen de se rendre compte, tout au long du film, si Charlie Wilson est présenté comme un superhéros de l’ombre redresseur de torts qui se saisit d’une cause noble et apparemment perdue pour la faire vaincre au bout du compte. Ou si c’est un illuminé antidémocratique qui se fiche bien de savoir l’opinion du bas peuple et qui se construit son agenda personnel pour se flatter l’ego dans le sens du poil. Je dois avouer que je n’ai pas pu me faire une idée sur ce qu’en pense Mike Nichols. Mais vous me direz que finalement, c’est peut-être mieux que le film laisse l’interprétation ouverte et laisse le spectateur décider. Mouais, … peut-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- C’est toi qui dis ça ?! Pour une fois que dans un film grand public on ne prend pas le spectateur par la main pour lui dire où est le bien et où est le mal, qu’on lui laisse le choix de se faire son idée à lui, tu ne vas pas te plaindre, quand même …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Mouais, … c’est vrai que vous n’avez pas tort. Mais j’ai bien le droit d’être ambivalent moi aussi de temps à autre, non ? Et gare à vous si j’en vois un qui rigole !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Meuh nan, mon Tonton ! Tu as tous les droits, tu le sais bien !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Foutez vous de moi encore comme ça et ça va barder pour vos matricules, les gniards ! Même si vous avez raison pour une fois, ce n’est pas une raison pour la ramener et me faire honte sans égard pour mes cheveux blancs … Ceci dit, Je n’ai pas plus compris pourquoi Joanne Herring se passionne tellement pour la cause afghane. Peut-être que j’ai raté un morceau en piquant un petit roupillon de quelques sans m’en rendre compte. Mais même. Si c’est ça, que sa motivation n’apparaisse que si peu est une drôle de faille du film. Du coup, ce qui se présentait comme la révélation d’une zone méconnue de l’histoire devient un simple déplacement du mystère de la mise en place du financement et de l’armement des rebelles vers les raisons qu’une riche américaine chrétienne militante peut avoir d’entrer dans un tel soutien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Surtout quand on pense à ce qui s’est passé quelques années plus tard et à ce que les USA ont reçu de la part des talibans via leur protégé le plus célèbre. « Pan dans la tour », en remerciement des efforts du bon sénateur. C’est quand même pas piqué des vers, ça, non ? On sait comment il se sent avec ce bagage là, le sénateur, maintenant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah, vous mettez le doigt dessus, justement. C’est à peine ébauché dans le film, mais c’est vrai qu’ils n’ont pas oublié la question, les scénaristes. Quant à dire qu’ils fournissent une réponse crédible, il y a quand même une certaine marge. Dans l’histoire, une fois l’URSS sortie d’Afghanistan, la diplomatie ricaine reprend la main et recommence à vasouiller en abandonnant le pays à son sort alors que Wilson tente, mais sans succès, de leur faire comprendre la nécessité de suivre l’affaire et d’aider le pays à se moderniser. Du coup, Wilson est dédouané et les raisons du chaos à venir reviennent à la politique gouvernementale. C’est pas beau, ça ? Le fait qu’un franc tireur de la politique internationale ait fichu un coup de pied dans une fourmilière sans en avoir mesuré les conséquences à moyen terme tombe dans l’absolution. D’un autre côté, c’est aussi l’occasion de voir à quel point elles peuvent être difficiles à prévoir, ces conséquences. C’est la rengaine de l’effet papillon dont un innocent battement d’aile peut à terme aboutir à la constitution d’un ouragan dévastateur. C’est aussi l’occasion de s’interroger sur le principe du double effet et sur le caractère acceptable ou non des conséquences éventuellement négatives d’un acte bon a priori. Tout tient dans la proportionnalité entre ces deux conséquences, l’une bonne et l’autre non. Après tout, la fin de la guerre froide et la chute de l’URSS sont-il plus ou moins « justes » que les conséquences oussamistes sont « injustes ». Où en serait aujourd’hui le monde si l’URSS ne s’était pas écroulée. On peut avoir sa petite idée de réponse sur la question, mais l’interrogation reste posée en filigrane par et dans le film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ben dis donc, ça t’en fait des questions pour toi tout seul, mon Tonton !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Un peu, mon Neveu ! Et si t’avais un peu de jugeote, peut-être bien que je n’aurais pas à bosser comme ça à te décortiquer le cinoche. C’est toi qui les poserais, ces questions, fesse d’huître. C’est quoi qu’on vous apprend à l’école maintenant ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ah, Tonton Sylvain, puits de science et coupeur de cheveux en quatre, dis-nous encore comment que c’était avant 14 et comment qu’y z’étaient beaux, les Hussards de la République. Et puis comment qu’elle était belle, la plage, sous les pavés, avant qu’on ait fini de la liquider …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allez vous faire voire, les cloportes ! N’empêche, le coup du franc tireur dans un sens et puis dans l’autre, moi et mes cheveux blancs, on continue à avoir du mal. Et rigolez tant que vous voudrez !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-3088431817485662397?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/3088431817485662397/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=3088431817485662397' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3088431817485662397'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3088431817485662397'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/la-guerre-selon-charlie-wilson-charlie.html' title='La guerre selon Charlie Wilson (Charlie Wilson’s war)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPfEEmc6i_I/AAAAAAAAAF0/pYywjuCrEn4/s72-c/Aff+Fr+Charlie+Wilson.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-7878914234849874615</id><published>2008-10-17T00:16:00.005+02:00</published><updated>2008-10-19T13:49:48.050+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='drame'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2006'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville 2006'/><title type='text'>The architect</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;To build or not to build&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand la Sylvain Etiret Compagnie se déplace à Deauville pour le Festival local du film américain 2006, elle ne fait pas les choses à moitié. « Pas à 100% non plus d’ailleurs » rétorqueront les fortes têtes. Certes. Je dois avouer, toute honte bue, une profonde ronflette devant « A scanner darkly » et une poignée de puissants sédatifs du même acabit. « Mais j’ai vaillamment résisté à quelques autres, votre honneur. Cela ne me vaudra-t-il pas la clémence de la cour ? », répondrai-je, la coulpe offerte et contrite. « J’ai même tenu jusqu’au bout devant une triste histoire d’architecte … Je vous laisse juge … » &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257896585744919970" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPfNFlMQraI/AAAAAAAAAGk/4q9QAU65wWY/s200/Aff+US+Architect.bmp" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (amazon.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;L’histoire évoque la révolte de Tonya Neeley (Viola Davis), une habitante d’une cité d’allure HLM conçue par Leo Waters (Anthony Lapaglia), architecte de renom et professeur de son art, sur commande publique quelques années plus tôt. C’est que le fils de Tonya s’est suicidé par défenestration, acte que Tonya attribue aux conséquences des mauvaises conditions d’habitat. Tonya n’est pas une enragée hystérique. Elle a la colère sereine. Elle n’accuse aucunement la compétence de l’architecte. Elle reproche simplement le fait que l’usure du temps n’ait pas été anticipée et ait conduit à des conditions de vie virant à la désocialisation des enfants, à la perte d’espoir des habitants, à l’enclavement et l’isolement social, à la constitution de gangs, à une ambiance d’insécurité permanente. De fait, elle ne réclame rien de plus que le soutien de Leo Waters à l’appui de la pétition qu’elle a lancée et qui réclame la destruction de la cité avec son remplacement par des logements plus dignes selon elle. De son côté, Leo Waters vit d’autres problèmes familiaux, dans sa « maison d’architecte » luxueuse et dépouillée, entre ses deux enfants, Christina (Hayden Panettiere) et Martin (Sebastian Stan), et son épouse Julia (Isabella Rossellini) de plus en plus mal à l’aise dans cet environnement austère et quasi conceptuel. Ebranlé dans ses certitudes initiales, professionnelles aussi bien que familiales, l’architecte est obligé de reconsidérer ses positions par la confrontation à une réalité moins idyllique que la conception théorique qu’il pouvait en avoir jusque là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec un scénario comme ça, Hollywood nous en aurait donné pour notre argent, avec quelques scènes bien senties de drames urbains, quelques feux de voiture, une ou deux overdoses, un viol pourquoi pas, quelques bagarres et des explosions. Il y avait là tout pour faire du chiffre : du sang, de la misère, de la violence, de la drogue. Il manquait un peu de sexe, mais avec un minimum d’imagination, ça ne devait pas être bien difficile à introduire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au lieu de cela, nous voilà plongés dans le sobre et la bonne tenue. La révolte de Tonya reste mesurée dans ses propos et dans son agressivité. Le sentiment d’injustice ne conduit personne à chercher un coupable quelconque. Le conflit familial chez les Waters, même s’il frôle le divorce et plonge dans la découverte de l’homosexualité, fait écho au conflit filial chez les Neeley. Le retour contraint de Martin auprès de son architecte de père est le pendant du départ progressif de l’une des filles de Tonya. Les affres de la vie quotidienne n’épargnent personne, ni l’humble ni le notable. Chacun, à sa mesure, se débat dans son cadre de référence étroit avec une bonne volonté touchante et une honnêteté étonnante. Et si Leo Waters, dans sa vie professionnelle dans laquelle il vise à organiser la vie de ses contemporains dans un environnement qui leur convienne au mieux comme dans sa vie familiale dans laquelle il recherche une harmonie permettant un épanouissement de chacun et du groupe, se retrouve finalement dans une position identique, dans chacun de ses rôles il devra apprendre à écouter, à comprendre, à composer. Avec difficulté, mais avec le maximum d’ouverture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n’est pas que les bons sentiments n’existent pas, bien au contraire, mais c’est que tout est fait de demi teinte. Même les écarts restent timides, presque doux malgré la violence des sentiments, sans haine ni perversité. Même les chefs de gangs ne sont violents que dans leur apparence, laissant immédiatement percer une humanité généreuse sous leur carapace rugueuse. Même le pêcher de la chair est comme un simple faux-pas intérieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est bien là la difficulté du sujet. Bien sûr, on sent le goût et l’odeur de la vie quotidienne, faite malgré tout plus de compromis, de remise en question, que de rébellion explosive et de drames sauvages. Mais qui songerait à faire d’une tranche de vie prise telle qu’elle, sans surlignement des émotions et des évènements significatifs, une œuvre de cinéma ? L’émotion est contenue, pudique, loin d’une théatralisation lyrique ou aguicheuse. Mais qui préfèrerait un compte rendu d’huissier à un récit d’aventure ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si pourtant il en était, de ces fous furieux, qui se complaisaient de la simplicité des choses plutôt que de leur mise en exergue emphatique ? Eh bien, c’est très simple. Ils trouveraient là pâture à leur vice, tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment ce Matt Tauber s’y prend-il pour rendre cela possible, pour poser sur la pellicule autant la simplicité que la sensibilité des choses ? Difficile de dire. Mais au moins en se passant de ces effets spéciaux qui inondent les écrans d’aujourd’hui. Et en se passant des jeux de couleurs à la mode pour souligner les ambiances. Pas de ces gros plans qui vrillent le regard dans les yeux d’un personnage. Juste ce que le regard du témoin aurait capté s’il avait assisté à chacune des scènes dans une vie réelle. A technique simple, vision simple, et émotion simple. Rien de plus. Mais rien de moins non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- « Mais si la cour souhaite malgré tout me sanctionner, ainsi soit-il. Permettez moi seulement de solliciter qu’elle me condamne à la tâche ingrate de promouvoir l’intérêt du public pour cet Architect. »&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-7878914234849874615?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/7878914234849874615/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=7878914234849874615' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/7878914234849874615'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/7878914234849874615'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/architect.html' title='The architect'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPfNFlMQraI/AAAAAAAAAGk/4q9QAU65wWY/s72-c/Aff+US+Architect.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-6680246918194138428</id><published>2008-10-17T00:01:00.004+02:00</published><updated>2008-10-17T00:16:05.912+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2006'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville 2006'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comédie'/><title type='text'>Little Miss Sunshine</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;The nickeled feet family&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On m’avait parlé de cinéma indépendant, avec manifestement dans le sous-titre : “Tu vas voir, c’est super, sans toute la machinerie et l’aspect commercial des studios”. Moi j’avais surtout entendu “Encore un truc prise de tête, qui s’arrête en queue de poisson histoire de ne pas dire qu’on livre une fin téléphonée”. D’autant que la mise en scène à deux têtes (Valerie Faris et Jonathan Dayton) est bien dans la lignée des oeuvres anthumes des frères X ou Y, de Coen à Dardenne ou Taviani. Juste de quoi donner envie, non ? Mais bon, on est là pour ça. Le Festival de Deauville s’est donné ça comme ligne directrice, alors qu’est-ce qu’on y peut ? Rien d’autre à faire et de toute façon le pass est payé. Alors dormir là ou ailleurs, après tout, pourquoi pas ? Au moins les fauteuils sont confortables et la salle est climatisée. Alors Banco, comme ils disent au casino juste en face. Et là, surprise ...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257878196117915170" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPe8XKfhRiI/AAAAAAAAAFc/bEG-d1-M2k8/s200/Aff+Fr+Little+miss.bmp" border="0" /&gt; &lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Faut dire que ça commence fort : une femme, Sheryl Hoover (Toni Colette), s’engueule au téléphone pendant qu’elle conduit en allant à l’hosto chercher son frère, Franck (Steve Carell) qui doit sortir faute de prise en charge financière après une tentative de suicide ratée. Elle le ramène à la maison pour ne pas le laisser seul. Et là commence la descente en vrille. On fait connaissance avec le reste de la petite famille. Le mari, Richard (Greg Kinnear), se veut coach pour loosers espérant devenir winners et tente de vendre en permanence sa méthode en 9 points dont il a fait un livre qu’il essaie de faire éditer. Le beau-père (Alan Arkin) est hébergé là après son expulsion de la maison de retraite pour comportement inapproprié tant il ne voit la vieillesse que comme l’occasion de donner sans danger libre cours aux plaisirs interdits aux jeunes pour cause de raccourcissement de l’espérance de vie. Le fils, Dwayne (Paul Dano), un ado fan de Nietzsche, a fait voeu de silence pour ne pas crier sa haine de l’enfer dans lequel il pense vivre. La fille, Olive (Abigail Breslin), 7 ou 8 ans, petite binoclarde rondouillarde, a une passion hystérique pour les concours de beauté et attend de savoir si elle a décroché sa sélection pour le prochain Little Miss Sunshine Contest. La réponse positive arrive en plein repas de famille, et après une discussion homérique, tout le monde s’installe dans le minibus familial pour le voyage qui doit conduire en Californie vers le lieu du concours, voyage semé d’embûches pour une famille pieds-nickelés en grandes manoeuvres. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257878195054502642" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPe8XGh-4vI/AAAAAAAAAFk/-kpyoKRCpVI/s200/Aff+US+Little+miss.bmp" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;On pouvait s’attendre au pire avec un scenario comme ça : un road movie dans la grande tradition du cinéma américain, une critique aigre ou acide de la famille américaine, de la société de consommation, de la promotion du winner face à cet imbécile de looser, du mythe de la jeunesse dynamique face à la vieillesse décatie, de la révolte de la jeunesse ... Evidemment, il y a un peu de tout ça, mais d’aigreur ou d’acidité, point. Juste une comédie intelligente et enlevée où les caractères de bande dessinée se promènent en lisière de la caricature sans jamais réellement s’y perdre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mère de famille au milieu de cet ouragan, qui essaie malgré tout de maintenir un semblant de cohésion à sa bande d’énergumènes en goguette a quelque chose de poignant. Le frérot homosexuel éconduit, spécialiste de Proust, et sosie quasi parfait de Nanni Moretti, tiré de sa dépression par les bizarreries de ces olibrius de compagnons de route dans leur minibus Volkswagen jaune comme on n’en voit plus depuis 30 ans, ça vaut son pesant de cacahuètes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, l’accumulation des mésaventures sur la tête de cette pauvre famille Hoover et sa bonne volonté indécrottable produisent un effet comique certain. Mais pour autant nul besoin d’une quelconque clownerie, les situations se suffisant à elles-mêmes. Enfin, un peu quand même … le numéro d’Olive lors du concours de Miss est un grand moment de ce point de vue. Par contre, le passage du grand-père à l’hôpital a quelque chose de l’accumulation de détails vécus dont l’empilage suffit à lui seul à créer l’impression de caricature. Il y a là-dedans comme un goût de Marx Brothers, même si la veine des comédies italiennes ne peut s’empêcher de ressusciter vers la fin du film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Belle tentative au bout du compte. Et ce ne seront pas les applaudissements nourris en fin de projection et les mines réjouies des spectateurs à la sortie qui seront des arguments pour penser le contraire.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-6680246918194138428?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/6680246918194138428/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=6680246918194138428' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/6680246918194138428'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/6680246918194138428'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/little-miss-sunshine.html' title='Little Miss Sunshine'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPe8XKfhRiI/AAAAAAAAAFc/bEG-d1-M2k8/s72-c/Aff+Fr+Little+miss.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-3505395286834930693</id><published>2008-10-16T23:41:00.004+02:00</published><updated>2008-12-05T01:09:04.447+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='drame'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville 2007'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2007'/><title type='text'>7h58 ce samedi-là (Before the devil knows you’re dead)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;The Hanson Family&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le 32ème festival du film américain de Deauville, en 2006, avait prévu un hommage à Sidney Lumet à l’occasion de la sortie de « Find me guilty ». Mais, même si le film avait été présent et présenté, cela avait été sans la présence du réalisateur et la cérémonie d’hommage avait été repoussée. Résultat, on s’était contenté (et c’était déjà bien …) d’une rétrospective d’une série de ses films. Par contre, l’hommage retentait sa chance en 2007 pour cette 33ème édition à l’occasion de la sortie de « 7h58 ce samedi-là », ou « Before the devil knows you’re dead » pour les amateurs de VO. Et là, bingo ! Sidney est bien là. Alors cérémonie, médaille souvenir, discours, … tout est là aussi. Bref, même si la petite demi-heure de congratulation n’a que peu d’intérêt, c’est l’occasion de remettre les choses dans leur contexte. Et surtout de faire languir un peu en attendant le film tant attendu.&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257873866557477890" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPe4bJn31AI/AAAAAAAAAFM/-liWZ4oBvdg/s200/Aff+Fr+7h58.bmp" border="0" /&gt; &lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;L’histoire raconte les malheurs de la famille Hanson, à partir de l’heure fatidique de 7h58 du matin, heure à laquelle un braquage dans la bijouterie familiale tourne mal, avec la mort à la fois du cambrioleur et de Madame Hanson mère qui ouvrait exceptionnellement le magasin elle-même ce matin -là. On apprend assez vite que le braquage a en fait été organisé par Andy (Philipp Seymour Hoffman), le fils aîné de la famille en pleins problèmes à la fois conjugaux avec sa femme Gina (Marisa Tomei) et financiers, avec la complicité du second fils, Hank (Ethan Hawke), qui se débat avec des problèmes comparables. Mais autant Andy est du genre Cadre Executif à cravate et costard, sûr de lui et du caractère invulnérable de son plan, autant Hank est perclus de doute, d’hésitation, de sentiment de culpabilité, et se laisse entraîner par l’assurance d’Andy.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257873866826974466" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPe4bKoIBQI/AAAAAAAAAFU/xOM5uByzrAk/s200/Aff+US+7h58.bmp" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Devant la tournure des évènements, chacun réagit à sa façon, Hank en paniquant, Andy en tentant d’organiser les choses. La panique de Hank est d’autant plus justifiée qu’il était censé opérer seul et qu’il s’est adjoint par faiblesse les services d’un petit loubard dont la veuve, Chris (Aleksa Palladino), tente de tirer profit de l’occasion en le faisant chanter. Malgré ce qu’il croyait être un esprit puissant d’organisation, Andy perd progressivement prise sur de plus en plus de choses, jusqu’à être découvert par son propre père (Albert Finney) en deuil. Bref, ce qui s’annonçait comme une petite arnaque bien gentille et sans risque devient un tourbillon qui emporte tous les personnages dans une descente en vrille apparemment sans limite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’est-ce que vous voulez ? Lumet, c’est Lumet, et puis c’est tout. Le film est léché, net, sans bavure. C’est bien fait, et ça se regarde sans trop d’histoires. Par contre, de là à ressentir passer le vent du génie, à frissonner sous le bonheur de la surprise, il y a largement plus que le pas qui sépare « 12 hommes en colère » de « Serpico ». Il y a quelques temps que la mode de la narration linéaire est passée, et Lumet s’est mis dans l’air du temps. Il y a du flash back, du flash forward, du flash now, … tant qu’on peut en souhaiter. Bien sûr, on pourrait sans doute en faire plus, mais plus ce serait trop. Déjà que là … Evidemment, pour les esprits revêches aux allers-retours qui n’aiment rien tant qu’une bonne histoire racontée dans l’ordre, il y a un cap un peu difficile à passer : le moment de laisser se faire oublier cette pénible mode qui oblige à se concentrer sur ce qu’on ne comprend pas à mesure que ce qu’on aurait pu comprendre défile et qu’on prend du retard sur la marche des évènements. Tant pis si ça fait vieux jeu, mais après tout, je n’ai plus 20 ans. Ca donne l’impression de vouloir égarer le spectateur grâce à la forme faute de pouvoir le faire par l’histoire elle-même. Quel aveu d’impuissance ! Comment voulez-vous appâter le chaland avec ça, en lui donnant l’impression qu’il est lent dans sa tête, alors que c’est simplement la façon de raconter quelque chose de relativement simple qui est en cause ? Pourtant l’histoire aurait bien mérité mieux. Mais bon, c’est la mode, alors pourquoi pas ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a du sang, du sexe, de la drogue, de l’argent, bref à peu près tout ce qu’on peut demander. Il ne resterait que le jeu, et encore, peut-être qu’en y regardant de plus près, on en trouverait quand même aussi. Alors pourquoi ça coince ? Pourquoi est-ce qu’on se dit qu’il y a quelque chose qui manque ? Quelque chose qui faisait le souffle du Lumet des grands jours ? Allez savoir … Peut-être que c’est justement le « too much », le fait qu’il y a justement tous les ingrédients de la recette. Comme si le réalisateur avait eu une recette en main et qu’il l’avait suivie à la lettre, sans se poser de question, donc sans nous poser de question. Sans surprise, sans inspiration, sans cet écart à la règle qui fait qu’on se dit « Tiens, y’a quelque chose, là ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prenez le sexe, par exemple, si je puis me permettre. Il est présent dès l’introduction, à tous les sens du terme : scène d’ouverture et scène de sexe acté le plus crûment qui soit. Passé ce moment initial, il n’y aura plus de sexe efficace sauf en cachette, coupablement, « adultèrement ». Hank ne fait qu’introduire le sujet avant que tout le reste du film ne fasse que présenter sa sortie, piteuse et impuissante. Dire que c’est un film sur l’impuissance tient tout le sujet en un seul mot. Et pourtant, ce n’est plus que presque rien tant, comme on l’a vu, la forme est elle-même déjà un aveu d’impuissance. Je ne sais d’ailleurs pas comment la commission de censure étatsunienne, ou quel que soit son nom, ou comment les ligues de vertu prendront les scènes les plus directes du film. On est manifestement loin de l’époque où le début de l’ébauche d’un sein faisait trembler l’écran. Et entre nous, ça aurait quand même été dommage de rater la plastique de Marisa Tomei, mais bon …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste le jeu des acteurs à se mettre sous la dent. Pour qui apprécie les prestations de Philipp Seymour Hoffman, celle est honorable. Pour les moins fans qui ne parviennent pas à rêver dans son sillage, on reste un peu sur sa faim. Il y a bien sûr chez lui plus qu’une parenté avec la technique d’un Paul Newman dans « Luke la main froide ». Quelque chose de l’intériorisation du vécu d’un personnage devant permettre de le rendre vivant et crédible avec l’ensemble de son contexte même non évoqué à l’écran. Je ne sais pas s’il a fait ses classes à l’Actors Studio, mais on en sent la touche à pleines narines. On peut craquer ou rester hermétique au genre, et c’est surtout cela qui va conditionner l’adhésion à cette histoire. Quoi qu’il en soit, qu’on aime ou pas, il est tout de même difficile de nier ici le talent. Et à côté de lui, les autres comédiens ont du coup un peu de mal à tenir la distance. Mais comme il mange l’essentiel de l’écran, les autres restent un peu dans une toile de fond finalement protectrice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comment s’étonner après ça d’un petit sentiment de malaise partagé par l’humeur de la salle, quand la lumière revient, à l’écoute du contraste entre l’ovation pour le réalisateur avant la projection et les applaudissements polis en fin de spectacle ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;(Egalement publié sur &lt;a href="http://cinemaniac.viabloga.com/news/before-the-devil-knows-you-re-dead-7h58-ce-samedi-la"&gt;Cinemaniac.fr&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-3505395286834930693?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/3505395286834930693/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=3505395286834930693' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3505395286834930693'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3505395286834930693'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/7h58-ce-samedi-l-before-devil-knows.html' title='7h58 ce samedi-là (Before the devil knows you’re dead)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPe4bJn31AI/AAAAAAAAAFM/-liWZ4oBvdg/s72-c/Aff+Fr+7h58.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-4404644811560016458</id><published>2008-10-14T23:03:00.006+02:00</published><updated>2008-10-15T00:15:30.555+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1958'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='western'/><title type='text'>Les grands espaces (The big country)</title><content type='html'>&lt;div align="left"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Un océan ou deux&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;C’est bien beau de se faire des cures de nouveautés, d’aller en salle se remettre à la page, et d’en profiter pour examiner ce que peut proposer le cinéma du bout du monde, mais il faut par moment aussi pouvoir se ressourcer, reprendre pied dans les fondamentaux de ce qui nous anime. Soyons clair : après « Spiderman 3 », « Krrish » et « Still life », il devient vite impératif de se replonger dans un bon western des familles. Le genre qui ne concède rien à une modernité peuplée d’effets spéciaux, mais qui nous raconte la vie, la vraie vie, celle des plaines et des montagnes, celle des troupeaux et des champs d’herbe grasse, celle des hommes qui règlent leurs différents à coups de poings et épisodiquement de revolver, celle des femmes qui font des tartes aux pommes en attendant de savoir si un cheval n’a pas fait un écart de trop. Et dans ce retour aux sources, « The big Country » (« Les grands espaces ») est une inestimable bouée de sauvetage.&lt;/p&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257134129644130722" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPUXoy4FUaI/AAAAAAAAAFE/vcBdBwec4TY/s200/Aff+US+Big+country.bmp" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (it.cinemoccion.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;Réalisé en 1958 par William Wyler à partir d’un roman de David Hamilton, ce western atypique a depuis longtemps gagné ses lettres de noblesse. Sa densité particulière, son ancienneté, la richesse de son scénario et de ses dialogues, et au bout du compte son statut de classique, autorisent aujourd’hui une présentation qui n’épargne pas le détail de l’histoire.&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257134127603300322" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPUXorRgt-I/AAAAAAAAAE8/0CcQ3_Mx_tk/s200/Aff+US+Big+country3.bmp" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (moviees.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Cependant, pour les lecteurs préférant un court résumé à une réelle description des rouages de l’histoire, qu’il suffise de dire que James McKay (Gregory Peck), le fiancé de Patricia (Carroll Baker), la fille d’un magnat de l’élevage de l’ouest, le Major Terrill (Charles Bickford), arrive dans sa belle-famille au milieu d’un guerre de clans contre Rufus Hannassey (Burl Ives), du ranch Blanco Canyon, pour la possession d’un point d’eau vital aux deux parties. Refusant à la fois de prendre parti et de jouer le jeu de l’ouest fait de démonstrations de force et de défense sourcilleuse de l’honneur et de la propriété, McKay tente de se positionner en intermédiaire dans la bataille qui s’engage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257134126599849426" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPUXoniRRdI/AAAAAAAAAE0/ELQ4eFov4uk/s200/Aff+US+Big+country2.bmp" border="0" /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (moviees.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Pour ceux que la connaissance des évènements n’effraie pas, ou en tout cas n’empêche pas d’apprécier le visionnage du film lui-même, une plongée dans les méandres du scénario permet d’en mieux comprendre la portée. Les autres pourront sauter le paragraphe qui suit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;**** Début du résumé détaillé ****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;James McKay (Gregory Peck), ancien capitaine au long cours, rejoint dans l’ouest la fiancée, Patricia (Carroll Baker), qu’il a rencontrée dans l’est, en vue d’être présenté à son père, le Major Henri Terrill (Charles Bickford), peu avant leur mariage. Sur le chemin du ranch familial, dans la carriole dans laquelle Patricia est venue le chercher, le couple se fait malmener par un groupe mené par Buck Hannassey (Chuck Connors), fils du clan rival. L’altercation tourne court en l’absence de réponse de McKay qui n’y voit que le bizutage d’un Pied-Tendre, à l’étonnement de Patricia qui, fidèle à la mentalité de l’ouest, y voit bien davantage un outrage que le plus élémentaire courage aurait dû faire cesser. &lt;/p&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257134120901615666" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPUXoSTtIDI/AAAAAAAAAEs/c8y4joGZh38/s200/Aff+Esp+Big+country.bmp" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Espagne (moviees.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;A l’arrivée au ranch, McKay est accueilli par le Major qui lui fait les honneurs de sa demeure et de sa table. Le futur gendre offre en gage d’amitié une paire de pistolets de duel ayant appartenu à son père. L’accueil est complété par celui que lui réserve Steve Leech (Charlton Heston), le contremaître de la propriété, qui s’offre à lui faire visiter les terres en lui faisant seller Old Thunder, un cheval capricieux visiblement dédié au bizutage des nouveaux venus. McKay, repérant la plaisanterie, esquive l’offre au grand dépit de l’assistance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au matin, le Major, informé par Patricia de sa mésaventure de la veille, rassemble une troupe pour une expédition punitive contre les Hannassey, mais McKay refuse d’y participer ou même de cautionner l’action. Une partie des hommes va réveiller les acolytes de Buck dans le bordel de la ville voisine, avant de les rosser pour faire bonne mesure. Buck parvient à se cacher et observe piteusement les évènements depuis sa cachette. Le reste de la troupe part à Blanco Canyon, le ranch désolé de la famille Hannassey où, en l’absence de Buck et de Rufus (Burl Ives), son père, elle doit se contenter de saccager la citerne d’eau de la ferme et quelques autres installations. De son côté, McKay profite de l’absence des hommes pour entreprendre, avec l’aide de Ramon (Alfonso Bedova), un employé mexicain avec qui il sympathise, une séance de dressage d’Old Thunder, dont il sort fourbu mais secrètement vainqueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journée s’achève par une réception donnée par le Major en l’honneur des fiancés. Mais la fête est gâchée par l’arrivée importune de Rufus Hannassey, le chef du clan adverse, venu dire sa colère et son mépris face aux méthodes des Terrill. Lors d’un échange avec l’un des convives, comme régulièrement lors de ses rencontres avec divers habitants du lieu, fiers et vaguement condescendants, McKay s’entend dire que la région est particulièrement immense (« It’s a big country »). Mais, à la surprise de son interlocuteur, il décide alors de ne plus laisser passer l’argument (Vous avez déjà vu un pays aussi grand ? ; Bien sûr, un océan ou deux !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, McKay décide une virée solitaire exploratoire de la région, muni de sa boussole pour ne pas s’égarer dans ce « grand pays ». Seul Ramon est au courant de l’escapade qui affole le reste du ranch. Durant deux jours, alors que la tension monte et qu’une expédition de secours est confiée à Leech, McKay navigue jusqu’aux confins du ranch, sur les terres de Julie Maragon (Jean Simmons), une amie de Patricia. Julie s’épuise à entretenir seule et comme elle peut ce bout de terrain reçu en héritage et porteur du Big Muddy, le seul point d’eau de la région qui soit utile aux différents troupeaux, tant celui des Terrill que celui de Hannassey. Sachant que sa neutralité et la liberté qu’elle laisse à chacun de l’utiliser restent le dernier rempart de paix entre les deux ranchs rivaux, et sensible aux intentions de McKay de s’établir à son compte pour tenter rapprocher les deux ennemis, elle se laisse convaincre de lui céder sa propriété.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le chemin du retour, McKay rencontre la troupe de Leech qui, agacé par l’apparente imprudence, refuse de croire qu’il ne s’est pas égaré et l’escorte vers le ranch Terrill. A l’arrivée, Leech le traite publiquement de menteur, ce que McKay refuse de régler aux poings en s’attirant le mépris de Patricia qui y voit une nouvelle preuve de lâcheté. La brouille étant consommée, le couple décide le départ de McKay pour la ville dès le lendemain matin. Mais McKay met la nuit à profit pour aller seul réveiller Leech et accepter l’explication en l’absence de public. La bagarre se déroule ainsi en pleine nuit, à distance des bâtiments du ranch, sur fond de nuit étoilée et de prairie, sans désigner de vainqueur, à l’étonnement finalement respectueux de Leech.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu après, Patricia apprend de Julie la transaction concernant Big Muddy et de l’intention initiale de McKay de le lui offrir en dot. Prenant alors prétexte de lui rapporter les pistolets offerts au Major, elle tente de renouer avec McKay qui refuse ses avances et lui dévoile son projet de maintenir le point d’eau ouvert à tous. La rupture est finalement totale, le mépris de Patricia se doublant alors de colère face à ce qu’elle considère comme une trahison.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, apprenant également la transaction et imaginant des intentions hostiles chez McKay à son égard de par son statut de fiancé de Patricia, Rufus Hannassey envoie Buck, son rustre de fils, enlever Julie pour soit la faire renoncer à la vente soit servir d’otage face à ce qu’il pense être la nouvelle hégémonie des Terrill sur l’eau. Mais Julie parvient à tenir tête aux deux hommes jusqu’à l’arrivée de McKay qui, s’étant épris de la jeune femme, se porte à son secours. La situation se règle finalement dans une démonstration de sang froid et de courage de McKay lors d’un duel avec ses pistolets de duel contre Buck.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à l’instant où se clôt ce duel que le Major Terrill, à la tête de la troupe de cow-boys qu’il a finalement eu quelque peine à mobiliser autour de lui, s’engage dans le canyon menant au ranch Hannassey. Réalisant à temps l’attaque, Rufus et les siens parviennent à bloquer les assaillants dans le défilé. Prenant conscience du drame auquel les a conduit leur intransigeance commune, Rufus et le Major s’affrontent finalement en duel devant leurs hommes respectifs et devant McKay. Quand les deux protagonistes s’effondrent, chacun mortellement touché, la paix peut enfin prendre la place de la guerre qui s’engageait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;**** Fin du résumé détaillé ****&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le western est habituellement un genre bien délimité et codifié. Les gentils sont gentils, et les méchants sont méchants. La loi du plus fort est celle des gentils qui doivent triompher par un fait d’arme héroïque de la force apparente des méchants. La force apparente seulement, parce que s’appuyant sur l’injustice, et donc minée d’entrée par un vice de construction qui devra tôt ou tard révéler ses failles. Le courage des gentils est celui de vaincre la peur et la douleur pour sortir vainqueurs, ne serait-ce que symboliques, de la confrontation au mal. Malgré l’anéantissement des troupes rebelles tenant « Alamo », les troupes du Général Santa Anna ne peuvent que saluer la sortie, de la Mission détruite, de la veuve de Colonel Travis. La force des gentils est dans leur position quasi éthique de victimes de l’injustice qui recourent à regret à la violence tout à la fois en en maîtrisant les effets et en en maudissant l’usage qu’ils sont contraints d’en faire. Charles Bronson réprimande les enfants qui l’admirent et tentent de lui venir en aide dans la bataille finale des « Sept Mercenaires ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, tout est dans la retenue de McKay dont on sent bien avant qu’il ne le montre que ni la volonté, ni l’habileté, ni la force physique ne manquent à sa panoplie. Mais cette volonté, il la met avant tout au service de la paix, de la distance face aux agitations presque enfantines des tenant de l’orgueil et de la force, sans confondre orgueil, vanité, et fierté. Mc Kay n’est pas ce dandy citadin qui aurait oublié ce que survivre au milieu des loups veut dire. Il est ce que la civilisation et son choix du vivre ensemble peut apporter à la brutalité de la nature. Encore une fois, il est l’outil du combat de la culture sur la nature, comme une synthèse du Ransom Stoddard et du Tom Doniphon de « l’Homme qui tua Liberty Valance ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr, le combat était déjà lancé avant son arrivée : face au Major Terrill, Rufus Hannassey était loin d’être le rustre que l’on pouvait initialement imaginer. Son discours interrompant la fête chez les Terrill l’annonçait à qui voulait l’entendre. Son intervention lorsqu’il découvre l’attitude de son fils Buck devant Julie et McKay ne laisse plus aucun doute. La sagesse était déjà là, mais comme pervertie par le temps et la rudesse d’une vie passée à lutter seul contre l’adversité. Alourdi par le poids de ce fils ensauvagé, Rufus conserve en lui malgré tout le sens de la valeur des choses, la connaissance enfouie de ce que seule la civilisation peut inventer, des règles et des outils du duel au pistolet à un coup au milieu d’un océan qui ne connaît que celles du six-coups battant la hanche. Le duel de l’ouest fait figure ici de raptus hystérique où la vitesse de l’action protège de la vision de la mort au fond des yeux, ne laisse persister que l’apparence du courage. McKay vient alors relever le flambeau presque oublié de Rufus et le porter à la victoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au passage, McKay n’est pas avare de ses enseignements sur son chemin. Démasquant la sauvagerie et les fausses valeurs chez Patricia qui finalement ne s’était couverte que d’un fin vernis de civilisation au contact de la ville, vernis vite écaillé au contact de la nature. Mais aussi révélant à Leech la véritable nature de la sérénité, de l’honneur, et de la force. Leech est ce païen ignorant qui n’imaginait même pas qu’une autre réalité existât, et qui dans une conversion profonde naît à une nouvelle compréhension du monde. Même la bagarre entre McKay et Leech reste de l’ordre du secret, du privé, presque de celui du combat intérieur, de celui de la conscience qui s’affronte à elle-même lorsqu’elle essaie de réconcilier d’anciennes valeurs et la découverte d’un nouveau corpus qui la tente et la dépasse. Entre les mains du même réalisateur, William Wyler, on découvre comme par anticipation en ce Leech et en Charlton Heston le même personnage qu’il incarnera dans un autre contexte dans « Ben Hur » l’année suivante. La similitude est à ce point troublante qu’il pourrait même être permis d’hésiter entre une vision de « The Big Country » comme une fable biblique et celle de « Ben Hur » comme un western biblicisé. Etonnant aussi de confronter cette conversion du Leech / Heston aux positions d’aujourd’hui d’un Charlton Heston parvenu à la tête de la NRA, la National Rifle Association si sourcilleuse du droit des étatsuniens à détenir librement une arme à feu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est finalement ainsi toute la mythologie américaine qui est convoquée ici, mêlant toute la symbolique westernienne de la lutte entre le bien et le mal, entre la nature et la culture, entre l’ancien et le moderne, à celle de la prégnance si particulière dans le cinéma de la figure christique. Bien sûr, ce n’est ni le premier ni le dernier film à entreprendre ce parcours, mais c’est est certainement un des exemples les plus élégants et les plus aboutis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Soutenu par une musique de Jerome Moross qui a fait date dans l’histoire des bandes originales de western, le jeu des acteurs balance entre trois époques. On a bien encore le talent shakespirien de Burl Ives se mêlant sans ironie aux poses de série B de Carroll Baker ou de Chuck Connors, mais on a surtout cette espèce de naturel, si détaché chez Gregory Peck, ou si transparent chez Jean Simmons. Mais c’est peut-être un des charmes des films de ces années-là de savoir encore tirer parti de ce jeu encore théâtral par moments tout en l’ouvrant vers des horizons plus modernes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-4404644811560016458?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/4404644811560016458/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=4404644811560016458' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/4404644811560016458'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/4404644811560016458'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/les-grands-espaces-big-country.html' title='Les grands espaces (The big country)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPUXoy4FUaI/AAAAAAAAAFE/vcBdBwec4TY/s72-c/Aff+US+Big+country.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-3042673015066615798</id><published>2008-10-14T22:01:00.005+02:00</published><updated>2008-10-14T23:03:21.651+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comédie musicale'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fantastique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2007'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comédie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville Asia 2007'/><title type='text'>Krrish</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Surprise sur prise&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De temps à autre, au milieu de toute une production cherchant à montrer comment on a pensé plus et mieux que ses prédécesseurs, peut surgir une espèce de vent rafraîchissant. Apparaît alors une naïveté sans autre prétention que celle de divertir, comme mise au jour par ce vent qui balaye les scories d’un art trop cérébral. Pas grand-chose, juste un petit moment de détente qui vous transporte dans un ailleurs aux couleurs de ciel bleu, de bons sentiments, de musiques dansantes et légères. Juste de quoi se laver la tête des mille et une pleurnicheries plus ou moins sanglantes ou acides qui peuplent désormais nos écrans. « Krrish » est ce genre de surprise. &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257107930341815186" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPT_zy3ps5I/AAAAAAAAAD0/Q4HsNYGmUKI/s200/Aff+All+Krrish.bmp" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Inde (krrishthemovie.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Perdue comme un bout de guimauve dans un pot d’oranges amères, seul représentant de la production indienne dans un Festival de Deauville 2007 du Cinéma Asiatique essentiellement porté sur le social, le sanglant, ou le sabre en tout genre, largement desservi par une affiche plus proche de celle de « Cat Woman » que de celle de « Chantons sous la Pluie », rien ne laissait pourtant espérer une telle bouffée d’air pur. En hôte attentionné, D’Ornano City n’avait pas lésiné sur l’accueil : un crachin ruisselant et glacé comme on n’en trouve qu’au nord de Reykjavík, un ciel bas à se cogner le front contre les nuages, la forêt de parapluies de la vingtaine d’aficionados battant le pavé à l’entrée du Morny, cinéma partenaire pour l’occasion. La salle au premier accueillait doucement les derniers retardataires essuyant d’un revers de ciré leurs fronts humides, et la projection démarra sans crier gare. Et là, le miracle commença.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257116501264945458" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPUHmsC90TI/AAAAAAAAAD8/SktUWIe4NCA/s200/Aff+Ind+Krrish1.bmp" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Inde (krrishthemovie.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Krishna Mehra (Hrithik Roshan) est un petit garçon joufflu et surdoué dont la découverte d’un QI surnaturel plonge la grand-mère, Sonia (Rekha), avec qui il vit, dans le douloureux souvenir d’un fils devenu déjà surdoué après une rencontre avec des extra-terrestres mais dont les capacités intellectuelles le conduisirent à la fois à une carrière d’informaticien éblouissante et à une mort prématurée. Sonia décide alors de retirer Krishna du regard du monde et de l’élever seule dans une campagne reculée, au pied d’une montagne enneigée. Là, Krishna grandit à l’abri, ses pouvoirs surnaturels n’épatant que des villageois peu enclins à le dénoncer. Jusqu’au jour où débarque un groupe de randonneurs, dont la belle Priya (Priyanka Chopra), et son amie Honey (Manini M. Mishra), deux journalistes indiennes à Singapour. Après avoir sauvé la belle d’une chute de parapente, Krishna noue une amitié avec Priya, amitié ne tardant pas à se transformer en émoi amoureux. A la fin des vacances, le groupe rentre à ses occupations citadines, et Priya promet à un Krishna plus naïf que nature de garder le contact.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257116503255112674" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPUHmzddW-I/AAAAAAAAAEE/oU8ZoNfBkdw/s200/Aff+Ind+Krrish2.bmp" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Inde (krrishthemovie.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Reprenant le travail avec quelques jours de retard pour cause d’écervellerie, Priya et Honey se retrouvent menacées de la porte et s’inventent alors l’alibi de la découverte d’un scoop qui a retenu leur attention durant ces congés prolongés : la découverte d’un jeune indien aux pouvoirs extraordinaires. Devant l’impératif de donner corps à son scoop, Priya fait venir Krishna à Singapour, en lui faisant miroiter un projet de mariage. Le naïf jeune paysan parvient à convaincre de haute lutte sa grand-mère de le laisser quitter la campagne protectrice, apprenant par là même la raison de son isolement depuis l’enfance. Confronté brutalement au monde sans état d’âmes de la ville, Krishna découvre d’une part la duplicité féminine, mais aussi d’autre part le bien que ses pouvoirs extraordinaires peuvent apporter au monde, pourvus que lui-même reste anonyme derrière le masque d’un super-héros qui prend alors le nom de Krrish. Sauvant la veuve et l’orphelin, il mettra au passage à jour le complot qui avait, en son temps, conduit à la disparition de son père, en combattant l’odieux Dr. Siddhant Arya (Naseeruddin Shah), un savant mégalomane qui rêve de dominer le monde grâce à un ordinateur capable de prévoir l’avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour un novice en cinéma du sous-continent, il n’est évidemment pas simple de relever ce qui est propre au film séparément de ce qui est propre au genre. Il est à la mode de parler de la production de Bollywood, cet Hollywood made in Bombay, même s’il n’est pas interdit de se souvenir de glorieux prédécesseurs avec leurs styles particuliers. Néanmoins, « Krrish » sent bien plus le film commercial que l’entreprise d’auteur. Le format, inaccoutumé de nos jours, du film de trois heures avec entracte semble relever du genre. Les séquences de danse et de chant semblent également ressortir de la même catégorie, à la fois proche dans l’idée des comédies musicales américaines des années 40/50, tout en en restant loin du style sur le plan de la technique. Les danses sont sautillantes et coordonnées, sans contact excessif entre hommes et femmes. Il y manque peut-être peu de l’aspect « troupe » des productions aussi bien indiennes habituelles qu’étatuniennes classiques. L’aspect romance naïve avec fleurettes et violons semble également à ranger dans le même rayonnage. A l’opposé, l’intervention d’extra-terrestres, d’un justicier masqué aux super-pouvoirs, des effets de caméra à base de ralentis et d’accélérations subites, de mouvements plus évocateurs de jeux vidéos que de déplacements réels, … ont un air bien trop proche des standards américains pour ne pas sentir l’influence. Les scènes de bataille chorégraphiées comme des ballets d’arts martiaux fleurent le kung fu honk-kongais à plein nez. De là à voir dans le traitement une mixture de Spiderman / Matrix / Kung Fu / James Bond, il n’y a qu’un pas qu’il est bien aisé de franchir. Ceci dit, et même si le goût pour les jeunes premiers, comme à Hollywood, conduit ici à l’embauche devenant apparemment classique d’une Miss Monde dans un rôle phare (ici, c’est Priyanka Chopra qui s’y colle), la pudeur indienne (et les récents démêlés de Richard Gere sont là pour témoigner qu’il ne s’agit pas d’un faux-semblant) impose une retenue dans les ébats qui apporte une petite note désuète aux regards blasés des spectateurs occidentaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On en aura fini avec les généralités quand on aura dit la parenté du réalisateur, Rakesh Roshan, de l’acteur principal, Hrithik Roshan, son fils, et du compositeur, son frère. Et que ce travail de clan fait suite à un premier épisode de cette histoire, « Koi Mil Gaya » qui s’était, d’après les connaisseurs, déjà taillé un franc succès.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que dire de plus quand on en est réduit, comme ce brave Sylvain, à découvrir le genre au travers de cet unique opus ? Peut-être en restant dans la naïveté de la découverte, celle du spectateur - comme on dit d’un patient recevant de la morphine pour la première fois qu’il est naïf de morphine – faisant pendant à celle de cette histoire en forme de bluette surannée. Et, pour dire les choses simplement, comme il est agréable de se retrouver dans cet univers d’enfance de façon assez inattendue en sortant quasiment de la projection de « Still life » ! Contraste saisissant et rafraîchissant. Environ trois heures de projection, un entracte expédié à la vitesse de l’éclair pour cause de contrainte de programmation et d’absence de publicité dans le cadre du festival, et pourtant aucun ennui, aucune lassitude devant les bondissements et les sourires bêtas de sautillants jeunes gens qui prennent manifestement plaisir à nous trimballer dans une bande dessinée colorée et à l’exotisme mâtiné de modernité occidentale. Les danses juvéniles du héros musculeux comme un culturiste arracheraient un sourire affectueux au pire grincheux qui soit. Le jeu qui franchit allègrement les limites du théâtral est envahi d’une telle conviction et d’une telle bonne humeur qu’on se surprend à penser qu’il faudrait un cœur de pierre pour leur en vouloir. Et juste pour le fun, le parler indien mêlé naturellement, mélange dont les anciennes colonies ont le secret, de phrases entières dans un anglais à l’accent roulant, fait comme un jeu de piste qu’on finit par s’amuser à repérer au long de la projection. Je doute que cela était un effet recherché, mais pourquoi bouder ce plaisir supplémentaire offert par les circonstances ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au plan technique, les images sont d’une propreté à toute épreuve. Comment dire mieux ? Si on s’attendait à une réalisation hésitante, en bon européen paternaliste, on en est pour ses frais. Si Spielberg avait soudain changé de nationalité, on aurait probablement eu la même maîtrise technique à l’écran. Tout a été avalé puis digéré avec une efficacité redoutable. Juste une petite surprise concernant la musique dont il faudrait être rudement spécialiste pour y entendre une origine indienne. Rançon à la culture internationale ou simple méconnaissance du novice ? Allez savoir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à l’histoire elle-même, inutile de chercher à entreprendre un décodage quelconque tant les choses sont transparentes et sans autre prétention que la distraction. Et comme la mission est accomplie, inutile de se torturer l’esprit à la recherche d’autre chose que le simple plaisir de la surprise.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-3042673015066615798?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/3042673015066615798/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=3042673015066615798' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3042673015066615798'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/3042673015066615798'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/krrish.html' title='Krrish'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPT_zy3ps5I/AAAAAAAAAD0/Q4HsNYGmUKI/s72-c/Aff+All+Krrish.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-1990964227235021558</id><published>2008-10-14T21:33:00.004+02:00</published><updated>2008-10-14T22:01:44.094+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1960'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comédie'/><title type='text'>Les vieux de la vieille</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Six roses&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On vit quand même dans un drôle d’endroit et dans une époque curieuse. Regardez-moi ce film et comparez. Il ne date pas de Pépin le Bref. Il a juste 46 ans. Ne me dites pas que c’est bien vieux, vous me vexeriez, moi qui suis né en 1960 et qui me sens encore dans la force de l’âge. Et pourtant … si on me disait que ce film a été tourné sur Uranus, je serais tenté de le croire si je n’avais pas vécu, hier ou presque, cette période si étrange quand on la regarde d’ici et de maintenant.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257101223534633842" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPT5taENo3I/AAAAAAAAADk/XcTXJSLTdqY/s200/Aff+Fr+Vieux+de+la+vieille1.bmp" border="0" /&gt; &lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (notrecinema.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;D’abord, il y avait des acteurs ! Rendez-vous compte : Jean Gabin, Noël-Noël et Pierre Fresnay sur la même affiche. Je veux bien ne pas être passéiste, mais dites-moi un peu qui vous mettriez aujourd’hui pour faire l’équivalent ? Romain Duris et Benoit Magimel ? Quelle blague ! Je vous accorde Gérard Depardieu, peut-être Daniel Auteuil, et puis … ? Mais bon, on ne va pas pleurer sur ça aussi, c’était juste en passant. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5257101224133079666" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPT5tcS5MnI/AAAAAAAAADs/5e4-Gh-UuyQ/s200/Aff+Fr+Vieux+de+la+vieille2.bmp" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche France (notrecinema.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Mais de quoi s’agit-il au juste ? D’une histoire toute bête. Dans un bourg de Vendée, Jean-Marie Péjat (Jean Gabin) et Blaise Poulossière (Noël-Noël), deux papys (qui s’annoncent à l’âge canonique de 65 ans ! En tenant compte de la progression de l’ordre de 3 mois par an de l’espérance de vie depuis quelques décennies, en 46 ans ça nous met l’équivalent aujourd’hui à 11 ans et demi de plus, soit 76 ou 77 ans. Vous y croyez, ça ?!) attendent le retour au pays d’un ancien copain, Baptiste Talon (Pierre Fresnais), qui vient de prendre sa retraite des Chemins de Fer (on ne disait pas encore facilement « de la SNCF » à l’époque). Déjà que le bourg avait du mal à contenir les incartades des deux acolytes locaux, l’un réparateur de vélos et l’autre sous la coupe de son fils depuis la reprise en main de la ferme familiale par la progéniture, l’arrivée du troisième larron met le feu aux poudres. C’est qu’ils ne sont pas commodes les trois pépères. Le club de « foute’balle » local en sait quelque chose, quand les gringalets en culottes courtes doivent venir chercher leur ballon égaré dans le jardin du père Péjat. Et Monsieur le Maire qui doit se farcir de tancer les Anciens turbulents, fortes têtes et forts en gueule. Las de cette hostilité communale, l’idée géniale du trio surgit des échos qu’un ancien collègue de Talon lui a écrit de la qualité de vie dans l’hospice de Gouyette, à deux pas de là. Puisque les gamins ne savent plus rigoler ni apprécier le pinard, y’a qu’à y aller tous les trois, à Gouyette ! Tu viens-t’en, Blaise ? Et les voilà partis pour une randonnée campagnarde, et copieusement alcoolisée, par monts et par vaux, croisant leurs souvenirs d’enfance défraîchis à mesure qu’ils sillonnent le canton. Malheureusement, Gouyette n’est pas à la hauteur des espérances, et force est de faire le mur au nez et à la barbe des nonnes à cornettes qui régentent le lieu. C’est ainsi que les trois lascars refont la route en sens inverse, toute honte bue et la queue entre les jambes, pour arriver au bourg entre deux gendarmes comme de vulgaires garnements voleurs de poules, promettant enfin de se tenir bien sages. Promesse d’ivrogne …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passons sur la musique sifflée qui donne un cachet rural sans pareil. Passons sur les images et la pureté d’un noir et blanc que les techniciens de l’époque avaient fini par maîtriser avec un sens du contraste qui vous plonge dans l’imaginaire aussi sûrement qu’il vous donne une impression de réalisme à vous faire regretter l’invention de la couleur. Passons sur la maîtrise de Gilles Grangier dont la réalisation doit faire face aux espiègleries d’un trio infernal qui ne lui rend manifestement pas la tâche des plus aisées. Passons sur les seconds rôles dont la simple contemplation replonge dans un océan de souvenirs attendris. Le générique mentionne même Robert Dalban, même si je dois avouer que ne l’ai pas vu passer. Il ne manquerait que Pierre Mirat et Raymond Bussière pour que mon Panthéon soit complet, mais on ne peut pas trop en demander tout de même … La seule fausse note vient peut-être de Pierre Fresnais manifestement plus à l’aise dans les rôles de bourgeois de la bonne société que dans les piliers de bistrot de la campagne profonde. Il a beau faire ce qu’il peut pour rendre un accent vendéen épais, on y sent malgré tout comme un rien de distinction parisienne. Nul n’est parfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le sujet n’est pas là. Le sujet, même si ce n’était pas celui de l’époque, et même si le film était loin d’avoir la moindre prétention de chronique rurale, est de réaliser à quel point une distance de 45 ans fait changer de planète. Gabin et son mégot aux lèvres du début à la fin du film. Le gros rouge coulant à flot dans des gosiers assoiffés et connaisseurs d’un bout à l’autre de l’histoire. Aucune ligue de vertu ou de santé publique à l’horizon. L’Antiquité, je vous dis ! Un gendarme à vélo qui répare sa chaîne sur la place du village. Un grand-père en bleu de chauffe du matin au soir et une musette en travers de chaque épaule. Des bacchantes que même la soupe de la veille y trouve encore à se loger. Une chignole à main ! Mon Dieu, ça fait combien de temps que je n’avais pas vu une chignole à main ?! Et la collection de galures sur les têtes des pauvres bougres dans le parc de l’hospice de Gouyette ! Mais par-dessus tout, ce regard pétillant des énergumènes en vadrouille ! La dernière fois que je l’ai vu, c’était dans les yeux de mon grand-père, et il avait 105 ans. Dîtes-moi que j’aurai le même si ma cirrhose, mon cancer du poumon, mon artérite, les accidents de voiture, et Sarkozy me laissent aller jusque là ! S’il vous plait …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais peut-être que, finalement, 45 ans c’est effectivement un monde, et que ce monde là a effectivement disparu. Putain, dîtes-moi que je me plante !!!&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-1990964227235021558?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/1990964227235021558/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=1990964227235021558' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/1990964227235021558'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/1990964227235021558'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/les-vieux-de-la-vieille.html' title='Les vieux de la vieille'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPT5taENo3I/AAAAAAAAADk/XcTXJSLTdqY/s72-c/Aff+Fr+Vieux+de+la+vieille1.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-2635636705524019956</id><published>2008-10-14T02:09:00.003+02:00</published><updated>2008-10-14T02:49:16.814+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='policier'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1954'/><title type='text'>Je dois tuer (Suddenly)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Série B +&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au magasin des antiquités, il y a toujours, sous quelques centimètres de poussière et sous quelques cartons à chapeau, un petit truc qu’on avait oublié. Au temps de la cheminée à bois, ou aurait dit « un truc de derrière les fagots ». Aujourd’hui on dirait peut-être « de derrière le convecteur », mais ça reviendrait un peu au même. Et dans la grande entreprise de nettoyage du grenier de ses vieilleries oubliées, voilà qu’émerge, pour peu qu’on ne craigne pas de se souiller les manches, un petit film abandonné de Lewis Allen en 1954, avec un Franck Sinatra aussi jeune que mince, voire osseux. Pas de quoi tomber à la renverse, mais une petite chose qui vous fait délaisser la poursuite du grand ménage et vous installer pour une petite pause dans le canapé. Le mange-disque n’a pas vraiment faim, mais il ne refuse pas de participer à l’interlude. Un petit apéro et c’est parti. On se remettra à la tâche un peu plus tard. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256802662283681122" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPPqK2u_HWI/AAAAAAAAADc/zY8R1k2vFJE/s200/Aff+Fr+Suddenly.bmp" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ffcc33;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Belgique (trouvelefilm.com)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Dans une petite ville des USA, répondant au curieux nom de Suddenly, d’ordinaire tranquille et paisible, une dépêche annonce au sheriff Tod Shaw (Sterling Hayden) l’arrivée impromptue par le train du Président des Etats-Unis qui doit prendre une voiture pour se rendre à sa destination finale quelque part dans les montagnes. Le sheriff est chargé de collaborer avec les services spéciaux et de sécuriser la zone. Par hasard, l’ancien supérieur Peter « Pop » Benson (James Gleason) du chef de l’équipe des services secrets, Dan Carney (Willis Bouchey), habite dans la seule maison qui domine la gare, avec son petit-fils Pidge (Kim Charney) et sa belle-fille Ellen (Nancy Gates) que le sheriff Shaw drague assidûment. Or c’est justement cette maison qu’a choisi un groupe de tueurs à gages, mené par John Baron (Frank Sinatra), comme repaire pour perpétrer un attentat, genre snipper, contre le président lors de sa descente du train. Par une série d’évènements, la maison se trouve ainsi occupée par le groupe de tueurs et par leurs otages : l’ex-agent, sa belle-fille, son petit-fils, le sheriff, bientôt rejoints par un réparateur de TV. L’essentiel du film est ainsi un huis-clos entre ces personnages dans l’attente du moment ultime où le coup de feu fatal pourra ou non être tiré par la fenêtre du salon. Chacun marque son territoire, parle et fait parler l’autre afin de connaître ses motivations et ses faiblesses, pour tenter de l’influencer et d’arriver à ses fins : perpétrer l’attentat pour les uns ou l’empêcher pour les autres.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256802660482057554" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPPqKwBchVI/AAAAAAAAADU/n5VY7iqxiC0/s200/Aff+US+Suddenly.bmp" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ffcc33;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (en.wikipedia.org)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Côté crédibilité, l’histoire ne fait pas dans la dentelle, avec moultes invraisemblances, mais qui finalement ne sont pas si rédhibitoires. Après tout, le sujet ne semble pas vraiment tenir dans une intrigue quelconque, mais plus dans la confrontation des personnages qui se découvrent, se jaugent, s’influencent, se justifient. On est quasiment dans une pièce de théâtre, où les situations doivent être plus évocatrices que démonstratives. Il n’y a aucune enquête, et quasiment pas de suspens puisque la fin est connue d’avance : nul président n’a encore été tué à l’époque (en 1954, on est encore quelques années avant l’attentat contre Kennedy). Pourtant, le thème est visiblement dans l’air. A se demander si Oswald n’a pas vu le film avant de se lancer tant les similitudes sont frappantes.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256802657079500274" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPPqKjWNnfI/AAAAAAAAADM/zoE8vwJYvMg/s200/Aff+Arg+Suddenly.bmp" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ffcc33;"&gt;&lt;em&gt;Affiche Argentine (todocoleccio.net)&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;On n’a pas non plus d’explication sur les motivations des commanditaires. Baron n’est que l’homme de main, soucieux de bien faire le travail pour lequel il a été embauché. Non seulement il se décrit comme un bon professionnel relevant le challenge du top de l’attentat, mais il n’est pas sans une certaine réflexion sur les conséquences de son geste : après tout, à la seconde où le président mourra, un autre prendra sa place, ainsi vont les institutions, alors en quoi la disparition de celui-ci changerait-il quoi que ce soit à la stabilité du pays ? … Au pays de la libre entreprise, Tueur à Gages est un simple métier, honorable parmi d’autres, dont la difficulté justifie à la fois le salaire et le respect. Aucune émotion là dedans, si ce n’est la fierté de faire un métier difficile, complexe, et de le faire en bon professionnel. D’ailleurs, les victimes collatérales, si elles doivent exister, se doivent d’être les moins nombreuses possible. Ce n’est pas qu’une émotion l’empêche, mais plutôt que pour qui fait métier de tuer, chaque vie ôtée mérite salaire, et que la rémunération est ici liée au meurtre du président. Pourquoi faudrait-il travailler sans rétribution si ce n’est pas indispensable à la mission payée ? Logique implacable …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parallèlement, l’Amérique se vit aussi comme le pays des valeurs humaines et de la responsabilité individuelle : la police n’a qu’une devise, « To protect and to serve », alors Tod Shaw, comme ses collègues otages n’aura qu’un objectif, protéger (le président, la faible femme, l’enfant innocent) et servir (sa mission, son pays). Plus, le respect de l’ordre repose sur la responsabilité de chacun, donc chacun des otages est un peu en position de policier adjoint, de justicier brave et sans état d’âme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D’ailleurs les états d’âme d’Ellen qui refuse à son fils le contact avec les armes à feu en souvenir de son mari, mort en mission pour son pays, sont rapidement balayés par l’importance de l’enjeu et le courage de l’enfant coaché par le Sheriff : « Ce ne sont pas les armes qui sont mauvaises, c’est la façon dont on s’en sert qui peut l’être ». On est 50 ans avant la charge de Michael Moore et de Columbine …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté acteurs, on est bien dans un mélange des années 50 et d’une scène de théâtre. Certains sont d’une sobriété étonnante quand d’autres sont dans l’emphase. James Gleason et Willis Bouchey font dans la simplicité, peut-être un peu exagérée, mais pas tant que ça après tout. Nancy Gates nous la joue dramatique, la souffrance expressive, équipée de ce grand cri hystérique lors des coups de feu que le cinéma états-unien semble avoir inventé pour servir de paquetage à tout acteur femelle de ces années là. Kim Charney, dans son rôle d’enfant courageux et discrètement désobéissant, cabotine comme au meilleur des séries B : un modèle du genre. Sterling Hayden est encore une fois dans cette distance qui lui donne l’air de ne pas trop savoir ce qu’il fait là : on m’a dit de dire mon texte alors je le dis, qu’est-ce que vous voulez de plus ? Au risque de heurter les fans du genre, il n’est pas sans évoquer Jean-Pierre Léaud et son jeu « distancié ». Pas de mystère s’il a été choisi pour le rôle titre de Johnny Guitar, le seul western « nouvelle vague » à ma connaissance. Pour ceux qui aiment, ça doit être intéressant. Pour les autres, Sterling Hayden reste une énigme. En tout cas, on est loin de l’expressivité de Franck Sinatra qui cherche à donner un peu de corps et d’âme à son personnage malgré l’environnement somme toute assez pauvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout du compte, quelques bonnes choses dans une enveloppe de série B bien soutenue par un Sinatra qui sort du lot. Et puis, à voir aussi pour l’aspect anthropologique de l’homo americanus post belum para maccarthum, dévidant toute sa rhétorique patriotique, même si on se demande s’il ne faut pas en lire entre les lignes une critique plus acerbe qu’il n’y parait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, avec tout ça, y’a encore pas mal de cartons à chapeau à dégager du grenier, et ça va pas se faire tout seul. Hardi petit ! Au boulot !&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-2635636705524019956?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/2635636705524019956/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=2635636705524019956' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/2635636705524019956'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/2635636705524019956'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/je-dois-tuer-suddenly.html' title='Je dois tuer (Suddenly)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPPqK2u_HWI/AAAAAAAAADc/zY8R1k2vFJE/s72-c/Aff+Fr+Suddenly.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-6857369899156588103</id><published>2008-10-14T01:41:00.003+02:00</published><updated>2008-10-14T02:08:31.714+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fantastique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='enfant'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comédie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='1997'/><title type='text'>La guerre des fées (A simple wish)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt; &lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Sans guère d'effets&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ma lancée de Nanny McPhee et des Frères Grimm, voici que vient à propos une petite douceur sans prétention. Juste histoire de dire qu’on n’abandonne pas le sujet sans une petite pointe de regret. C’est que les films pour enfants ont ce pouvoir de vous replonger dans le sentiment désuet d’un monde magique où tout vient à point et où la guimauve est encore permise. De grosses parts de guimauve, et de glace à la banane, avec de la Chantilly comme s’il en pleuvait, et de la sauce au chocolat par-dessus. Ca colle aux dents et on en met partout, mais tout le monde s’en fiche. La Chasse aux Fées est de ce monde là. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256794091265066802" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPPiX9M6BzI/AAAAAAAAADE/i4EF0gL-uNw/s200/Aff+US+Simple+wish.bmp" border="0" /&gt;&lt;span class="fullpost"   style="font-size:78%;color:#ff9900;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (moviegoods.com)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Il était une fois, une école qui enseignait toutes les astuces et tous les tours qu’une fée doit connaître. Et les professeurs, à la fin de la formation, délivraient un brevet de compétence, un diplôme de fée. Contrairement aux idées reçues, en ce temps-là, les écoles de fées n’acceptaient pas que les jeunes filles, et celle-là, avec pignon sur rue dans un joli quartier de New-York, ne faisait pas exception. Et comme dans toutes les écoles du monde, les jeunes diplômés étaient non seulement sans expérience mais également plus ou moins doués. Cette année-là, le dernier de la promotion, quoi que d’une bonne volonté à toute épreuve, se nommait Murray (Martin Short), de fait un garçon d’une maladresse qu’on aurait pu dire proverbiale ne fut son caractère de novice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se trouva aussi que ce fut l’époque où Claudia (Kathleen Turner), l’une des Fées tenant le haut du pavé décida de changer de bord et d’explorer le côté sombre de la force, de compléter sa maîtrise de la magie blanche par l’exploration de la magie noire. Et elle avait besoin pour ce faire de sa collection entière de 100 baguettes magiques. Or la centième baguette était aux mains d’une petite fille, Anabel Greening (Mara Wilson) qui n’en connaissait pas l’usage, et dont le père, Oliver (Robert Pastorelli), gagnant sa pitance comme cocher pour touristes, était également chanteur de comédie musicale sous-employé. Broadway n’étant qu’à quelques pas, il tentait justement sa chance lors d’auditions pour un spectacle imminent, restant dernier en lisse avec un unique concurrent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La brave enfant, rencontrant le magicien débutant, et disposant de la baguette adéquate, ne pouvait dès lors résister longtemps à la tentation de favoriser le destin sur la sélection de père dans le spectacle espéré. Malheureusement, la maladresse du jeune homme, ainsi que les menées retorse de la Fée apostat, ne furent pas sans conséquences sur la suite de l’histoire. De gaucheries en chausse-trappes, le projet généreux s’approchait autant qu’il s’éloignait à chaque tentative manquée, frôlant parfois la catastrophe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ne révélons pas la suite de l’histoire …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins, et sans trahir un secret d’état, il est sans doute permis de dire que tout cela finira bien à la fin. Un peu de jugeote, que diable. Quiconque se serait douté qu’un tel scenario, s’adressant à un public d’enfants, ne pouvait se risquer à une fin ésotérique. Non, tout l’intérêt du film, pour ceux qui sont clients du genre, tient dans la façon dont évolue l’histoire, toutes ces petites surprises parsemées de ci de là qui viennent vous tirer parfois un sourire, parfois une larmichette, parfois un attendrissement. Et sur ce terrain, le duo de la petite fille et du magicien maladroit se laisse aller à moultes facéties. Bien sûr, certaines sont dignes de la cour de récréation. Mais après tout, les enfants à qui s’adresse le conte n’ont pas encore engrangé notre vaste expérience d’adulte et ont bien le droit de voir des gags rebattus pour la première fois. Certains cependant testent volontiers notre sens de l’humour : Anabel, souhaitant un gros lapin (a big rabbit), se retrouve, après une formule magique mal employée, avec un rabbin de 15 mètres de haut (a big rabbi). Certes, ce n’est pas du Molière, mais après tout, j’avoue mon amusement. Sans honte et sans vergogne. Nul besoin d’en dire davantage, le décor est planté et sans doute suffisamment limpide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté interprétation, pas d’Oscar à la clé, mais pas de mauvaise surprise non plus. La petite Mara Wilson se prend visiblement au jeu et fleure bon le naturel. Ce n’est pas le cas de Martin Short, mais dont les pitreries ont pourtant ce petit goût sucré et désuet de Marx Brothers. Kathleen Turner tente une incursion sur le même terrain, il est vrai avec moins de bonheur. C’est cependant tellement agréable de la revoir avec son physique d’A la Poursuite du Diamant Vert, avant le cataclysme esthétique de Virgin Suicide où l’on devait attendre le générique de fin pour vérifier quel rôle elle interprétait tant elle était méconnaissable. Grandeur et misère du temps … à moins qu’il n’y ait quelqu’explication plus chimique à la transformation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté effets spéciaux, un petit lot, juste pour le fun, juste histoire de dire. Oh, rien de très acrobatique, pas de poursuite en voiture volante, pas d’expédition spatiale. Un genre de Mary Poppins un peu plus élaboré et mis au goût du jour. Et c’est bien suffisant pour être rafraîchissant. Michael Ritchie, le réalisateur, s’est contenté de peu, et nous de même. Sans grand message non plus, sans morale profonde, juste un petit conte pour s’endormir le cœur léger et faire de beaux rêves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c’est déjà bien, non ?&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3277389075880900624-6857369899156588103?l=tontonsylvain.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/feeds/6857369899156588103/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=3277389075880900624&amp;postID=6857369899156588103' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/6857369899156588103'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3277389075880900624/posts/default/6857369899156588103'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://tontonsylvain.blogspot.com/2008/10/la-guerre-des-fes-simple-wish.html' title='La guerre des fées (A simple wish)'/><author><name>Tonton Sylvain</name><uri>http://www.blogger.com/profile/02330509519218185408</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPPiX9M6BzI/AAAAAAAAADE/i4EF0gL-uNw/s72-c/Aff+US+Simple+wish.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3277389075880900624.post-5566937397472145051</id><published>2008-10-14T01:22:00.004+02:00</published><updated>2008-10-14T01:40:00.727+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Deauville 2007'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='psychologique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='western'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='2007'/><title type='text'>L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (The assassination of Jesse James by the coward Robert Ford)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:130%;color:#ff0000;"&gt;Sacré Robert Ford !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On dira ce qu’on voudra, mais que serait le cinéma américain sans le western ? Et pourtant … ça fait un bon moment qu’on en est sevré si ce n’est quelques tentatives, mais qui commencent à dater un peu, de Clint Eastwood ou de Kevin Costner Alors qu’on nous annonce, en marge du Festival de Deauville, la présentation d’un retour du genre, et en plus avec Brad Pitt (les dames apprécieront), … voilà qui n’était pas fait pour laisser indifférent. Encore qu’avec un titre comme ça, on aurait peut-être dû se méfier un peu. C’est vrai que le genre de films à titre à rallonge, même s’il avait fourni quelques épisodes intéressants - Woody Allen avait lui-même sacrifié à la mode avec son inénarrable « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans avoir osé le demander » -, avait essentiellement été l’occasion de choses assez affligeantes au rang desquelles on peut citer aux erreurs de mémoire près un fameux « Comment réussir avec les femmes quand on est vieux, moche et fatigué ». Qu’est-ce qui pouvait bien nous attendre dans ce double retour westerno-rallongesque ? La caution festivalière l’emportant, pourquoi ne pas tenter le coup ? Après tout, y’a pas grand-chose d’autre à faire, d’autant que le temps tourne à l’automne après un été hivernal. Ca ou se taper une nouvelle bronchite … Allons-y !&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256786108729156978" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPPbHT8CZXI/AAAAAAAAAC8/a4uWAnlHi3U/s200/Aff+Fr+Jesse+James.bmp" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt; &lt;em&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ffcc33;"&gt;Affiche France (cinemovies.fr)&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Jesse James est ce fameux bandit américain de la fin du XIXème siècle qui s’est taillé avec le recul une réputation de Robin des Bois de l’Ouest. Le film se lance dans la vérification du mythe, en tentant de retracer de manière documentée les derniers mois de son parcours, jusqu’à son assassinat par un membre de sa bande, un certain Robert Ford. Et même en poursuivant l’histoire un tout petit peu plus loin, ça devient quasiment l’histoire du meurtrier lui-même. Comment il est entré dans la bande ; quelles étaient ses relations avec le chef ; comment il en est venu à commettre son geste ; comment il en a vécu les suites, en particulier le fait d’être vu comme « the dirty little coward », le lâche qui a trahi Robin des Bois ; qu’est-ce qu’il est devenu ensuite ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256785255934165970" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_BDVRi3lN1uU/SPPaVrB3g9I/AAAAAAAAAC0/TBKxLlnSa58/s200/Aff+US+Jesse+James.bmp" border="0" /&gt; &lt;p align="center"&gt;&lt;span style="font-size:78%;color:#ffcc33;"&gt;&lt;em&gt;Affiche USA (cinemovies.fr)&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span class="fullpost"&gt;Le film, d’un certain Andrew Dominik, s’ouvre ainsi sur la préparation et la mise en oeuvre de l’attaque d’un train, le dernier de sa carrière, par Jesse James et sa bande. De la bande initiale, constituée plus de dix ans auparavant, il ne reste plus grand monde. Seulement Jesse (Brad Pitt) et son frère Frank (Sam Shepard). Les autres sont de recrutement récent, pour remplacer les morts et les emprisonnés. L’ambiance dans le groupe est un peu curieuse. On voit bien que Jesse a un drôle de comportement autoritaire et un peu effrayant, qui n’accepte encore de critique que de la part de Franck. Avec ses 34 ans et son statut d’homme marié avec enfants, qui part pour une série de casses comme d’autres partent au bureau ou en tournée, Jesse fait figure de patriarche. Peut-être moins que Franck, mais pas loin. Robert Ford (Casey Affleck), lui, n’a pas 19 ans, timide et bredouillant face au totem, mais tentant sa chance, voulant se mesurer aux exploits de son héros. Il n’est d’ailleurs pas le seul, Bob, à être un peu mou du bulbe. Tous les acolytes des frères James sont un peu sur le même modèle, sans qu’il soit très clair si c’est la bêtise, l’ignorance ou la timidité qui soit responsable du tableau final. Toujours est-il que l’ensemble fait un ramassis de clochards armés assez courrant les bois et les prairies assez redoutable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et on ne peut pas dire que la vie soit confortable dans le gang James. Quand on n’est pas à se geler les arpions dans les sous-bois, montant de vieilles carnes défraîchies, on se retrouve dans la ferme familiale de l’un ou de l’autre des membres de la troupe, à se raconter des histoires à double sens lourdes de menaces et de rivalités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De fait, il ne fait pas bon faire un pas de travers, que l’un ou l’autre se sente offensé, et surtout que Jesse ait un doute quelconque sur quelque chose qui lui déplairait. C’est que les revolvers parlent facilement dans le coin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jesse lui-même a sa propre technique. Une espèce de calme convivial, dérivant brutalement au détour d’une phrase anodine en ce genre de calme glacial qui précède les tempêtes. Mais la tempête ne vient pas. On l’attend, on sait qu’elle arrive, mais elle traîne, elle se nourrit, elle enfle en silence. Et soudainement elle est là, subite, violente, explosive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec la répétition des épisodes, la mort de l’un puis de l’autre, Robert Ford, sans qu’il soit très clair si c’est par peur, pour se protéger, pour protéger les autres, par appât du gain ou de gloire, finit par craquer et par dénoncer Jesse aux autorités qui le missionnent pour en finir avec le hors-la-loi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mi-volontaire, mi-contraint, Bob se retrouve embringué dans un projet de braquage à 3 aux côtés de Jesse et de son frère Charlie Ford (Sam Rockwell). En attendant le moment opportun, Jesse héberge ses deux acolytes chez lui, auprès de sa femme et de ses deux enfants. On voit bien que les relations ont changé cependant. Bob prend une certaine assurance, comme une certaine maturité. Jesse a moins d’allant, comme s’il laissait traîner les choses, comme s’il n’avait en tête que le seul projet de braquage. Des petits gestes, des petites phrases, se multiplient : Jesse offrant un revolver tout neuf à Bob pour remplacer sa vielle pétoire, Jesse désarmé tournant le dos à ses acolytes pour épousseter un tableau, … Et c’est justement ce moment que choisit Bob pour lui loger de dos une balle dans le corps, avec la neutralité sinon la complicité de Charlie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste du film retrace la vie pleine de dépit et de culpabilité de Robert Ford, qui pensait par son geste acquérir honneur et gloire, mais qui 
